Androgènes et composition corporelle - Androgènes, muscle squelettique et exercice musculaire

26 novembre 2004

Mots clés : andropause, fertilite, vieillissement, androgene
Auteurs : J.C. CHATARD, M. DUCLOS, D. ROSSI, J. TOSTAIN
Référence : Prog Urol, 2004, 14, 703-718
Il n'y a pas d'efforts inutiles. Sisyphe se faisait les muscles.
Roger Caillois (Circonstancielles)

L'action des androgènes sur le muscle est connue depuis longtemps. Si la corrélation du taux de testostérone avec la masse musculaire est admise [18, 189], celle avec la force musculaire est plus controversée [18, 191]. Le vieillissement est marqué par une diminution progressive involontaire de la masse et de la force des muscles squelettiques (sarcopénie) qui contribue à la fragilité et à l'augmentation du risque de chute. La sarcopénie est un des facteurs limitant les capacités fonctionnelles et la possibilité d'accomplir les actes de la vie quotidienne et donc l'indépendance [112]. Ces modifications de la composition corporelle sont liées au déclin des hormones anaboliques [48], à des altérations neuro-musculaires et à un déclin général du renouvellement des protéines musculaires [117, 158].

I. EFFETS DE LA TESTOSTERONE SUR LE MUSCLE

1- Le récepteur aux androgènes

Le muscle squelettique contient des récepteurs aux androgènes (RA) [6, 136] qui possèdent les mêmes caractéristiques de liaison que dans les autres tissus [160]. Leur rôle est discuté [133]. Une étude n'a montré qu'une faible corrélation entre le polymorphisme CAG du gène du RA et la réponse à la testostérone en terme de volume musculaire de la cuisse et de masse corporelle maigre [202]. Par contre, alors que le RA de l'animal adulte est saturé aux taux physiologiques de testostérone [15], il est possible qu'il existe une régulation positive dans le muscle soumis à des doses supra-physiologiques [166], avec une régulation différentielle suivant les groupes musculaires et l'entraînement [97].

La testostérone est l'androgène majeur dans le muscle. La 5±-réductase, et donc la dihydrotestostérone, sont présentes à de faibles concentrations et ne paraissent pas avoir un rôle important. On ignore si la 5±-réduction est nécessaire à l'effet anabolique, mais les patients présentant un déficit congénital en 5±-réductase et ceux traités par finastéride ont/gardent une masse musculaire normale, ce qui rend improbable un rôle majeur de la DHT dans le maintien du muscle

2- Effets métaboliques

Les androgènes ont un effet anabolique sur le muscle, et positivent le bilan azoté chez l'homme hypogonadique traité [201].

a) Mécanisme de l'action anabolique de la testostérone

L'augmentation de volume du muscle induite par la testostérone est principalement due à l'hypertrophie de la fibre musculaire par activation des cellules satellites [171]. La testostérone augmente de façon différentielle la taille des muscles à contraction lente plutôt que celle des muscles à contraction rapide [108, 161].

L'effet anabolisant de la testostérone s'exerce de façon directe et indirecte : 1. MECANISME DIRECT : MEILLEURE UTILISATION DES ACIDES AMINES La testostérone augmente l'incorporation des acides aminés, dont la leucine, et la synthèse des protéines contractiles et non contractiles du muscle squelettique [33, 57]. L'administration d'oxandrolone augmente la transcription d'ARNm du RA du muscle squelettique [166]. 2. MECANISMES INDIRECTS

