Aspects épidémiologiques et cliniques des malformations urogénitales cliniquement visibles chez les élèves adolescents de Cotonou

25 décembre 2013

Auteurs : M.A. Fiogbé, A.S. Gbénou, S. Metchihoungbé, A. Koura
Référence : Prog Urol, 2013, 16, 23, 1428-1434
But

Dépister systématiquement les malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) chez les adolescents et en décrire les aspects épidémiologiques et cliniques.

Patients et méthodes

L’étude était transversale de type descriptif et analytique et s’est déroulée de février à août 2012. Elle a concerné les élèves garçons de dix à 19ans, des collèges d’enseignement secondaire public de Cotonou. Des 26 594 élèves inscrits, 2724 ont été inclus et examinés après un échantillonnage aléatoire de 30 grappes.

Résultats

L’âge moyen des élèves était de 15±2,30ans (11–19ans), avec un pic à 18ans. La prévalence des MUGCV était légèrement plus élevée (9,57 %) chez les individus de parents de niveau socioéconomique bas. La prévalence des MUGCV était plus élevée chez les Yoruba et apparentés (p =0,02). Elle était plus forte (9,84 %) chez les sujets en période de puberté contre 6,69 % en pré-puberté (p =0,03). Des 253 élèves ayant des MUGCV, 78 (30,83 %) avaient 146 signes fonctionnels. Il a été répertorié 266 affections et des associations malformatives chez 21 élèves (8,30 %). La varicocèle était la plus fréquente (5,47 %), puis venaient les hernies inguinales (0,99 %), l’hydrocèle vaginale (0,88 %), les anomalies de migration testiculaire (0,59 %), le kyste du cordon spermatique (0,51 %), l’hypotrophie testiculaire isolée (0,48 %), le micropénis (0,33 %), l’hypospadias (0,22 %), la courbure de verge (0,22 %) et le kyste de l’épididyme (0,07 %).

Conclusion

Parmi les patients ayant des MUGCV, la majorité avait au moins une varicocèle, qui occupait la première place au sein de ces malformations chez l’adolescent à Cotonou.




 




Introduction


Des malformations urogénitales évidentes sont souvent méconnues par les adolescents et leurs parents, dont certaines ont des conséquences dramatiques. La varicocèle en est une, avec ses conséquences andrologiques potentielles : défaut de croissance et de développement testiculaire ipsilatéral, douleurs scrotales, infertilité [1].


La varicocèle peut être primitive, liée à une malformation vasculaire notamment l'insuffisance valvulaire des veines spermatiques. Elle peut être secondaire à une tumeur rénale ou surrénalienne, à une thrombose de la veine rénale [2].


En dépit de la fréquence des malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) chez les adolescents et ses conséquences potentiellement graves, peu de données y sont disponibles au Bénin. C'est pourquoi, nous avons entrepris leur dépistage systématique afin d'en décrire les aspects épidémiologiques et cliniques.


Méthode et population d'étude


La présente étude était transversale de type descriptif et analytique, menée du 1er février au 31 août 2012. Elle a concerné les élèves des collèges d'enseignement secondaire public de la ville de Cotonou inscrits au cours de l'année académique 2011-2012.


Ont été inclus dans cette étude les élèves de sexe masculin âgés de dix à 19ans. N'ont pas été inclus, les élèves ayant refusé de participer à l'enquête de leur propre chef ou du fait des parents ou autorités scolaires.


La taille minimale de 2701 élèves de l'échantillon a été calculée selon la formule de Schwartz :
n=εα2pqc/i2


Des 26594 élèves garçons du secteur public de Cotonou, il a été réalisé un échantillonnage par un choix aléatoire de 30 grappes.


La variable dépendante étudiée était les MUGCV de l'adolescent. Nous avons considéré comme MUGCV, toute anomalie de la sphère urogénitale dont le diagnostic était fait exclusivement à la clinique.


