Approche symptomatique des douleurs « prostatiques » chroniques et du syndrome douloureux pelvien chronique

25 novembre 2010

Auteurs : D. Delavierre, J. Rigaud, L. Sibert, J.-J. Labat
Référence : Prog Urol, 2010, 12, 20, 940-953

Objectif

Faire le point sur le diagnostic et l’étiopathogénie de la prostatite chronique (PC) bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique (SDPC).

Matériel et méthodes

Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographiques Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du medical subject heading (MeSH) (microbiology , pelvic pain , prostatitis ), soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur « ET ». La recherche a porté de 1990 à nos jours.

Résultats

La PC bactérienne est une infection chronique ou récidivante de la prostate par des agents bactériens. Elle constitue environ 5 à 10 % de l’ensemble des PC. Le SDPC est une douleur pelvienne génito-urinaire sans bactéries évoluant depuis au moins trois mois, parfois associée à des troubles mictionnels et sexuels. Bien que la prostate ne semble pas impliquée dans toutes les douleurs pelvipérinéales chroniques de l’homme, le terme de PC reste le plus souvent accolé à celui de SDPC (PC/SDPC). La PC/SDPC retentit sur la qualité de vie. Son étiopathogénie précise reste méconnue mais l’infection et l’inflammation prostatiques pourraient être impliquées, non pas comme causes directes, mais comme éléments initiateurs d’un phénomène neurologique d’hypersensibilisation. L’évaluation d’une PC/SDPC comporte un interrogatoire complété par un questionnaire National Institutes of Health - Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI), un examen clinique, un ECBU et une débitmétrie mictionnelle couplée à une mesure du résidu post-mictionnel. Les autres explorations sont optionnelles et ont pour objectif d’éliminer d’autres diagnostics urologiques. L’épreuve microbiologique fractionnée de Meares et Stamey doit être abandonnée au profit d’un test simplifié comportant une analyse d’urines avant et après massage prostatique. Toutefois les indications de ce test sont limitées aux patients suspects de PC bactérienne ou présentant une bactériurie lors de l’ECBU.

Conclusion

La PC bactérienne ne représente qu’environ 5 à 10 % de l’ensemble des PC. À la terminologie habituelle de PC non bactérienne s’est substituée celle de SDPC ou PC/SDPC de l’homme afin de sortir cette pathologie du cadre strict de la prostate. Malgré sa prévalence et son retentissement sur la qualité de vie et la sexualité, la PC/SDPC reste mal connue et continue de poser des problèmes diagnostiques.

   
 
 

 

 

Introduction

Depuis les travaux de Drach et al. en 1978 [1

Cliquez ici pour aller à la section Références], les prostatites étaient regroupées en prostatites aiguës, chroniques, bactériennes ou non, et prostatodynies. Cette classification reposait sur la clinique et l'épreuve microbiologique fractionnée de Meares et Stamey décrite en 1968 [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références] (Figure 1). En 1995, le National Institutes of Health (NIH) (États-Unis) et un groupe de travail sur la prostatite chronique (PC) (The Chronic Prostatitis Collaborative Research Network Study Group [CPCRN]) ont proposé une nouvelle classification avec pour objectifs de sortir cette pathologie du cadre strict de la prostate et de la recentrer sur la notion de douleur pelvipérinéale [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cette classification distingue la prostatite aiguë (catégorie I), la PC bactérienne (catégorie II), le syndrome douloureux pelvien chronique (SDPC), inflammatoire (catégorie IIIA) ou non (catégorie IIIB), et une nouvelle entité, la prostatite inflammatoire asymptomatique (catégorie IV). Le Tableau 1 détaille la définition des différentes catégories de prostatites. Malgré cette nouvelle classification, le terme de PC est resté le plus souvent accolé à celui de SDPC (catégorie III) en conséquence dénommé prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique (PC/SDPC). Notre article, consacré aux douleurs pelviennes chroniques, ne traitera ni de la prostatite aiguë (catégorie I) ni de la prostatite inflammatoire asymptomatique (catégorie IV).

 
Figure 1
Figure 1. 

Test de Meares et Stamey ou test des quatre verres [2

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Préparation

Pas de prélèvement urétral avant le test, vessie pleine, abstinence sexuelle de trois jours, désinfection du gland

Technique de réalisation

Recueil de quatre échantillons

L'échantillon voided bladder 1 (VB1) est constitué des premiers 10mL de la miction et correspond à la flore urétrale

L'échantillon voided bladder 2 (VB2), également constitué de 10mL, est recueilli après une miction de 100 à 200mL et correspond aux urines « vésicales » (le patient interrompt sa miction pour permettre un dernier recueil en fin de test)

L'échantillon expressed prostatic secretion (EPS) est constitué des sécrétions prostatiques recueillies au méat urétral après massage prostatique au toucher rectal

L'échantillon voided bladder 3 (VB3) est constitué de 10mL recueillis lors de la miction obtenue après le recueil d'EPS et correspond aux sécrétions prostatiques non extériorisées

Interprétation

Si VB2 a plus de 105 micro-organismes par millilitre, il s'agit d'une infection des urines vésicales nécessitant de refaire le test après deux ou trois jours d'amoxicilline ou nitrofurantoïne (antibiothérapie sans pénétration prostatique)

Si VB1 a un nombre de micro-organismes supérieur à plus de dix fois celui de VB3, il s'agit d'une urétrite

Si EPS et VB3 ont un nombre de micro-organismes supérieur à plus de dix fois celui de VB1, il s'agit d'une prostatite

La présence de dix à 15 leucocytes par champ dans EPS ou VB3 traduit une inflammation prostatique

 

 

Prostatite chronique bactérienne (ou catégorie II du NIH)

 

Introduction

La PC bactérienne est une infection chronique ou récidivante de la prostate par des agents bactériens (catégorie II de la classification du NIH) [4

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Elle est souvent associée à des antécédents d'infection récidivante de l'appareil urinaire (présents chez 25 à 43 % des patients) [5

Cliquez ici pour aller à la section Références], d'urétrite ou d'épididymite causées par le même agent bactérien [6

