Atteintes rénales de la sclérose tubéreuse de Bourneville : recommandations de prise en charge

25 juin 2012

Auteurs : O. Rouvière, H. Nivet, N. Grenier, L. Zini, E. Lechevallier
Référence : Prog Urol, 2012, 7, 22, 367-379




 




Introduction


La sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) est une phacomatose autosomique dominante intéressant environ 1/6000 naissances, avec une prévalence de 1/11000–14000 après l’âge de dix ans [1, 2]. Elle est due à l’atteinte des gènes TSC1 (9q34) ou TSC2 (16p13) codant respectivement pour l’hamartine et la tubérine qui régulent la prolifération cellulaire et la voie mTOR. La STB se caractérise par la croissance de lésions hamartomateuses multiples (cerveau, peau, reins, cœur, poumons, rétine…). Les signes neurologiques sont prédominants avec épilepsie, retard mental et/ou troubles comportementaux comme l’autisme [1, 3].


Les atteintes rénales sont la seconde cause de mortalité/morbidité tous âges confondus et la première cause de mortalité après 30ans [4, 5, 6, 7]. Elles concernent 48–80 % des patients [5, 8, 9, 10, 11], et sont dominées par l’apparition d’angiomyolipomes (AML), de kystes corticaux, de lésions malignes ou à potentiel malin (carcinomes à cellules rénales, angiomyolipomes épithélioïdes [AMLE]) et/ou d’une insuffisance rénale chronique (IRC).


Les AML rénaux touchent 34–80 % des patients [8, 9, 10, 12, 13]. Ils sont nombreux, bilatéraux et volumineux [14, 15, 16, 17], surtout en cas de mutation de TSC2 [10, 13] ou de retard intellectuel [13, 18]. Les patients avec AML auraient plus souvent des hamartomes rétiniens, des rhabdomyomes cardiaques et des lésions cutanées [4]. La principale complication des AML est la rupture hémorragique spontanée qui peut nécessiter une néphrectomie ou une embolisation en urgence. Les AML peuvent aussi détruire le parenchyme rénal et créer une IRC [16, 19].


Des kystes rénaux touchent 14–45 % des adultes atteints de STB et 10–20 % des enfants [5, 8, 10, 12, 20]. Petits et rarement symptomatiques [10, 21], leur nombre est inférieur à 5 dans 45–64 % des cas. Ils sont bilatéraux dans 22–60 % des cas [10, 20].


L’évolution vers l’IRC, première cause de décès à l’âge adulte [7], concerne moins de 2–5 % des patients [21, 22, 23]. Elle peut être iatrogène (néphrectomie, embolisations, toxicité des médicaments), ou due aux AML ou à une polykystose rénale (PKR) [9, 19, 20, 24]. Le gène TSC2 est voisin du gène PKD1 (16p13,3) impliqué dans la PKR dominante de l’adulte. Une délétion affectant simultanément les deux gènes peut donner une PKR détectable dès l’enfance et responsable d’une IRC terminale dans la deuxième ou troisième décennie (« TSC2/PKD1 contiguous gene syndrome ») [3, 5, 25].


L’association entre STB et tumeurs rénales malignes reste discutée [26], avec un taux de cancer de 0,5–4,2 % [5, 8, 10]. Des cas pédiatriques et des tumeurs multiples [27, 28] ont fait émettre l’hypothèse que la STB était un facteur de risque, ce qui reste controversé [26]. Certains cancers décrits pourraient d’ailleurs correspondre à des AMLE, une variante potentiellement maligne des AML [6, 29, 30, 31, 32, 33, 34].


La prise en charge des atteintes rénales de la STB, potentiellement graves, reste peu standardisée. Le but de ce travail est de faire le point sur ces atteintes rénales et de déduire des recommandations de prise en charge de la littérature.


Patients et méthodes


Le centre de référence sur la STB a fait appel, en septembre 2008, aux services d’urologie, de néphrologie et d’imagerie des CHU français pour établir des recommandations sur la prise en charge des atteintes rénales de la STB. En mai 2009 les médecins intéressés de neuf CHU ont rédigé dix questions pratiques devant faire l’objet de recommandations. Cinq praticiens (OR, HN, LZ, NG, ELC) ont rédigé, après revue de la littérature, une première version des recommandations, évaluée par un panel d’experts relecteurs. L’accord des relecteurs pour chaque item a été estimé par une échelle de Likert à neuf paliers (1 : désaccord total ; 9 : accord total) et des commentaires libres. Les recommandations ont été reformulées jusqu’à ce que chaque item recueille un score médian supérieur ou égal à 8.