Les variables indépendantes étaient :

les variables sociodémographiques et économiques : l'âge, l'ethnie, le niveau socioéconomique des parents évalué en trois paliers (bas, moyen, et élevé) en fonction des quintiles du bien-être définis par l'Institut national de statistique appliquée et de l'économie (INSAE) [3] ;
les aspects cliniques : les signes fonctionnels, les antécédents des élèves, les signes physiques, notamment, le niveau du développement pubertaire selon la classification de Tanner [4], le grade de la varicocèle selon la classification de Dubin et Amelar [5] et le volume testiculaire calculé selon la formule de Takiara : 0,71×longueur (mm)×hauteur (mm)×épaisseur (mm)/1000 [6]. Les dimensions des testicules ont été mesurées manuellement sur un sujet couché à l'aide d'un centimètre souple à défaut d'un orchidomètre de Prader.


Résultats


Caractéristiques de l'échantillon


L'échantillon d'élèves examinés était de 2724. L'âge moyen des élèves était de 14, 98±2,43ans avec des extrêmes de dix et 19ans.


La majorité (74,41 %) des garçons de notre échantillon était de niveau socioéconomique bas, suivis des moyens (22,58 %) et des élevés (3,01 %).


Les élèves des groupes socioculturels Fon et apparentés étaient majoritaires avec 70,15 %, venaient ensuite les Adja et apparentés (16,34 %), les Yorouba et apparentés (8,88 %) et les autres (4,63 %).


La proportion d'élèves examinés en période de pré-puberté était 17,55 % et ceux en période de puberté 82,45 %. Des 2724 garçons examinés, 253 avaient une ou plusieurs MUGCV soit une prévalence globale de 9,29 %. [IC95 % : 8,24 %-10,46 %].


Aspects épidémiologiques des malformations urogénitales cliniquement visibles


Caractéristiques sociodémographiques


L'âge moyen était de 15,00±2,30ans avec des extrêmes de 11 à 19ans. Parmi ceux ayant de MUGCV, 76,68 % étaient de niveau socioéconomique bas, 20,55 % de niveau moyen et 2,77 % élevé.


Les groupes socioculturels Fons et apparentés représentaient 71,15 % suivis des Adja et apparentés avec 15,81 %. Les Yoruba et apparentés représentaient 11,06 % et les autres ethnies 1,98 %.


Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles en fonction de l'âge


Le Tableau 1 indique la distribution de la prévalence des MUGCV en fonction de l'âge.


La prévalence la plus élevée (12,50 %) a été observée à l'âge de 18ans.


Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles en fonction du niveau socioéconomique


Le Tableau 2 rapporte la distribution de la prévalence des MUGCV en fonction du niveau socioéconomique.


La prévalence des MUGCV était légèrement plus élevée (9,57 %) chez les individus dont les parents avaient un niveau socioéconomique bas tandis qu'elle était pratiquement identique pour les niveaux socioéconomiques moyen et élevé (respectivement 8,46 % et 8,54 %). La différence n'était pas statistiquement significative.


Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles en fonction de l'ethnie


Le Tableau 3 rapporte la distribution de la prévalence des MUGCV en fonction des ethnies.


La prévalence des MUGCV était statistiquement plus élevée chez les Yoruba et apparentés.


Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles en fonction du stade pubertaire


Le Tableau 4 rapporte la distribution de la prévalence des MUGCV en fonction du niveau de développement pubertaire.


La prévalence des MUGCV était plus forte (9,84 %) dans le groupe de sujets en période de puberté alors qu'elle était de 6,69 % en pré-puberté. La différence était statistiquement significative.


Aspects cliniques


Signes fonctionnels


Des 253 sujets ayant des MUGCV, 78 (30,83 %) avaient 146 signes fonctionnels soit une moyenne de 1,87 par individu.


Le Tableau 5 rapporte la distribution comparative des signes fonctionnels chez les sujets ayant des MUGCV et ceux n'ayant pas de MUGCV.


La gêne scrotale était le signe fonctionnel le plus fréquent suivie de la tuméfaction scrotale et de la douleur scrotale. Parmi les sujets ayant une MUGCV, 16,60 % se plaignaient de gêne scrotale contre 0,16 % de ceux n'ayant pas de MUGCV. La différence était statistiquement significative.


L'âge de survenue des symptômes


La Figure 1 montre la répartition de l'âge de survenue des symptômes chez les sujets ayant des MUGCV.


Figure 1
Figure 1. 

Âge de survenue des symptômes chez les sujets ayant les malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV).




