Biocompatibilité des sondes et endoprothèses utilisées en urologie

16 juillet 2001

Mots clés : sonde, endoprothèse, bio-matériaux
Auteurs : Pariente JL, Bordenave L, Bareille R, Baquey C, Le Guillou M
Référence : Prog Urol, 1998, 8, 181-187
La biocompatibilité peut être interprétée comme la résultante optimale d'un ensemble d'interactions qui siègent à l'interface matériau-tissu dès que ces deux systèmes sont confrontés. Il s'agit d'une propriété d'interface plurifactorielle qui intègre l'ensemble des phénomènes mis en jeu dans un environnement biologique, c'est-à-dire absence de toxicité du matériau pour l'organisme et absence de dégradation du matériau par l'organisme. L'évaluation de la biocompatibilité peut être réalisée dans un cadre normatif en faisant appel à des techniques in vivo chez l'animal ou in vitro grâce à l'utilisation de cultures cellulaires permettant d'étudier d'une part la cytotoxicité (liée à une notion de tolérance) et d'autre part la cytocompatibilité (liée à l'acceptation biologique) d'un matériau. En raison de leur contact étroit avec l'urothélium pendant toute la durée d'implantation, la biocompatibilité des sondes et des endoprothèses est une exigence majeure. Cette revue présente les données actuelles issues de la littérature quant à l'évaluation de la biocompatibilité des matériels utilisés en urologie. Les principaux problèmes rencontrés sont d'une part des altérations de l'urothélium à type d'érosions ou au contraire une hyperplasie muqueuse et, d'autre part, l'existence d'incrustations développées sur ces matériaux.