Questions cliniques et recommandations


Faut-il un dépistage des atteintes rénales de la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) ?


Le but du dépistage des atteintes rénales de la STB est la prévention des risques évolutifs (décès, hémorragie, IRC, cancer). Son bénéfice sur l’incidence des complications et la morbi-mortalité n’a pas fait l’objet d’études. Mais une évaluation rénale doit faire partie de la prise en charge initiale des patients pour la plupart des auteurs [14920243536, 4, 9, 20, 24, 35, 36].

Recommandation 1 : nécessité d’un dépistage des atteintes rénales


Compte tenu de leur fréquence et de leur sévérité, le dépistage et le suivi des lésions rénales est indiqué chez tous les patients ayant une STB. L’évaluation rénale initiale doit permettre de conseiller la famille et le patient et de planifier le suivi et la prise en charge (type d’imagerie, rythme, traitement prophylactique).



Quel suivi avant l’âge de 20ans ?


Les atteintes rénales de la STB se développent surtout avant 20ans. Chez 41 patients, leur prévalence était de 19 % avant sept ans, 33 % entre huit et 16ans et 62 % au-delà [21]. Chez 60enfants, le taux d’atteintes rénales est passé de 55 % en début de suivi (âge moyen, 6,9ans) à 80 % en fin d’étude (âge moyen, 10,5ans) [9]. L’âge médian de détection de la première anomalie est 7,2–11,1ans [9, 10, 20, 21]. Des kystes peuvent exister dès la naissance et des AML apparaître durant les deux premières années de vie [9, 20]. Les atteintes rénales seraient constituées à la fin de l’adolescence [9, 21], avec quelques observations d’anomalies apparues après 20ans [10, 21]. Dans ces cas, la détection des atteintes rénales était assurée par échographie, de sensibilité moindre que la tomodensitométrie (TDM). Certains patients pouvaient donc avoir des anomalies modérées non détectées avant 20ans.


Les AML grossissent dans la deuxième décennie [9, 10, 20, 21] avec des croissances pouvant atteindre plus de 4cm/an [9, 10]. Les complications hémorragiques restent exceptionnelles avant 20ans [10, 21].


L’évolution des kystes est variable : disparition [9] ou progression en taille et en nombre [4, 20]. Les kystes simples, peu nombreux et peu évolutifs sont à différencier de ceux, nombreux, volumineux, bilatéraux et précoces associés à une PKR [21].


Les protocoles de surveillance de la littérature sont variables (Tableau 1). Ils utilisent plutôt l’échographie (moins chère et non irradiante) pour les moins de 20ans, et ont un suivi assez espacé (rareté des complications dans cette tranche d’âge) [5, 20, 21, 37, 38].

Recommandation 2 : dépistage et suivi dans les deux premières décennies de vie


2a
Une échographie abdominale doit être réalisée dès le diagnostic de STB. Elle sera complétée d’une évaluation de la fonction rénale (créatininémie) si l’échographie est anormale.
2b
Ce bilan sera répété tous les trois à cinq ans s’il est normal et tous les deux à trois ans si l’échographie ne met en évidence que des kystes peu nombreux ou des AML de moins de 4cm.
2c
S’il existe des kystes bilatéraux, volumineux et nombreux, une polykystose associée devra être suspectée. En raison du risque d’évolution rapide vers l’insuffisance rénale terminale (deuxième ou troisième décennie de vie), la fonction rénale et la pression artérielle devront être surveillées tous les 12mois et le patient orienté vers une consultation de néphrologie.
2d
L’apparition de symptômes compatibles avec une complication rénale (douleur du flanc, pesanteur abdominale, hématurie, état de choc), la croissance rapide d’un AML, sa taille supérieure à 4cm ou le développement d’une masse tissulaire suspecte en échographie doivent faire pratiquer un examen TDM ou IRM.



Quel suivi à l’âge adulte ?


Après 20ans, la croissance des AML se ralentit. On ignore s’il existe un âge au-delà duquel elle devient nulle [10]. Le suivi au long cours des anomalies rénales n’a pas fait l’objet d’études. Les adultes avec atteintes rénales ont trois risques majeurs : la rupture hémorragique d’un AML (le plus souvent après 20ans), une IRC par destruction progressive des reins par les AML (les PKR sont généralement diagnostiquées avant 20ans) et d’une tumeur maligne.