Les signes fonctionnels inauguraux ont été remarqués le plus souvent entre 12 et 19ans chez 47,44 % des sujets ayant des MUGCV.


Les circonstances de découverte des signes fonctionnels


Un même individu avait plusieurs circonstances. La pratique régulière de football et les efforts physiques intenses (96/253 ; 37,94 %) étaient les circonstances les plus rencontrées, venaient ensuite la station debout prolongée (23/253 ; 9,09 %) et l'apparition des symptômes en fin de soirée (2/253 ; 0,79 %). Cette répartition était statistiquement significative (p =0,00).


Les antécédents des sujets ayant des malformations urogénitales cliniquement visibles


Les antécédents personnels étaient sans particularité dans la grande majorité des cas (96,84 %). Cinq élèves avaient subi une cure de hernie inguinale (1,98 %) et trois étaient opérés respectivement pour hydrocèle vaginale, cryptorchidie et maladie de Blount.


Sur dix parents qui ont demandé à être examinés, trois cas de varicocèle, trois cas de hernies inguinales, deux cas d'hydrocèle vaginale, un cas de kyste du cordon spermatique et un cas de cryptorchidie ont été objectivés.


Malformations urogénitales cliniquement visibles répertoriées


Les 253 élèves ayant des MUGCV ont présenté 266 affections répertoriées dans le Tableau 6. Des associations malformatives étaient objectivées chez 21 d'entre eux soit 8,30 %. La Figure 2 montre les différentes associations malformatives recensées.


Figure 2
Figure 2. 

Répartition des associations malformatives. Var : varicocèle ; homo : homolatéral ; contro ; controlatéral ; CPV : canal péritonéo-vaginal ; H : hernie inguinale ; bila ; bilatéral.




La varicocèle était la pathologie la plus fréquente avec 5,47 %. Elle était unilatérale gauche dans 76,5 % des cas (114/149), droite dans 2,7 % des cas (4/149) et bilatérale dans 20,8 % des cas (31/149). Sa classification selon Dubin et Amelar a noté, 58 (38,9 %) de grade I, 66 (44,3 %) de grade II et 25 (16,8 %) de grade III.


La hernie inguinale unilatérale, était droite chez 12 des 27 élèves qui avaient cette pathologie. Vingt-quatre cas d'hydrocèle vaginale dont sept bilatérales ont été diagnostiqués. Les anomalies de migration testiculaire étaient bilatérales chez un des 16 porteurs. Six des 14 cas de kyste du cordon spermatique étaient du côté gauche et les huit autres à droite. Il a été enregistré un cas de kyste de l'épididyme bilatéral et un cas à gauche. Trois des six cas d'hypospadias étaient balaniques, deux péniens antérieurs et un pénien moyen.


L'association varicocèle et kyste du cordon spermatique était la plus fréquente (19,04 %), suivie de varicocèle+hydrocèle vaginale avec 14,29 % ; hernies inguinales+hydrocèle vaginale avec 14,29 % et varicocèle+hernies inguinales avec 14,29 %.


Discussion


Caractéristiques de l'échantillon


La taille de notre échantillon était de 2724 élèves garçons, âgés de dix à 19ans. Cette taille était proche de celle de l'échantillon de Niedzieiski et al. [7] en Pologne qui avaient examiné 2470 élèves âgés de dix à 20ans. Stavropoulos et al. [4], quant à eux, avaient examiné 3047 élèves garçons en 2002 en Grèce, âgés de cinq à 16ans. Prabakaran et al. [8] ont examiné 1200 enfants bulgares de zéro à 19ans de divers milieux en 2006.


Akbay et al. [9] s'étaient intéressés quant à eux, aux enfants de deux à 19ans et Ghazzal [10] des enfants de 17 à 20ans.


Les individus dont les parents avaient un niveau socioéconomique bas représentaient 74,41 % des sujets examinés. Cela était lié au fait que l'étude s'est exclusivement déroulée dans les établissements secondaires publiques où sont habituellement inscrits des enfants de parents de niveau social modeste et défavorisé.


Il a été noté dans notre étude, une prédominance des Fon et apparentés. Cela est en conformité avec les caractéristiques ethnographiques de la ville de Cotonou [11].