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. C'est la cause la plus fréquente d'infection récidivante de l'appareil urinaire chez l'homme jeune ou d'âge moyen [6

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La PC bactérienne est favorisée par des pathologies du bas appareil urinaire (sténose de l'urètre, adénome de prostate, maladie du col vésical) ou des gestes diagnostiques ou thérapeutiques sur ce bas appareil [9

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le plus souvent, l'infection est d'origine ascendante, facilitée par une prédisposition anatomique au reflux dans les canaux prostatiques [10

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Symptomatologie

Le diagnostic de PC bactérienne est suspecté face à des antécédents d'infections récidivantes de l'appareil urinaire et/ou de réponse antérieure à des traitements antibiotiques [7

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les épisodes infectieux se manifestent par des troubles mictionnels irritatifs et/ou obstructifs et des douleurs pelvipérinéales sans signes généraux, parfois associés à une hématurie, une hémospermie, un écoulement urétral ou des signes rectaux. La plupart des patients répondent aux traitements antibiotiques et sont asymptomatiques entre les épisodes infectieux mais certains conservent une gêne pelvipérinéale variable associée à des troubles mictionnels [7

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Microbiologie

De nombreux micro-organismes ont été suspectés d'être responsables de PC bactériennes mais seuls les bacilles Gram négatif et l'entérocoque faecalis sont des pathogènes prostatiques reconnus [9

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Cliquez ici pour aller à la section Références] (Tableau 2). Depuis quelques années, des études menées sur les traitements antibiotiques de la PC bactérienne ont montré des taux élevés de bactéries Gram positif [13

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'implication de ces micro-organismes dans la PC bactérienne reste néanmoins controversée. Krieger et al. ont étudié 470 hommes présentant des symptômes de PC dont 29 (6 %) présentaient des bactéries Gram positif identifiées lors d'un test de Meares et Stamey (Figure 1) [14

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En répétant ce test chez ces 29 patients, ils ont montré que la présence des bactéries Gram positif n'était pas reproductible chez 27 d'entre eux (94 %). La présence de ces bactéries pourrait en réalité correspondre à une colonisation transitoire non pathogène. Malgré des études montrant des prévalences élevées de Chlamydia trachomatis et mycoplasmes génitaux [15

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Cliquez ici pour aller à la section Références], le rôle de ces micro-organismes n'est pas non plus élucidé car leur mise en évidence dans le sperme, les sécrétions prostatiques ou les urines recueillies après massage prostatique ne permet pas d'affirmer l'origine prostatique de l'infection en raison d'une possible contamination urétrale [17

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Des infections fongiques, virales, parasitaires ou bactériennes inhabituelles peuvent survenir chez des patients immunodéprimés [18

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Évaluation

 
ECBU

L'ECBU n'est positif que dans 5 à 10 % des cas environ [19

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Épreuve microbiologique fractionnée

L'épreuve microbiologique de Meares et Stamey ou test des quatre verres (analyse fractionnée et comparative des urines et des sécrétions prostatiques obtenues par massage prostatique) a été décrite en 1968 [2

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Cliquez ici pour aller à la section Références] avec pour objectif de localiser l'infection et notamment de rechercher une inflammation (présence de leucocytes) ou une infection (présence de bactéries uropathogènes) prostatique (Figure 1). La Figure 1 précise les modalités techniques du test et les critères d'interprétation. Quatre échantillons sont obtenus : l'échantillon voided bladder 1 (VB1) correspond à la flore urétrale, l'échantillon voided bladder 2 (VB2) correspond aux urines « vésicales », les échantillons expressed prostatic secretion (EPS) et voided bladder 3 (VB3) correspondent aux sécrétions prostatiques. Cette épreuve est considérée comme le gold standard par les experts de la PC et pourtant plusieurs enquêtes de pratique professionnelle effectuées dans le monde [21

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Cliquez ici pour aller à la section Références] ont montré que peu d'urologues effectuaient ce test compliqué, difficile à interpréter et inadapté à leur pratique. Nickel a proposé un test microbiologique simplifié (pre- and post-massage test [PPMT]) comportant une analyse des urines avant puis après massage prostatique ou test des deux verres [23

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Schneider et al. ont effectué le test de Meares et Stamey chez 168 hommes symptomatiques (cohorte de Giessen, Allemagne) et ont diagnostiqué une PC bactérienne chez 4,2 % d'entre eux [25

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Bartoletti et le groupe italien d'étude sur la prostatite l'ont effectué chez 764 hommes symptomatiques comparés à 152 sujets témoins et l'ont trouvé positif chez 13,3 % d'entre eux contre 2,6 % dans le groupe témoin [26

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ces données confirment que la PC bactérienne ne constitue environ que 5 à 10 % de l'ensemble des prostatites et des SDPC [27

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Spermoculture

L'intérêt de la spermoculture pour le diagnostic de PC bactérienne est controversé. Au cours d'une étude menée chez 40 patients présentant une PC bactérienne à Escherichia Coli , Weidner et al. ont montré que seulement 21 (52,5 %) présentaient une bactériospermie (>103/mL) [28

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Zegarra Montes et al. chez 70 patients présentant une PC bactérienne ont trouvé 67 tests de Meares et Stamey positifs (95,7 %) mais seulement 31 spermocultures positives (44,3 %) [20

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En revanche, au cours d'une étude menée chez 895 patients symptomatiques, Budía et al. ont montré que la spermoculture était plus sensible que EPS et VB3 pour le diagnostic de PC bactérienne [29

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Lacquaniti et al. ont trouvé 36 spermocultures positives chez 40 patients dont le test de Meares et Stamey était positif (90 %) et ont précisé que les patients avaient mieux toléré et accepté la spermoculture [19

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les différences relevées dans ces études s'expliquent certainement par l'absence de standardisation des techniques microbiologiques et de normes validées. Compte tenu de ces données, la seule indication reconnue de la spermoculture reste le bilan d'une infertilité [30

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Autres investigations

La débitmétrie mictionnelle couplée à l'évaluation du résidu vésical post-mictionnel est recommandée afin d'éliminer un syndrome obstructif sur le bas appareil urinaire [6

