Base bibliographique

Antibioprophylaxie et bilan urodynamique : recommandations de bonne pratique par consensus formalisé
Antibiotic prophylaxis in urodynamics: Clinical practice guidelines using a formal consensus method
2018
- Recommandation
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 943-952


Objectif

L’objectif de ce travail était d’émettre des recommandations de bonne pratique concernant l’antibioprophylaxie dans le cadre d’un BUD.


Matériels et méthodes

Des recommandations ont été élaborées par un groupe de pilotage multidisciplinaire avant d’être validées par une méthode de consensus formalisée par un groupe multidisciplinaire de 12 experts (groupe de cotation). Elles ont ensuite été validées par un groupe de lecture (experts différents du groupe de cotation).


Résultats

La réalisation d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) avec antibiogramme est recommandée dans les jours précédant le BUD, pour tous les patients (Accord fort). Chez les sujets ne présentant pas de pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont l’âge > 70ans, les infections urinaires itératives et un résidu post-mictionnel > 100ml. Chez les sujets ayant une pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont les infections urinaires itératives, le reflux vésico-urétéral, une pression vésicale prémictionnelle élevée > 40cmH2O. Si l’ECBU pré-BUD est stérile, en l’absence de facteur de risque d’infection urinaire, aucune antibioprophylaxie n’est recommandée (Accord fort). Si l’ECBU pré-BUD est stérile mais qu’il existe un ou plusieurs facteur(s) de risque d’infection urinaire, une antibioprophylaxie peut être, ou non, proposée. Si une antibioprophylaxie est décidée, il est recommandé de prescrire une prise unique de fosfomycine-trométamol (3g par voie orale), deux heures avant le BUD (Accord fort). En cas de colonisation urinaire pré-BUD, une antibiothérapie peut être, ou non, prescrite (indécision). Si une antibiothérapie est proposée, elle doit être adaptée à l’antibiogramme de la (ou des) bactérie(s) identifiée(s) (Accord fort). Elle doit être débutée la veille de l’examen, et être interrompue après celui-ci (Accord fort) (sauf pour la fosfomycine-trométamol pour laquelle une seule prise la veille du BUD est nécessaire et suffisante) (Accord fort). En cas d’infection urinaire pré-BUD, celle-ci doit être traitée et l’examen doit être reporté (Accord fort). Les règles proposées ici n’ont pas à être modifiées chez les patients porteurs de prothèse de hanche ou de genou (Accord fort). Par ailleurs, aucune prophylaxie de l’endocardite infectieuse n’est nécessaire, y compris chez les patients porteurs de cardiopathie valvulaire à haut risque (Accord fort).


Conclusion

Ces nouvelles recommandations devraient contribuer à harmoniser les pratiques et à limiter l’exposition aux antibiotiques.


Niveau de preuve

4.


Objective

The aim of this work was to issue clinical practice guidelines on antibiotic prophylaxis in urodynamics (urodynamic studies, UDS).


Materials and methods

Clinical practice guidelines were provided using a formal consensus method. Guidelines proposals were drew up by a multidisciplinary experts group (pilot group = steering group), then rated by a panel of 12 experts (rating group) using a formal consensus method, and then peer reviewed by a reviewing/reading group of experts (different from the rating group).


Results

Urine (bacterial) culture with antimicrobial susceptibility testing is recommended for all patients before UDS (strong agreement). In patients with no neurologic disease, the risk factors for tract urinary infection (UTI) after UDS are age > 70 years, recurrent UTI, and post-void residual volume > 100ml. In patients with neurologic disease, the risk factors for UTI after UDS are recurrent UTI, vesicoureteral reflux, and intermicturition pressure > 40cmH2 O. If the urine culture is negative before UDS and there is no risk factor for UTI, antibiotic prophylaxis is not recommended (Strong agreement). If the urine culture is negative before UDS, but there are one or more risk factors for UTI, antibiotic prophylaxis is optional. If antibiotic prophylaxis is initiated, a single oral dose (3g) of fosfomycin-tromethamine two hours before UDS is recommended (Strong agreement). If there is bacterial colonization on UCB before UDS, antibiotic therapy is optional (Undecided). If prescribed, it should be adapted to the antimicrobial susceptibility of the identified bacterium or bacteria, started the day before and stopped after UDS (except for fosfomycin-tromethamine: a single dose the day before UDS is necessary and sufficient) (Strong agreement). In the event of UTI before UDS, the UTI should be treated and UDS postponed (Strong agreement). The proposed recommendations should not be changed for patients with a hip or knee replacement (Strong agreement). No antibiotic prophylaxis of bacterial endocarditis is necessary, including in high-risk patients with valvular heart disease (Strong agreement).


Conclusion

These new guidelines should help to harmonize clinical practice and limit exposure to antibiotics.


Level of evidence

4.

Mots clés:
bilan urodynamique / Risque infectieux / Antibioprophylaxie / infection urinaire / bactériurie
Mots-clés:
urodynamic studies / Infective risk / antibiotic prophylaxis / urinary tract infection / Bacteriuria
Auto-sondages intermittents et rétentions urinaires des syndromes parkinsoniens
Self-intermittent-catheterization and urinary retentions in Parkinsonian syndromes
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 987-992


Introduction

Les troubles vésicosphinctériens sont fréquents dans les syndromes parkinsoniens, notamment la rétention urinaire chronique. En cas de résidu significatif et symptomatique se pose le problème de son traitement qui se résume le plus souvent à la faisabilité ou non de la pratique des auto-sondages intermittents. Nous avons conduit une étude rétrospective sur la faisabilité et les résultats des auto-sondages dans cette population.


Méthodes

Étude rétrospective avec analyse qualitative et quantitative, clinique et instrumentale (urodynamique), des troubles vésicosphinctériens à type de rétention au cours des syndromes extrapyramidaux.


Résultats

Au total, 42 patients avec syndrome parkinsonien et réalisant des auto-sondages intermittents ont été examinés. Vingt et un étaient atteints d’une maladie de Parkinson idiopathique, 17 d’une atrophie multisystématisée, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine vasculaire, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine iatrogène et 2 d’un syndrome extrapyramidal non étiqueté. Tous avaient une rétention d’urine définie par un résidu post-mictionnel supérieur ou égal à cent cinquante millilitres. Tous étaient symptomatiques et les symptômes rapportés étaient une dysurie (30/42), une hyperactivité vésicale (20/42) et une incontinence urinaire d’effort (6/42). La cystomanométrie mettait en évidence une hyperactivité détrusorienne (15/42), une dyssynergie vésicosphinctérienne (15/42), une hypocontractilité détrusorienne (14/42), une incompétence sphinctérienne (4/42) ou un défaut de compliance (3/42). Tous les patients maîtrisaient la technique des auto-sondages intermittents. Quatorze (33 %) ont arrêté l’auto-sondage précocement dans les mois qui suivaient l’apprentissage en raison du retentissement fonctionnel de la dégradation neurologique.


Conclusion

Même si un tiers des patients abandonnent la réalisation des auto-sondages en raison de l’aggravation de la maladie neurologique, ces derniers restent la méthode de choix du traitement symptomatique de la rétention chronique du patient parkinsonien.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms are common in Parkinson diseases, especially chronic urinary retention. In case of significant and symptomatic postvoid residual, a specific treatment is necessary in order to empty the bladder and nowadays the gold standard of such neurogenic bladder is based on self-intermittent-catheterizations, if possible at all. We carried out a retrospective study about feasibility and outcomes of self-intermittent-catheterizations in this population.


Methods

Retrospective study with qualitative and quantitative, clinical and instrumental (urodynamic) assessment, of lower urinary tract symptoms as urinary retention in extrapyramidal syndromes.


Results

Overall, 42 patients with parkinsonian syndrome performing self-intermittent-catheterization were assessed. Twenty-one had idiopathic Parkinson's disease, 17 multiple system atrophy, 1 vascular Parkinson, 1 iatrogenic Parkinson and 2 not yet determined parkinsonian syndromes. All the patients had urinary retention characterized by a postvoiding residual volume more than 150mL. All the patients were symptomatic and reported voiding dysfunction (30/42), overactive bladder syndrome (20/42), stress urinary incontinence (6/42). The cystometry showed detrusor overactivity (15/42), bladder-sphincter dyssynergia (15/42), detrusor underactivity (14/42), sphincter deficiency (4/42) or bladder compliance alteration (3/42). Each patient have learned and well controlled self-intermittent-catheterization technique. Fourteen (33%) stopped self-intermittent-catheterization prematurely in the following months because of functional impact of neurological worsening.


