Bulletin de synthèse de veille 2005 Recommandations pour la pratique clinique.Prise en charge thérapeutique du cancer de la prostate non métastatique

11 juillet 2007

Mots clés : prostate, Cancer, recommandations.
Auteurs : M. SOULIE, P. BEUZEBOC, P. RICHAUD, A. VILLERS, D. KASSAB-CHAHMI, A. BATAILLARD
Référence : Prog Urol, 2007, 17, 801-809
Cet article est extrait du bulletin de synthèse 3 Recommandations pour la pratique clinique : SOR prise en charge thérapeutique du cancer de la prostate non métastatique, réalisé conjointement par l'Association française d'urologie et la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC).

Le programme Standards, Options et Recommandations (SOR) en cancérologie a été initié par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) en 1993 et réalisé en partenariat avec la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération nationale de cancérologie des CHRU (FNCCHRU), la Fédération française de cancérologie des CHG (FFCCHG) et depuis 2005, en collaboration avec l'Institut national du cancer. Il s'agit d'un travail coopératif national des Centres de lutte contre le cancer (CLCC) avec la participation active d'experts des secteurs public et privé et de sociétés savantes. Ce programme comprend la définition de recommandations pour la pratique clinique (RPC) en cancérologie, leur actualisation, leur diffusion vers les cliniciens et l'évaluation de leur impact. L'actualisation de ces recommandations repose sur une seconde approche : une veille technologique et scientifique.

La necessite de mettre en place une veille des RPC-SOR

Des ressources importantes sont utilisées internationalement pour développer des RPC avec une méthode d'élaboration codifiée et standardisée. Une synthèse méthodique de la littérature, le recueil et la formalisation de l'opinion des cliniciens constituent les éléments fondamentaux de cette méthode. La validité des recommandations repose sur leur actualisation au même titre que sur la rigueur du développement initial. Deux approches ont été décrites et utilisées. La première consiste à mettre à jour les recommandations à une date donnée. La seconde consiste à surveiller les données et mettre à jour les recommandations dès qu'une nouvelle information devient disponible. Les SOR ont choisi de surveiller l'apparition de nouvelles données. Dans ce contexte, deux problématiques doivent être résolues. Tout d'abord, la rapidité d'évolution des connaissances diffère d'un domaine à l'autre. La fréquence de surveillance doit donc être variable. Le rythme de cette surveillance peut être estimé à partir de la fréquence d'apparition actuelle des nouvelles données. Des nouvelles connaissances peuvent également apparaître dans un domaine qui n'évoluait pas ou peu. Pour cela, les SOR se reposent sur deux méthodes : une veille systématique programmée à intervalles réguliers et un système d'alertes en continu.

Les deux méthodes de la veille scientifique des SOR

La veille programmée

La veille programmée consiste à vérifier la validité des recommandations établies selon une périodicité donnée pour chaque recommandation. Cette veille est basée sur la recherche de nouvelles données à haut niveau de preuve (selon la thématique, essais randomisés, synthèses méthodiques, RPC et données réglementaires). Le processus repose sur trois étapes en collaboration avec les experts : la collecte des données à partir de différentes sources, la sélection et le classement des informations, puis leur traitement. Le traitement des informations consiste à confronter les conclusions des nouvelles données collectées aux conclusions du document initial puis à identifier les recommandations qui nécessitent une mise à jour.

La veille non programmée : alerte

La veille non programmée consiste à vérifier la validité des recommandations établies en réponse à des informations alertant sur le fait qu'une recommandation nécessite une mise à jour.

La publication des resultats de la veille

La publication des résultats a été définie sous forme de bulletins de synthèse aux trois étapes clés de la veille : lors de l'obtention des résultats de la recherche bibliographique, lors des résultats de la confrontation des données et lors de l'identification des recommandations nécessitant une mise à jour.

La version intégrale du bulletin de synthèse présentant les principaux résultats obtenus lors de la veille programmée du SOR Cancer de la prostate non métastatique, réalisée en 2005 en collaboration avec l'Association française d'urologie, est disponible sur les sites internet des SOR (www.fnclcc.fr) et de l'Association française d'urologie (ww.urofrance.org).

Contexte

Le rapport original, établi conjointement par l'Association française d'urologie et la FNCLCC, SOR pour le cancer de la prostate non métastatique, a été validé et publié en janvier 2001. Ses recommandations portent sur les traitements des localisations cancéreuses suivantes :

- cancer localisé : T1-T2 N0 M0 ;

- cancer localement avancé : T3-T4 N0 M0 et N+.

Le lancement de la veille a été défini en 2005 suite à une procédure définissant les thèmes prioritaires nécessitant une actualisation. Cette procédure avait pour objectif d'identifier, parmi les thèmes à veiller, les thèmes devant être démarrés en 2005. La veille du thème "cancer de la prostate non métastatique" s'effectue tous les ans.

Objectifs

Cette veille ne concerne que la partie "Moyens thérapeutiques" du cancer de la prostate non métastatique.

L'objectif de cette veille était d'identifier les informations susceptibles de modifier les recommandations établies, d'analyser leur impact sur ces recommandations et d'informer les utilisateurs sur la validité des anciennes recommandations au vu des nouvelles données de la science.

Confrontation des nouvelles données avec les recommandations des SOR 2001

Les confrontations des nouvelles conclusions aux recommandations initiales sont représentées par questions cliniques.

Place de l'abstention-surveillance

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Pour les patients qui ont un cancer de la prostate de stades T1c et T2 et une espérance de vie inférieure à 10 ans, un traitement différé avec surveillance peut être proposé (niveau de preuve C).

Recommandation

Chez les patients qui ont une espérance de vie inférieure à 10 ans, la surveillance est d'autant plus recommandée que le stade tumoral (T) et le grade sont faibles.

