Attitudes des médecins généralistes et endocrinologues face à la dysfonction érectile du patient diabétique : enquête auprès de 130 patients

25 février 2011

Auteurs : A. Tardieu, M. Khodari, J. Palazzi, C. Ajzenberg, R. Yiou
Référence : Prog Urol, 2011, 2, 21, 126-133




 




Introduction


La physiopathologie de la dysfonction érectile (DE) chez le patient diabétique est multifactorielle. Elle peut être en rapport avec une atteinte des troncs vasculaires péniens, une dysfonction endothéliale, une neuropathie pénienne ou un déséquilibre hormonal [1]. L’association possible de plusieurs facteurs explique la fréquence et la sévérité de la DE chez les patients diabétiques [2, 3]. Il a été montré qu’un mauvais équilibre glycémique, l’ancienneté du diabète ou la présence de complications micro-angiopathiques (rétinopathie, néphropathie) et macro-angiopathiques (artériosclérose) augmentent significativement le risque de DE [4, 5]. Par ailleurs, il est maintenant clairement établi que la survenue d’une DE peut être la première manifestation d’une macro-angiopathie et précéder de quelques année la survenue d’un accident cardiovasculaire [6]. Pour ces raisons, la recherche d’une DE est recommandée au cours de l’examen clinique de tout patient présentant des facteurs de risque cardiovasculaires [7, 8].


En dépit de l’altération importante de la qualité de vie qu’elle est susceptible d’engendrer et de l’association possible à d’autres pathologies, la DE reste insuffisamment prise en charge dans la population générale. Dans son rapport sur les « Recommandations aux médecins généralistes pour la prise en charge de première intention de la dysfonction érectile », l’Association inter-hospitalo universitaire de sexologie soulignait le contraste existant entre la forte prévalence de la DE et la faible fréquence des consultations en médecine générale pour ce motif [7].


Les patients diabétiques sont à fort risque de développer une DE et font l’objet d’un suivi médical a priori plus rapproché par leur médecin traitant (MT) ou leur endocrinologue, afin de dépister d’éventuelles complications métaboliques de la maladie. Dans cette étude, nous avons cherché à déterminer si ce suivi médical régulier se traduisait par un meilleur dépistage et une prise en charge accrue de la DE. Nous avons ainsi évalué la prévalence de la DE et le ressenti face à ce trouble dans une population de patients diabétiques suivis de manière régulière à l’hôpital Henri-Mondor, puis nous avons cherché à déterminer si une prise en charge de la DE avait été entreprise par les MT et/ou l’endocrinologue impliqués dans la prise en charge du diabète.


Patients et méthode


Nous avons réalisé une étude analytique observationnelle d’une cohorte de patients diabétiques consultant au sein du service d’endocrinologie de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil sur une période de cinq semaines. Les critères d’exclusion étaient l’âge (patients mineurs) et le niveau de compréhension insuffisant de la langue française. Le questionnaire (Annexe 1) comportait 28 questions explorant quatre axes :

les caractéristiques générales des patients interrogés (trois questions) ;
les caractéristiques des médecins généralistes et endocrinologues et l’évaluation de la prise en charge d’une éventuelle DE (15 questions) ;
les attentes des patients concernant leur sexualité et la gêne causée par une éventuelle dysfonction érectile (cinq questions) ;
la fonction érectile du patient (cinq questions correspondant à l’Index international de la fonction érectile, IIEF5).


Des scores IIEF5 inférieurs à 5 correspondaient principalement à des patients en situation d’abstinence sexuelle (principale réponse : « Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels »). La DE était considérée comme sévère pour des scores entre 5 et 10, modérée entre 11 et 15, légère entre 16 et 20. Entre 21 et 25, la fonction érectile était considérée comme normale.


Les questionnaires incomplets furent considérés comme non exploitables et exclus de l’analyse statistique.


Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel StatView®. Les moyennes sont présentées ± écart type et ont été comparées entre elles par un test de t de Student. Une valeur de p <0,05 était considérée comme significative.


Résultats


Sur 201 patients sollicités, 164 questionnaires ont été récupérés, soit un taux de réponse de 81,6 %. Trente-quatre questionnaires ont été exclus car incomplets et ininterprétables. Au total, 130 patients ont été inclus dans l’étude.