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'échographie endorectale ne permet pas de distinguer les différentes catégories de PC/SDPC [31

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. En l'absence de réponse thérapeutique au traitement antibiotique adapté, d'autres investigations sont indiquées (détaillées au chapitre de la PC/SDPC) [7

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Prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique (ou catégorie III du NIH)

 

Introduction

La PC/SDPC est une douleur pelvienne génito-urinaire sans bactéries évoluant depuis au moins trois mois, parfois associée à des troubles mictionnels et sexuels, inflammatoire (IIIA) ou non (IIIB) selon la présence ou non de leucocytes dans EPS, VB3 ou le sperme [4

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Depuis l'avènement de la classification du NIH et de cette nouvelle définition, la PC/SDPC a fait l'objet de nombreux travaux de recherche dans les domaines de l'épidémiologie, de l'étiopathogénie, de l'évaluation et des traitements. Des enquêtes épidémiologiques effectuées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie ont montré des prévalences de PC/SDPC non négligeables dans la population masculine et ont également souligné l'impact de cette pathologie sur la qualité de vie, la fonction sexuelle et la santé mentale. Un article spécifique de ce numéro spécial de la revue traite de l'épidémiologie descriptive et analytique de la PC/SDPC [32

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Un travail très contributif a été effectué par le CPCRN sur une cohorte de 488 hommes âgés en moyenne de 42,8 ans (NIH Chronic Prostatitis Cohort [CPC] Study) [33

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce travail a fait l'objet de nombreuses publications au cours des années 2000. Les patients de cette cohorte avaient eu une douleur ou une gêne pelvienne pendant trois mois dans les six mois précédents à l'exclusion de divers antécédents urogénitaux (notamment cancers ou interventions). Certains évènements survenus dans les trois mois précédents (bactériurie significative, infection sexuellement transmissible, épididymite ou antibiothérapie) nécessitaient le report de l'inclusion dans l'étude. Ces 488 patients étaient considérés comme porteurs d'une PC/SDPC (catégorie III) mais chez 8 % d'entre eux des micro-organismes ont été mis en évidence lors du test de Meares et Stamey ou la spermoculture. Ces 8 % répondaient en conséquence plus à la définition d'une PC bactérienne. Cette constatation n'est pas surprenante compte tenu des critères d'inclusion dans l'étude mais pose la question de la classification des patients symptomatiques sans antécédents d'infection de l'appareil urinaire ni bactériurie mais qui présentent des micro-organismes dans les prélèvements prostatiques [8

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Étiopathogénie

L'étiopathogénie de la PC/SDPC est actuellement inconnue mais fait l'objet de nombreuses théories, les principales questions étant de savoir si la prostate est toujours impliquée et si une inflammation prostatique pourrait être responsable des symptômes [34

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Théorie infectieuse

Cette théorie repose sur l'idée que des agents uropathogènes seraient encore inconnus ou impossibles à détecter par les explorations microbiologiques actuelles (théorie de l'infection occulte). Shoskes et Shahed ont cherché de l'ADN bactérien par amplification génique (polymerase chain reaction [PCR]) chez 47 patients, 33 de catégorie IIIA et 14 de catégorie IIIB [35

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cet ADN a été mis en évidence chez 70 % des patients de catégorie IIIA (alors que la culture bactérienne n'était positive que dans 51 % des cas) et 14 % des patients de catégorie IIIB. La présence d'ADN était prédictive de l'efficacité de l'antibiothérapie.

Selon une autre hypothèse, l'infection agirait comme un évènement initiateur en provoquant des lésions tissulaires et une inflammation. Cette hypothèse rejoint la théorie neurologique d'hypersensibilisation décrite dans un autre chapitre. Des travaux ont effectivement montré une prévalence élevée d'antécédents infectieux lors de PC/SDPC. Pontari et al. et le CPCRN ont comparé 463 patients de la cohorte du NIH (CPC study) à 121 sujets témoins [36

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les patients présentaient significativement plus d'antécédents d'urétrites sexuellement transmissibles non spécifiques (12,4 % contre 4,2) et d'infections de l'appareil urinaire (28,9 % contre 5,8 %). Daniels et al. ont étudié 2301 hommes de 30 à 79 ans dont 6,3 % présentaient des symptômes de PC/SDPC définis par des douleurs périnéales et/ou à l'éjaculation avec un sous-score douleur lors du questionnaire NIH-CPSI supérieur ou égal à 4 (NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index, questionnaire décrit au chapitre de l'évaluation) [37

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les antécédents d'infections de l'appareil urinaire (surtout>3) étaient bien corrélés à ces symptômes.

L'origine infectieuse de la PC/SDPC reste néanmoins discutée car des patients asymptomatiques ont des micro-organismes et des marqueurs de l'inflammation dans les sécrétions prostatiques [38

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Deux enquêtes issues de l'analyse de la cohorte du NIH (CPC study) ont cherché à préciser l'origine infectieuse ou inflammatoire de cette pathologie. Schaeffer et al. ont étudié 488 patients présentant un SDPC (catégorie III) [39

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La prévalence de la sous-catégorie IIIA (inflammatoire) variait de 54 à 90 % (c'est-à-dire quasiment du simple au double !) selon les critères microbiologiques retenus. Huit pour cent avaient au moins un germe dans le sperme, EPS ou VB3. Enfin il n'y avait pas de corrélation entre les comptes de leucocytes et de germes et la sévérité des symptômes évalués par le NIH-CPSI.

Nickel et al. ont comparé 463 patients à 121 sujets témoins [38

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ils ont dénombré statistiquement plus de leucocytes dans les sécrétions prostatiques ou les urines recueillies après massage prostatique dans le groupe PC/SDPC que dans le groupe témoin mais la prévalence de la présence de leucocytes dans le groupe témoin était élevée et il n'y avait pas de différence dans le sperme entre les deux groupes. Par ailleurs, en ce qui concerne les bactéries uropathogènes, il n'y avait pas de différence significative dans le sperme, EPS et VB3 entre le groupe PC/SDPC (8 %) et le groupe témoin (8,3 %).