Résultats de la confrontation

Deux essais randomisés [1] [2] ont été identifiés pour cette question. Le groupe de travail considère que les SOR 2001 restent valides avec :

- une augmentation du niveau de preuve de l'option, au vu des essais randomisés identifiés ;

- une reformulation de l'option qui pourrait être étendue aux patients atteints d'un cancer de stade T3 asymptomatique sans facteurs d'agressivité ;

- une reformulation de la recommandation où la formule "d'autant plus" serait à revoir.

Place de la prostatectomie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

La prostatectomie est un traitement efficace d'un cancer de la prostate de stades (T1a), T1b, T1c et T2 (standard, niveau de preuve B2).

Option

La prostatectomie peut être indiquée pour les stades T3 et pN1.

Recommandations

Il est recommandé d'indiquer la prostatectomie pour les stades T3 et pN1 dans le cadre d'essais cliniques évaluant les résultats de la prostatectomie seule ou combinée à d'autres traitements (radiothérapie ou hormonothérapie).

Il n'est pas recommandé de pratiquer une prostatectomie totale au stade pN1 devant une tumeur de haut grade (score de Gleason > 7).

Résultats de la confrontation

Deux RPC [3, 4], 4 synthèses méthodiques [5-8] et 1 essai randomisé [1] ont été identifiés pour cette question :

- l'analyse des nouvelles données n'a pas conduit à modifier les recommandations existantes. Les SOR 2001 concernant la prostatectomie isolée restent valides ;

- par ailleurs, de nouvelles données portant sur la place de la lymphadénectomie (curage étendu) ont été publiées ce qui a conduit le groupe de travail à identifier une nouvelle question à traiter lors d'une mise à jour : "Place et modalités de la lymphadénectomie" ;

- le groupe de travail propose une reformulation de l'option : "La prostatectomie isolée peut être indiquée pour les stades T3 limités. Pour les stades T3 étendus et pN1, elle est associée à un taux de récidive biologique à 5 ans supérieur à 70%". Les limites des stades T3 et pN1 devant faire l'objet d'une nouvelle question à traiter lors d'une mise à jour ultérieure.

Radiothérapie externe

Rappel des SOR validés en janvier 2001

* Contrôle de qualité

Standard

Pas de standard.

Option

Deux types de radiothérapie externe sont possibles (niveau de preuve C) :

- la radiothérapie conformationnelle ;

- la radiothérapie conventionnelle.

Recommandations

La réalisation d'une dosimétrie avec une imagerie scanner est recommandée pour la définition du volume cible tumoral (niveau de preuve B2).

La radiothérapie conformationnelle réduit la toxicité tardive comparée à la radiothérapie conventionnelle. Elle est recommandée pour les doses élevées (niveau de preuve C).

Les patients de bon pronostic (T1-T2A et PSA < 10 ng/L et score de Gleason à 4 a 6) ne semblent pas bénéficier d'une escalade de la dose au-delà de 70-74 Gy. Les patients de pronostic intermédiaire semblent ceux qui bénéficient le plus de l'escalade de la dose au-delà de 74 Gy si une irradiation exclusive est réalisée.

* Escalade de doses

Standard

La radiothérapie externe exclusive est un traitement efficace d'un cancer de la prostate de stade T1, T2 ou T3, N0, M0 (standard, niveau de preuve B2).

Option

Pas d'option.

Recommandations

La dose minimale d'irradiation recommandée est de 70 Gy quels que soient les facteurs pronostiques (niveau de preuve B2).

Il est recommandé d'inclure les patients dans des études randomisées évaluant l'escalade de dose et la place de l'hormonothérapie.

Résultats de la confrontation

Deux RPC [3, 9], 6 synthèses méthodiques [10-14] et 6 essais randomisés [15-20] ont été identifiés pour cette question.

Les nouvelles données ne sont pas cohérentes avec les recommandations initiales notamment en ce qui concerne :

- le contrôle de qualité ;

- la dose minimale ;

- le volume irradié ;

- les modalités (RT conformationnelle 3D) ;

- les indications de la RTE (radiothérapie).

Il est à noter que le score de Gleason sera revu dans l'ensemble du document. Ainsi, l'expression "inférieur ou égal à 6" sera remplacée par "égal à 6".

Au vu de ces résultats, les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent une mise à jour.

Toxicité de la radiothérapie externe

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Pas d'option.

Recommandations

Plusieurs facteurs pronostiques des complications de la radiothérapie externe ont été décrits : la résection transurétrale prostatique préalable à la radiothérapie et la dose de radiothérapie externe.

Résultats de la confrontation

Une synthèse méthodique [14] et un essai randomisé [20] ont été identifiés pour cette question.

Les nouvelles données sur la toxicité de la radiothérapie ne sont pas cohérentes avec les recommandations des SOR 2001 qui ne sont donc plus valides. La technique de la radiothérapie externe ainsi que les niveaux de doses seront revus et discutés lors d'une mise à jour.

Curiethérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

*La curiethérapie par implants temporaires

Standard

Pas de standard.

Option

L'association curiethérapie par implants temporaires + radiothérapie externe pour le traitement du cancer de la prostate localement avancé est une option thérapeutique (niveau de preuve D).

Recommandation

Les données actuelles ne permettent pas de proposer la curiethérapie par implants temporaires pour les stades T1 et T2a en dehors d'essais contrôlés.

* La curiethérapie exclusive avec implants permanents

Standard

Pas de standard.

Option

La curiethérapie prostatique exclusive par implants permanents est une option thérapeutique curative pour les patients ayant les caractéristiques suivantes :

- stades cliniques T1 et T2a (TNM 2002) ;

- score de Gleason inférieur ou égal à 6 ;

- PSA inférieur ou égal à 10 ng/L.

Recommandation

Il est recommandé de continuer l'évaluation des résultats (morbidité et contrôle tumoral) de ce traitement, notamment en regroupant les données des services de soins français.