Ces risques justifient, pour certains, la nécessité d’un suivi en imagerie [10, 16].


L’échographie n’est pas idéale car elle apprécie mal la taille des AML surtout s’ils sont coalescents. La TDM ou l’IRM ont une précision meilleure [39, 40]. La TDM, grâce à ses temps d’acquisition courts peut permettre de se passer d’anesthésie générale, mais sa répétition expose à des doses élevées de radiation [40, 41]. L’IRM, non irradiante, est une alternative pour le suivi, mais sa durée peut rendre nécessaire une anesthésie générale.

Recommandation 3 : modalités de suivi à l’âge adulte


3a
Un suivi au long terme des atteintes rénales est recommandé pour surveiller l’évolutivité des AML et s’assurer de l’absence d’apparition d’une tumeur maligne ou d’une insuffisance rénale. Le suivi en imagerie doit reposer à l’âge adulte sur la TDM ou l’IRM (en privilégiant si possible l’IRM pour diminuer l’irradiation des patients) plutôt que sur l’échographie.
3b
Chez les patients asymptomatiques ayant au moins un AML de plus de 4cm, un dosage de la créatininémie et un examen TDM ou IRM sera réalisé tous les deux ans ; cette fréquence sera à adapter en fonction de l’évolutivité des AML.
3c
Chez les patients asymptomatiques n’ayant pas d’anomalie rénale ou des AML de moins de 4cm, le suivi morphologique (TDM ou IRM) et de la fonction rénale pourra être progressivement espacé, surtout si ses résultats sont stables.
3d
L’apparition de symptômes compatibles avec une complication rénale (douleur du flanc, pesanteur abdominale, hématurie, état de choc) doit faire pratiquer un examen TDM ou IRM en urgence.



Comment faire la différence entre angiomyolipomes (AML) et tumeur maligne ? Existe-t-il des indications de biopsie percutanée des masses rénales ?


En échographie, les AML sont homogènes et hyperéchogènes [42, 43, 44, 45], aspect non pathognomonique, puisque jusqu’à 8 % des cancers du rein sont hyperéchogènes [45]. L’AML est, à de rares exceptions près [46, 47, 48, 49], la seule tumeur rénale à contenir un contingent graisseux. La TDM affirme donc le diagnostic en montrant la présence de graisse dans la tumeur (plages de densité négative) [43, 50, 51]. L’IRM est peu utilisée pour le diagnostic positif des AML rénaux.


Certains AML ont un contingent graisseux très minoritaire (<10 % [52]) qui est indétectable en TDM. Ces « AML pauvres en graisse » représenteraient 2,5–6,9 % des tumeurs rénales opérées [53, 54, 55]. L’échographie n’est pas informative, les AML pauvres en graisse étant généralement iso ou hypoéchogènes [56, 57, 58].


Jusqu’à 39 % des AML associés à la STB n’auraient pas de composant graisseux objectivable en TDM [59]. On ne peut donc pas proposer une biopsie pour toutes les masses rénales sans graisse des patients atteints de STB. Les principaux critères de suspicion d’un cancer sont une croissance rapide, des calcifications ou une nécrose centrale [60]. L’interprétation de la vitesse de croissance doit intégrer les circonstances où les AML progressent : adolescence, grossesse ou traitement œstroprogestatif [9, 10, 14, 20, 61, 62, 63]. Chez 12 patients (206 masses rénales) suivis pendant une durée de deux à huit ans (médiane, quatre ans), trois masses à croissance rapide (>0,5cm/an) ont été rapportées, dont un carcinome à cellules rénales prouvé par biopsie [59]. Les AML associés à la STB étant habituellement multiples et bilatéraux, la découverte d’une masse rénale unique sans contingent graisseux peut aussi inciter à la biopsie.

Recommandation 4 : indications de biopsie des masses rénales


4a
Étant donnée la forte proportion d’AML pauvres en graisse associés à la STB, l’absence de graisse dans une masse rénale n’est pas un critère suffisant pour proposer une biopsie.
4b
Une biopsie peut s’envisager, pour éliminer une tumeur maligne, en cas de calcifications, de nécrose centrale ou de croissance rapide d’une masse sans contingent graisseux ou en cas de masse rénale unique et sans contingent graisseux.



