Carcinome in situ du testicule

16 juillet 2001

Mots clés : testicule, Tumeur, cancer in situ
Auteurs : Haillot O, Fetissof F, Janin P, Lanson Y
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 680-688
Le carcinome in situ (C.I.S) du testicule est la seule lésion pré-cancéreuse des tumeurs à cellules germinales actuellement connue. Ni la prévalence, ni l'incidence du C.l.S ne sont connues. Des circonstances favorisantes existent: antécédent de tumeur germinale du testicule contro-latéral, cryptorchidie ou antécédent d'ectopie, hypofertilité ou stérilité. L'incidence est d'autant plus élevée que plusieurs de ces circonstances coexistent. Il n'y a pas d'examen complémentaire qui ait fait la preuve de son utilité dans le dépistage du C.l.S. Seule la biopsie chirurgicale permet, à l'heure actuelle, le diagnostic. Une fois apparu, le C.I.S. ne disparait jamais spontanément. A 5 ans, dans 1 cas sur 2, le C.l.S évolue vers une tumeur invasive.Il n'y a pas de consensus sur la population à qui proposer une biopsie testiculaire pour rechercher le C.I.S. Au Danemark, une politique très large de surveillance et de recherche du C.l.S est proposée. Il n'est pas sûr que, par rapport à une politique de surveillance des patients à risque, le gain en morbidité et en mortalité par cancer du testicule soit majeur. En dehors de la surveillance, deux types de traitements sont proposés: orchidectomie ou radiothérapie externe qui semble permettre d'éradiquer le C.I.S en préservant la fonction endocrine.