Résultats de la confrontation

Cinq synthèses méthodiques [21, 11, 22-24] ont été analysées pour cette question.

Les données ne sont pas cohérentes avec les données techniques de la curiethérapie.

La technique de curiethérapie par implants temporaires ne peut pas être recommandée seulement au cours d'essais randomisés car cette technique est validée.

Par ailleurs, les critères retenus dans les SOR 2001 pour poser les indications classiques de la curiethérapie ne tiennent pas compte de la valeur prédictive du nombre de biopsies positives. Pour cela, l'impact des biopsies échoguidées et de l'IRM endorectale dans la stadification d'un cancer de la prostate nouvellement diagnostiqué sera évoqué d'une manière explicite lors d'une mise à jour ultérieure.

À noter que le Score de Gleason doit être revu. Ainsi, l'expression "inférieur ou égal à 6" sera remplacée par "égal à 6".

À la lumière de ces observations, le groupe de travail a déduit que les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent donc une mise à jour.

Données techniques de la curiethérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

* La curiethérapie avec implants temporaires

Standard

L'isotope utilisé est l'iridium 192.

Option

Deux types de curiethérapie peuvent être réalisés : celle à bas débit de dose ou celle à haut débit de dose.

Recommandation

Pas de recommandation.

* La curiethérapie avec implants permanents

Standards

Une dosimétrie prévisionnelle, préalable à l'implantation de l'Iode 125 ou réalisée lors du temps opératoire, doit être réalisée.

Les recommandations du TG-43 doivent être appliquées pour la prescription de la dose (accord d'experts).

Une dosimétrie doit être réalisée à distance de l'implantation. Le patient doit être informé des mesures de radioprotection vis-à-vis des enfants et femmes enceintes, de la nécessité d'avoir des rapports protégés et de filtrer ses urines, et de la nécessité d'informer tout médecin en cas d'intervention sur le pelvis dans les trois ans suivant la curiethérapie (accord d'experts).

Une formation à la technique de curiethérapie est indispensable et doit être évaluée (niveau de preuve B2).

Options

Il n'y a pas de données cliniques permettant de recommander l'utilisation préférentielle des grains liés ou des grains libres (niveau de preuve D).

Il n'y a pas de données cliniques permettant de recommander l'utilisation préférentielle de l'Iode 125 (I-125) ou du Palladium 103 en fonction du score de Gleason (niveau de preuve C).

Recommandations

L'utilisation des données de l'échographie endorectale pour la dosimétrie prévisionnelle et l'implantation est recommandée (accord d'experts).

La technique d'"implantation périphérique modifiée" est recommandée afin de limiter le risque de surdosage à l'urètre (> 200% de la dose prescrite) (accord d'experts).

Les doses minimales périphériques prescrites recommandées sont de 145 Gy pour l'Iode 125 en monothérapie et de 100 à 110 Gy en cas d'association avec une radiothérapie (40-50 Gy) et respectivement de 120 à 125 et de 90 à 100 Gy pour le Palladium 103 (accord d'experts).

Le délai recommandé pour la dosimétrie post-implantation est de 4 semaines pour l'iode radioactif (2 à 3 semaines pour le Palladium).

Autres

Le compte rendu doit préciser le volume implanté, le nombre de grains implantés, le nombre d'aiguilles utilisées, l'activité totale et la dose prescrite.

Une dosimétrie doit être réalisée à distance de l'implantation à l'aide d'un scanner, avec calcul des histogrammes doses volumes (HDV).

Les données à rapporter sont :

- D100, D90 et D80 : isodose couvrant 100% (dose périphérique minimale), 90% et 80% du volume prostatique. Un implant de bonne qualité est caractérisé par une D90 supérieure ou égale à la dose prescrite ;

- V200 ; V150 ; V100 ; V90 et V80 : le pourcentage du volume prostatique recevant 200, 150, 100, 90 et 80% de la dose prescrite;

- le volume total de la prostate obtenu pour la dosimétrie post-implantation ;

- le délai entre la curiethérapie et la dosimétrie post-implantation ;

- les doses reçues par l'urètre et la paroi antérieure du rectum.

Résultats de la confrontation

Une synthèse méthodique [24] a été analysée pour cette question. Ces recommandations sont en contradiction avec les recommandations concernant la place de la curiethérapie, ce qui a conduit les experts à conclure que les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent une mise à jour.

Les toxicités de la curiethérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Un antécédent de résection transurétrale large est une contre-indication à la curiethérapie.

Option

Pas d'option.

Recommandations

Un antécédent de résection transurétrale limitée est une contre-indication relative à la curiethérapie.

Un volume prostatique supérieur à 50 - 60 cm3 et/ou l'existence d'une hypertrophie du lobe médian sont des contre-indications relatives à la curiethérapie.

L'utilisation de questionnaires pour évaluer la fonction urinaire est recommandée.

L'existence de symptômes obstructifs avant la curiethérapie est une contre-indication relative (niveau de preuve C).

La technique d'implantation périphérique modifiée est recommandée pour limiter la dose délivrée à l'urètre.

La hauteur de l'urètre recevant plus de 200% de la dose prescrite doit être rapportée et limitée par une dose adéquate. La longueur maximale de rectum recevant 100% et 120% de la dose prescrite doit être limitée à 10 et 5 mm respectivement (accord d'experts).

Résultats de la confrontation

Deux synthèses méthodiques [24, 21] ont été retrouvées et analysées pour cette question.

Les données sont cohérentes et donc les SOR 2001 restent valides.

Hormonothérapie isolée

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

L'hormonothérapie isolée pour les cancers de stades T1, T2, Nx, M0 n'est pas indiquée en l'absence de critères de progression.

Option

L'hormonothérapie dans les stades non métastatiques (supérieurs à T2) peut être proposée de façon isolée, si un traitement à visée curative n'est pas envisagé.

