Approche expérimentale de l'érection réflexe chez le rat : modélisation et neuroanatomie fonctionnelle des voies nerveuses impliquées.

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, érection, physiologie de la fertilité, neuro-anatomie, expérimentation animale
Auteurs : Giuliano F, Rampin O, Bernabé J, Jardin A, Benoit G
Référence : Prog Urol, 1996, 6, 81-86
La neurophysiologie de l'érection demeure mal connue, en particulier à l'étage médullaire. Nous avons étudié les variations de la pression intracaverneuse (PIC) chez le rat. Chez le rat éveillé, la stimulation tactile du prépuce provoque l'apparition de séquences de réponses érectiles réflexes intéressant les corps caverneux et/ou le corps spongieux et le gland. Au cours de ce test, l'implantation d'un capteur de pression télémétrique nous a permis d'enregistrer des augmentations de PIC superposables aux réponses érectiles. Ces augmentations étaient caractérisées par de brefs pics suprasystoliques précédés par un plateau infrasystolique. Chaque type de réponse érectile réflexe était accompagné d'un profil caractéristique d'augmentation de PIC. En particulier durant les érections du gland une participation des corps caverneux a été démontrée. Chez le rat anesthésié, la stimulation électrique du nerf dorsal de la verge provoque une augmentation de pression intracaverneuse qui tend à rejoindre la pression artérielle. Cette réponse érectile des corps caverneux est abolie après section proximale du nerf dorsal de la verge, fortement diminuée par la section du nerf pelvien homolatéral, et abolie après section bilatérale des deux nerfs pelviens. La paralysie musculaire striée ne supprime pas la réponse érectile. Ces données précisent la neurophysiologie de l'érection réflexe. En particulier elles permettent de mieux envisager son intégration au niveau spinal.