Conclusion

Even if one third of the patients had stopped self-intermittent-catheterization because of neurological deterioration, this technique remains the gold standard for the treatment of urinary chronic retention in parkinsonian patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
syndromes parkinsoniens / auto-sondage / rétention urinaire
Mots-clés:
Parkinson disease / Urinary retention / Self-intermittent-catheterization
Ballons ACT chez la femme : évolution de l’efficacité au cours des 24 mois suivant l’implantation
Adjustable continence therapy balloons in women: Evolution of efficacy within the 24 months following implantation
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 927-934


Objectif

Évaluer les résultats en termes d’efficacité au cours du temps des ballons latéro-urétraux ACT® chez la femme dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne (IS).


Méthode

Toutes les patientes ayant une IUE par IS traitées par l’implantation de ballons latéro-urétraux ACT bilatéraux entre septembre 2008 et novembre 2015 et suivies régulièrement pendant une durée d’au-moins 24 mois étaient éligibles. Les résultats étaient évalués à 6, 12 et 24 mois. Les critères d’efficacité étaient définis ainsi : Le succès – port au maximum d’une protection par jour et une évaluation par échelle verbale simple (EVS)≥à 9/10. L’amélioration – diminution du nombre de protections par jour et EVS≥5/10. L’échec–augmentation ou stabilité du nombre de protections par jour et/ou EVS<5/10. L’échec était considéré comme primaire lorsqu’il survenait sans aucune amélioration ressentie en postopératoire. Il était considéré comme secondaire lorsqu’il survenait après une période de succès ou d’amélioration.


Résultats

18 patientes ont été suivies pendant 24 mois. Le taux de succès était respectivement de 17 %, 33 % et 33 %, à 6, 12 et 24 mois de suivi. Le taux d’amélioration était respectivement de 61 %, 39 % et 17 % à 6,12 et 24 mois de suivi. Le taux d’échec primaire était de 22 %. Le taux d’échec secondaire était de 6 % à 12 mois et de 33 % à 24 mois de suivi.


Conclusion

Les résultats en termes d’efficacité des ballons ACT s’altèrent avec le temps nécessitant un suivi prolongé des patientes implantées.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To analyze the functional outcomes over time of ACT balloon in women with stress urinary incontinence (SUI) secondary to intrinsic sphincter deficiency (ISD).


Method

All patients with SUI secondary to ISD who underwent bilateral ACT balloon implantation between September 2008 and November 2015 and regularly monitored for a period of at least 24 months were eligible. The results were studied at 6, 12 and 24 months. Efficacy was defined as: Success – maximum 1 safety pad per day and visual analogue scale (VAS) rating9/10. Improvement – decrease in the number of pads used per day and VAS5/10. Failure – increase or stability of the number of pads used per day and/or VAS<5/10. Failure was considered as primary when it occurred without any success or improvement. It was considered as secondary when it occurred after an initial period of success or improvement.


Results

18 patients were monitored during 24 months. The success rate was respectively 17 %, 33 % and 33 % at 6, 12 and 24 months of follow-up. The improvement rate was respectively 61 %, 39 % and 17 % at 6, 12 and 24 months of follow-up. The primary failure rate was 22 %. The secondary failure rate was 6 % at 12 months and 33 % at 24 months of follow-up.


Conclusion

ACT balloon efficacy tends to decrease with time requiring a long-term follow-up of implanted patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Incontinence urinaire d’effort / insuffisance sphinctérienne / Ballons ACT / Femme
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Intrinsic sphincter deficiency / ACT Balloon / Women
Comment je m’assure de la bonne qualité d’une IRM de la prostate ?
How can I be sure a prostate MRI is well done?
2018
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F107


L’IRM prostatique est incontournable dans la prise en charge du cancer de prostate à toutes les étapes, pour la détection, le bilan d’extension, puis pour le bilan de récidive post-thérapeutique. Un examen de qualité nécessite d’abord une bonne préparation du patient, puis une technique d’acquisition et un compte rendu standardisés. Notre article vise à établir des critères de qualité bien codifiés pour la réalisation d’une IRM de prostate.


Prostate MRI is now essential in prostate cancer management, at the beginning of the disease for detection and extension diagnosis, and afterwards in case of biological recurrence. A good patient preparation, standardized acquisition techniques and reports are needed for a good exam. Our article aims to define quality standards to perform a good prostate MRI.

Mots clés:
Cancer prostatique / IRM / Critères de qualité
Mots-clés:
prostate cancer / MRI / Quality standards
Comment je prescris un traitement par injection de XIAPEX ® (Collagenase clostridium histolyticum) dans la maladie de La Peyronie
How to prescribe XIAPEX ® injection (Collagenase clostridium histolyticum) for Peyronie's disease
2018
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F112


La maladie de La Peyronie est une pathologie grave et invalidante avec une prévalence hautement sous évaluée. Le Xiapex® est le premier traitement disponible en France ayant reçu une AMM avec une utilisation possible à tout stade de la maladie. Ce traitement, très attendu en France, permet d’enrichir l’arsenal thérapeutique préexistant. Cependant son coût et l’absence de prise en charge par la sécurité sociale risque d’être un frein à sa prescription (800 euros l’injection). Son usage nécessite une formation obligatoire pour tout urologue souhaitant le prescrire.


Peyronie's disease is a serious and crippling illness highly underestimated. Xiapex® is the first treatment available in France that has received a marketing authorization with a possible use at any stage of the disease. This treatment, highly anticipated in France, enriches the pre-existing therapeutics. However, its cost and lack of support by social security might be an important brake for prescribing it (800 euros/injection). Its use requires mandatory training for any urologist wishing to prescribe it.

Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Intérêt pronostique de l’expression de PD-1/PD-L1 dans les tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
Prognostic value of PD-1/PD-L1 expression in upper tract urothelial carcinoma
2018
- Communication brève
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 900-905


Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire anti-PD-1 et anti-PD-L1 ont montré leur efficacité dans le traitement des carcinomes urothéliaux. Si le rôle pronostique de l’expression des protéines PD-1 et PD-L1 a été bien étudié dans les tumeurs urothéliales de vessie, les études concernant le carcinome urothélial des voies excrétrices supérieures sont moins nombreuses. De plus, les données disponibles, portant sur l’expression de PD-1 et/ou PD-L1 dans la tumeur et/ou le microenvironnement pour cette localisation tumorale, montrent des résultats hétérogènes voire parfois contradictoires. Dans cet article, nous avons comparé les méthodologies des différentes études disponibles afin de mettre en évidence les facteurs pouvant expliquer ces résultats discordants.


Current literature supports the efficacy of anti-PD-1 and anti-PD-L1 immune checkpoint inhibitors for the treatment of urothelial carcinomas. While the prognostic value of PD-1 and PD-L1 levels has been comprehensively analyzed for urothelial carcinoma of the bladder, less is known for upper tract urothelial carcinoma. In addition, available data on the prognostic value of PD-1 and/or PD-L1 level in the tumor and/or peritumoral microenvironment are heterogeneous and even sometimes contradictory. In this article, we compared the methodologies of the various available studies in order to highlight the factors that can explain these discordant results.

Mots clés:
carcinome urothélial / Tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure / PD-1 / PD-L1 / Immunohistochimie
Mots-clés:
Urothelial carcinoma / Upper tract urothelial carcinoma / PD-1 / PD-L1 / Immunohistochemistery
La réalisation de biopsie systématique permet-elle d’optimiser les indications opératoires pour le traitement des petites tumeurs du rein ?
2018
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F115


Le texte complet de cet article est disponible en PDF.
Cliquer ici pour le visualiser

Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Le point sur les masses rétropéritonéales : pièges à éviter et recommandations de prise en charge
Focus on retroperitoneal masses: Traps to avoid and recommendations
2018
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F93


Introduction

L’objectif de cette étude était de rappeler les pièges diagnostiques et les recommandations de prise en charge d’une masse rétropéritonéale.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée avec les mots clés : masse rétropéritonéale, réseau, diagnostic, recommandations, chirurgie.


Résultats

Un envahissement des organes de voisinage, des symptômes abdominaux ou un syndrome endocrinien peuvent évoquer une histologie extra-rénale. La tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne reste l’examen de référence. Des dosages hormonaux sont nécessaires en cas d’origine surrénalienne. La biopsie coaxiale par voie rétropéritonéale est recommandée avec congélation et relecture anatomopathologique. La résection chirurgicale en marges saines doit être planifiée en fonction du type histologique, en évitant une résection incomplète ou une effraction qui peut impacter sur la survie du patient.


Conclusion

Les tumeurs rétropéritonéales extra-rénales sont des tumeurs rares dont le pronostic est conditionné par la démarche diagnostique et la prise en charge initiale.


Introduction

The aim of this study was to call back the diagnostic traps and the recommendations for treatment of a retroperitoneal mass.


Methods

A review of the literature was conducted using following keywords: retroperitoneal mass, network, diagnostic, recommendations, surgery.