Faut-il systématiquement rechercher une lymphangioléiomyomatose (LAM) pulmonaire en présence d’atteintes rénales de la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) ?


La LAM pulmonaire est une maladie rare qui peut être isolée ou associée à la STB. Elle concerne presque exclusivement les femmes adultes et associe pneumothorax, chylothorax et dyspnée pouvant conduire à l’insuffisance respiratoire terminale. Des ascites chyleuses et des lymphangiomes peut aussi se rencontrer [64, 65].


Chez 388 patients (des deux sexes) atteints de STB, neuf (2,3 %, toutes de sexe féminin) avaient une LAM symptomatique [66]. Trois études ont recherché l’existence de LAM par TDM thoracique chez des patientes atteints de STB : 26–39 % de ces patientes avaient des kystes pulmonaires compatibles avec une LAM asymptomatique [67, 68, 69].


La LAM est fréquemment associée à des AML rénaux (32–53 %) [65, 70]. La prévalence de la LAM en cas d’AML bilatéraux a été estimée entre 6,4 % et 24,8 % [64].


L’European Respiratory Society a préconisé le dépistage systématique de la LAM par une TDM thoracique chez toutes les femmes atteintes de STB à 18ans puis, si cette première TDM est négative, à 30–40ans. La TDM thoracique n’est indiquée chez les hommes qu’en cas de symptômes respiratoires [64].

Recommandation 5 : TDM thoracique à la recherche d’une LAM associée


5a
Une TDM thoracique sans injection à la recherche d’une LAM pulmonaire doit être systématiquement réalisée chez toutes les femmes atteintes de STB sans symptômes respiratoire (avec ou sans atteinte rénale) à 18ans puis, si négative, à 30–40ans.
5b
Le dépistage systématique de la LAM n’est pas nécessaire chez les hommes atteints de STB (même avec atteinte rénale) sans symptômes respiratoires.
5c
La survenue de symptômes respiratoires (dyspnée inexpliquée, pneumothorax) doit faire pratiquer une TDM thoracique quel que soit le sexe.



Quelle stratégie thérapeutique en cas de rupture spontanée d’un angiomyolipome (AML) ?


La rupture spontanée d’un AML va de l’hématome périrénal limité et résolutif à l’hémorragie mortelle. Une prise en charge conservatrice (réanimation et transfusions) peut éviter des interventions rénales sur le long terme [71], mais en principe une rupture spontanée nécessite un traitement pour éviter de mettre la vie du patient en danger et prévenir une récidive [5, 14, 33, 37, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82].


La chirurgie conservatrice, difficile en urgence, finit souvent par une néphrectomie d’hémostase. L’embolisation percutanée peut traiter l’origine de l’hémorragie avec un taux de complication faible (Tableau 2). Des récidives hémorragiques après embolisation en urgence peuvent survenir (0–60 % des cas) dans un délai allant jusqu’à trois ans ; elles sont généralement traitées avec succès par une deuxième embolisation [72, 73, 74, 78, 83]. Le recours à la chirurgie est rare quand l’embolisation est utilisée en première ligne (Tableau 2).

Recommandation 6 : prise en charge d’une rupture hémorragique spontanée d’un AML


6a
Les patients doivent être informés du risque et des signes cliniques de rupture hémorragique des AML (douleur aiguë du flanc, état de choc) et les centres hospitaliers susceptibles de prendre en charge ces ruptures aiguës près de leur domicile doivent être identifiés.
6b
L’embolisation doit être proposée en première ligne en cas de rupture hémorragique spontanée d’un AML.
6c
La chirurgie doit être réservée aux cas où l’embolisation n’est pas disponible en urgence ou pas possible techniquement ; elle doit être le plus conservatrice possible.



Faut-il traiter préventivement les angiomyolipomes (AML) associés à la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) ? Si oui, sur quels critères et par quelle(s) technique(s) ?


Les AML sporadiques de plus de 40mm ont plus de risques de complications. Il est conseillé de les traiter préventivement par embolisation ou chirurgie [14, 76, 84, 85, 86].


Les AML associés à la STB évoluent plus vite [15] et semblent se compliquer plus fréquemment [15, 72, 74, 87]. Un seuil de 35mm a donc été proposé pour leur traitement prophylactique [88]. Cependant, la fréquence de leurs complications pourrait simplement être due à leur plus grand diamètre moyen et à leur plus grand nombre par patient.


