Apport de la lomboscopie dans le traitement des syndromes de la jonction pyélourétérale. A propos de 25 cas

16 octobre 2001

Mots clés : Hydronéphrose, Pyéloplastie, lomboscopie
Auteurs : LACHKAR A, SIBERT L, ROZET F, BUGEL H, PFISTER C, GRISE P
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 524-528
But:Evaluation des résultats de la cure des syndromes de la jonction pyélouréterale par lomboscopie. Matériel et Méthode:Etude rétrospective de 25 pyéloplasties consécutives par voie lomboscopique retropéritonéale réalisées en 3 ans chez 14 femmes et 11 hommes présentant un syndrome de la jonction pyélourétérale symptomatique. Résultats:La durée moyenne d'intervention a été de 200 minutes (120-360 minutes). La perte sanguine moyenne a été de 60 ml. La conversion chirurgicale a été nécessaire trois fois par difficulté de dissection et une fois en raison d'une rupture de l'uretère. La prescription d'antalgiques n'a été nécessaire que les 2 premiers jours post-opératoires en moyenne. La durée moyenne d'hospitalisation était de six jours (2- 16 jours). La reprise de l'activité professionnelle a été possible en moyenne dans les 10 jours suivant l'intervention. Avec un recul moyen de 9 mois (6 à 18 mois), tous les patients étaient asymptomatiques sauf un qui rapportait une douleur au niveau d'un point de ponction. Le contrôle urographique au 3e mois a montré une amélioration nette chez 18 patients (85,7%), 2 dilatations pyélocalicielles modérées et un échec. Conclusion:la pyéloplastie lomboscopique est une alternative à l'endopyélotomie. Elle offre des taux de succès comparables à ceux de la chirurgie conventionnelle tout en réduisant la morbidité, la durée d'hospitalisation et de convalescence. Cependant elle impose la maîtrise des sutures intra corporelles.