L’âge moyen était de 57,5 ans±12,3 (extrêmes 21–84). Le score IIEF5 moyen était de 13,6±8,1. Trente-trois patients (30,6 %) n’avaient pas de troubles érectiles, 27 patients une DE légère (25 %), 20 patients une DE modérée (18,5 %) et 28 patients une DE sévère (25,9 %). Vingt-deux patients (16,9 %) avaient un score IIEF5 inférieur à 5. Au total, 74,6 % des patients avaient un score IIEF5 inférieur à 21. Quatre-vingt-six patients (66,2 %) considéraient avoir un problème d’érection (question no 22). Parmi ces patients, 55 (63,9 %) considéraient leur activité sexuelle comme un moyen ou un gros problème (question no 23). Parmi les 22 patients ayant un score IIEF5 inférieur à 5 (en situation d’abstinence), l’activité sexuelle ne représentait aucun problème dans 50 % des cas et un problème minime pour le reste d’entre eux.


Sur la Figure 1 sont présentés les résultats par classe d’âge (quatre classes : 21–40 ans, 41–55 ans, 56–70 ans et plus de 70 ans). La prévalence de la DE augmentait avec l’âge ainsi que la sévérité de l’atteinte, pour atteindre 100 % de DE après 70 ans dont 60 % d’atteintes sévères. Les scores IIEF5 moyens diminuaient de manière significative avec la classe d’âge : 22,9±3 pour les 21–40 ans, 16,6±7,6 pour les 41–55 ans, 11,9±7,1 pour les 56–70 ans, 5±5,5 au delà de 70 ans (différences significatives entre groupes avec p <0,0001).


Figure 1
Figure 1. 

Fonction érectile en fonction de l’âge (patients IIEF5<5 exclus).




Parmi les 130 hommes interrogés, 118 souhaitaient être traités pour une DE (90,8 %). Parmi les 86 hommes ayant déclaré souffrir de problèmes d’érection, 76 souhaitaient un traitement (88,4 %) et 11 en recevaient un (12,8 %), quatre par inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5), sept par injections intracaverneuse (IIC). Quatre patients (36,4 %) rapportaient une amélioration des érections avec ces traitements (questions 11 et 17). Ces prescriptions provenaient du MT pour cinq patients. Pour la prise en charge d’une éventuelle DE, les patients auraient préférentiellement choisi leur MT dans 36,9 % des cas, un spécialiste des troubles sexuels (urologue ou sexologue) dans 35,4 % des cas, leur diabétologue dans 26,2 % des cas.


Au total, 122 patients avaient un MT participant au suivi du diabète. Dans ce sous-groupe, le sujet des troubles sexuels avait été abordé en consultation avec le MT dans 25,4 % des cas (n =31). Parmi les 91 patients ayant un MT mais n’ayant jamais abordé le sujet, 70,3 % auraient souhaité en parler quel que soit leur statut érectile. Quand le sujet avait été abordé, l’initiative en revenait au MT dans 19,4 % des cas (n =6). Le MT avait prescrit un traitement dans 45,2 % des cas ou adressé le patient à un spécialiste (urologue, andrologue, sexologue) dans 17,4 % des cas.


Le sujet des troubles sexuels avait été abordé en consultation d’endocrinologie pour 44 patients (33,8 %). Pour les 86 autres patients, 70,9 % (n =61) auraient souhaité que le sujet soit abordé. L’initiative revenait au diabétologue dans 59,5 % des cas (n =25). Un traitement était proposé dans 14,3 % des cas et l’orientation vers un confrère spécialiste dans 25 % des cas.


Les endocrinologues prenaient davantage que les MT l’initiative de parler de DE en consultation de suivi des patients diabétiques (59,5 % vs 19,4 %, p =0,001), mais les MT prescrivaient plus fréquemment un traitement (45,2 % vs 14,3 %, p =0,008). L’attitude des MT et des endocrinologues n’était pas significativement différente en ce qui concerne le recours à un spécialiste (25 % vs 17,4 %, NS).


Trente patients avaient un MT féminin. La question d’une éventuelle DE avait été abordée dans 13,3 % des cas avec elles (contre 29,3 % pour les MT de sexe masculin, NS). L’initiative revenait alors dans 100 % des cas au patient (contre 77,8 % si le MT était un homme, NS).