*
Interactions avec le système IGF1

L'administration d'IGF1 IV augmente la synthèse protéique du muscle squelettique [66]. Cependant, la testostérone augmente aussi la taille des muscles chez les hommes hypogonadiques après hypophysectomie, qui ont donc un déficit en GH [25], ce qui évoque une régulation directe de l'IGF-1 intramusculaire par la testostérone. De fait, la testostérone augmente l'ARNm de l'IGF-1 dans le muscle squelettique [187] et diminue l'ARNm de la protéine inhibitrice IGF-BP4, ce qui amplifie le signal anabolique [99, 188]. En augmentant la synthèse des protéines [33, 166, 187, 188], les androgènes produisent des effets myotrophiques sur la masse musculaire squelettique [25, 166]. Les androgènes sont nécessaires à la production locale d'IGF1 dans le muscle, quels que soit les taux d'IGF1 ou de GH circulants [25]. Dans l'hypogonadisme, on observe une réduction de l'ARNm de l'IGF1 intramusculaire [127]. L'administration de testostérone à un homme âgé hypogonadique augmente les taux sériques d'IGF1 [69] et l'IGF1 ARNm dans le muscle [32, 187].

Les oestrogènes n'élèvent pas les taux sériques d'IGF1, indiquant donc un rôle anabolique musculaire direct négligeable de l'aromatisation de la testostérone [69, 113]. *Répression du gène de la myostatine Ce gène, situé sur le chromosome 2, est un membre de la superfamille des TGF-. C'est un régulateur autocrine et paracrine négatif de la croissance musculaire. Son inactivation chez l'animal entraîne le développement d'une musculature 2 à 3 fois plus développée que celle des animaux normaux [131]. Ses taux sont augmentés chez les patients présentant une sarcopénie dans le cadre du SIDA [72] et dans la fonte musculaire liée à l'apesanteur [167]. Par contre, chez les hommes en bonne santé, le récepteur à la GH est corrélé négativement au taux d'ARNm de la myostatine [122]. La myostatine pourrait donc jouer un rôle dans la sarcopénie liée à l'âge, l'effet anabolique de la testostérone s'exerçant au moins en partie en inhibant directement ou indirectement l'expression du gène [205]. *Action antiglucocorticoïde L'effet anabolique de la testostérone serait également expliqué par son action antiglucocorticoïde [165] liée au grand degré d'homologie entre le RA et le récepteur des glucocorticoïdes (RG) [149] et à sa grande affinité pour le RG [46, 47, 92]. De nombreuses observations cliniques viennent à l'appui de cet effet. Les hommes présentant un syndrome d'insensibilité aux androgènes, bien qu'ayant un RA non fonctionnel, positivent leur bilan azoté lorsqu'ils sont traités par de fortes doses de testostérone [183]. De la même manière, l'administration de testostérone aux grands brûlés, qui ont un état d'hypercortisolisme et d'hypogonadisme, diminue l'effondrement du bilan protéique [56]. Enfin, les antagonistes des glucocorticoïdes préviennent l'atrophie musculaire chez les hommes orchidectomisés [203]. Cet effet pourrait également expliquer l'augmentation de l'élimination urinaire du cortisol libre constaté après traitement androgène d'hommes sains [89] et l'effet anabolique marqué avec réduction du catabolisme protéique lors de l'utilisation dopante [70].

Un autre mode d'action antiglucocorticoïde de la testostérone pourrait être une interférence avec les éléments de réponse hormonaux du gène régulant l'action glucocorticoïde [90, 209].

b) Autres actions

1. METABOLISME DES GLUCIDES La testostérone augmente la synthèse de glycogène en activant la glycogène synthase. Par ailleurs, elle freine la glycogénolyse. Au total les réserves musculaires en glucide sont augmentées. 2. METABOLISME DES LIPIDES L'obésité viscérale de l'homme est associée à des taux de testostérone abaissés [163]. Chez l'homme d'âge moyen, le taux de testostérone plasmatique est inversement corrélé à l'obésité tronculaire et directement au taux d'HDL et à la sensibilité à l'insuline [14, 163]. Le traitement substitutif physiologique diminue le rapport taille/hanche, la glycémie et le taux d'insuline [125].