Caractéristiques des malformations urogénitales cliniquement visibles


Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles


Parmi les sujets examinés, 9,29 % présentaient des MUGCV. Dans l'étude réalisée par Yigithler et al. [12], une prévalence de 11,32 % a été obtenue. Ghazzal [10] a rapporté une prévalence de 8,2 % chez des jeunes garçons jordaniens.


Malformations urogénitales cliniquement visibles répertoriées


Yigithler et al. [12] ont rapporté chez des adolescents turcs, une prépondérance de la varicocèle avec 5,96 %, suivie de la hernie inguinale avec 3,85 %. Ces résultats étaient similaires aux nôtres où la varicocèle était en tête avec 5,47 % suivie de la hernie inguinale avec 0,99 %. Dans l'étude jordanienne réalisée par Ghazzal [10], c'était la hernie inguinale qui prédominait avec 3 % suivies de la varicocèle avec 2,7 %.


La prédominance de la varicocèle observée par nous et d'autres auteurs [13] attestait sa méconnaissance par des adolescents, qui étaient des élèves alors que dans 61,1 % la lésion était de grade II et III, donc symptomatique. Il faut signaler que dans notre contexte tout ce qui touchait à la sphère urogénitale était tabou et laissait supposer que le jeune garçon par pudeur cache son mal. Mais cette attitude vis-à-vis d'une affection dont les conséquences néfastes sur la fertilité masculine ont été établies était préjudiciable au pronostic de la reproduction du garçon et devrait inciter une sensibilisation à ce sujet par des séances d'information, d'éducation et de communication des populations. Par ailleurs, les médecins scolaires et médecins de famille devraient en faire le dépistage systématique en vue d'une prise en charge appropriée avant l'âge adulte où selon des auteurs 15 à 20 % des sujets ayant la varicocèle consultent pour une infertilité [14, 15].


Nous avons détecté 0,99 % de hernie inguinale. Cette prévalence était proche de 0,8 % obtenue par Koltuksuz et al. [16]. Elle était faible par rapport aux 3,85 % rapporté par Yigithler et al. [12]. La différence pourrait s'expliquer par le fait que ces auteurs notamment le dernier, comptabilisaient les antécédents de cure de hernie inguinale ensemble avec les hernies inguinales non opérées.


En dehors des problèmes de prise en charge financière, de pudeur, la peur à se faire opérer, il existait la crainte de stérilité secondaire à une cure herniaire, raisons qui justifieraient le retard à la consultation en dehors des complications. Mais d'après Wolfson [17] les adultes opérés dans l'enfance ne semblaient pas avoir une hypofertilité. Il rapportait néanmoins que les complications étaient plus importantes en cas d'étranglement herniaire avec une récidive de 20 % et un risque d'atrophie testiculaire de 5 %.


Les anomalies de la migration testiculaire ont été objectivées chez 0,59 % des élèves examinés. Ce taux était proche du 0,5 % trouvé par Ghazzal [10] en Jordanie et par Onuora et al. [18] chez des enfants nigérians.


Parmi les élèves examinés, 0,22 % présentaient un hypospadias. Mondaini et al. [19] ont trouvé 0,36 % chez des adolescents en Italie. Gallentine et al. [20] ont rapporté une prévalence très faible de 0,07 % aux États-Unis. Ghazzal [10] a obtenu 1,9 % en Jordanie.


Yigithler et al. [12] ont obtenu une prévalence de 0,17 % pour l'hydrocèle vaginale alors qu'elle était de 0,88 % dans notre travail.


La rareté des associations malformatives notée dans notre série 0,77 % des élèves, l'est aussi avec Yigithler et al. [12] qui ont recensé 0,42 %.


Dans l'ensemble la pauvreté et la non virulence des symptômes fonctionnels chez les sujets ayant les malformations : 30,83 %, pourrait aussi expliquer le retard à se faire prendre en charge. De plus, en Afrique au sud du Sahara et en particulier au Bénin, la peur de la stérilité après la cure de la hernie inguinale est une hantise des populations, mais qui ne savaient pas que la varicocèle pouvait engager le pronostic de la reproduction, méconnaissance qui justifiait le retard à la consultation.