Discussion


Notre étude montre que les troubles sexuels restent peu recherchés par les MT et les endocrinologues au cours du suivi des patients diabétiques, en dépit de la forte prévalence, de la sévérité potentielle de la DE et du souhait de prise en charge par la majorité des patients. Si les endocrinologues abordent plus fréquemment le sujet de la DE avec leurs patients, le recours aux spécialistes des troubles sexuels (urologues, andrologues ou sexologues) est rarement réalisé.


Bien que l’effectif de notre étude d’observation soit faible (130 inclusions), le taux de réponse (81,6 %) était élevé ; la plupart des enquêtes épidémiologiques sur la DE présentent des taux proches de 50 % [9, 10, 11, 12, 13, 14, 15]. Par ailleurs, l’âge moyen et le type de diabète (majoritairement de type II) des patients inclus dans notre étude étaient représentatifs de la population générale des patients diabétiques [16].


La prévalence de la DE dans notre cohorte était élevée puisque 66,2 % de patients déclaraient une souffrance liée à des problèmes d’érection (question 22), et 74,7 % avaient un score IIEF5 inférieur à 21. Ce résultat est conforme aux études épidémiologiques conduites avec le questionnaire IIEF5, montrant des prévalences de DE entre 63,6 et 90 % dans les populations diabétiques [3, 11, 17, 18, 19]. Le score IIEF5 moyen de notre étude (13,6) est concordant avec celui rapporté précédemment dans l’enquête de Giuliano et al. chez les patients diabétiques (14,1) [3].


Près de deux tiers (63,9 %) des patients présentant une DE exprimaient un problème lié à leur activité sexuelle (question 23). La gêne ressentie était plus faible chez les patients ayant un score IEEF5 inférieur à 5 (50 %), témoignant d’une perte d’intérêt pour l’activé sexuelle.


Qu’ils aient ou non une DE, plus de 90 % des patients auraient souhaité être traités pour ce motif. Seuls 12,8 % des patients présentant une DE l’étaient effectivement et les patients traités restaient plutôt insatisfaits. Cela reflète probablement la difficulté de prise en charge de la DE dans le cadre du diabète en raison de son caractère multifactoriel et plaide pour une prise en charge en milieu spécialisée.


Le MT était l’interlocuteur privilégié pour aborder le sujet de la DE dans notre cohorte (36,9 %), en accord avec l’étude de Costa et al. dans la population générale [12]. Seuls 25,4 % des MT et 32,8 % des endocrinologues avaient une fois dans le suivi abordé le sujet avec leur patient. Les endocrinologues initiaient plus souvent la discussion sur les troubles sexuels mais étaient paradoxalement moins actifs dans leur prise en charge, sans pour autant déléguer significativement plus à un confrère spécialiste.


Conclusion


Notre étude a confirmé la prévalence élevée et la sévérité de la DE chez les patients diabétiques. En dépit du souhait des patients d’être pris en charge, les MT et les endocrinologues abordaient rarement les problèmes de sexualité et prescrivaient peu de traitements sans pour autant avoir recours à un spécialiste. Une sensibilisation au dépistage des troubles sexuels devrait être entreprise chez les médecins impliqués dans la prise en charge du diabète.



Annexe 1. Questionnaire.