Recommandation

Pas de recommandation.

Résultats de la confrontation

Cinq synthèses méthodiques [25, 3, 7, 26, 27] et 3 essais randomisés [28-30] ont été retrouvés et analysés pour cette question.

Les données sont cohérentes et donc les SOR 2001 restent valides.

Chimiothérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Pas d'option.

Recommandation

L'utilisation de la chimiothérapie cytotoxique d'un cancer de la prostate à un stade non métastatique n'est pas recommandée.

Résultats de la confrontation

Aucune étude n'a été retrouvée pour cette question. Néanmoins, des essais complémentaires sont en cours dans les formes graves (localisé à haut risque ou localement avancé) en adjuvant ou en néoadjuvant. Ces essais seront analysés lors d'une prochaine veille.

Dans l'état actuel des connaissances, le groupe de travail a conclu que les SOR 2001 restent valides et que la chimiothérapie ne peut être utilisée que dans le cadre d'essais thérapeutiques.

Place de l'HIFU (Traitement par ultrasons focalisés de haute intensité par voie transrectale)

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Pas d'option.

Recommandation

La place de ce traitement doit être évaluée comparativement aux nouvelles techniques d'irradiation.

Résultats de la confrontation

Trois synthèses méthodiques [31-33] ont été sélectionnées et analysées pour cette question.

L'analyse de la littérature montre que les nouvelles données ne sont pas cohérentes et apportent une indication plus précise de l'HIFU :

- PSA < 15 ng/mL ;

- score de Gleason < 7 ;

- espérance de vie > 7 ans ;

- âge > 70 ans ;

- prostate réséquée préalablement.

Par ailleurs, on note l'absence de résultats à long terme.

À la suite de cette confrontation, il a été conclu que les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent une mise à jour.

Curiethérapie et hormonothérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

L'association curiethérapie et hormonothérapie pourrait apporter un bénéfice pour les patients de pronostic intermédiaire (score de Gleason > 7 et/ou PSA > 10 ¬µg/L) par rapport à la curiethérapie exclusive (niveau de preuve C).

Recommandation

Il est recommandé de réaliser le traitement par association hormonothérapie + curiethérapie uniquement dans le cadre d'une évaluation.

Résultats de la confrontation

Aucune étude n'a été retrouvée pour cette question.

Selon l'avis des experts, l'hormonothérapie adjuvante est réalisée dans le but de réduire le volume de la prostate de façon à la rendre plus accessible au traitement par curiethérapie. Ils en déduisent que les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent une mise à jour.

Curiethérapie et radiothérapie externe

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

L'association radiothérapie externe et curiethérapie par implants permanents ou temporaires peut être proposée pour les cancers de pronostic intermédiaire.

Recommandation

L'intérêt de cette association par rapport à l'association radiothérapie externe ± hormonothérapie doit être évalué.

Résultats de la confrontation

Deux synthèses méthodiques [23, 10] et deux essais randomisés [34, 35] ont été sélectionnés et analysés pour cette question. Il en ressort une cohérence des données. Par conséquent, les SOR 2001 restent valides.

Curiethérapie, radiothérapie externe et hormonothérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Pas d'option.

Recommandation

La curiethérapie pour les cancers de mauvais pronostic doit être réalisée dans le cadre de la recherche clinique.

Résultats de la confrontation

Aucune étude n'a été retrouvée pour cette question. Par ailleurs, les experts suggèrent la fusion des deux recommandations relatives à la "Place de la curiethérapie, de la radiothérapie externe et de l'hormonothérapie" et à la "Place de la curiethérapie et de la radiothérapie externe" en une seule recommandation.

Par conséquent, les SOR 2001 restent valides après reformulation.

Hormonothérapie néoadjuvante avant traitement standard

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Il n'y a pas de bénéfice à faire une hormonothérapie néoadjuvante pour les cancers de stades localisés (T1-T2) (niveau de preuve B1).

Option

L'hormonothérapie néoadjuvante avant prostatectomie totale n'est pas indiquée.

Recommandation

Pour les stades T3, l'hormonothérapie néoadjuvante ne doit être envisagée que dans le cadre d'un essai clinique randomisé (niveau de preuve B1).

Résultats de la confrontation

Six synthèses méthodiques [3, 25, 10, 11, 6, 36, 10] et 13 essais randomisés [37-48] ont été sélectionnés et analysés pour cette question.

Dans le cas d'une hormonothérapie néoadjuvante avant prostatectomie, les données sont cohérentes alors que dans le cas d'une hormonothérapie néoadjuvante avant radiothérapie, les données ne semblent pas cohérentes. Au vu de ces résultats, lorsque la radiothérapie est employée en traitement standard initial, les SOR 2001 ne sont pas valides et nécessitent donc une mise à jour. Lorsque la prostatectomie est employée en traitement standard, les SOR 2001 restent valides.

Hormonothérapie adjuvante après prostatectomie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Une hormonothérapie adjuvante peut être réalisée après prostatectomie totale en cas d'atteinte ganglionnaire (niveau de preuve C).

Recommandation

Il est recommandé d'inclure les patients dans des essais évaluant l'hormonothérapie adjuvante en cas de stade pT3 avec limites d'exérèses chirurgicales envahies.

Résultats de la confrontation

Six synthèses méthodiques [25, 3, 36, 7, 11, 27] et 3 essais randomisés [49-51] ont été sélectionnés et analysés. Il en ressort une cohérence des données avec les recommandations des SOR 2001.

Le groupe de travail propose une précision supplémentaire au niveau de l'option : "Une hormonothérapie adjuvante peut être réalisée après prostatectomie totale en cas d'atteinte ganglionnaire ou proposée aux patients atteints d'un cancer de la prostate en fonction du risque de récidive locale ou métastatique prédit par le stade pT3, du pourcentage de grade 4 ou 5, de la vélocité, du PSA pré- et postopératoire et du volume tumoral".