Le rôle du C. trachomatis et des mycoplasmes génitaux a été suspecté dans l'étiopathogénie de la PC/SDPC. Toutefois, malgré des études montrant des prévalences élevées de ces micro-organismes dans le sperme lors de PC/SDPC [16

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Cliquez ici pour aller à la section Références], l'intérêt de la spermoculture et l'implication du C. trachomatis et des mycoplasmes génitaux dans les symptômes restent discutés. En effet des recherches effectuées dans le bilan d'une infertilité ont également montré des prévalences élevées alors que les hommes étaient asymptomatiques [43

Cliquez ici pour aller à la section Références] et leur présence dans le sperme (comme dans EPS ou VB3) ne permet pas d'affirmer l'origine prostatique de l'infection en raison d'une possible contamination urétrale [17

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Théorie inflammatoire

Le rôle de l'inflammation prostatique dans la PC/SDPC est discuté. Les travaux détaillés dans le chapitre précédent ont montré que des patients asymptomatiques présentaient des leucocytes dans les VB3, EPS et le sperme et que le score du NIH-CPSI n'était pas corrélé à la présence de leucocytes dans VB3, EPS et le sperme. Dans la « prostatite » de catégorie IIIB, il n'y a pas d'inflammation mais des symptômes alors que dans la « prostatite » de catégorie IV, il y a une inflammation sans symptômes. L'intérêt d'effectuer la distinction entre PC/SDPC inflammatoire (IIIA) ou non (IIIB) semble discutable en pratique aussi bien sur le plan diagnostique que thérapeutique [30

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. De nombreux travaux ont cherché d'autres marqueurs de l'inflammation que les leucocytes dans VB3, EPS ou le sperme (facteur de croissance nerveuse NGF, cytokines, radicaux libres) sans application pratique pour le moment. Pontari dans ses revues de littérature et publications sur la physiopathologie de la PC/SDPC détaille divers mécanismes pouvant conduire à une inflammation prostatique : un déséquilibre entre les cytokines pro- et anti-inflammatoires, des processus auto-immuns, une insensibilité aux androgènes d'origine génétique [34

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Théorie de l'hypersensibilisation

L'hypersensibilisation est responsable d'une allodynie (douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse) et d'une hyperalgésie (réponse anormalement intense à une stimulation douloureuse). Cette théorie d'hypersensibilisation repose sur les travaux expérimentaux de Yang et al. et Turini et al. comparant des patients présentant une PC/SDPC et des sujets témoins [48

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce mécanisme physiopathologique est commun à d'autres syndromes douloureux chroniques notamment au syndrome douloureux régional complexe et à la fibromyalgie [48

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Un élément nociceptif initial, déclencheur (infectieux, inflammatoire, opératoire, traumatique) entraîne une réaction locale avec sécrétion de substances algogènes (bradykinine, sérotonine, histamine, substance P, monoxyde d'azote, NGF, prostaglandines). Celles-ci activent les terminaisons des fibres nerveuses afférentes et favorisent l'inflammation neurogène et l'activation mastocytaire. Le bombardement d'influx afférents modifie, réorganise, les cornes postérieures de la moelle (phénomène de neuroplasticité). L'excitation des neurones convergents entraîne ensuite une transmission exagérée des messages douloureux aux structures centrales sus-jacentes avec des seuils de réponse abaissés. Ces mécanismes expliquent l'allodynie, l'hyperalgésie et la diffusion des zones douloureuses aux régions et organes proches [51

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Théorie de la cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical de l'homme

La cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical (CI/SDV) et la PC/SDPC partagent des similitudes notamment en ce qui concerne la symptomatologie et les hypothèses étiopathogéniques [54

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Selon Pontari, CI/SVD et PC/SDPC ne seraient pas des syndromes spécifiques d'organe mais des manifestations urogénitales de pathologies régionales ou systémiques [57

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Lors d'une cystoscopie avec hydrodistension, Berger et al. ont retrouvé des pétéchies modérées ou sévères chez 58 % de patients présentant une douleur d'origine prostatique sans bactériurie et suggèrent une association entre ce type de douleur et la CI [58

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Toutefois Cole et al. n'ont pas trouvé de différence significative en ce qui concerne la présence de glomérulations et le bénéfice thérapeutique après hydrodistension entre trois groupes symptomatiques (douleur au remplissage vésical calmée par la miction, douleur pelvienne sans lien avec le remplissage vésical ou la miction, pollakiurie et urgenturie sans douleur) [59

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Parsons assimile la PC, la CI, la douleur pelvienne chronique et le syndrome urétral en leur attribuant un mécanisme physiopathologique commun, en l'occurrence une dysfonction de l'épithélium du bas appareil urinaire avec altération de la perméabilité urothéliale [60

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Dans une étude contrôlée Parsons et al. ont relevé des tests au chlorure de potassium (KCL) plus souvent positifs chez les patients présentant une PC/SDPC que chez les sujets témoins [61

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Hassan et al. ont confirmé ces données [62

Cliquez ici pour aller à la section Références] mais les constatations sont différentes dans l'étude contrôlée de Yilmaz et al. [63

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En raison de ces données discordantes de la littérature, le test au KCL et l'hydrodistension n'apportent pas d'arguments à l'assimilation de la PC/SDPC à la CI/SDV et ne sont pas recommandés dans le bilan d'une PC/SDPC [44

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Théorie psychologique

Le stress psychologique est fréquent lors de PC/SDPC [64

Cliquez ici pour aller à la section Références] et pourrait être impliqué dans la survenue des symptômes ou leur perception [46

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Selon Tripp et al. et le CPCRN lors d'une étude sur la cohorte du NIH (CPC study), le score correspondant aux symptômes dépressifs du questionnaire SF12 était prédictif de l'intensité de la douleur [65

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Selon Ullrich et al. lors d'une étude chez 224 patients présentant une PC/SDPC, un stress plus important ressenti dans les six mois suivant le diagnostic était significativement associé à une intensité de la douleur et à un handicap lié à cette douleur plus importante au 12e mois [66

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Théorie neuromusculaire

Un syndrome myofascial douloureux avec spasme musculaire pelvien pourrait être à l'origine des symptômes de PC/SDPC [67