Dans deux études, la taille moyenne des AML (sporadiques ou associés à la STB) embolisés pour hémorragie était de 85mm (35–200mm) et 78mm (45–180mm) [75, 89] et le risque hémorragique individuel reste modéré, même en cas de STB (environ 6 %) [10]. Certains ont donc proposé un seuil de 80–100mm pour le traitement prophylactique des AML associés à la STB [33, 85].


La taille seule rend cependant mal compte du risque hémorragique. L’importance relative des contingents vasculaires et graisseux, et l’existence de micro-anévrysmes intratumoraux plus de 5mm seraient aussi des facteurs de risque [90, 91]. Malheureusement, la détection des micro-anévrysmes nécessite une artériographie.


La chirurgie ou l’embolisation peuvent être utilisées pour le traitement préventif des AML.


La chirurgie d’exérèse des AML sporadiques comporte peu de risque de complications et de récidive (Tableau 3) [92, 93, 94, 95, 96]. Cependant la chirurgie partielle est nettement plus compliquée dans la STB, en raison de la multiplicité des AML.


L’embolisation paraît la solution la plus facile pour les AML de la STB, avec peu de complications (Tableau 2) [33, 37, 73, 74, 75, 77, 80, 81, 82, 89, 97, 98, 83]. Six à 100 % des patients ont un « syndrome post-embolisation » avec douleurs lombaires et fièvre, contrôlable par traitement anti-inflammatoire non stéroïdien [73] ou corticothérapie courte [99]. L’embolisation induit une diminution du diamètre de l’AML traité dont l’importance (20–70 %) dépend de la proportion des contingents vasculaire et graisseux. La partie graisseuse de l’AML régresse peu après embolisation [37, 75, 81, 82, 87, 89, 90, 98] avec cependant quelques exceptions [100]. La réduction de taille s’accentue avec le temps : dans la série de Takebayashi et al., elle était de 29,4 %, 45,7 % et 59,3 % à trois, six et 12mois respectivement [101].


L’embolisation doit être répétée en cours de suivi chez 6–50 % des patients (Tableau 2). Sur une série de 44 reins traités, la survie sans ré-embolisation était de 71 % à cinq ans et 37 % à dix ans, et la survie sans chirurgie de 94 % à cinq et dix ans [73]. L’embolisation paraît donc éviter la chirurgie, mais au prix de sessions répétées. Le pourcentage d’hémorragie spontanée après embolisation est faible (0–5,3 %, Tableau 2).

Recommandation 7 : traitement préventif des angiomyolipomes (AML)


7a
Tout traitement préventif d’un AML doit être validé de façon multidisciplinaire et discuté avec le patient et sa famille qui doivent être informés des complications potentielles du traitement et des incertitudes quant à la prédiction du risque hémorragique.
7b
Un traitement préventif est recommandé pour les AML asymptomatiques cumulant les facteurs de risque hémorragiques : taille plus de 80mm, contingent vasculaire prédominant, présence de micro-anévrysmes.
7c
Un traitement préventif peut s’envisager pour les AM plus de 40mm après consentement éclairé du patient et de sa famille, surtout s’il existe d’autres facteurs de risque (risques de trauma lombaires, désir de grossesse, traitement anti-coagulant, éloignement d’un centre de santé, etc.). Il devra être validé de façon multidisciplinaire (cf. 7a).
7d
Lorsqu’un traitement préventif d’un AML asymptomatique est décidé, l’embolisation doit être proposée en première intention.
7e
Les AML embolisés doivent être contrôlés par TDM (ou IRM) à un et deux ans ; en cas de bon résultat, un suivi tous les deux ans est suffisant par la suite (cf. 3b).
7f
Lorsqu’il existe une indication de traitement préventif, la chirurgie peut être une option en cas d’échec de l’embolisation ou dans certains cas particuliers (AML isolé, localisation exorénale, difficultés prévisibles du suivi post-embolisation, etc.).



Quelle est la technique optimale pour l’embolisation ?