Les SOR 2001 restent valides après reformulation de l'option.

Hormonothérapie adjuvante après radiothérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

L'association de la radiothérapie avec une hormonothérapie prolongée peut être proposée en cas de cancer prostatique localement avancé de stades T2b, T3, et/ou score de Gleason 8.

Une hormonothérapie courte peut être proposée aux patients de bon pronostic.

Recommandation

La combinaison optimale des deux agents n'étant pas établie, il est recommandé que le recours à cette association thérapeutique se fasse dans le cadre d'un essai.

Résultats de la confrontation

Sept synthèses méthodiques [3, 7, 10, 11, 6, 49, 27] et 11 essais randomisés [46, 47, 51-59] ont été sélectionnés et analysés pour cette question.

Les données sont cohérentes, néanmoins, elles modifient la force de l'option qui devient un standard. Par ailleurs, au vu des nouvelles données, les modalités de l'hormonothérapie devraient être discutées (agonistes, antiandrogènes, durée, etc.).

Par conséquent, les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent une mise à jour.

La radiothérapie adjuvante après prostatectomie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Options

La radiothérapie adjuvante peut être indiquée, en cas de cancer de stade pT3a étendu, pT4 sans envahissement ganglionnaire ni invasion des vésicules séminales ou avec limites d'exérèse positives surtout en cas de taux de PSA postopératoire indosable.

Il est recommandé d'inclure les patients dans des essais évaluant la radiothérapie adjuvante.

Recommandation

Pas de recommandation.

Résultats de la confrontation

Trois synthèses méthodiques [3, 6, 10] et un essai randomisé [60] ont été sélectionnés et analysés pour cette question.

L'analyse de la littérature montre que les données ne sont pas cohérentes aussi bien les données relatives à l'efficacité que celles relatives aux indications de la thérapeutique. Ces résultats ont conduit le groupe de travail à déduire que les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent donc une mise à jour.

Hormonothérapie et chimiothérapie

Rappel des SOR validés en janvier 2001

Standard

Pas de standard.

Option

Pas d'option.

Recommandation

Pas de recommandation.

Résultats de la confrontation

Un essai randomisé [61] a été sélectionné et analysé pour cette question. Il en ressort de nouvelles données suggérant l'inclusion de patients dans les essais cliniques. De plus, les experts suggèrent l'analyse de cette question avec la question relative à la "Place de la chimiothérapie".

À la lumière de ces données, le groupe de travail conclut que les SOR 2001 ne sont plus valides et nécessitent une mise à jour.

Validite des recommandations des RPC-SOR 2001-Conclusion generale etablie conjointement par l'Association française d'urologie et la FNCLCC

Recommandations valides

Les recommandations suivantes du document RPC-SOR 2001 sur la prise en charge thérapeutique du cancer de la prostate non métastatique sont valides (analyse des données + jugement argumenté des experts) :

- toxicité de la curiethérapie ;

- place de l'hormonothérapie isolée ;

- place de la chimiothérapie ;

- place du traitement combiné curiethérapie/radiothérapie externe.

Recommandations à mettre à jour

Les recommandations suivantes ont été identifiées par les experts comme devant être mises à jour en regard des nouvelles données analysées dans le cadre de la veille 2005 :

- contrôle de qualité de la radiothérapie externe et escalade de dose;

- toxicité de la radiothérapie externe ;

- place de la curiethérapie ;

- données techniques de la curiethérapie ;

- place de l'HIFU ;

- place du traitement combiné curiethérapie/hormonothérapie ;

- place de l'hormonothérapie néoadjuvante à la radiothérapie ;

- place de la radiothérapie adjuvante après prostatectomie ;

- place du traitement combiné hormonothérapie/chimiothérapie.

Changements proposés par les experts du groupe de travail

- Augmentation du niveau de preuve et reformulation de l'option ainsi que de la recommandation relatives à la question clinique "Place de l'abstention-surveillance".

- Regroupement, en une seule recommandation, des deux recommandations relatives aux deux questions cliniques "Place de la curiethérapie, de la radiothérapie externe et de l'hormonothérapie" et "Place de la curiethérapie et de la radiothérapie externe".

- Reformulation de l'option relative à la question clinique "Place du traitement combiné hormonothérapie adjuvante après prostatectomie".

- Augmentation du niveau de l'option relative à la question clinique "Place du traitement combiné hormonothérapie adjuvante après radiothérapie", qui devient un standard.

Nouvelles questions à traiter lors d'une mise à jour ultérieure

- "Place et modalités de la lymphadénectomie dans la prise en charge du cancer de la prostate non métastatique".

- Les arbres de décision et le texte des modalités thérapeutiques par stade seront à revoir en suivant le modèle adopté dans le document SOR 2001 initial.

Remerciements : Nous remercions l'Association Française d'Urologie (AFU), les Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), la Ligue nationale contre le cancer, L'Institut national du cancer, le ministère de la Santé et des Solidarités, la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération nationale de cancérologie des CHRU (FNCCHRU) et la Fédération française de cancérologie des CHG (FFCCHG).

Propriété intellectuelle : Les SOR sont une oeuvre collective créée par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), et protégée par les dispositions du Code la propriété intellectuelle. La FNCLCC est par conséquent titulaire du droit d'auteur sur cette oeuvre et est donc notamment investie des droits patrimoniaux sur les SOR. La FNCLCC peut seule décider de l'existence et des modalités de reproduction, publication, traduction ou diffusion des SOR.