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce syndrome pourrait témoigner d'une hypersensibilisation musculaire rejoignant ainsi la théorie décrite précédemment [51

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. La présence d'un spasme musculaire est toutefois d'interprétation difficile dans un contexte douloureux car un spasme et une hyperactivité musculaire peuvent être secondaires à la douleur ou à une inflammation ou infection locale [68

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Théorie génétique

Des prédispositions génétiques (notamment des polymorphismes dans les régions promotrices de plusieurs cytokines) pourraient constituer des facteurs de risque de PC/SDPC [34

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Cliquez ici pour aller à la section Références, 47

Cliquez ici pour aller à la section Références, 70

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Théorie des douleurs projetées

Des travaux expérimentaux effectués chez le rat soutiennent l'hypothèse de douleurs pelvipérinéales de type référées d'origine prostatique par des mécanismes neurologiques [71

Cliquez ici pour aller à la section Références, 72

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Autres théories étiopathogéniques

D'autres hypothèses ont été proposées pour expliquer la PC/SDPC :

une élévation (sympatho-médiée) de la pression urétrale prostatique lors de la miction [73] ;
une élévation de la pression tissulaire intra-prostatique [74] ;
un reflux urinaire intraprostatique [10].

 
La prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique : un syndrome certainement multifactoriel

Pontari et Shoskes ont souligné l'intrication entre divers facteurs et proposé des schémas étiopathogéniques témoignant de cette intrication [53

Cliquez ici pour aller à la section Références, 75

Cliquez ici pour aller à la section Références] (Figure 2, Figure 3). L'hypersensibilisation neurologique illustre le caractère multifactoriel de la PC/SDPC. Selon cette théorie, l'infection et l'inflammation pourraient être impliquées dans la pathogénie de la PC/SDPC non pas comme causes directes mais comme éléments initiateurs de ce phénomène d'hypersensibilisation [53

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Figure 2
Figure 2. 

Mécanismes étiopathogéniques de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique selon Pontari [47

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Figure 3
Figure 3. 

Mécanismes étiopathogéniques de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique selon Shoskes [75

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Association de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique à d'autres syndromes

La PC/SDPC est souvent associée à d'autres pathologies ou syndromes fonctionnels [76

Cliquez ici pour aller à la section Références, 77

Cliquez ici pour aller à la section Références] ce qui accrédite la notion d'approche globale de ces pathologies. Une revue de littérature exhaustive effectuée par Rodríguez et al. et le groupe de travail sur les douleurs pelviennes chroniques urologiques du National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK) a montré des associations entre les syndromes douloureux chroniques inexpliqués pelviens urologiques (PC/SDPC, CI/SDV et vulvodynie) et non urologiques (fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, syndrome de l'articulation temporo-mandibulaire et syndrome de l'intestin irritable) [76

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'association la plus significative concerne les syndromes urologiques et le syndrome de l'intestin irritable. Plusieurs hypothèses physiopathologiques communes pourraient expliquer ces associations [51

Cliquez ici pour aller à la section Références, 76

Cliquez ici pour aller à la section Références] :

des processus physiologiques (neuro-endocriniens, immunologiques ou hypersensibilisation) ;
une victimisation, des antécédents d'abus sexuels ou physiques, de traumas ;
une détresse psychologique, des troubles psychiatriques, une résistance au stress ou un stress en voie de rétablissement.

 

Évaluation

L'évaluation d'une PC/SDPC est surtout clinique car peu d'examens ont un intérêt diagnostique, leur objectif étant surtout d'éliminer un certain nombre de pathologies urologiques (Tableau 3, Tableau 4).

 
Interrogatoire [7, 30, 34, 44, 78, 79]

L'interrogatoire s'intéresse aux antécédents du patient, à sa symptomatologie et au retentissement sur la qualité de vie. Les antécédents les plus importants à rechercher sont les facteurs démographiques, le mode de vie, les loisirs, les maladies connues, les interventions urogénitales, les infections (sexuellement transmissibles, de l'appareil urinaire et génital). Les traitements sont précisés. Le symptôme prédominant est la douleur. L'interrogatoire précise son mode d'installation (souvent brutal), son ancienneté (la définition impose une évolution depuis au moins trois mois), son intensité (parfois sévère), son siège (souvent périnéal ou génital mais également hypogastrique, anorectal ou rachidien lombaire) et son évolution (souvent variable avec des périodes de rémission ou d'acutisation). Les troubles mictionnels associent pollakiurie et urgenturie. La dysurie est plus rare. Les dysfonctions sexuelles comprennent les douleurs à l'éjaculation, l'éjaculation prématurée, la dysfonction érectile et l'altération du désir. Les douleurs à l'éjaculation seraient spécifiques de la PC/SDPC et prédictives d'une évolution plus sévère [80

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Shoskes et al. et le CPCRN dans l'étude de la cohorte du NIH (CPC study) ont montré que des douleurs à l'éjaculation persistantes étaient corrélées à une altération plus importante du score total du NIH-CPSI et des scores des domaines « douleur » et « qualité de vie » de ce questionnaire [81

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les patients présentant ces douleurs étaient moins susceptibles d'amélioration avec le temps. Les signes généraux ne sont ni fréquents ni prédominants et peuvent associer asthénie sévère et chronique, arthralgies, myalgies, céphalées, somnolence et adénopathies douloureuses [82

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Shoskes et al. ont récemment proposé un système de phénotype clinique en six domaines afin de classifier les patients porteurs d'une PC/SDPC [83

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ces six domaines sont regroupés sous le terme UPOINT : U pour les symptômes urinaires, P pour les dysfonctions psychosociales, O pour les anomalies spécifiques d'organe, I pour les infections, N pour les maladies neurologiques ou systémiques et T pour la tension douloureuse des muscles squelettiques. Le Tableau 5 détaille les différents domaines de cette classification et les critères d'inclusion pour chacun d'eux. Quatre-vingt-dix patients porteurs d'une PC/SDPC (âge moyen 44,3 ans) ont été classifiés selon ce système. Les proportions de patients positifs pour chaque domaine étaient respectivement de 52 % pour U, 34 % pour P, 61 % pour O, 16 % pour I, 37 % pour N et 53 % pour T. Vingt-deux pour cent étaient positifs pour un seul domaine, 33 % pour deux, 22 % pour trois, 14 % pour quatre et 8 % pour cinq ou six. L'ancienneté des symptômes supérieure à deux ans et leur sévérité évaluée par le score total du NIH-CPSI étaient directement corrélées au nombre de domaines positifs. Les domaines P et N influençaient la qualité de vie de façon significative.

