Bonnes pratiques des instillations de BCG dans le traitement des TVNIM : enquête auprès des urologues marocains

25 novembre 2019

Auteurs : M. Touzani, S. Regragui, A. Slaoui, T. Karmouni, K. Elkhader, A. Koutani, A. Iben Attya Andaloussi
Référence : Prog Urol, 2019, 13, 29, 696-697
Objectifs

Depuis le premier article de morales, les instillations de BCG en intravésical ont su s’imposer comme le traitement adjuvant de référence pour la prise en charge des TVNIM. Actuellement, les instillations sont indiquées à la fois dans les tumeurs de vessie de risque intermédiaire et de haut risque. La réalisation des instillations de BCG dans de bonnes conditions est essentielle à la réussite du traitement.

Méthodes

L’enquête a été réalisée entre le 1er novembre et le 31 décembre 2018 auprès d’urologues en formation (internes et résidents) et d’urologues qualifiés (spécialistes et enseignants) via un questionnaire format papier, ou sur Internet (Google Forms®). Les recommandations sur lesquelles nous nous sommes basées sont, par ordre alphabétique : ANZUNS 2018 (Australia and New Zealand Urological Nurses Society), AUA/SUO 2016 (American Urological Association et Society of Urologic Oncology), BAUN 2010 (British Association of Urological Nurses), CCAFU 2012 et 2018–2020 (Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie), EAU 2018 (European Association of Urology), EAUN 2015 (European Association of Urology Nurses) et NCCN 2018 (National Comprehensive Cancer Network).

Résultats

Quatre-vingt-quatorze urologues ont répondu à cette enquête. Près de 20 % ne remettent pas à leurs patients de documents explicatifs ou ne réalisent pas une consultation pendant laquelle leur sera expliqué le protocole. Soixante pour cent ne réalisent qu’un seul ECBU au début de la cure, 40 % en réalisent un avant chaque séance. En cas de colonisation, 73 % préfèrent traiter le patient et reporter la séance plutôt que la réaliser sous couverture antibiotique. Dans 68 % des cas, l’urologue réalise lui-même la séance, contre 32 % des cas où il la délègue à un infirmier. Dans près de 90 % des cas, cet infirmier n’a pas bénéficié de formation spécifique. Quatre-vingt pour cent des opérateurs ne sont pas totalement protégés lors de l’acte.

Conclusion

En conclusion, nous avons ainsi dégagé 4 principaux axes d’amélioration. Le respect des recommandations est essentiel et primordial, et permet la protection du patient et de l’opérateur. En effet, la survenue d’effets indésirable est la cause principale d’abandon des instillations de BCG.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.






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