Results

Invasion of contiguous organs, abdominal symptoms or endocrine syndrome can evoke an extra-renal histology. Thoraco-abdomino-pelvic computerized tomography (CT) is the standard imagery. Hormonal dosages are necessary in case of adrenal origin. Retroperitoneal coaxial biopsy is recommended with freezing and pathological verification. The surgical resection with negative margins should be planned according to pathology findings, with avoiding an incomplete resection or effraction, which could impact on patient's survival.


Conclusion

Retroperitoneal extra-renal tumors are rare tumors which prognosis is directly related to diagnostic procedure and initial management.

Mots clés:
Masse rétropéritonéale / Réseau / Diagnostic / Recommandations / Chirurgie
Mots-clés:
Retroperitoneal mass / Network / Diagnosis / Recommendations / Surgery
Le traitement non chirurgical du prolapsus : quels pessaires pour qui et comment les prescrire ?
Conservative treatment of prolapse: Which pessaries for whom and how to prescribe them?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F99


Le prolapsus est une pathologie courante puisque la prévalence atteint 50 % chez la femme d’âge moyen multipare et qu’elle augmente avec l’âge. Le traitement du prolapsus symptomatique peut être conservateur et reposer sur la rééducation ou la mise en place de pessaire. On différencie deux catégories de pessaires : les pessaires de comblement et les pessaires de soutien. Leur utilisation a pour but de réduire la symptomatologie liée au prolapsus. Leur utilisation est simple, le choix du pessaire dépendra de l’interrogatoire, de l’examen clinique et de l’adhésion de la patiente. Dans plus de 80 % des cas, on peut adapter le pessaire à l’anatomie de la patiente. Le suivi doit est régulier afin d’éviter les complications, celles-ci étant exceptionnellement sévères. Lorsque le pessaire est adapté, le taux de satisfaction des patientes est important pour un taux de complication faible. C’est un traitement à envisager en première intention.


Prolapse is a common pathology as the prevalence reaches 50 % for middle-aged multiparous women and increases with aging. Symptomatic prolapse treatment can be conservative and based on physiotherapy or on pessary use. Two kinds of pessaries can be considered: filling type and supporting type. Their use aim to reduce prolapse symptomatology. Their utilization is simple. The choice of pessary depends on the history, on the clinical examination and on the patient compliance. For more than 70% of patient cases the pessary can be adapted to the patient anatomy. The monitoring must be done on a regular basis to avoid to avoid complications, which are seldom severe. If the pessary is well adapted, the patient satisfaction rate is high with a low complication rate. Actually, it is a first choice treatment.

Mots clés:
prolapsus / Pessaire / Non complication
Mots-clés:
Prolapse / treatment / Pessary
L’introduction de la chirurgie robot-assistée pour la prostatectomie totale s’accompagne-t-elle d’une modification du nombre d’interventions secondaires pour troubles fonctionnels génito-urinaires ?
Is transition from pure laparoscopic to robotic-assisted radical prostatectomy associated with increase of surgical procedures for urinary incontinence and erectile dysfunction?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 921-926


Objectif

Étudier l’influence du passage de la prostatectomie totale laparoscopique (PT-Lap) à la voie robot-assistée (PT-Rob) sur le taux d’interventions secondaires pour incontinence urinaire (IU) et dysfonction érectile (DE).


Matériel

Étude rétrospective, évaluant chaque année de 2008 à 2015, le nombre et le type d’interventions chirurgicales secondaires réalisées pour IU et/ou DE post-PT, en fonction de la technique de PT (PT-Lap et PT-Rob).


Résultats

Entre 2008 et 2015, 2046 PT ont été réalisées dans notre service dont 372 PT-Lap et 1674 PT-Rob. Parmi ces patients, 84 (4 %) ont été traités chirurgicalement pour IU (18 AMS800, 9 ballons Pro-Act, 57 bandelettes sous-urétrales) et 15 (0,7 %) ont eu une pose d’implant pénien pour DE résistante au traitement médical ; 16 (0,7 %) ont été opérés à la fois d’IU et de DE. Le délai moyen de prise en charge de l’IU était de 3,2 ans en 2008 et de 1 an en 2015 et est resté stable pour la DE (moyenne : 3,4 ans). Les taux globaux (PT-Lap et PT-Rob) d’interventions secondaires pour IU et DE par année de PT sont restés stables et inférieurs à 5 % et 1,7 % respectivement, y compris pendant la phase de transition PT-Lap/PT Rob. Le taux d’intervention pour IU après PT-Lap était supérieur à celui après PT-Rob pour chaque année de PT étudiée.


Conclusion

L’introduction de la robotique a dès le départ un impact favorable sur le nombre d’interventions secondaires pour troubles fonctionnels génito-urinaires.


Objective

To study the impact of changing the technique of radical prostatectomy [pure laparoscopic radical (PR-Lap) to robot-assisted radical prostatectomy (RP-Rob)] on the rate of secondary procedures for urinary incontinence (UI) and erectile dysfunction (ED).


Material

Retrospective study evaluating the number and type of surgical procedures for post-RP UI and DE between 2008 and 2015, according to the technique of (RP-Lap or RP-Rob).


Results

Between 2008 et 2015, 2046 RP were performed in our department including 372 RP-Lap and 1674 RP-Rob. Among these patients, 84 (4%) had a surgical procedure for post-RP UI (18 AMS800, 9 balloons Pro-Act, and 57 male slings) and 15 (0.7%) had implantation of penile prosthesis for post-RP ED; 16 (0.7%) patients had both procedures. The mean delay between RP and UI surgery decrease from 3.2 years in 2008 to 1 year in 2015 and remain stable for penile prosthesis implantation (mean delay: 3.4 years). The overall rates of secondary procedures for UI and DE remained stable and below 5% and 1.7%, respectively, even during the transition period. For each year of PR studied, the rates of secondary procedure were higher in the RP-Lap group.


Conclusion

Changing the technique of RP from RP-Lap to PR-Rob has a favorable impact on the rate of secondary procedures for UI and ED from the outset.

Mots clés:
Prostatectomie totale / incontinence urinaire / dysfonction érectile / laparoscopie / Chirurgie robot-assistée
Mots-clés:
radical prostatectomy / Urinary incontinence / erectile dysfunction / Laparoscopy / Robot-assisted surgery
Mesures pelvimétriques prédictives de marges chirurgicales au décours d’une prostatectomie totale robot-assitée pour cancer prostatique
Pelvimetrics measures as predictives factors of positives surgical margins after robot-assisted laparoscopic prostatectomy
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 906-914


Introduction

Les données anthropométriques rapportent que les bassins des sujets d’origine africaine sont plus étroits et que leur cavité pelvienne est profonde. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence de mesures pelvimétriques (MP) sur le taux de marge chirurgicales (MCP) au décours d’une prostatectomie totale robot-assistée (PTRA) dans la population afro-caribéenne.


Matériel et méthodes

L’IRM pelvienne préopératoire de tous les patients opérés d’une PTRA au centre hospitalier universitaire de Guadeloupe entre janvier 2013 et décembre 2015 a été rétrospectivement analysée. La hauteur prostatique (HP), la profondeur apicale (PA) et la distance interépineuse (DIP) ont été mesurées, puis des index (index volumétrique prostatique [DIP/VP], index de profondeur apicale [DIP/PA]) et index de profondeur prostatique (DIP/[PA/HP]) ont été créés. Les MP et les index ont été comparés selon la présence ou l’absence de MCP en analyse uni et multivariée.


Résultats

Cent-soixante-dix-huit patients ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 60 (33,7 %) ont présenté des MCP. En analyse univariée, des différences significatives entre la présence ou l’absence de MCP étaient observées sur la PA (30,3±8,7mm versus 24,8±8,0mm, p <0,001), la HP (9,5±8,5mm versus 16,8±11,9mm, p <0,001) et la DIP (89,6±8,8mm versus 96,1±8,4mm) ainsi que les IPA et IPP. En analyse de régression logistique, la DIP (p <0,001) et la HP (p =0,02) étaient associées à une probabilité accrue de MCP, mais pas la PA ni les index.


Conclusion

Cette étude suggère que la DIP et la HP sont des facteurs prédictifs de MCP lors d’une PTRA chez les patients afro-caribéens. Ces mesures pourraient être utiles pour planifier l’orientation thérapeutique des patients atteints de cancer prostatique. Une étude prospective avec un effectif plus important, comparant la PTRA dans une population afro caribéenne et dans une population caucasienne, serait nécessaire.


Introduction

Anthropometric data report that pelvic bone of African subjects are narrower and the pelvic cavity is deeper. The aim of the study was to evaluate the influence of pelvic dimensions (PD) on Positive surgical margins (PSM) rate in Afro-Caribbean population after robot-assisted laparoscopic prostatectomy (RALP).