Il n’y a pas de consensus sur le(s) agent(s) embolique(s) à utiliser (Tableau 2). Une embolisation proximale seule (par exemple par des coils) expose à des risques de revascularisation par des branches collatérales. Une embolisation du lit tumoral seul (par exemple par des microparticules) laisse en charge les micro-anévrysmes et expose à leur rupture par hyperpression [74, 80]. Il faut donc une double embolisation du lit tumoral et des troncs proximaux.


Les microparticules de petite taille (<150μ) seraient moins efficaces que les plus larges (>150μ), avec un risque de ré-embolisation six fois supérieur [89]. Il a été décrit trois cas de détresse respiratoire avec HTAP après embolisation avec des microparticules moins de 500μ [89] et cinq cas d’embolie pulmonaire fatale après embolisation de masses hépatiques avec des microparticules de 40–120μ [102, 103, 104]. Il paraît donc prudent d’utiliser des microparticules plus de 500μ pour lesquelles aucune complication de ce genre n’a été rapportée.


L’éthanol, réservé à des équipes entraînées à sa manipulation, peut être utilisé. La dose de 0,25mL/kg ne doit pas être dépassée à cause du risque cardiorespiratoire. L‘onyx a aussi été utilisé [105], mais il est trop tôt pour en tirer des conclusions.

Recommandation 8 : technique d’embolisation


8a
L’embolisation doit concerner à la fois le lit tumoral et les vaisseaux nourriciers (en amont des micro-anévrysmes).
8b
Si des microparticules sont utilisées, leur taille doit être supérieure à 500μ pour réduire le risque de passage intrapulmonaire.
8c
L’éthanol est efficace mais ne doit être utilisé que par des équipes entraînées à son usage endovasculaire.



Quels conseils donner à une femme ayant des angiomyolipomes (AML) et désirant une grossesse ou un traitement contraceptif ?


Les patientes enceintes doivent savoir que l’enfant a 50 % de risques d’être porteur de la maladie.


La grossesse et la contraception œstroprogestative sont des facteurs de risque de progression et/ou de rupture spontanée des AML [61, 62, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112].


Les patientes avec une LAM associée ont un risque accru de pneumothorax et de chylothorax en cas de grossesse et l’administration d’œstrogène peut accélérer la dégradation de leur fonction respiratoire [64].

Recommandation 9 : conseils en cas de désir de grossesse ou de traitement œstroprogestatif


9a
Les patientes atteintes de STB ayant un désir de grossesse doivent avoir une consultation génétique avant toute conception.
9b
Les patientes atteintes de STB ayant un désir de grossesse doivent être informées des risques inhérents à une éventuelle grossesse : rupture d’AML et (en cas de LAM pulmonaire associée) risques de pneumothorax, de chylothorax et de progression de l’insuffisance respiratoire.
9c
Les patientes atteintes de STB ayant des AML rénaux (et/ou une LAM pulmonaire) doivent éviter les traitements œstrogéniques (pilule œstroprogestative, traitement œstrogénique substitutif) en raison du risque de rupture des AML rénaux et de progression de la LAM pulmonaire.
9d
Un traitement préventif peut s’envisager pour les AML plus de 40mm après consentement éclairé du patient et de sa famille, et discussion multidisciplinaire, s’il existe un désir de grossesse (cf. 7c).



Existe-t-il une place pour le traitement par inhibiteurs de mTOR ?


Deux essais prospectifs non randomisés ont utilisé le sirolimus [113, 114]. Un essai randomisé (everolimus contre placebo) est en cours.


Les essais avec sirolimus ont montré une régression du volume des AML sous traitement. Dans le premier, à 12mois, le volume des AML était de 53,2±26,6 % du volume initial. Mais la taille des AML a ré-augmenté après arrêt du traitement et leur volume après 12mois d’arrêt était de 85,9±28,5 % du volume initial [113]. Dans le second, le taux de réponse (critères RECIST) était de 80 % pour les patients restés dans l’essai jusqu’au bout (huit sur dix). À noter cependant la croissance en cours de traitement de cinq AML chez deux patients sortis de l’étude prématurément [114].


Les complications graves sous traitement (stomatite, diarrhée et infections diverses [notamment pulmonaires]) sont nombreuses : six sur 25 patients dans le premier essai ; sept sur 16 (dont un décès) dans le second avec un cas d’hémorragie rétropéritonéale [113].


Le traitement par inhibiteurs de mTOR peut avoir des effets bénéfiques sur la fonction respiratoire des patientes atteintes de LAM en l’améliorant [113] ou en ralentissant sa détérioration [114, 115]. Il pourrait améliorer certaines fonctions cognitives [114].