Des questionnaires complètent l'interrogatoire. En 1999, Litwin et al. et le CPCRN ont proposé l'index symptomatique de la PC NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI). Il utilise neuf questions, quatre sur la douleur, deux sur les troubles mictionnels et trois sur la qualité de vie [80

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Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce questionnaire, traduit et validé dans diverses langues notamment en français canadien [85

Cliquez ici pour aller à la section Références], est recommandé dans l'évaluation de la PC/SDPC [7

Cliquez ici pour aller à la section Références, 30

Cliquez ici pour aller à la section Références, 34

Cliquez ici pour aller à la section Références, 44

Cliquez ici pour aller à la section Références, 78

Cliquez ici pour aller à la section Références, 79

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Toutefois Roberts et al. estiment qu'il est surtout utile pour évaluer la sévérité des symptômes et non la présence ou non d'une prostatite [86

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce questionnaire est également intéressant pour évaluer l'évolution des symptômes au cours du temps notamment sous traitement. Une baisse de six points du score total serait prédictive d'une réponse thérapeutique [87

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En 2009 un groupe de travail nord-américain sur la douleur pelvienne urologique a développé un nouveau questionnaire, l'index de douleur urogénitale (GenitoUrinary Pain Index [GUPI]) en modifiant le NIH-CPSI [88

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ce questionnaire, validé, fiable et sensible, est destiné à l'évaluation des douleurs urogénitales et distingue chez l'homme la PC ou la CI d'autres situations (dysurie, pollakiurie, cystite chronique) ou de l'absence de pathologies.

 
Examen clinique [7, 30, 34, 44, 78, 79]

L'examen est dirigé vers la verge, le scrotum et son contenu, le périnée, la prostate, les régions péri-anale et inguinale. Le toucher rectal évalue la prostate (volume, consistance, symétrie, sensibilité). Le plus souvent la prostate est normale. La présence de nodules durs nécessite des biopsies de prostate pour éliminer un cancer. Le toucher rectal élimine une compression du nerf pudendal caractérisée par une douleur exquise au niveau de la région de l'épine ischiatique [89

Cliquez ici pour aller à la section Références]. L'examen recherche également des points gâchettes myofasciaux douloureux [67

Cliquez ici pour aller à la section Références, 68

Cliquez ici pour aller à la section Références] et des anomalies musculosquelettiques. Shoskes et al. et le CPCRN ont examiné 384 patients de la cohorte du NIH (CPC study) et 121 sujets témoins [68

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Cinquante et un pour cent des patients présentaient au moins un site de tension douloureuse contre 7 % des sujets témoins. Les localisations les plus fréquentes de tension douloureuse étaient la prostate, puis le plancher pelvien externe et interne et la région sus-pubienne. Anderson et al. ont souligné les liens entre dix points gâchettes myofasciaux abdominaux ou pelvipérinéaux douloureux à l'examen et sept sites douloureux rapportés par les patients [67

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ainsi chaque douleur localisée à un site a été reproduite par la palpation d'au moins deux points gâchettes et dans plus de 50 % des fois pour cinq sites sur sept.

 
Examens de laboratoire

 
ECBU [7, 30, 34, 44, 78, 79]

L'ECBU est le plus souvent stérile. La présence d'une hématurie ou d'une bactériurie oriente vers d'autres diagnostics.

 
Épreuve microbiologique fractionnée

L'objectif de cette épreuve est d'éliminer la présence de micro-organismes en faveur d'une PC bactérienne et de rechercher des leucocytes témoignant d'une inflammation prostatique afin de distinguer les sous-catégories A (inflammatoire) et B (non inflammatoire) de la PC/SDPC. Cette épreuve n'a jamais été validée dans le bilan d'une PC/SDPC [44

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le travail de Nickel et al. et du CPCRN sur la cohorte du NIH (CPC study) a montré que le test simplifié des deux verres était bien corrélé au test de Meares et Stamey et constituait une alternative raisonnable quand les sécrétions prostatiques ne pouvaient être obtenues ou analysées [24

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ludwig et al. ont également montré que la présence de leucocytes dans les urines recueillies après massage prostatique (VB3) était prédictive de la présence de leucocytes dans les sécrétions prostatiques (EPS) avec une forte sensibilité et une forte spécificité [90

Cliquez ici pour aller à la section Références].

Toutefois l'intérêt d'effectuer la distinction entre PC/SDPC inflammatoire (IIIA) ou non (IIIB) semble discutable en pratique aussi bien sur le plan diagnostique que thérapeutique [30

Cliquez ici pour aller à la section Références, 44

Cliquez ici pour aller à la section Références, 45

Cliquez ici pour aller à la section Références]. De même les deux études, détaillées précédemment, menées sur la cohorte du NIH (CPC study) par le CPCNR n'encouragent guère à proposer le test des deux ou quatre verres de façon systématique [38

Cliquez ici pour aller à la section Références, 39

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Nickel suggère de le réserver aux patients suspects de PC bactérienne (antécédents d'infections récidivantes de l'appareil urinaire et/ou de réponse à des traitements antibiotiques) ou de bactériurie lors de l'ECBU [7

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Spermoculture

L'objectif de la spermoculture est identique à l'épreuve microbiologique fractionnée : éliminer la présence de micro-organismes et rechercher des leucocytes. Cette recherche de leucocytes dans le sperme est intégrée à la définition de la PC/SDPC du NIH et des études ont montré qu'elle permettait d'augmenter la proportion des patients avec une PC/SDPC de type IIIA, c'est-à-dire inflammatoire, comparée à une simple recherche dans EPS et VB3 [30