Patients and methods

Preoperative pelvic MRI of all patients who have had RALP at the University Hospital Center of Guadeloupe between January 2013 and December 2015 was retrospectively analyzed. PD, including the Height of the upper edge of the prostate (HP), the Apical Depth (AD) and Ischial Spines Distance (ISD), and indexes (prostate volumetric index [ISD/VP], apical depth index [ISD/AD] and prostate depth index [ISD/(AD/HP)]) were compared according to the presence or absence of PSM with uni and multivariate analysis.


Results

One hundred and seventy-eight patients were included in the study, of whom 60 (33.7%) presented PSM. In univariate analysis, significant differences between the presence or absence of PSM were observed on the AD (30.3±8.7mm versus 24.8±8.0mm, P <0.001), the HP (9.5±8.5mm versus 16.8±11.9mm, P <0.001) and the ISD (89.6±8.8mm versus 96.1±8.4mm) as well as the indexes of apical depth and prostatic depth. In multivariate logistic regression, the ISD (P <0.001) and HP (P =0.02) were associated with increased likelihood of PSM, but not AD or indexes.


Conclusion

This study suggests that interspinous distance is the best predictor of PSM during RALP in Afro-Caribbean patients. This measure may be useful to define the therapeutic pattern of patients with prostate cancer. A prospective study with a larger population, comparing RALP in Afro-Caribbean and in caucasians patients, would be needed.

Mots clés:
Prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée / Pelvimétrie / Marges chirurgicales positives / IRM pelvien
Mots-clés:
Robot-assisted laparoscopic prostatectomy / Pelvimetry / Positives surgical margins / Pelvic MRI
Mid term functional results following surgical treatment of recto-urinary fistulas postprostate cancer treatment
Résultats à moyen terme des patients traités d’une fistule recto-urétrale après prise en charge d’un cancer de prostate
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 915-920


Introduction


Mots clés:
Quality of life / York Mason / graciloplastie / prostate cancer / Recto-uretral fistula
Mots-clés:
P.-E. / N. / A. El / A. / L.
Place de la néphrectomie partielle assistée par robot : revue de la littérature à l’heure d’une demande de nomenclature spécifique
Place of partial nephrectomy assisted by robot: Review of the literature at the time of a request for a specific nomenclature
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 890-899


Introduction

La chirurgie assistée par robot est pratiquée de plus en plus fréquemment en urologie. Outre sa place dans la prostatectomie pour cancer, elle concerne également la néphrectomie partielle (NP), dans le traitement de tumeurs rénales. L’objectif de ce travail de revue est de comparer l’approche assistée par robot par rapport aux approches par laparoscopie ou à ciel ouvert, dans la néphrectomie partielle, en termes de résultats fonctionnels ou oncologiques et de complications per- et postopératoires.


Matériel et méthodes

Une revue systématique de la littérature publiée à partir de 2009 a été effectuée sur PubMed. Les études cliniques ou méta-analyses comparant la chirurgie assistée par robot par rapport à la voie laparoscopique ou à ciel ouvert dans le domaine de la NP ont été retenues.


Résultats

Les données cliniques présentées dans cette revue de la littérature reposent principalement sur des méta-analyses d’études comparatives. Les patients opérés avec une assistance robotique (NPAR) présentent significativement moins de complications postopératoires que les patients opérés à ciel ouvert par laparotomie (RR 0,61 ; p =0,0002) ou par laparoscopie (RR 0,84 ; p =0,007). Les taux de marges positives, à stades anatomopathologiques équivalents, sont comparables par rapport à la voie ouverte et semble inférieure par rapport à la voie laparoscopique (RR 0,53 ; p <0,001). Après NP, la variation débit de filtration glomérulaire estimé (DGFe) postopératoire semble identique entre les 3 voies d’abord. Le temps d’ischémie chaude est significativement plus court en cas de NPAR par rapport à la NPL. Enfin, concernant les pertes sanguines estimées et la durée de séjour, celles-ci sont moins importantes chez les patients opérés d’une NPAR comparativement à ceux opérés à ciel ouvert.


Conclusion

La chirurgie assistée par robot offre les mêmes résultats oncologiques (à court et moyen terme) et semble améliorer les résultats fonctionnels et la morbidité. Ces résultats doivent néanmoins être analysés avec précaution, du fait du faible niveau de preuve des études présentées et inclues dans les méta-analyses, et de l’absence d’étude clinique randomisée.


Introduction

Robot-assisted surgery is practiced more and more frequently in urology. Besides its place in prostatectomy for cancer, it also concerns partial nephrectomy (NP), in the treatment of renal tumors. The objective of this review is to compare the robot-assisted approach with laparoscopic or open approaches in partial nephrectomy in terms of functional or oncological outcomes and per- and postoperative complications.


Material and methods

A systematic review of the literature published from 2009 was carried out on PubMed. Clinical studies or meta-analyzes comparing robot-assisted surgery versus laparoscopic or open surgery in the NP domain were used.


Results

The clinical data presented in this review of the literature are based mainly on meta-analyzes of comparative studies. Patients operated with robotic assistance (NPAR) had significantly fewer postoperative complications than patients operated by open (RR 0.61; P =0.0002) or laparoscopic surgery (RR 0.84; P =0.007). Positive margins, at equivalent pathological stages, are comparable to the open and appear to be lower than the laparoscopic surgery (RR 0.53; P <0.001). After NP, the change in postoperative glomerular filtration rate (GFR) appears to be identical between the 3 pathways. Hot ischemia time is significantly shorter for NPAR compared to NPL. Finally, the estimated blood loss and length of stay are less severe in patients operated by NPAR compared to those operated by open surgery.


Conclusion

Robot-assisted surgery offers the same oncological results (in the short and medium term) and appears to improve functional outcomes and morbidity. However, these findings need to be carefully analyzed, due to the low level of evidence from the studies presented and included in the meta-analyzes, and the lack of randomized clinical studies.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / Robot / cancer du rein / Résultats chirurgicaux
Mots-clés:
partial nephrectomy / Robotics / Kidney cancer / Surgery outcomes
Place des protections dans la prise en charge de l’incontinence urinaire
Absorbent products for urinary incontinence management
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 953-961


Introduction

Si aujourd’hui la prise en charge de l’incontinence urinaire (IU) est bien codifiée, il n’existe aucune précision concernant la place ou la stratégie d’utilisation des protections quelle que soit l’étiologie de l’incontinence ou le terrain.


Méthodes

Nous avons effectué une recherche à partir de la base de données PubMed à partir des mots clés suivants : (urinary incontinence [MeSH Terms]) AND absorbent pad [MeSH Terms] permettant d’isoler 362 articles.


Résultats

De nombreux design de protections sont disponibles en vente libre sans prescription médicale et sans remboursement en France. Pour l’IU légère, les serviettes hygiéniques sont le design qui semble être le plus adapté chez la femme comparé aux protections menstruelles OR=0,27 [0,14, 0,52], aux protections avec serviettes hygiéniques lavables intégrées OR=0,12 [0,06, 0,26] ou aux serviettes hygiéniques lavables OR=0,05 [0,02, 0,26]. Pour l’IU modérée à sévère, il n’existe pas de « meilleur produit universel ». Les préférences varient entre les deux sexes et l’utilisation d’un panel de protections semble le plus adapté. La femme comme l’homme préfèrent la couche culotte aux serviettes hygiéniques OR=0,41 [0,20, 0,87] et OR=0,39 [0,22, 0,68]. Au total, 70 % des hommes ont une préférence pour les étuis péniens en comparaison aux protections habituellement utilisées (p =0,02). L’utilisation des protections permet d’améliorer l’indépendance dans les activités du quotidien OR=0,102 [0,046, 0,158] et la qualité de vie liée à l’IU OR=4,40 [1,74, 7,07] en comparaison aux patients n’utilisant pas de protections. Malgré cela, leur usage doit rester prudent en raison des potentielles complications infectieuses urinaires, plus fréquentes en particulier en milieu institutionnel, avec 41 % des utilisateurs développant au moins une infection urinaire sur une période d’évaluation de 12 mois vs 11 % des non-utilisateurs (p =0,001) ou immuno-allergiques avec notamment la « dermatite associée à l’incontinence » dont la prévalence peut atteindre un taux de 50 %.


Conclusion

Les analyses comparatives précises de bénéfices-risques, des coûts économiques, de satisfaction manquent. Il est nécessaire de poursuivre le développement de ces produits et de comparer plus précisément leurs caractéristiques intrinsèques, afin d’orienter au mieux les patients dans leurs choix.


Introduction

Despite therapeutic strategies of female and male urinary incontinence (UI) are currently well defined, there is no precise indication of the real place or strategy use of absorbent products regardless of the etiology of the incontinence or the clinical context.