La testostérone diminue l'absorption des lipides, stimule la lipolyse adipocytaire et favorise le stockage des graisses au niveau de la partie supérieure du corps (répartition androïde du tissu adipeux) [123]. 3. METABOLISME HYDRO-SODE La testostérone induit une certaine rétention hydro-sodée [153], ce qui entraîne une augmentation du volume sanguin [108, 153], favorise la fixation du calcium sur la trame protéique de l'os et enfin stimule l'érythropoïèse favorable à l'exercice aérobie. Une partie de l'accroissement initial en taille et en volume du muscle après administration de stéroïdes anabolisants serait due à la rétention d'eau dans le tissu musculaire et non à une augmentation du contenu en protéines des fibres musculaires [70]. 4. TRANSMISSION NEURO-MUSCULAIRE La taille du noyau du motoneurone de certains muscles du rat varie suivant le sexe et semble régulée par la testostérone [116], de même que l'ARNm de la choline acétyltransférase [28].

II. VIEILLISSEMENT MASCULIN ET COMPOSITION CORPORELLE

La masse musculaire et la force atteignent leur maximum entre la seconde et la quatrième décade de vie pour décroître ensuite régulièrement [64]. Le vieillissement est marqué par une diminution progressive involontaire de la masse des muscles squelettiques qui contribue à la fragilité et à l'augmentation du risque de chute.

1- La sarcopénie liée à l'âge

a) Définition

La sarcopénie désigne la perte de masse du muscle squelettique, de sa force et de sa qualité. La perte de muscle squelettique, représentant l'essentiel de la perte de masse maigre du vieillissement [62], atteindrait 35-40% entre 20 et 80 ans et s'accélérerait après 50 ans [55, 61]. Elle est plus importante en valeur absolue chez l'homme, mais identique en valeur relative à celle observée chez la femme [71]. La pente de décroissance mesurée par DEXA-scan serait plus forte pour les hommes que pour les femmes [96]. Comme elle s'accompagne souvent d'un gain de graisse corporelle, il n'y a pas obligatoirement de diminution du poids [61]. La sarcopénie joue un rôle important dans la diminution des capacités physiques de la personne vieillissante, dans l'apparition des troubles de l'équilibre et la tendance aux chutes. C'est un des facteurs limitant l'indépendance [112].

La prévalence varie suivant les études : 10% après 65 ans [132] à 13-24% [17]. Il n'y a pas de définition claire de la sarcopénie, que certains considèrent comme un processus normal du vieillissement ou d'autres comme une maladie, surtout lorsqu'elle entraîne un handicap [154]. De nombreux auteurs se basent sur la diminution de la masse musculaire [17, 132]. On peut le regretter dans la mesure où ce diagnostic morphologique est tardif, alors qu'un diagnostic fonctionnel précoce permettrait un bénéfice plus évident du traitement [155]. La puissance musculaire est un index intégré de force et de vitesse qui semble le reflet le plus fidèle de la capacité fonctionnelle [16]. La force musculaire isométrique et la puissance musculaire diminuent considérablement avec le vieillissement et sont étroitement associées aux difficultés de mobilisation, alors que la diminution de taille des muscles s'avère être un indicateur peu fiable [115]. La force musculaire, et non la masse, conditionne de façon indépendante les performances des membres inférieurs [192]. La force du quadriceps et du mollet est un point crucial chez le sujet âgé car ces muscles déterminent la vitesse de déplacement, l'équilibre, le passage de la position assise à la position debout et la montée d'escalier. Or, les pentes de décroissance avec l'âge de la force du membre inférieur (appréciée par la force d'extension du genou) et du membre supérieur (appréciée par la force de serrage de la main) semblent peu différentes [115] malgré des études antérieures contradictoires [64]. De la même manière, la force isométrique des membres inférieurs et des membres supérieurs ont une corrélation identique avec la mobilisation difficile [115]. La mesure de la force de serrage de la main pourrait donc être un instrument simple de détection précoce de la sarcopénie chez le patient âgé, avec une valeur seuil de 30 kg chez l'homme [115].