Cliquez ici pour aller à la section Références, 91

Cliquez ici pour aller à la section Références, 92

Cliquez ici pour aller à la section Références]. En revanche, le travail de Nickel et al. sur la cohorte du NIH (CPC study) cité précédemment n'a pas montré de différence significative de prévalence de la leucospermie entre les patients PC/SDPC et les sujets témoins [38

Cliquez ici pour aller à la section Références]. La spermoculture reste donc discutée dans le bilan d'une PC/SDPC d'autant que la distinction entre PC/SDPC inflammatoire (IIIA) ou non (IIIB) est de peu d'intérêt. En conséquence la spermoculture n'est pas recommandée dans le bilan d'une PC/SDPC mais elle reste indiquée dans le bilan d'infertilité [7

Cliquez ici pour aller à la section Références, 44

Cliquez ici pour aller à la section Références, 79

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Prélèvement urétral

Le prélèvement urétral par écouvillonnage et la recherche du C. trachomatis par amplification génique (PCR) sur le premier jet urinaire sont indiqués face à des antécédents d'infection sexuellement transmissible, des douleurs péniennes ou urétrales, un écoulement urétral ou une activité sexuelle non protégée [7

Cliquez ici pour aller à la section Références, 34

Cliquez ici pour aller à la section Références, 44

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
PSA (antigène prostatique spécifique)

Nadler et al. et le CPCRN ont comparé 421 patients de la cohorte du NIH (CPC study) à 112 sujets témoins afin de préciser si le PSA total ou libre pouvait être utilisé comme marqueur diagnostique de PC/SDPC [93

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le PSA était significativement plus élevé chez les patients présentant une PC/SDPC mais légèrement et les sensibilité et spécificité étaient trop faibles pour recommander le PSA comme marqueur de PC/SDPC. Un patient présentant une PC/SDPC et une élévation du PSA doit être pris en charge comme tout patient avec un PSA élevé dans le cadre du dépistage du cancer de prostate [7

Cliquez ici pour aller à la section Références, 93

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Cytologie urinaire

Elle n'est pas systématique mais indiquée lors de troubles mictionnels irritatifs ou d'hématurie pouvant faire suspecter une tumeur de vessie [34

Cliquez ici pour aller à la section Références, 44

Cliquez ici pour aller à la section Références, 94

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Bilan urodynamique

Seule la débitmétrie suivie d'une évaluation du résidu vésical post-mictionnel est recommandée [7

Cliquez ici pour aller à la section Références, 30

Cliquez ici pour aller à la section Références, 34

Cliquez ici pour aller à la section Références, 44

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le bilan urodynamique complet peut mettre en évidence un syndrome obstructif sur le bas appareil urinaire ou une dyssynergie vésicosphinctérienne [95

Cliquez ici pour aller à la section Références] mais il est plus compliqué à réaliser et plus invasif. Il pourrait être réservé aux patients dont les troubles mictionnels résistent aux traitements [34

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Imagerie [7, 44]

L'échographie, le scanner et l'IRM abdominopelviens ne permettent pas de confirmer le diagnostic de PC/SDPC mais éliminent certains diagnostics différentiels.

L'échographie endorectale est d'un intérêt discutable. Elle ne permet pas de distinguer les différentes catégories de PC/SDPC [31

Cliquez ici pour aller à la section Références] et le lien entre la présence de lithiases prostatiques ou d'autres anomalies et la PC/SDPC reste incertain même si le travail de Geramoutsos et al. a montré une corrélation entre la découverte échographique de lithiases prostatiques assez volumineuses (à la différence des microlithiases) et la présence de symptômes et d'une PC/SDPC [96

Cliquez ici pour aller à la section Références] chez l'adulte jeune. De même Shoskes et al. ont montré chez 130 patients présentant une PC/SDPC que les calcifications prostatiques étaient fréquentes et corrélées à l'ancienneté des symptômes, à une inflammation plus importante et à une colonisation bactérienne de la prostate [97

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Un plancher pelvien spastique serait plus fréquent chez les patients sans calcifications. L'échographie endorectale pourrait être réservée aux patients présentant des douleurs à l'éjaculation. En effet ces douleurs pourraient être liées à une obstruction d'un canal éjaculateur responsable d'une augmentation de volume d'une vésicule séminale [79

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 
Cystoscopie

Elle est indiquée face à une hématurie, des symptômes mictionnels prédominants, des anomalies de la cytologie urinaire et une débitmétrie anormale [7

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Elle élimine un adénome de prostate, une tumeur de vessie et une sténose de l'urètre.

 

Histoire naturelle

Propert et al. et le CPCRN ont évalué 293 patients de la cohorte du NIH (CPC study) avec un suivi de deux ans [98

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Quarante-six pour cent avaient amélioré d'au moins six points le score total du NIH-CPSI et 44 % s'estimaient modérément ou nettement améliorés. Aucun critère démographique ou clinique n'était prédictif d'une amélioration. Turner et al. ont évalué 286 patients présentant une PC/SDPC pendant un an avec le NIH-CPSI [99

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Ils ont noté une amélioration substantielle dans les trois premiers mois, plus modeste dans les trois mois suivants. Les patients avec des symptômes plus sévères et chez qui il s'agissait, lors de l'inclusion, du premier épisode de PC/SDPC étaient les plus susceptibles d'amélioration. Nickel et al. ont évalué 40 patients un an après le diagnostic de symptômes évoquant une PC (douleur ou gêne périnéale ou lors de l'éjaculation) [100

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les symptômes avaient disparu chez 38 % des patients. Des symptômes moins sévères et plus récents étaient prédictifs de cette amélioration.