1) Quel est votre âge ? ans 
2) À quel âge a-t-on découvert votre diabète ? ans 
3) Êtes-vous traité par insuline ? 
Oui  →  Si oui depuis quand ? ans 
Non     
4) Avez-vous un médecin généraliste habituel ? 
Oui     
Non     
5) Votre médecin généraliste est : 
Un homme     
Une femme     
6) Votre médecin généraliste participe-t-il au suivi (prescription, surveillance) de votre diabète ? 
Oui     
Non     
7) Est-ce que le sujet des difficultés d’érection liées au diabète a été abordé avec votre médecin généraliste ? 
Oui     
Non     
8) Si vous avez répondu non à la question précédente (question 7), auriez-vous aimé que le sujet soit abordé au cours d’une consultation ? 
Oui     
Non     
9) Si vous avez répondu oui à la question 7, qui a été à l’initiative ? 
Votre médecin généraliste     
Vous     
10) Si vous avez répondu oui à la question 7, est-ce qu’un traitement vous a été prescrit ? 
Oui  →  Nom du traitement (si possible) :  
Non     
11) Si vous avez répondu oui à cette dernière question (question 10), le traitement a-t-il amélioré vos érections ? 
Oui     
Non     
12) Votre diabétologue est : 
Un homme     
Une femme     
13) Est-ce que le sujet des difficultés d’érection liées au diabète a été abordé avec votre diabétologue avant ce jour ? 
Oui     
Non     
14) Si vous avez répondu non à la question précédente (question 13), auriez-vous aimé que le sujet soit abordé au cours d’une consultation ? 
Oui     
Non     
15) Si vous avez répondu oui à la question 13, qui a été à l’initiative ? 
Votre diabétologue     
Vous     
16) Si vous avez répondu oui à la question 13, est-ce qu’un traitement vous a été prescrit ? 
Oui  →  Nom du traitement (si possible) :  
Non     
17) Si vous avez répondu oui à cette dernière question (question 16), le traitement a-t-il amélioré vos érections ? 
Oui     
Non     
18) Est-ce que votre médecin généraliste ou votre diabétologue vous a proposé de consulter un spécialiste des troubles sexuels ? Et si oui lequel des deux ? 
Oui  →  Votre médecin généraliste ou votre diabétologue 
Non     
19) Dans l’hypothèse où vous seriez touché par des problèmes d’érection, aimeriez-vous un traitement ? 
Oui     
Non     
20) Quel médecin aurait votre préférence pour prendre en charge un problème d’érection ? 
Votre médecin généraliste     
Votre diabétologue     
Un médecin spécialiste des troubles sexuels (médecin sexologue, urologue)     
Autre     
21) Êtes-vous actuellement traité pour des problèmes d’érection ? 
Oui  →  Nom du traitement (si possible) :  
Non     
22) Si vous pensez souffrir de problèmes d’érection, quelle est l’ancienneté de vos difficultés ? 
Pas de problème d’érection     
Moins de 6 mois     
6 mois à 1 an     
1 à 2 ans     
2 à 5 ans     
Plus de 5 ans     
23) Votre activité sexuelle représente pour vous ? 
Aucun problème     
Un problème minime     
Un petit problème     
Un problème modéré/moyen     
Un gros problème     
24) Au cours des six derniers mois, lorsque vous avez eu des érections à la suite de stimulations sexuelles, avec quelle fréquence votre pénis a été suffisamment rigide (dur) pour permettre la pénétration de votre partenaire ? 
Je n’ai pas eu de stimulation sexuelle     
Presque jamais ou jamais     
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps)     
Quelquefois (environ la moitié du temps)     
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps)     
Presque tout le temps ou tout le temps     
25) Au cours des six derniers mois, pendant vos rapports sexuels, avec quelle fréquence avez-vous pu rester en érection après avoir pénétré votre partenaire ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels     
Presque jamais ou jamais     
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps)     
Quelquefois (environ la moitié du temps)     
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps)     
Presque tout le temps ou tout le temps     
26) Au cours des six derniers mois, pendant vos rapports sexuels, à quel point vous a-t-il été difficile de rester en érection jusqu’à la fin de ces rapports ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels     
Extrêmement difficile     
Très difficile     
Difficile     
Un peu difficile     
Pas difficile     
27) Au cours des six derniers mois, lorsque vous avez essayé d’avoir des rapports sexuels avec quelle fréquence en avez-vous été satisfait ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels     
Presque jamais ou jamais     
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps)     
Quelquefois (environ la moitié du temps)     
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps)     
Presque tout le temps ou tout le temps     
28) Au cours des six derniers mois, à quel point étiez-vous sûr de pouvoir avoir une érection et de la maintenir ? 
Pas sûr du tout     
Pas très sûr     
Moyennement sûr     
Sûr     
Très sûr     





Conflit d’intérêt


Nous ne déclarons aucun conflit d’intérêt.



 Niveau de preuve : 3.