b) Physiopathologie

1. CHUTE DU RENOUVELLEMENT DES PROTEINES MUSCULAIRES La synthèse des protéines musculaires représente environ 20% de la synthèse globale des protéines par l'organisme [25]. Comme on n'a pas de preuve d'une accélération de la dégradation des protéines musculaires chez les patients âgés en bonne santé [141], on peut penser que le vieillissement entraîne une réduction de la capacité du muscle squelettique à incorporer les acides aminés pour synthétiser de nouvelles protéines contractiles [204], conduisant finalement à une réduction de la masse musculaire et de son contenu en protéines. La réduction du renouvellement protéique global et musculaire avec l'âge persiste même après ajustement à la masse maigre [168], ce qui démontre la perte des capacités de remodelage des tissus. Le renouvellement des protéines musculaires peut toutefois être rétabli avec une balance positive par l'entraînement en résistance, y compris chez les patients très âgés [204].

Les modifications qui en découlent sont quantitatives mais aussi qualitatives [73, 197]. La synthèse des chaînes lourdes de myosine, protéine structurelle majeure responsable avec l'actine de l'hydrolyse de l'ATP, est réduite de 30% environ chez les personnes d'âge moyen et de plus de 40% au-delà [9, 10]. L'exercice musculaire, la testostérone et les acides aminés augmentent la synthèse des protéines totales [198] et des protéines myofibrillaires du muscle [207], mais pas les régimes surprotéinés [207]. En raison d'une atrophie préférentielle des fibres rapides de type II [117] et d'une capacité réduite de réinnervation du tissu musculaire lors du vieillissement [185], il est probable qu'il y ait une perte proportionnellement plus importante de myosine de type II et une augmentation de la proportion de fibres lentes de type I dans le muscle squelettique du patient âgé. Ces modifications, majorées par l'augmentation de la graisse intramusculaire et du tissu conjonctif [64, 145], réduisent le volume de tissu contractile disponible pour les fonctions locomotrices et métaboliques du muscle squelettique et diminuent la force générée lors d'une contraction rapide ainsi que la vitesse de relaxation [145]. 2. FACTEURS HORMONAUX De nombreux hommes âgés ont une testostérone normale ou presque. Or, la diminution de la masse musculaire survient même au cours du vieillissement réussi et chez les athlètes [104]. Comme on sait que le nombre et l'affinité du RA diminuent dans de nombreux organes au cours du vieillissement chez le rat [23] et que l'homme âgé montre plutôt une hypersensibilité au rétro-contrôle par les androgènes des secrétions hypophysaires de FSH et LH, on a évoqué la possibilité d'une insensibilité relative aux androgènes des organes terminaux, dont le muscle. On a toutefois montré que l'administration de testostérone à un groupe d'hommes âgés augmentait la force musculaire et la synthèse des protéines musculaires mixtes [187].

Le rôle du déclin de la GH et de l'IGF1 lié à l'âge est probable. Le taux sérique d'IGF1 est corrélé positivement à la capacité aérobique maximale et négativement à l'adiposité chez l'homme âgé [42]. L'administration de GH à des hommes et femmes âgés en bonne santé a entraîné une augmentation de la taille des muscles [36, 199] et une augmentation de l'IGF1 qui stimule la synthèse des protéines musculaires [66].

On ignore si la déhydroépiandrostérone (DHEA) et son sulfate (DHEAS), dont la production culmine vers la vingtième année pour décroître progressivement avec une accélération après la 8e décade, possède d'autres effets physiologiques sur le muscle que ceux obtenus par la transformation en testostérone ou en oestrogènes [144]. 3. FACTEURS DE REGULATION LOCALE Greiwe et al [74] ont rapporté que le TNF-±, cytokine pro-inflammatoire qui pourrait intervenir dans la régulation autocrine et paracrine du métabolisme des protéines musculaires, et son ARNm sont surexprimés dans le muscle des hommes et des femmes âgés fragiles, que l'entraînement progressif en résistance diminuait leurs taux et augmentait simultanément le taux de synthèse des protéines musculaires. Le rôle de la myostatine et son éventuel lien avec la TNF-± dans la sarcopénie liée à l'âge restent à déterminer.