Methods

We performed a research from the PubMed database using the following keywords: (urinary incontinence [MESH Terms]) AND absorbent pad [MeSH Terms]; allowing us to isolate 362 articles.


Results

Many protections designs are available over-the-counter without prescription and without reimbursement in France. For “light UI”, disposable insert pads are the design that seems to be the most suitable for women, compared to disposable menstrual pads, OR=0.27 [0.14, 0.52], washable pants with integral pad OR=0.12 [0.06, 0.26] or washable insert pads OR=0.05 [0.02, 0.26]. For moderate to severe UI, there is no “best universal product”. There are differences between the gender and the use of a panel of protections seems the most appropriate. Both women and men prefer pull-ups to disposable insert pads, OR=0.41 [0.20, 0.87] and OR=0.39 [0.22, 0.68] respectively. In men, a preference in 70 % of subjects for urisheats is observed compared to the protections they usually use (P =0.02). The use of protections improves independence in daily OR activities=0.102 [0.046, 0.158] and quality of life related to UI OR=4.40 [1.74, 7.07] compared to patients not using protections. Despite this, their use must remain cautious because of the potential infectious urinary complications, more frequent in particular in institutional people, with 41 % of users developing at least one urinary infection over an evaluation period of 12 months vs. 11 % of non-users (P =0.001), or immuno-allergic with the “dermatitis associated incontinence” whose prevalence can reach a rate of 50 %.


Conclusion

Comparative analyzes of risk-benefit, economic costs, patient satisfaction, protections vs. other measures are lacking. It is necessary to continue the development of these products and to compare more precisely their intrinsic characteristics, to best support patients choices.

Mots clés:
incontinence urinaire / Produits absorbants / Satisfaction des patients / Comparaison d’efficacité / coût-efficacité
Mots-clés:
Urinary incontinence / Absorbent pad / Patient satisfaction / Comparative effectiveness research / cost-effectiveness
Prévalence et retentissement sur la qualité de vie de l’incontinence urinaire dans une population adulte atteinte de troubles ventilatoires obstructifs, revue de littérature
Prevalence and impact on quality of life of urinary incontinence in an adult population with chronic obstructive pulmonary diseases, literature review
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 962-972


Introduction

Les patients atteints de troubles ventilatoires obstructifs (TVO) constituent une population à risque pour l’incontinence urinaire (IU) du fait de la fréquence des épisodes d’augmentation de la pression intra-abdominale par les symptômes de toux chronique.


Objectifs de l’étude

L’objectif de notre revue de littérature était d’évaluer la prévalence de l’IU et son retentissement sur la qualité de vie, la demande de soins, le dépistage et le traitement de l’IU dans cette population.


Matériel et méthodes

Revue de littérature réalisée sur une période allant de 2001 à janvier 2018 partir de la base de données Medline (PubMed) et des mots clefs suivants : urinary incontinence, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), asthma, cystic fibrosis, quality of life .


Résultats

L’étude la plus large montrait que sur une population de 14 828 personnes, dont 995 diagnostiqués BPCO, la prévalence d’IU était de 34,9 % dans la population avec BPCO contre 27,3 % dans la population générale de l’étude (p = 0,0048). Ces résultats concordaient avec les études de cette revue. L’IU était plus sévère dans la population avec TVO et survenait à un plus jeune âge. Les symptômes d’incontinence à l’effort prédominaient, à la toux mais également lors de la spirométrie et des séances de rééducation bronchique. Malgré un impact négatif sur la qualité de vie et sur le traitement des TVO, l’IU était négligée.


Conclusion

La prévalence d’IU semblait plus élevée dans la population atteinte de TVO, à un degré de sévérité plus important. L’autoévaluation de la qualité de vie est d’autant plus diminuée quand l’IU est associée à la pathologie pulmonaire.


Introduction

Patients with obstructive lung diseases (OLD) are at-risk population for urinary incontinence (UI) with high frequency of increased intra-abdominal pressure because of chronic cough symptoms.


Aim of the study

This review is aimed at determining the prevalence of UI and its impact on quality of life, patient healthcare research, diagnosis and treatment of UI among this population.


Materials and method

Literature review from January 2001 to 2018 on Medline (PubMed) using keywords urinary incontinence, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), asthma, cystic fibrosis, quality of life.


Results

The largest study showed that in a population of 14,828 people, whose 995 were diagnosed COPD, UI prevalence was 34.9% in people with COPD, versus 27.3% among the general population of the study (P = 0.0048). Results in the other studies of the review were similar. UI was more severe in OLD patients and occurred on young subjects. Stress urinary incontinence symptoms were predominant, during cough but also during spirometry and chest rehabilitation sessions. Despite an impact on quality of life and treatment of OLD, UI was neglected.


Conclusion

UI prevalence seemed higher on population with OLD, to a greater degree of severity. Quality of life self-evaluation was further decreased when UI was associated with pulmonary disease.

Mots clés:
Troubles ventilatoires obstructifs / incontinence urinaire / Qualité de vie / Rééducation
Mots-clés:
Obstructive lung diseases / Urinary incontinence / Quality of life / Physiotherapy
Radical prostatectomy for locally advanced and high-risk prostate cancer: A systematic review of the literature
Prostatectomie totale pour cancer de prostate a haut risque et localement avancé : revue de littérature
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 875-889


Introduction


Mots clés:
High-risk / Oncologic outcomes / prostate cancer / radical prostatectomy / survival
Mots-clés:
G. / F. / G. / A. / J.
Résistances bactériennes : que doit savoir l’urologue ?
Bacterial resistances: What should the urologist know?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F103


À l’heure de l’augmentation des résistances et de la consommation des antibiotiques dans le monde, la maîtrise et la compréhension des principaux mécanismes de résistances bactériennes paraissent aujourd’hui essentielles pour les urologues. L’objectif de cet article est de permettre aux urologues de mieux appréhender les mécanismes de résistances bactériennes des entérobactéries auxquelles ils sont confrontés dans une démarche d’amélioration et de rationalisation de la prescription antibiotique. Nous développons ici les mécanismes de résistances enzymatiques des entérobactéries vis-à-vis de la grande famille des β-Lactamines.


At a time of increasing antibiotic resistance and consumption worldwide, understanding of the main mechanisms of bacterial resistance seems essential for urologists. The aim of this article is to allow urologists to better understand the mechanisms of bacterial resistance of enterobacteriaceae that they face in a process of improvement and rationalization of the antibiotic prescription. Here we develop the enzymatic resistance mechanisms of enterobacteriaceae with respect to the large family of beta-Lactams.

Mots clés:
Résistance bactérienne / β-Lactamine / Entérobactéries / BLSE
Mots-clés:
Bacterial resistance / Beta-Lactam / Enterobacteriaceae / ESBL
Rôle de l’observatoire REVELA13 dans l’épidémiologie des tumeurs de vessie des femmes dans les Bouches-du-Rhône
The REVELA13 observatory to study new cases of bladder tumor among women living in Bouches-du-Rhône county
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 16, 28, 935-941


Introduction

L’observatoire REVELA13 est un outil épidémiologique unique recensant les nouveaux cas de tumeur du rein, de vessie et de leucémies aiguës dans le département des Bouches-du-Rhône. L’objectif de ce travail était d’analyser pour la première fois les données de cet observatoire pour les nouveaux cas de tumeurs de vessie de la femme≥T1 dans les Bouches-du-Rhône de 2012 à 2014.


Matériel

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive observationnelle. Quinze variables non nominatives de la base de données de REVELA13 ont été analysées pour décrire les caractéristiques cliniques et anatomopathologiques des cas incidents ainsi que leur répartition spatio-temporelle. Les taux d’incidence exprimés en nouveaux cas par an pour 100 000 habitants ont été standardisés sur l’âge mondial, calculés avec leurs intervalles de confiance à 95 % et comparés aux estimations nationales pour la même période.


Résultats

Au total, 291 nouveaux diagnostics de tumeurs vésicales ont été enregistrés soit une incidence standardisée sur l’âge mondial de 3,85 [3,32–4,37] nouveaux cas par an pour 100 000 habitants, supérieure de 54 % aux estimations nationales de 2012 et 2015. Le sex-ratio était de 19,41 % (F/H) et l’âge médian de survenue de 75,9 ans. Les tumeurs étaient majoritairement sans infiltration du muscle (52 %), de haut grade (69 %) et sans carcinome in situ (Cis) associé (49 %). Les 2 territoires les plus touchés étaient ceux de Marseille et d’Aubagne-La Ciotat.


Conclusion

L’observatoire REVELA13 a permis d’améliorer nos connaissances épidémiologiques sur les tumeurs de vessie féminines dans les Bouches-du-Rhône et de mettre en évidence une sur-incidence locale.


Niveau de preuve

3.