1) Quel est votre âge ? ans 
2) À quel âge a-t-on découvert votre diabète ? ans 
3) Êtes-vous traité par insuline ? 
Oui  →  Si oui depuis quand ? ans 
Non     
4) Avez-vous un médecin généraliste habituel ? 
Oui     
Non     
5) Votre médecin généraliste est : 
Un homme     
Une femme     
6) Votre médecin généraliste participe-t-il au suivi (prescription, surveillance) de votre diabète ? 
Oui     
Non     
7) Est-ce que le sujet des difficultés d’érection liées au diabète a été abordé avec votre médecin généraliste ? 
Oui     
Non     
8) Si vous avez répondu non à la question précédente (question 7), auriez-vous aimé que le sujet soit abordé au cours d’une consultation ? 
Oui     
Non     
9) Si vous avez répondu oui à la question 7, qui a été à l’initiative ? 
Votre médecin généraliste     
Vous     
10) Si vous avez répondu oui à la question 7, est-ce qu’un traitement vous a été prescrit ? 
Oui  →  Nom du traitement (si possible) :  
Non     
11) Si vous avez répondu oui à cette dernière question (question 10), le traitement a-t-il amélioré vos érections ? 
Oui     
Non     
12) Votre diabétologue est : 
Un homme     
Une femme     
13) Est-ce que le sujet des difficultés d’érection liées au diabète a été abordé avec votre diabétologue avant ce jour ? 
Oui     
Non     
14) Si vous avez répondu non à la question précédente (question 13), auriez-vous aimé que le sujet soit abordé au cours d’une consultation ? 
Oui     
Non     
15) Si vous avez répondu oui à la question 13, qui a été à l’initiative ? 
Votre diabétologue     
Vous     
16) Si vous avez répondu oui à la question 13, est-ce qu’un traitement vous a été prescrit ? 
Oui  →  Nom du traitement (si possible) :  
Non     
17) Si vous avez répondu oui à cette dernière question (question 16), le traitement a-t-il amélioré vos érections ? 
Oui     
Non     
18) Est-ce que votre médecin généraliste ou votre diabétologue vous a proposé de consulter un spécialiste des troubles sexuels ? Et si oui lequel des deux ? 
Oui  →  Votre médecin généraliste ou votre diabétologue 
Non     
19) Dans l’hypothèse où vous seriez touché par des problèmes d’érection, aimeriez-vous un traitement ? 
Oui     
Non     
20) Quel médecin aurait votre préférence pour prendre en charge un problème d’érection ? 
Votre médecin généraliste     
Votre diabétologue     
Un médecin spécialiste des troubles sexuels (médecin sexologue, urologue)     
Autre     
21) Êtes-vous actuellement traité pour des problèmes d’érection ? 
Oui  →  Nom du traitement (si possible) :  
Non     
22) Si vous pensez souffrir de problèmes d’érection, quelle est l’ancienneté de vos difficultés ? 
Pas de problème d’érection     
Moins de 6 mois     
6 mois à 1 an     
1 à 2 ans     
2 à 5 ans     
Plus de 5 ans     
23) Votre activité sexuelle représente pour vous ? 
Aucun problème     
Un problème minime     
Un petit problème     
Un problème modéré/moyen     
Un gros problème     
24) Au cours des six derniers mois, lorsque vous avez eu des érections à la suite de stimulations sexuelles, avec quelle fréquence votre pénis a été suffisamment rigide (dur) pour permettre la pénétration de votre partenaire ? 
Je n’ai pas eu de stimulation sexuelle     
Presque jamais ou jamais     
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps)     
Quelquefois (environ la moitié du temps)     
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps)     
Presque tout le temps ou tout le temps     
25) Au cours des six derniers mois, pendant vos rapports sexuels, avec quelle fréquence avez-vous pu rester en érection après avoir pénétré votre partenaire ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels     
Presque jamais ou jamais     
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps)     
Quelquefois (environ la moitié du temps)     
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps)     
Presque tout le temps ou tout le temps     
26) Au cours des six derniers mois, pendant vos rapports sexuels, à quel point vous a-t-il été difficile de rester en érection jusqu’à la fin de ces rapports ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels     
Extrêmement difficile     
Très difficile     
Difficile     
Un peu difficile     
Pas difficile     
27) Au cours des six derniers mois, lorsque vous avez essayé d’avoir des rapports sexuels avec quelle fréquence en avez-vous été satisfait ? 
Je n’ai pas essayé d’avoir de rapports sexuels     
Presque jamais ou jamais     
Rarement (beaucoup moins que la moitié du temps)     
Quelquefois (environ la moitié du temps)     
La plupart du temps (beaucoup plus que la moitié du temps)     
Presque tout le temps ou tout le temps     
28) Au cours des six derniers mois, à quel point étiez-vous sûr de pouvoir avoir une érection et de la maintenir ? 
Pas sûr du tout     
Pas très sûr     
Moyennement sûr     
Sûr     
Très sûr     