Les élèves n'avaient pas bénéficié d'une exploration échographique, en particulier ceux qui avaient un kyste de l'épididyme et la varicocèle. La varicocèle, étant connue pour son influence sur la fertilité un bilan échographique systématique pourrait mettre en évidence précocement des anomalies du parenchyme testiculaire. En effet, d'après Butruille et al. [21] des anomalies du parenchyme testiculaire et les cancers du testicule sont plus fréquents chez les patients infertiles, ce qui les a conduits à recommander la réalisation d'une échographie testiculaire systématique.


Conclusion


La prévalence des MUGCV était de 9,29 %. La varicocèle en était la plus fréquente (5,47 %) puis suivaient respectivement les cas de hernie inguinale avec 0,99 %, d'hydrocèle vaginale avec 0,88 %, d'anomalies de migration testiculaire avec 0,59 %, de kyste du cordon spermatique avec 0,51 %, d'hypotrophie testiculaire isolée avec 0,48 %, de micropénis avec 0,33 %, d'hypospadias avec 0,22 %, de courbure de la verge avec 0,22 % et de kyste de l'épididyme avec 0,07 %.


Parmi les sujets ayant les MUGCV, 8,30 % avaient une association malformative et la majorité (71,43 %) avait au moins la varicocèle, qui occupait de loin la première place au sein de ces malformations chez l'adolescent à Cotonou.


Déclaration d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d'intérêts en relation avec cet article.



☆  Niveau de preuve : 3.





Tableau 1 - Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) en fonction de l'âge (ans).
  Sujets examinés  Sujets porteurs de MUGCV
n (%) 
10  59  0 (0) 
11  129  7 (5,43) 
12  290  25 (8,62) 
13  369  36 (9,76) 
14  344  34 (9,88) 
15  410  36 (8,78) 
16  354  32 (9,04) 
17  263  28 (10,65) 
18  208  26 (12,50) 
19  298  29 (9,73) 
Total  2724  253 (9,29) 





Tableau 2 - Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) en fonction du niveau socioéconomique.
  Sujets examinés  Sujets porteurs de MUGCV
n (%) 
Bas  2027  194 (9,57) 
Moyen  615  52 (8,46) 
Élevé  82  7 (8,54) 
Total  2724  253 (9,29) 



Légende :
Chi2 : 0,75 ; p : 0,69 ; n : effectif.



Tableau 3 - Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) en fonction de l'ethnie.
  Sujets examinés  Sujets porteurs de MUGCV
n (%) 
Fon et apparentés  1911  180 (9,42) 
Adja et apparentés  445  40 (8,99) 
Yoruba et apparentés  242  28 (11,57) 
Autres  126  5 (3,97) 
Total  2724  253 (9,29) 



Légende :
Chi2 : 5,81 ; p : 0,02 ; n : effectif.



Tableau 4 - Prévalence des malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) en fonction du stade de maturation pubertaire.
  Sujets examinés  Sujets porteurs de MUGCV
n (%) 
Pré-puberté  478  32 (6,69) 
Puberté  2246  221 (9,84) 
Total  2724  253 



Légende :
Chi2 : 4,63 ; p : 0,03 ; n : effectif.



Tableau 5 - Répartition comparative des signes fonctionnels chez les porteurs ou non de malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV).
  MUGCV
n =253 (%) 
Pas de MUGCV
n =2471 (%) 
p  
Gêne scrotale  42 (16,60)  4 (0,16)  0,00 
Douleur scrotale  34 (13,44)  0 (0) 
Tuméfaction scrotale  38 (15,02)  0 (0) 
Douleur lombaire  14 (5,53)  3 (0,12)  0,00 
Douleur abdominale  16 (6,32)  2 (0,08)  0,00 
Prurit scrotal  2 (0,79)  1 (0,04)  0,02 



Légende :
n : effectif.



Tableau 6 - Répartition des malformations urogénitales cliniquement visibles (MUGCV) objectivées.
  Effectif (n =2724) 
Varicocèle  149  5,47 
Hernies inguinales  27  0,99 
Hydrocèle vaginale  24  0,88 
Anomalies de migration du testicule  16  0,59 
Kyste du cordon spermatique  14  0,51 
Hypotrophie testiculaire isolée  13  0,48 
Micropénis  0,33 
Hypospadias  0,22 
Courbure de la verge  0,22 
Kyste de l'épididyme  0,07 




Références



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