Introduction

The REVELA13 observatory is a unique epidemiological tool listing the new cases of kidney tumors, bladder tumors and acute leukaemias in the Bouches-du-Rhône county (France). Aim was to exploit for the first time data from this observatory regarding new cases of bladder tumors≥T1 in women from 2012 to 2014.


Materials

This epidemiological study was observational and descriptive. Fifteen non-nominative variables from the REVELA13 database were analyzed in order to describe the clinical and pathological characteristics of the incident cases as well as their spatial and temporal distribution. The incidence rates expressed in new cases per year per 100000 inhabitants were standardized on the world age, calculated with 95 % confidence intervals and compared to national estimates for the same period.


Results

Incident bladder tumor cases were recorded in 291 women, corresponding to a standardized incidence on the world age of 3.85 [3.32–4.37] new cases per year per 100,000 population, 54 % higher than the national estimates of 2012 and 2015. Median age of diagnostic was 75.9 years. Sex ratio was 19.41 % (W/M). Tumors were predominantly non-muscle-invasive (52 %), high grade (69 %) and without associated carcinoma in situ (Cis) (49 %). The two most affected territories were Marseille and Aubagne-La Ciotat.


Conclusion

The REVELA13 observatory has improved our epidemiological knowledge on female bladder tumors in Bouches-du-Rhône county and highlighted a local over incidence.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer / Vessie / Femme / Épidémiologie
Mots-clés:
bladder cancer / female / epidemiology
Sédentarité et incontinence urinaire chez la femme : une revue de littérature
Sedentary lifestyle and urinary incontinence in women: A literature review
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 973-979


Objectif

La sédentarité est définie par une insuffisance d’activités mobilisatrices régulières dans les activités de la vie quotidienne. L’objectif de ce travail était de rassembler les données concernant le lien potentiel entre sédentarité et incontinence urinaire chez la femme.


Méthode

Une revue de littérature (bases de données Pubmed/MEDLINE) à partir des mots clés : femmes, incontinence urinaire, sédentarité, comportement sédentaire, style de vie sédentaire, activité physique, exercice, sport, sur la période 2008–2018 a été réalisée.


Résultats

Cinq études transversales observationnelles ont été analysées. Les données étaient globalement en faveur d’un lien entre comportement sédentaire et incontinence urinaire chez la femme. Plusieurs facteurs confondants potentiels (âge, indice de masse corporelle, comorbidités, environnement socio-familial) ont été identifiés dans la littérature. Les mécanismes physiopathologiques restent mal établis incluant potentiellement les facteurs métaboliques, les facteurs posturaux, les dysfonctions musculaires. Peu d’articles respectaient la définition stricte de la sédentarité, et aucune étude prospective étudiant le lien de causalité entre sédentarité à moyen ou long terme n’a été mise en évidence.


Conclusion

Les données limitées disponibles dans la littérature semblent indiquer que la sédentarité est un facteur de risque d’incontinence urinaire féminine. De nombreux facteurs confondants ont été identifiés, justifiant des études complémentaires étudiant plus précisément le lien de causalité entre sédentarité et incontinence urinaire chez la femme.


Aim

The sedentary lifestyle is defined by a lack of regular mobilizing activities in the activities of daily life. The purpose of this work was to gather data related to the potential link between urinary incontinence and sedentary lifestyle in women.


Method

A literature review (Pubmed/MEDLINE databases) based on keywords: women; urinary incontinence; sedentary; sedentary behavior; sedentary lifestyle; physical activity; exercise; sport, over the period 2008–2018 was carried out.


Results

Five cross-sectional observational studies were analyzed. Overall, the data supported a link between sedentary behavior and urinary incontinence in women. Several potential confounding factors (age, body mass index, comorbidities, lower socio-familial support) have been identified in the literature. Pathophysiological mechanisms remain poorly established, potentially including metabolic factors, postural factors and muscle dysfunctions. Few articles respected the strict definition of sedentary lifestyle, and no prospective study investigating the causal link between meddle or long-term sedentary was highlighted.


Conclusion

The limited data available in the literature suggests that sedentary lifestyle is a risk factor for female urinary incontinence. Many confounding factors have been identified, justifying further studies evaluating more specifically the causal link between sedentary lifestyle and urinary incontinence in women.

Mots clés:
Femmes / incontinence urinaire / Sédentarité / Comportement sédentaire / Style de vie sédentaire
Mots-clés:
Women / Urinary incontinence / Sedentary / Sedentary behaviour / Sedentary lifestyle
Troubles sexuels chez les patients atteints de lésions médullaires
Sexual disorders among spinal cord injury patients
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 980-986


But

La lésion médullaire (LM) peut altérer à des degrés variables la sexualité des patients. L’objectif de cette étude était d’évaluer les dysfonctions sexuelles (DS) chez un échantillon de patients atteints de LM tunisiens et de déterminer les facteurs associés à ces DS.


Matériels et méthodes

Étude descriptive transversale réalisée sur un échantillon de 30patients atteints de LM. La sexualité a été évaluée par : Male Sexual Quotient (MSQ) et Sexual Health Inventory for Men (SHIM). D’autres paramètres ont été collectés : sociodémographiques, cliniques, capacité fonctionnelle, profil psychologique, et qualité de vie (QDV) (Short-Form 36 : SF36).


Résultats

L’âge moyen était de 41±9,6 ans (23–56). La fréquence des DS dans notre étude était 69,2 %. Les items les plus touchés du MSQ (76 %) étaient l’érection, l’orgasme, la séduction et la performance. Les DS étaient associées à une altération des domaines de SF36. Nous avons noté des corrélations positives, d’une part entre le score MSQ et les sous scores limitations liées à l’état physique (RP) et santé générale (GH) de SF36 et d’autre part entre le SHIM et les sous scores RP, la composante mentale (MCS) et physique (PCS). Le score MSQ était corrélé négativement avec le score HAD. Aucune autre association n’a été notée.


Conclusion

Notre étude a montré une fréquence élevée de DS chez les patients atteints de lésions médullaires notamment tunisiens. Les DS étaient associées essentiellement à une dégradation de la QDV et au profil anxio-depressif. L’absence d’autres associations pourrait être expliquée par la particularité de notre culture qui considère encore la sexualité et les DS comme un sujet tabou et secondaire.


Objective

Spinal cord injury (SCI) can alter to varying degrees patients’ sexuality. The goals of this study were to evaluate sexual dysfunctions (SD) among a sample of Tunisian patients with SCI and to determine the associated factors.


Methods

A cross-sectional descriptive study was conducted on a sample of 30 patients with SCI. Sexuality was evaluated by : Male Sexual Quotient (MSQ) and Sexual Health Inventory for Men (SHIM). Other parameters were collected : sociodemographic, clinical, functional capacity, psychological profile and quality of life (QoL) (Short-Form 36 SF36).


Results

The mean age was 41±9.6 years (23–56). The frequency of SD in this study was 69.2 %. The most affected items in the MSQ (76 %) were erection, orgasm, seduction and performance. The SD were associated with alteration of SF36 domains. We noted positive correlations on the one hand between the MSQ score and the role physical (RP) and general health (GH) sub scores of SF36 and on the other hand between the SHIM and the sub scores RP, mental and physical component score (MCS and PCS). The MSQ score was negatively correlated with the HAD score. No other associations were noted.


Conclusion

Our study showed a high frequency of SD in SCI patients including Tunisians. SD were mainly associated with impaired QOL and the anxio-depressive profile. The absence of other associations could be explained mainly by the peculiarity of our culture which still considers sexuality and SD as a taboo and secondary subject.

Mots clés:
sexualité / Lésion médullaire / Qualité de vie / Psychologie / Culture
Mots-clés:
Sexuality / spinal cord injury / Quality of life / Psychology / Culture
Actualisation 2018–2020 des recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – Éditorial
Update 2018–2020 of French ccAFU guidelines – Editorial
2018
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2018, 12, 28, S1, suppl. 12S

Chers collègues,

Voici la nouvelle version des recommandations 2018 du CCAFU. Elles sont basées sur une analyse systématique de la littérature la plus récente. Les recommandations sont parfois en décalage avec la réalité de certaines pratiques cliniques qui évoluent différemment, mais elles sont conformes aux exigences standardisées de la médecine fondée sur les preuves.

Mots clés:
A. / K. / T. / M. / F.
Mots-clés:
Bladder cancer / female / epidemiology
Adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

La technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée initialement développée comme alternative à l’adénomectomie voie haute (AVH) a vu son rôle fortement limité par l’essor de l’énucléation endoscopique de la prostate. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure.


Méthodes

Une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée postérieure trans-vésicale est présentée à travers le cas d’un homme de 68 ans présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une prostate de 113cc obstructive.