Comité relecteur : F. Cornud, Radiologue, Hôpital Cochin, Paris, M. de Fromont, Pathologiste, Prado Pathologie, Marseille, G. Gravis, Oncologue médical, Institut Paoli-Calmettes, Marseille, C. Hennequin, Oncologue radiothérapeute, Hôpital Saint-Louis, Paris, V. Molinie, Pathologiste, Hôpital Saint-Joseph, Paris, P. Mongiat-Artus, Urologue, Hôpital Saint-Louis, Paris, J.-P. Muratet, Médecin nucléaire, Centre Jean Bernard, Le Mans, P.-M. Pabot du Châtelard, Radiothérapeute, Centre Paul Papin, Angers, D. Prapotnich, Oncologue, Institut Mutualiste Montsouris, Paris, X. Rebillard, Urologue, Clinique Beausoleil, Montpellier, D. Rossi, Urologue, CHU Nord, Marseille

Références

1. Bill-Axelson A., Holmberg L., Ruutu M., Haggman M., Andersson S.O., Bratell S., et al. : Radical prostatectomy versus watchful waiting in early prostate cancer. New England Journal of Medicine, 2005 ; 352 : 1977-1984.

2. Holmberg L., Bill-Axelson A., Helgesen F., Salo J.O., Folmerz P., Haggman M., et al. : A randomized trial comparing radical prostatectomy with watchful waiting in early prostate cancer. New England Journal of Medicine, 2002 ; 347 : 781-789.

3. Soulie M., Barre C., Beuzeboc P., Chautard D., Cornud F., Eschwege P., et al. : Cancer de la prostate. Prostatic cancer. Prog. Urol., 2004 ; 14 : 913-915.

4. Peneau M., Villers A., Molinie V., Theis D., Soulie M. : Indications de la lymphadenectomie ilio-obturatrice dans le cancer de la prostate cliniquement localise. Indications for pelvic lymphadenectomy in clinically localized prostate cancer. Progres en Urologie, 2004 ; 14 : 287-294.

5. Alibhai S.M., Klotz L.H. : A systematic review of randomized trials in localized prostate cancer. Canadian Journal of Urology, 2004 ; 11 : 2110-2117.

6. Penson D.F. : An update on randomized clinical trials in localized and locoregional prostate cancer. Urologic Oncology, 2005 ; 23 : 280-288.

7. Wilt T. : Prostate cancer (non-metastatic) [online]. Clinical evidence, ed. 2004.

8. NICE. Laparoscopic radical prostatectomy. NICE, 2003. Available: URL: www.nice.org.uk/IPG016distributionlist.

9. Brundage M., Lukka H., Crook J., Warde P., Bauman G., Catton C., et al. : The use of conformal radiotherapy and the selection of radiation dose in T1 or T2 low or intermediate risk prostate cancer - a systematic review. Radiotherapy & Oncology, 2002 ; 64 : 239-250.

10. Nilsson S., Norlen B.J., Widmark A. : A systematic overview of radiation therapy effects in prostate cancer. Acta Oncologica, 2004 ; 43 : 316-381.

11. Hummel S., Paisley S., Morgan A., Currie E., Brewer N. : Clinical and cost-effectiveness of new and emerging technologies for early localised prostate cancer : a systematic review. Health Technol Assess, 2003; 7 : 157.

12. ANAES. Evaluation de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité, rapport d'étape. Service évaluationtechnologique, service évaluation économique ed. 2003.

13. Morris D.E., Emami B., Mauch P.M., Konski A.A., Tao M.L., Ng AK, et al. : Evidence-based review of three-dimensional conformal radiotherapy for localized prostate cancer : an ASTRO outcomes initiative. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2005 ; 62 : 3-19.

14. ANAES. Evaluation de la radiothérapie conformationnelle 3D. Service évaluation technologique, service évaluation économique, 2003.

15. Yeoh E.E., Fraser R.J., McGowan R.E., Botten R.J., Di Matteo A.C., Roos D.E., et al. : Evidence for efficacy without increased toxicity of hypofractionated radiotherapy for prostate carcinoma: early results of a Phase III randomized trial. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2003 ; 55 : 943-955.

16. Dearnaley D.P., Hall E., Lawrence D., Huddart R.A., Eeles R., Nutting C.M., et al. : Phase III pilot study of dose escalation using conformal radiotherapy in prostate cancer : PSA control and side effects. British Journal of Cancer, 2005 ; 92 : 488-498.

17. Lukka H., Hayter C., Julian J.A., Warde P., Morris W.J., Gospodarowicz M., et al. : Randomized trial comparing two fractionation schedules for patients with localized prostate cancer. Journal of Clinical Oncology, 2005 ; 23 : 6132-6138.

18. Pollack A., Zagars G.K., Antolak J.A., Kuban D.A., Rosen II.: Prostate biopsy status and PSA nadir level as early surrogates for treatment failure : analysis of a prostate cancer randomized radiation dose escalation trial. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2002 ; 54 : 677-685.

19. Zietman A.L., DeSilvio M.L., Slater J.D., Rossi C.J., Jr., Miller D.W., Adams J.A., et al. : Comparison of conventional-dose vs high-dose conformal radiation therapy in clinically localized adenocarcinoma of the prostate : a randomized controlled trial. JAMA, 2005 ; 294 : 1233-1239.

20. Beckendorf V., Guerif S., Le Prise E., Cosset J.M., Lefloch O., Chauvet B., et al. : The GETUG 70 Gy vs. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2004 ; 60 : 1056-1065.

21. Crook J., Lukka H., Klotz L., Bestic N., Johnston M., Genitourinary Cancer Disease Site Group of the Cancer Care Ontario Practice Guidelines Initiative : Systematic overview of the evidence for brachytherapy in clinically localized prostate cancer. CMAJ Canadian Medical Association Journal, 2001 ; 164 : 975-981.

22. Doust J., Miller E., Duchesne G., Kitchener M., Weller D. : A systematic review of brachytherapy. Australian Family Physician, 2004 ; 33 : 525-529.