 

Retentissement sur la qualité de vie

La PC/SDPC retentit sur la qualité de vie des patients [65

Cliquez ici pour aller à la section Références, 101

Cliquez ici pour aller à la section Références, 102

Cliquez ici pour aller à la section Références, 103

Cliquez ici pour aller à la section Références, 104

Cliquez ici pour aller à la section Références, 105

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Le NIH/CPSI intègre ce retentissement et comporte un domaine « impact et qualité de vie » regroupant trois questions [80

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Les scores de ce domaine sont altérés lors de PC/SDPC. Selon Ku et al. et Tripp et al. et le CPCRN, les scores des domaines « miction » et « douleur » influent sur le score « impact et qualité de vie » mais le facteur le plus prédictif d'une altération de la qualité de vie serait l'intensité de la douleur [65

Cliquez ici pour aller à la section Références, 101

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Selon Walz et al., le facteur le plus péjoratif serait la pollakiurie. Des études ont utilisé le questionnaire SF12 pour évaluer la qualité de vie lors de PC/SDPC [105

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Selon McNaughton-Collins et al. et le CPCRN, les scores des domaines mental et physique de ce questionnaire sont d'autant plus altérés que les symptômes sont plus sévères [102

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Selon Tripp et al. et le CPCRN, le score correspondant aux symptômes dépressifs du SF12 est prédictif de l'altération de la qualité de vie [65

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Enfin selon Nickel et al. et le CPCRN, une altération de la fonction urinaire et une utilisation accrue des techniques de repos comme stratégie de coping sont prédictifs d'une altération du score physique du SF12 alors que le sentiment d'impuissance face à la douleur et la faible perception des soutiens de la famille ou des amis sont prédictifs d'une altération du score mental du SF12 [103

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Retentissement sur la sexualité et l'infertilité

Ce retentissement, largement documenté dans la littérature, fait l'objet d'un article spécifique de ce numéro spécial de la revue [106

Cliquez ici pour aller à la section Références].

 

Conclusion

La PC bactérienne représente environ 5 à 10 % de l'ensemble des PC. À la terminologie habituelle de PC non bactérienne s'est substituée celle de SDPC ou PC/SDPC de l'homme car la prostate ne semble pas expliquer toutes les douleurs pelvipérinéales chroniques de l'homme. L'infection et l'inflammation prostatiques pourraient être impliquées dans la pathogénie de la PC/SDPC non pas comme causes directes mais comme éléments initiateurs d'un phénomène d'hypersensibilisation. Malgré sa prévalence et son retentissement sur la qualité de vie et la sexualité, la PC/SDPC reste mal connue et continue de poser des problèmes diagnostiques.

 

Conflit d'intérêt

Aucun.

   

 



Tableau 1 - Définition et classification des prostatites [4].
Prostatite aiguë bactérienne (catégorie I)  Infection aiguë de la prostate 
 
Prostatite chronique bactérienne (catégorie II)  Infection chronique ou récidivante de la prostate par des agents bactériens 
 
Syndrome douloureux pelvien chronique (catégorie III)  Douleur pelvienne génito-urinaire sans bactéries évoluant depuis au moins trois mois parfois associée à des troubles mictionnels et sexuels, inflammatoire (IIIA) ou non (IIIB) selon la présence ou non de leucocytes dans les sécrétions prostatiques, les urines recueillies après massage prostatique ou le sperme 
 
Prostatite inflammatoire asymptomatique (catégorie IV)  Inflammation histologique ou présence de leucocytes dans les sécrétions prostatiques, les urines recueillies après massage prostatique ou le sperme 

 

Tableau 2 - Micro-organismes impliqués dans les prostatites chroniques bactériennes [9, 11, 12].
Pathogènes prostatiques reconnus  
Bacilles Gram négatif (Escherichia coli , Klebsiella , Proteus mirabilis , autres entérobactéries, Pseudomonas aeruginosa
Entérocoque faecalis 
Pathogènes prostatiques suspectés  
Staphylocoque aureus 
Staphylocoque coagulase-négative 
Chlamydia trachomatis  
Ureaplasma urealyticum  
Mycoplasma hominis  
Anaérobies 
Levures (Candida
Trichomonas vaginalis  
Corynebactéries 

 

Tableau 3 - Évaluation d'une prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique (catégorie III).
Évaluation obligatoire  
Interrogatoire 
Examen clinique 
ECBU 
Évaluation recommandée  
Questionnaire NIH-CPSI 
Débitmétrie mictionnelle couplée à la mesure du résidu vésical post-mictionnel 
Évaluation optionnelle  
Épreuve microbiologique fractionnée 
Spermoculture 
Prélèvement urétral 
PSA 
Cytologie urinaire 
Imagerie 
Cystoscopie 
Bilan urodynamique complet 

 

Tableau 4 - Diagnostic différentiel de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique.
Pathologies prostatiques  
Prostatite granulomateuse 
Kystes prostatiques 
Adénome de prostate 
Cancer de prostate 
Pathologies de l'urètre  
Sténose de l'urètre 
Diverticule de l'urètre 
Pathologies vésicales  
Lithiase vésicale 
Hyperactivité vésicale 
Cystite radique 
Cancer de vessie 
Cystite interstitielle/syndrôme de vessie douloureuse 
Autres diagnostics urogénitaux  
Infection de l'appareil urinaire 
Fistules urinaires 
Varicocèle 
Obstruction séminale 
Lithiase urétérale 
Diabète  
Compression du nerf pudendal  

 

Tableau 5 - Domaines de la classification UPOINT et critères d'inclusion [83].
Symptômes urinaires 
  Sous-score urinaire du questionnaire NIH-CPSI>4 (sur 10 maximum) 
  Pollakiurie, urgenturie ou nycturie gênantes 
  Résidu vésical post-mictionnel>100mL 
Dysfonctions psychosociales 
  Dépression 
  Dramatisation (impuissance, désespoir) 
Anomalies spécifiques d'organe 
  Sensibilité prostatique 
  Leucocytes dans les sécrétions prostatiques 
  Hémospermie 
  Calcification prostatique étendue 
Infections 
  Exclusion des prostatites aiguës et chroniques bactériennes (catégories I et II) 
  Bacilles Gram négatif ou entérocoques dans les sécrétions prostatiques 
Maladies neurologiques ou systémiques 
  Douleur en dehors de l'abdomen et du pelvis 
  Syndrome de l'intestin irritable 
  Fibromyalgie 
  Syndrome de fatigue chronique 
Tension douloureuse des muscles squelettiques 
  Spasme musculaire palpable ou points gâchettes au niveau de l'abdomen ou du plancher pelvien 

 

 
 

Références

 

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