Résultats

Le patient est positionné en Trendelenburg avec mise en place de 6 trocarts dont 3 pour les bras du robot, un pour l’optique et deux pour l’aide opératoire. La vessie est remplie à l’aide d’une sonde pour faciliter son repérage et une cystotomie horizontale est effectuée. Une incision au niveau du col vésical est effectuée sur tout le pourtour de l’empreinte prostatique. Le plan de la capsule est suivie toute autour de l’adénome et l’urètre est pour finir incisé pour détacher la pièce. Puis le col vésical est solidarisé à l’urètre par un V-Lock et la cystotomie est refermée.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité d’une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure. La forte réduction de la morbidité de la voie robot-assistée comparée à l’AVH par voie ouverte pourrait faire garder un rôle à l’adénomectomie prostatique robotique dans les centres n’ayant pas de morcellateur.

Mots clés:
B. / R. / A. / B.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Adénomectomie transvésicale : améliorer les résultats de la voie haute par une voie mini-invasive
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746


Objectifs

Montrer la technique d’adénomectomie cœlioscopique robotisée par voie transvésicale.


Méthodes

Le cas d’un patient de 64 ans présentant une récidive volumineuse d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique est exposé.

La prostate de 137mL est traitée par une adénomectomie prostatique robotisée permettant l’énucléation de l’adénome tout en assurant une hémostase progressive.

Une trigonisation à la façon d’une anastomose urétrovésicale est réalisée pour permettre un passage aisé de la sonde.


Résultats

Parmi les 15 patients ayant bénéficié de cette technique, 70 % ont pu avoir leur ablation de la sonde au 2e jour.

L’IPSS médian à 3 mois était de 3.

Aucune incontinence urinaire n’était présente à 3 mois.


Conclusion

L’adénomectomie prostatique robotisée est une alternative mini-invasive à l’adénomectomie ouverte. Elle peut être mise en balance avec les techniques d’énucléation endoscopique, plus longue et nécessitant une longue courbe d’apprentissage.

Mots clés:
J.-A. / J.B. / C. / G. / C.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Affinement de la stratification du risque de cancer de la prostate détecté par biopsie transrectale par biopsie transpérinéale en fusion élastique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 716


Objectifs

Évaluer la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPER-B) guidée par l’image dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique (TRUS-B) lorsque les estimations du grade et du volume de cancer discordent avec l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM).


Méthodes

Tous les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats TRUS-B et de l’IRM. Une TPER-B guidée par l’image de la cible index (CI), définie comme la plus grande lésion de PI-RADS-v2≥3 a été organisée pour les cas discordants. L’anatomopathologie a analysé le score de Gleason, la longueur tumorale maximale (LTM) et la longueur tumorale totale (LTT).


Résultats

Sur 237 patients atteints d’un cancer de la prostate (1–4/2018), 30 ont eu besoin de TPER-B pour la stratification du risque. Les LTM dans la CI étaient plus fortes pour TPER-B [moyenne (IC95 %) : 2,6mm (1,9–3,3) vs 6,9 (5,0–8,8), p <0,0001], comme les LTT [3,6mm (2,6–4,5) vs 19,7 (11,6–27,8), p =0,0002] que TRUS-B. Quatorze sur trente (46,7 %) ont répondu à la définition 1 de l’University College London, et 18/30 (60,0 %) à la définition 2, ce qui correspond à des cancers cliniquement significatifs<0,5mL et <0,2mL, respectivement. Sept sur seize (43,8 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie (n =5) ou par radiothérapie (n =2). Chez 14 patients non encore assignés, la stratification du risque de TPER-B a confirmé le choix d’un traitement à visée curative (13/14, 92,9 %) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La biopsie transpérinéale guidée par l’image de la cible index a fourni plus de matériel tumoral pour l’anatomopathologie. La réévaluation du volume et du grade du cancer a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Amélioration dans le temps des résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : évaluation monocentrique de 370 procédures consécutives sur 6 années
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724


Objectifs

Le développement de la chirurgie robotique a modifié les pratiques de nombreuses interventions en urologie, mais les principaux bénéfices de cette innovation sont observés en chirurgie conservatrice du rein. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution des résultats de la NPRA dans le temps permettant d’appréhender la courbe d’apprentissage de cette technique au sein d’un centre de référence dans le traitement des tumeurs rénales.


Méthodes

Tous les patients consécutifs traités par NPRA pour une tumeur rénale primitive entre avril 2010 et janvier 2017 ont été inclus de manière prospective dans la base de données du cancer du rein UROCCR. Les données démographiques, les caractéristiques tumorales, les modalités chirurgicales et les résultats oncologiques, fonctionnels et sécuritaires étaient collectées. Une comparaison entre les premières NPRA réalisées entre 2010 et 2014 (période 1) et les NPRA récentes, réalisées entre 2016 et 2016 (période 2) a été effectuée pour analyser l’évolution des indications et des résultats des NPRA au cours du temps.


Résultats

Sur 370 NPRA consécutives, 165 et 205 ont été respectivement réalisées au cours des périodes 1 et 2. Durant la période 2, la taille tumorale était augmentée (3,6 vs 3cm, p <0,001) et les tumeurs complexes plus fréquentes (16,7 vs 5,8 %, p <0,001). Les indications impératives (19,5 vs 9,1 %, p =0,005), les procédures sans clampage (15,1 vs 4,9 %, p =0,002) ou sous clampage sélectif (46,3 vs 17,1 %, p <0,001) ont augmenté au cours de la période 2. Les taux de transfusion, de complications per- ou postopératoires ou de reprise ont été abaissés au cours du temps sans différence significative. La durée d’hospitalisation médiane a été diminuée de 5 à 3jours (p <0,001). Le taux de marges positives a été fortement diminué, passant de 10,5 à 2,2 % (p =0,002) (Fig. 1).


Conclusion

Bien que l’assistance robotique soit souvent considérée comme intuitive, nos données suggèrent qu’une expérience importante est nécessaire à l’amélioration des résultats de la NPRA. Avec ce niveau d’expertise, on peut observer d’excellents résultats de la NPRA.

Mots clés:
N. / G. / V. / H. / G.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Amélioration de l’efficacité de la photothérapie dynamique de prostate au wst11 par une immunothérapie ciblant le récepteur csf1r : étude préclinique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 695-696


Objectifs

Les cellules myéloïdes infiltrant les tumeurs (tim) forment un microenvironnement protumoral pouvant induire des résistances aux thérapies focales. Le récepteur au csf1 (csf1r) favorise le recrutement tumoral des tim.

Le but de cette étude était de démontrer que l’ajout d’un inhibiteur du csf1r améliorait l’efficacité de la photothérapie dynamique au wst11 (vtp) pour le traitement d’un cancer de prostate dans un modèle murin.


Méthodes

Nous avons injecté des cellules tumorales prostatiques murines myccap dans le flanc de souris immunocompétentes fvb. Les souris ont été randomisées en 4 groupes : contrôle, traitement par anti-csf1r, traitement par vtp, traitement par anti-csf1r+vtp. La survie et la croissance tumorale ont été évaluées tous les 7 jours. L’infiltration tumorale par les tim a été évaluée par immunohistochimie (iba1) et par cytométrie de flux (cd45, csf-1r, f4/80, cd8a, cd11b, cd11c, ly6c, ly6g).


Résultats

Comparée au groupe contrôle, la vtp a significativement augmenté l’infiltration tumorale par les tim à j10 ainsi que l’expression de csf1r (p <0,05) (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2). L’association vtp+anti-csf1r a significativement amélioré la survie spécifique des souris traitées (survie moyenne dans les groupes vtp+anti-csf1r, vtp, anti-csf1r et contrôle respectivement de 37,5 jours, IC95 % : 35,5–39,5 ; 21,8 jours, IC95 % : 17,2–26,4 ; 16,3 jours, IC95 % : 13,4–19,2 ; 14,5 jours, IC95 % : 13,5–15,5 ; p <0,001). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué la croissance tumorale à j7, j14 et j21 (p <0,05) avec une diminution de 84 % du volume tumoral comparé au groupe vtp seule à j21 (Fig. 3). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué l’infiltration tumorale par les tim à j10 post-vtp (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La photothérapie dynamique au wst11 induit le recrutement de tim pouvant induire une résistance au traitement. L’association de la vtp avec un anti-csf1r améliorait la survie spécifique et diminuait la croissance tumorale chez un modèle murin immunocompétent en diminuant l’infiltration tumorale par les tim. Ces résultats démontrent l’intérêt de l’immunothérapie ciblant les cellules myéloïdes en complément des thérapies focales.