23. Norderhaug I., Dahl O., Hoisaeter P.A., Heikkila R., Klepp O., Olsen D.R., et al. : Brachytherapy for prostate cancer : a systematic review of clinical and cost effectiveness. European Urology, 2003 ; 44 : 40-46.

24. NICE. Interventional procedures programme, interventional procedures overview of low dose rate brachytherapy for localised prostate cancer. 2005.

25. Fontaine. Traitement hormonal du cancer de la prostate localisé ou localement avancé. Progrès en Urologie, 2004 ; 14 : 433-436.

26. Wirth M., Tyrrell C., Wallace M., Delaere K.P., Sanchez-Chapado M., Ramon J., et al. : Bicalutamide (Casodex) 150 mg as immediate therapy in patients with localized or locally advanced prostate cancer significantly reduces the risk of disease progression. Urology, 2001 ; 58 : 146-151.

27. Fourcade R.O., Richaud P., Brune D., Colombel P., Sarramon J.P., Fournier G., et al. : Effet du bicalutamide 150 mg, a trois ans de suivi median, dans le cancer de la prostate non metastatique. Effect of bicalutamide 150 mg, after 3 years of median follow-up, in non-metastatic prostatic cancer. Progres en Urologie, 2003 ; 13 : 430-439.

28. Schroder F.H., Kurth K.H., Fossa S.D., Hoekstra W., Karthaus P.P., Debois M., et al. : Early versus delayed endocrine treatment of pN1-3 M0 prostate cancer without local treatment of the primary tumor : results of European Organisation for the Research and Treatment of Cancer 30846--a phase III study. Journal of Urology, 2004 ; 172 : 923-927.

29. Studer U.E., Hauri D., Hanselmann S., Chollet D., Leisinger H.J., Gasser T., et al. : Immediate versus deferred hormonal treatment for patients with prostate cancer who are not suitable for curative local treatment : results of the randomized trial SAKK 08/88. Journal of Clinical Oncology, 2004 ; 22 : 4109-4118.

30. Akaza H., Homma Y., Okada K., Yokoyama M., Usami M., Hirao Y., et al. : A prospective and randomized study of primary hormonal therapy for patients with localized or locally advanced prostate cancer unsuitable for radical prostatectomy : results of the 5-year follow-up. BJU International, 2003 ; 91 : 33-36.

31. Rebillard X., Davin J.L., Soulie M. : Comite de Cancerologie de l'Association Francaise d'Urologie. Traitement par HIFU du cancer de la prostate : revue de la litterature et indications de traitement. Treatment by HIFU of prostate cancer : survey of literature and treatment indications. Progres en Urologie, 2003 ; 13 : 1428-1456.

32. NICE. High-intensity focused ultrasound for prostate cancer. 2005.

33. Rebillard X., Gelet A., Davin J.L., Soulie M., Prapotnich D., Cathelineau X., et al. : Transrectal high-intensity focused ultrasound in the treatment of localized prostate cancer. J. Endourol., 2005 ; 19 : 693-701.

34. Sathya J.R., Davis I.R., Julian J.A., Guo Q., Daya D., Dayes I.S., et al. : Randomized trial comparing iridium implant plus external-beam radiation therapy with external-beam radiation therapy alone in node-negative locally advanced cancer of the prostate. Journal of Clinical Oncology, 2005 ; 23 : 1192-1199.

35. Ghaly M., Wallner K., Merrick G., True L., Sutlief S., Cavanagh W., et al. : The effect of supplemental beam radiation on prostate brachytherapy-related morbidity : morbidity outcomes from two prospective randomized multicenter trials. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2003 ; 55 : 1288-1293.

36. Wirth M.P., See W.A., McLeod D.G., Iversen P., Morris T., Carroll K., et al. : Bicalutamide 150 mg in addition to standard care in patients with localized or locally advanced prostate cancer : results from the second analysis of the early prostate cancer program at median followup of 5. Journal of Urology, 2004 ; 172 : 1865-1870.

37. Aus G., Abrahamsson P.A., Ahlgren G., Hugosson J., Lundberg S., Schain M., et al. : Three-month neoadjuvant hormonal therapy before radical prostatectomy : a 7-year follow-up of a randomized controlled trial. BJU International 2002 ; 90 : 561-566.

38. Klotz L.H., Goldenberg S.L., Jewett M.A., Fradet Y., Nam R., Barkin J., et al. : Long-term followup of a randomized trial of 0 versus 3 months of neoadjuvant androgen ablation before radical prostatectomy. Journal of Urology, 2003 ; 170 : 791-794.

39. Prezioso D., Lotti T., Polito M., Montironi R. : Neoadjuvant hormone treatment with leuprolide acetate depot 3. Urologia Internationalis, 2004 ; 72 : 189-195.

40. Soloway M.S., Pareek K., Sharifi R., Wajsman Z., McLeod D., Wood D.P., Jr., et al. : Neoadjuvant androgen ablation before radical prostatectomy in cT2bNxMo prostate cancer : 5-year results. Journal of Urology, 2002 ; 167 : 112-116.

41. Gleave M.E., Goldenberg S.L., Chin J.L., Warner J., Saad F., Klotz L.H., et al. : Randomized comparative study of 3 versus 8-month neoadjuvant hormonal therapy before radical prostatectomy : biochemical and pathological effects. Journal of Urology, 2001; 166 : 500-506.

42. Yoshimura K., Sumiyoshi Y., Hashimura T., Ueda T., Kamiryo Y., Yamamoto A., et al. : Neoadjuvant flutamide monotherapy for locally confined prostate cancer. International Journal of Urology, 2003; 10 : 190-195.

43. Iversen P., Tammela T.L., Vaage S., Lukkarinen O., Lodding P., Bull-Njaa T., et al. : A randomised comparison of bicalutamide ('Casodex') 150 mg versus placebo as immediate therapy either alone or as adjuvant to standard care for early non-metastatic prostate cancer. European Urology, 2002 ; 42 : 204-11.