En somme, les inhibiteurs de mTOR peuvent réduire significativement le volume de la plupart des AML (mais pas de tous). Leur effet est réversible à l’arrêt du traitement. Il n’a pas encore été prouvé que la diminution de taille des AML s’accompagne d’une diminution du risque de saignement. Le rapport bénéfice/risque des inhibiteurs de mTOR n’est pas suffisamment favorable pour les utiliser en première ligne.

Recommandation 10 : place du traitement par inhibiteurs de mTOR


10a
En raison de leurs effets secondaires potentiels, les inhibiteurs de mTOR ne doivent être prescrits que par des équipes spécialisées et si possible dans le cadre d’essais cliniques. La création d’un registre national recensant les patients traités hors protocole est encouragée.
10b
Les inhibiteurs de mTOR ne doivent pas être utilisés en première ligne dans le traitement des AML rénaux.



Déclaration d’intérêts


E. Lechevallier : (invitations, présentations, recherche) : SANOFI, FERRING, ATSRA-ZENECA, IPSEN, GSK, PIERRE-FABRE, TAKEADA, NOVARTIS.



Remerciements


Le centre de référence sur la STB remercie le panel des relecteurs : Pr Lionel Badet (urologie, Lyon), Pr Jean-Michel Bartoli (radiologie, Marseille), Pr Jean-Michel Boutin (urologie, Tours), Pr Louis Boyer (radiologie, Clermont-Ferrand), Pr Michel Claudon (radiologie, Nancy), Pr Jean-François Cordier (pneumologie, Lyon), Pr Vincent Cottin (pneumologie, Lyon), Pr Christian Coulange (urologie, Marseille), Pr Laurent Juillard (néphrologie, Lyon), Dr Chahera Khouatra (pneumologie, Lyon), Dr Matthieu Papillard (radiologie, Lyon), Dr Bruno Ranchin (néphrologie pédiatrique, Lyon), Pr Catherine Roy (radiologie, Strasbourg), Dr Renaud Touraine (génétique, Saint-Étienne).




Tableau 1 - Propositions de suivi des patients dans la littérature.
Auteur  Institution  Suivi proposé 
Cook, 1996 [5 Saint-James University Hospital, Leeds, Royaume-Uni  Échographie abdominale au diagnostic de STB 
  Échographie abdominale tous les 5ans si négative 
University Hospital of Wales, Royaume-Uni  Échographie abdominale tous les 1–2ans si AML 
  Tomodensitométrie ou IRM si doute sur lésion maligne 
 
Ewalt, 1998 [9 University of Texas, États-Unis  Échographie tous les 2–3ans avant la puberté 
Échographie annuelle ensuite 
 
Bradshaw, 1998 [38 Scottish collaborative project  Échographie à l’âge de 5ans 
Échographie tous les 5ans si négative 
Échographie et taux de créatininémie tous les 2 à 3ans si anomalies rénales<4cm 
Échographie tous les ans si anomalies rénales>4ans 
 
Casper, 2002 [20 Children’s Hospital Medical Center, Cincinnati, Ohio, États-Unis  Pas de suivi en imagerie dans la première décade 
 
Castagnetti, 2007 [21 Université de Padoue, Italie  Échographie tous les deux ans si négative ou si petites lésions 
Échographie tous les 6–12mois si volumineuses lésions 
Tomodensitométrie ou IRM seulement si symptômes 



Légende :
STB : sclérose tubéreuse de Bourneville ; AML : angiomyolipome.



