Cancer de prostate de stade T3 clinique : Histoire naturelle, les choix thérapeutiques et leurs résultats

16 juillet 2001

Mots clés : prostate, Tumeur, radiothérapie, prostatectomie radicale, Hormonothérapie
Auteurs : Peneau M, Piécheaud T, Cariou G, Ragni E, Fontaine E, Fournier G
Référence : Prog Urol, 1998, 8, 977-993
Le stade T3 clinique du cancer prostatique est ambigu tant dans sa définition que pour sa place dans l'histoire naturelle de la maladie; il n'y a pas de consensus sur son traitement. Sur une revue de la littérature, 148 articles ont été retenus et analysés, en interrogeant la base de données Medline sur 14 ans (1983-1997). LES MONOTHÉRAPIES : 1) Radiothérapie ou prostatectomie radicale : Il est peu probable que ces traitements puissent guérir un cancer prostatique T3 clinique, sauf peut-être pour un sous groupe minoritaire de patients en réalité pT2 surstadifiés ou une partie des pT3 de faible grade. Il n'apparaît aucun avantage d'un traitement par rapport à l'autre. 2) Hormonothérapie : elle est discutée comme seul traitement à ce stade. Peu d'études ont été rapportées. Cependant, pour beaucoup d'auteurs ce choix est légitime, car un patient sur deux a déjà une atteinte ganglionnaire. LES ASSOCIATIONS THÉRAPEUTIQUES : 1) Radiothérapie et hormonothérapie. Les études récentes comparant radiothérapie externe exclusive et radiothérapie avec hormonothérapie montrent un avantage en faveur de l'association thérapeutique. 2) Prostatectomie radicale et hormonothérapie : l'hormonothérapie néoadjuvante n'apporte aucun avantage. L'hormonothérapie adjuvante améliore le contrôle local et la survie sans progression. La radiothérapie adjuvante à la prostatectomie radicale n'apporte aucun gain pour les T3. Le choix d'un traitement au stade T3, N0, M0 dépend bien entendu de l'état général et de l'espérance de vie du patient. Si l'option d'un traitement curatif chez un sujet jeune peut être raisonnablement envisagée, il semble que le choix d'une association thérapeutique s'impose.