Cancer de prostate de stade T1a : étude rétrospective à long terme de 27 patients

04 décembre 2001

Mots clés : prostate, Cancer, T1a
Auteurs : DESCAZEAUD A, ZERBIB M, CONQUY S, AMSELLEM-OUAZANA D, SAIGHI D, DEBRE B
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 662-666
Objectif:L'histoire naturelle du cancer de prostate au stade T1a est généralement favorable mais marquée cependant d'un taux d'évolution non négligeable de 7 à 27% selon les études. Cette étude permettra de rechercher d'éventuels critères prédictifs d'évolution tumorale afin de savoir qui surveiller, qui et comment traiter au moment opportun. Matériel et Méthode:27 patients porteurs d'un cancer de prostate de stade T1a selon la classification TNM 97, ont été suivi pendant une durée moyenne de 79 mois (24-132, med :68). Ils ont été soumis à un bilan complémentaire s'ils étaient âgés de moins de 70 ans, et un protocole strict de surveillance clinique(TR) et biologique(PSA), quelque soit leur age. Initialement, le PSA moyen était de 7 ng / ml et le Gleason moyen de 4,8. Résultat:20 patients soit 75% n'ont pas présenté de signes d'évolution clinique et/ou biologique et n'ont donc pas été traité. Sept patients soit 25% ont eu un traitement avec un délai moyen de 63 mois (2 prostatectomies radicales, 1 radiothérapie externe, 4 hormonothérapies). Au terme du suivi, tous les patients sont vivants et en rémission complète. Conclusion:A partir de nos résultats et des données de la littérature, l'abstention thérapeutique à condition d'une surveillance stricte et prolongée, est une attitude fréquente face au cancer de prostate de stade T1a confirmé par des biopsies négatives de la coque résiduelle. La vélocité du PSA est la clef de la surveillance, se révélant être le seul facteur prédictif d'évolution tumorale véritablement utilisable en pratique courante. Cependant, notre étude a montré 25% d'évolution tumorale, posant la question surtout pour les patients jeunes d'un traitement à visée curative.