Tableau 2 - Résultats des principales séries d’embolisation des angiomyolipomes.
Auteur  Nombre Pts  % Pts STB  Agent embolique  % hémor. aiguë  Taille moyenne (mm)  % échecs  Syndrome post-embol. (%)  Complications majeures (%)  % ré-embol.  % hémor. post-embol.  Chirurgie post-embol. (%)  Suivi moyen (mois) 
Han, 1997 [98 14  7,1  Alcool+lipiodol, alcool seul, coils+micropart.+gelfoam  110 (40–350)  100  Abcès (drainage, n =1)  14,3  7,1  >12mois chez 12pts 
Harabayashi, 2004 [33 12  100  Alcool+coils  ND  ND  Atrophie rénale (n =1)  50  60 (12–170) 
Ewalt, 2005 [37 16  100  Microparticules  18,8  ND (40–210)  68,8  Pneumonie (n =1)  ND 
Khotary, 2005 [74 19  52,6  Alcool+lipiodol  36,8  ND  100  31,6a  5,3  51,5 (6–132) 
William, 2006 [82 16  100  Microparticules±coils  37,5  NDb  6,2  40 (6–62) 
Dabbeche, 2006 [75 37  10,8c  Micropart.±coils±alcool  43,2  78 (45-180)//53 (40–110)d  8,1  16,2  Brèche artérielle (néphrectomie, n =1), dissection artérielle (stent, n =1)  10,8  2,7e  32,4 (50//21,1)d  21 
Lenton, 2008 [80 17  70  Micropart. (350–500μ)±coils  43,5  ND  30,4  17,6  4,4  ND 
Chick, 2009 [97 34  26  Alcool+lipiodol  119 (29–244)  32,4  Infarctus rénal (n =1)  5,9  8,8  44 (12–116) 
Sooriakumaran, 2009 [83 19  26,3  ND  31,6  ND  15,8  Abcès (n =1), atrophie rénale (n =1), HTA réfractaire (n =1)  36,8  5,3  ND 
Lee, 2009 [81 11  36,4  Gelfoam±coils, alcool+lipiodol  36,4  85 (45–128)  18,2  63,7  Abcès (drainage, n =1)  9,1  9,1  28,2 (8,8–84,5) 
Ramon, 2009 [73 41  19,5  Alcool+micropart. (45–50μ)±coils  24,4  103 (25–200)  12,5  36,6  7,3  57 
Chan, 2011 [77 27  3,7  Coils, alcool+lipiodol, micropart. (150–250μ)  53,6  109 (4–30)  7,1  40,7  14,8  14,8  85 (15–242) 
Villalta, 2011 [89 48  34,8  Micropart. (40–1200μ)  44,7//57,1f  78 (35–320)//85 (35–200)f  ND  6,2  Dyspnée aiguë (n =3), abcès (néphrectomie, n =1), lésion fémorale commune (n =1)  29,2  2,1  20//21f 



Légende :
Seules les séries de plus de 10 patients ont été prises en compte. Hemor. : hémorragie ; Pts : patients ; embol. : embolisation ; STB : TB : sclérose tubéreuse de Bourneville.

[a] 
Uniquement chez des patients STB.
[b] 
Volume moyen : 315cc (27,8–814,4cc).
[c] 
Plus deux patientes atteintes de LAM pure.
[d] 
Embolisation en urgence//embolisations programmées.
[e] 
À deux reprises.
[f] 
Patients STB//non STB.


Tableau 3 - Résultats des principales séries de chirurgie des angiomyolipomes.
  Nombre Pts  Patients STB (%)  Taille moyenne (mm)  Type néphrectomie  Complications  Ré-interventions (hors pose de JJ)  Suivi moyen (mois) 
Fazeli-Matin, 1998 [95 27  7,4  74 (15–260)  Partielle  Augmentation significative de la créatininémie (uniquement si rein unique, n =15)
Fistule urinaire (n =3)
Infections post-op. (n =3)
Insuffisance surrénale (n =1) 
39 (médiane) (2–177) 
 
Heidenreich, 2002 [96 28  3,6  55 (médiane) (25–150)  Partielle  Fistule urinaire (n =3)  1 (fermeture fistule urinaire)  58 (médiane) (3–114) 
 
Yip, 2000 [92 23  13  123 (15–300)  Partielle (n =16)
Totale (n =7) 
AVC mineur (n =1)
Fistule artérioveineuse (embolisation, n =1) 
26 (1–80) 
 
Boorijian, 2007 [93 58  39 (médiane) (8–125)  Partielle  Fistule urinaire (n =3)
Abcès post-op. (n =1)
Iléus post-op. (n =5)
Pneumothorax (n =1)
Hémorragie post-op (n =1)
Insuffisance rénale aiguë (n =1) 
1 (embolisation d’une hémorragie post-op)  72 (médiane) (12–372) 
 
De Luca, 1999 [94 20  10  81 (25–170)//20 (3–100)a  Partielle (n =14)
Totale (n =6) 
ND     



Légende :
STB : sclérose tubéreuse de Bourneville.

[a] 
Symptomatiques//Asymptomatiques.


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