44. Iversen P., Johansson J.E., Lodding P., Lukkarinen O., Lundmo P., Klarskov P., et al. : Bicalutamide (150 mg) versus placebo as immediate therapy alone or as adjuvant to therapy with curative intent for early nonmetastatic prostate cancer : 5. Journal of Urology, 2004; 172 : 1871-1876.

45. McLeod D.G., Iversen P., See W.A., Morris T., Armstrong J., Wirth M.P. : Bicalutamide 150 mg plus standard care vs standard care alone for early prostate cancer. BJU Int., 2006 ; 97 : 247-254.

46. Hanks G.E., Pajak T.F., Porter A., Grignon D., Brereton H., Venkatesan V., et al. : Phase III trial of long-term adjuvant androgen deprivation after neoadjuvant hormonal cytoreduction and radiotherapy in locally advanced carcinoma of the prostate : the Radiation Therapy Oncology Group Protocol 92-02. Journal of Clinical Oncology, 2003 ; 21 : 3972-3978.

47. Roach M., III, DeSilvio M., Lawton C., Uhl V., Machtay M., Seider M.J., et al. : Phase III trial comparing whole-pelvic versus prostate-only radiotherapy and neoadjuvant versus adjuvant combined androgen suppression : Radiation Therapy Oncology Group 9413. Journal of Clinical Oncology, 2003 ; 21 : 1904-1911.

48. Crook J., Ludgate C., Malone S., Lim J., Perry G., Eapen L., et al. : Report of a multicenter Canadian phase III randomized trial of 3 months vs. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2004 ; 60 : 15-23.

49. Wirth M.P., Weissbach L., Marx F.J., Heckl W., Jellinghaus W., Riedmiller H., et al. : Prospective randomized trial comparing flutamide as adjuvant treatment versus observation after radical prostatectomy for locally advanced, lymph node-negative prostate cancer. European Urology, 2004 ; 45 : 267-270.

50. Wirth M., Tyrrell C., Delaere K., Sanchez-Chapado M., Ramon J., Wallace D.M., et al. : Bicalutamide ('Casodex') 150 mg in addition to standard care in patients with nonmetastatic prostate cancer : updated results from a randomised double-blind phase III study (median follow-up 5.1 y) in the early prostate cancer programme. Prostate Cancer Prostatic Dis., 2005 ; 8 : 194-200.

51. See W.A., Wirth M.P., McLeod D.G., Iversen P., Klimberg I., Gleason D., et al. : Bicalutamide as immediate therapy either alone or as adjuvant to standard care of patients with localized or locally advanced prostate cancer : first analysis of the early prostate cancer program. Journal of Urology, 2002 ; 168 : 429-435.

52. Bolla M., Collette L., Blank L., Warde P., Dubois J.B., Mirimanoff R.O., et al. : Long-term results with immediate androgen suppression and external irradiation in patients with locally advanced prostate cancer (an EORTC study) : a phase III randomised trial. Lancet, 2002; 360: 103-106.

53. D'Amico A.V., Manola J., Loffredo M., Renshaw A.A., DellaCroce A., Kantoff P.W. : 6-month androgen suppression plus radiation therapy vs radiation therapy alone for patients with clinically localized prostate cancer: a randomized controlled trial. JAMA, 2004 ; 292 : 821-827.

54. Lawton C.A., Winter K., Murray K., Machtay M., Mesic J.B., Hanks G.E., et al. : Updated results of the phase III Radiation Therapy Oncology Group (RTOG) trial 85-31 evaluating the potential benefit of androgen suppression following standard radiation therapy for unfavorable prognosis carcinoma of the prostate. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2001 ; 49 : 937-46.

55. Pilepich M.V., Winter K., John M.J., Mesic J.B., Sause W., Rubin P., et al. : Phase III radiation therapy oncology group (RTOG) trial 86-10 of androgen deprivation adjuvant to definitive radiotherapy in locally advanced carcinoma of the prostate. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2001 ; 50 : 1243-1252.

56. Pilepich M.V., Winter K., Lawton C.A., Krisch R.E., Wolkov H.B., Movsas B., et al. : Androgen suppression adjuvant to definitive radiotherapy in prostate carcinoma--long-term results of phase III RTOG 85-31. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2005; 61 : 1285-1290.

57. Yamanaka H., Ito K., Naito S., Tsukamoto T., Usami M., Fujimoto H., et al. : Effectiveness of adjuvant intermittent endocrine therapy following neoadjuvant endocrine therapy and external beam radiation therapy in men with locally advanced prostate cancer. Prostate, 2005 ; 63 : 56-64.

58. Horwitz E.M., Winter K., Hanks G.E., Lawton C.A., Russell A.H., Machtay M. : Subset analysis of RTOG 85-31 and 86-10 indicates an advantage for long-term vs. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2001 ; 49 : 947-956.

59. Laverdiere J., Nabid A., De Bedoya L.D., Ebacher A., Fortin A., Wang C.S., et al. : The efficacy and sequencing of a short course of androgen suppression on freedom from biochemical failure when administered with radiation therapy for T2-T3 prostate cancer. Journal of Urology, 2004 ; 171 : 1137-1140.

60. Bolla M., Van Poppel H., Collette L., van Cangh P., Vekemans K., Da Pozzo L., et al. : Postoperative radiotherapy after radical prostatectomy : a randomised controlled trial (EORTC trial 22911). Lancet, 2005 ; 366 : 572-578.

61. Kuriyama M., Takahashi Y., Sahashi M., Ono Y., Tanaka T., Shimizu H., et al. : Prospective and randomized comparison of combined androgen blockade versus combination with oral UFT as an initial treatment for prostate cancer. Japanese Journal of Clinical Oncology, 2001 ; 31 : 18-24.