Mots clés:
S. / M. / A. / K. / R.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Analyse de la cellularité du liquide intrakystique lors des néphrectomies partielles et élargies pour kystes rénaux Bosniak III ou IV
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724


Objectifs

Les kystes rénaux Bosniak III–IV relèvent d’une néphrectomie partielle en raison du risque de malignité rapporté : 30–60 % pour les Bosniak III et près de 90 % pour les Bosniak IV. La rupture kystique peropératoire est à risque théorique de dissémination tumorale (« spillage ») sans impact démontré sur la survie sans récidive. L’objectif de l’étude était d’analyser la cellularité du liquide intrakystique.


Méthodes

Tous les patients opérés d’une tumeur kystique dans notre centre entre novembre 2017 et avril 2018 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques étaient colligées de manière prospective avec classification selon Bosniak des kystes. Après exérèse opératoire, le liquide intrakystique était ponctionné au bloc opératoire, puis envoyé en frais en anatomopathologie. Après obtention d’un culot cellulaire par centrifugation, un examen cytologique direct recherchait la présence de cellules tumorales. Le culot était fixé pour analyse immunohistochimique (recherche des marqueurs pax-8 et ca-ix) et congelé pour analyse ultérieure de l’ADN tumoral.


Résultats

Vingt patients ont été inclus au total, dont 62 % de kystes Bosniak IV et 22 % de Bosniak III. Seize pour cent des kystes étaient non classables ou survenaient chez des patients avec maladie de von Hippel-Lindau. Deux patients ont été opérés par néphrectomie élargie, tous les autres par néphrectomie partielle. Environ 30 % des patients étaient opérés par laparoscopie robot-assistée. L’analyse histologique finale retrouvait 14 carcinomes rénaux à cellules claires, dont 1 tumeur multiloculaire, 2 carcinomes papillaires, 2 chromophobes et 2 tumeurs bénignes finalement exclus de l’étude (néphrome kystique et adénome métanéphrique). La ponction était réalisable dans 55 % des cas. Tous les liquides ponctionnés ont été analysés. La cytologie ne retrouvait aucune cellule tumorale et l’immunohistochimie ne mettait pas en évidence de marqueur tumoral rénal.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la composante liquidienne est acellulaire chez des patients porteurs de carcinomes rénaux classés Bosniak III ou IV. Ces données préliminaires pourraient expliquer l’absence de sur-risque de récidive en cas de rupture kystique peropératoire.

Mots clés:
J. / C. / A. / V. / C.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique de la prostate au laser greenlight par une modélisation multivariée : étude internationale multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648


Objectifs

L’énucléation endoscopique au laser greenlight (greenlep) est une procédure qui nécessite un apprentissage considéré comme une limitation à la généralisation de cette technique bien qu’à notre connaissance, aucune étude n’a cherché à intégrer l’évaluation de la courbe d’apprentissage du greenlep dans un modèle multivarié selon une approche moderne adaptée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage du greenlep par une modélisation multivariée.


Méthodes

Étude internationale multicentrique réalisée sur une cohorte de patients opérés consécutivement par greenlep par 5 chirurgiens. Pour chaque patient, l’expérience du chirurgien (EXP) a été défini comme le nombre total de greenlep effectués par chaque opérateur. Les critères de jugements était le trifecta (absence de conversion en rtup et une durée opératoire<90minutes) et le pentafecta (trifecta et absence de complications postopératoires et d’incontinence urinaire). Les covariables étaient : le volume prostatique, l’âge et un traitement anticoagulant. Des coefficients dérivés des modèles multivariés mixtes ont été utilisés pour calculer le trifecta et pentafecta ajusté. Une méthode de lissage polynomial local a été utilisée pour représenter les courbes.


Résultats

Au total, 980 patients opérés par greenlep ont été inclus dans cette étude. L’expérience moyenne des chirurgiens était de 196 procédures. Le volume médian prostatique était de 94mL (70–120mL). Le taux d’acomplissement du trifecta et du pentafecta était de 785 (84 %) et de 597 cas (66 %). L’augmentation du niveau d’expérience du chirurgien était associée à une réduction du temps opératoire (1re estimation du spline −4,41minutes par 25 cas ; p <0,0001), à une augmentation du taux d’accomplissement du trifecta (or =1,1 ; p <0,001) et du pentafecta (or =1,2 ; p =0,04). La relation entre exp et trifecta/pentafecta s’est révélée non linéaire, avec une augmentation du trifecta et du pentafecta du 1er au 150e cas avec un plateau observé après 200 cas.


Conclusion

Les résultats périopératoires du greenlep sont fortement influencés par l’exp. D’après cette modélisation multivariée, la première du genre pour une technique d’énucléation endoscopique de la prostate, la longueur de la courbe d’apprentissage du greenlep pourrait être estimée entre 150 et 200 cas.

Mots clés:
Z. / B. / R. / R. / E.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Analyse des causes de déprogrammation/annulations en ureteroscopie souple et rationnel pratique pour l’utilisation des ureteroscopes usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735


Objectifs

L’ureteroscopie souple (us) a une place prépondérante dans l’urologie contemporaine. Cette technique a étendu les possibilités de soins en urologie, mais elle a aussi engendré une augmentation du niveau d’équipement, d’organisation et de technicité pour l’urologue et son établissement (pompe à pression, laser, gestion du risque infectieux préopératoire). L’objectif de ce travail était d’analyser les causes de déprogrammation/annulation et leurs impacts sur l’activité d’ureteroscopie souple.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients ayant eu une us entre mars et décembre 2017 (lithiase, diagnostic et traitement conservateur de tumeur de la voie excretrice supérieure). Les us étaient programmées par 8 opérateurs différents (5ph, 3 cca) et effectuées avec un parc de 5 ureteroscopes réutilisables (usr). Les causes de déprogrammation répertoriées étaient : gestion inadaptée du risque infectieux préopératoire (ecbu non faite ou prescription d’anti-infectieux inadaptée), ureteroscope non disponible, autre matériel non disponible. Le critère de jugement principal était l’annulations/déprogrammation pour matériel indisponible.


Résultats

Au total, 390 us étaient programmées du 1 mars au 31 décembre 2017. Cent quatre (27 %) us ont été annulées/reprogrammées : 57 (55 %) pour us non disponible (panne et réparation), 35 (34 %) gestion inadaptée du risque infectieux, 12 (12 %) panne de laser. Au 1er mars 2017, les 5 usr avaient une durée de vie moyenne de 4 ans [1–8]. En 2017, la durée moyenne d’immobilisation pour réparation était de 200jours/usr [100–249] et le nombre médian d’usr disponible était de 1/jour (maximum 3/jour en mars diminuant à 0/jour en mai 2017). À partir de juin 2017, les ureteroscopes souples à usage unique (usuu) ont permis : de diminuer à 0 % le risque d’annulation pour usr non disponible, de compenser une médiane d’usr disponible de 1/jour opératoire, de réaliser une moyenne de 17 us/mois, soit 59 % des ureteroscopes souples employés sur cette période.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective de l’activité d’ureteroscopie souple dans notre établissement en 2017, l’indisponibilité d’un usr pour panne/réparation était la principale cause de déprogrammation/report/annulation d’une ureteroscopie souple. L’adoption des usuu en support aux usr a permis de maintenir une activité habituelle dans notre établissement malgré des cycles de réparations importants et non prévisibles de notre parc d’usr.

Mots clés:
R.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.
Annonce du cancer au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) : données de la cohorte prospective française VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717


Objectifs

L’information transmise au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est très variable. Or, les patients bien informés sont plus impliqués dans les décisions partagées et adhèrent davantage aux protocoles de suivi. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’information perçue par le patient au moment du diagnostic de TVNIM à partir des données prospectives de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN consiste en un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans. Les données reportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires. Parmi les 162 patients pris en charge dans VICAN pour un cancer de la vessie, 118 (75,1 %) avaient une TVNIM au diagnostic. Le terme utilisé pour définir la pathologie lors de la consultation d’annonce a été évalué prospectivement auprès des patients.


Résultats

Parmi les patients pris en charge pour une TVNIM dans la cohorte VICAN, 83,1 % étaient des hommes et l’âge médian était de 70 ans. Seuls 26,8 % des patients ont déclaré avoir entendu le mot « cancer » à l’annonce du diagnostic de TVNIM. À l’inverse, 73,2 % d’entre eux ont reporté l’utilisation d’autres termes, incluant « tumeur » dans 22,0 % des cas, « polype » dans 24,8 % des cas et « carcinome » dans 17,1 % des cas. Il y avait une différence significative entre les TVNIM et les TVIM concernant l’utilisation du mot « cancer » au diagnostic (26,8 versus 63,3 %, p <0,001).


Conclusion

Dans cette étude prospective, trois-quarts des patients pris en charge pour une TVNIM n’avaient pas intégré la notion de « cancer » au moment du diagnostic, soulignant la nécessité de délivrer une information appropriée afin d’améliorer l’adhésion aux protocoles de soins et le suivi au long court.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Mots-clés:
M.G. / C. / F.-X. / A. / C.