Références



Bondil P. La dysfonction erectile  Paris: John Libbey Eurotext (2003). 
Delavierre D. Épidémiologie de la dysfonction érectile (2ème partie). Facteurs de risque Andrologie 2002 ;  12 (4) : 323-331 [cross-ref]
Giuliano F.A., Leriche A., Jaudinot E.O., de Gendre A.S. Prevalence of erectile dysfunction among 7689 patients with diabetes or hypertension, or both Urology 2004 ;  64 : 1196-1201 [inter-ref]
Kalter-Leibovici O., Wainstein J., Ziv A., Harman-Bohem I., Murad H., Raz I. Clinical, socioeconomic, and lifestyle parameters associated with erectile dysfunction among diabetic men Diabetes Care 2005 ;  28 : 1739-1744 [cross-ref]
Rhoden E.L., Ribeiro E.P., Riedner C.E., Teloken C., Souto C.A. Glycosylated haemoglobin levels and the severity of erectile function in diabetic men BJU Int 2005 ;  95 : 615-617 [cross-ref]
Kostis J.B., Jackson G., Rosen R., Barrett-Connor E., Billups K., Burnett A.L., et al. Sexual dysfunction and cardiac risk (the Second Princeton Consensus Conference) Am J Cardiol 2005 ;  96 : 313-321 [inter-ref]
AIHUS. Recommandations aux médecins généralistes pour la prise en charge de première intention de la dysfonction érectile ; 31 août 2005 [en ligne].
Cour F., Fabbro-Peray P., Cuzin B., Bonierbale M., Bondil P., de Crecy M., et al. Recommendations to general practice doctors for first line management of erectile dysfunction Prog Urol 2005 ;  15 : 1011-1020
Ansong K.S., Lewis C., Jenkins P., Bell J. Help-seeking decisions among men with impotence Urology 1998 ;  52 : 834-837 [inter-ref]
Braun M., Wassmer G., Klotz T., Reifenrath B., Mathers M., Engelmann U. Epidemiology of erectile dysfunction: results of the ‘Cologne Male Survey’ Int J Impot Res 2000 ;  12 : 305-311 [cross-ref]
Cho N.H., Ahn C.W., Park J.Y., Ahn T.Y., Lee H.W., Park T.S., et al. Prevalence of erectile dysfunction in Korean men with type 2 diabetes mellitus Diabet Med 2006 ;  23 : 198-203 [cross-ref]
Costa P., Avances C., Wagner L. Erectile dysfunction: knowledge, wishes and attitudes. Results of a French study of 5099 men aged 17 to 70 Prog Urol 2003 ;  13 : 85-91
Dunn K.M., Croft P.R., Hackett G.I. Sexual problems: a study of the prevalence and need for health care in the general population Fam Pract 1998 ;  15 : 519-524 [cross-ref]
Giuliano F., Chevret-Measson M., Tsatsaris A., Reitz C., Murino M., Thonneau P. Prevalence of erectile dysfunction in France: results of an epidemiological survey of a representative sample of 1004 men Eur Urol 2002 ;  42 : 382-389 [cross-ref]
Rosen R.C., Fisher W.A., Eardley I., Niederberger C., Nadel A., Sand M. The multinational Men’s Attitudes to Life Events and Sexuality (MALES) study: I. Prevalence of erectile dysfunction and related health concerns in the general population Curr Med Res Opin 2004 ;  20 : 607-617 [cross-ref]
INVS. Échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques–Résultats [en ligne]. Institut de veille sanitaire, septembre 2005.
Siu S.C., Lo S.K., Wong K.W., Ip K.M., Wong Y.S. Prevalence of and risk factors for erectile dysfunction in Hong Kong diabetic patients Diabet Med 2001 ;  18 : 732-738 [cross-ref]
Sasaki H., Yamasaki H., Ogawa K., Nanjo K., Kawamori R., Iwamoto Y., et al. Prevalence and risk factors for erectile dysfunction in Japanese diabetics Diabetes Res Clin Pract 2005 ;  70 : 81-89 [cross-ref]
Bacon C.G., Hu F.B., Giovannucci E., Glasser D.B., Mittleman M.A., Rimm E.B. Association of type and duration of diabetes with erectile dysfunction in a large cohort of men Diabetes Care 2002 ;  25 : 1458-1463 [cross-ref]






© 2010 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.