Les cellules satellites reflètent la capacité de régénération du muscle squelettique. La proportion de cellules satellites ne diffère pas (1,7-2,8%) dans les deux sexes et chez la personne âgée sédentaire en bonne santé par rapport aux sujets plus jeunes [156, 157]. La proportion de cellules satellites activées est augmentée par l'entraînement progressif en résistance. 4. CONSEQUENCES METABOLIQUES ET PHYSIOLOGIQUES L'augmentation de la graisse viscérale joue un rôle très important dans l'intolérance au glucose et la résistance à l'insuline du vieillissement [29, 39, 41]. Mais il existe également une diminution liée à l'âge du taux de la protéine de transport du glucose insulino-sensible GLUT4 dans le muscle squelettique [94]. La résistance à l'insuline et l'intolérance au glucose du sujet âgé résultent donc d'une augmentation de la graisse viscérale, mais aussi d'altérations du captage du glucose par le muscle [54]. Les forces générées par la contraction musculaire pourraient influencer la qualité de l'os en jouant sur les contraintes mécaniques génératrices du remodelage osseux [129]. La baisse de la force et de la qualité du muscle du patient sarcopénique pourrait ainsi jouer un rôle direct dans l'augmentation du risque de fracture en transférant une grande partie des forces mécaniques sur l'os, notamment lorsqu'il est fragilisé par l'ostéoporose [211].

c) Prévention - Traitement non pharmacologique

L'exercice est le seul traitement non pharmacologique susceptible de corriger certaines altérations fonctionnelles. Les patients âgés physiquement actifs gardent une masse et une fonction musculaires plus importantes et développent moins d'obésité viscérale et de résistance à l'insuline que les sédentaires [106]. L'augmentation de la masse musculaire pourrait par ailleurs contribuer à maintenir l'indépendance. Un apport calorique adapté est susceptible de potentialiser les modifications de la composition corporelle liées à l'entraînement [135]. 1. EXERCICE EN RESISTANCE OU ANAEROBIE L'entraînement en force ou résistance (anaérobie) augmente la synthèse et la qualité des protéines musculaires et pourrait contrebalancer la progression de la sarcopénie liée à l'âge [11, 88, 184, 204, 206-208]. La force musculaire est augmentée par un entraînement en anaérobie 60% de l'effort maximum réalisable en une contraction, essentiellement par augmentation des protéines contractiles [55]. Avec une intensité moindre, l'augmentation de force est modeste : 9-22% d'augmentation de la force isométrique d'extension du genou chez des hommes de 69-74 ans en bonne santé entraînés pendant 12 semaines [5], à comparer aux gains de 107% pour l'extension du genou et de 226% pour la flexion ainsi que d'une augmentation de la masse musculaire chez des hommes de 64 ans en bonne santé entraînés pendant la même durée à 80% de leur effort unique maximal [65]. Des résultats similaires ont été rapportés par d'autres équipes [35, 43, 105, 147, 148, 204], y compris chez des patients très âgés (âge moyen 90 ans) institutionnalisés et fragiles bénéficiant d'un entraînement progressif en résistance [58, 59]. Même chez les patients très âgés et dans les deux sexes, l'adaptation musculo-squelettique à l'exercice semble préservée et pouvoir s'appliquer sans danger [60]. La synthèse protéique en réponse à l'entraînement en résistance augmente en proportion identique chez des sujets de 78-84 ans et chez ceux de 23-32 ans, indiquant bien le rôle favorisant de l'inactivité physique dans l'apparition de la sarcopénie liée à l'âge [204], Cette augmentation de la synthèse protéique, de la masse et de la force musculaires est constatée même chez les patients fragiles [204]. 2. EXERCICE EN ENDURANCE OU AEROBIE La diminution de la masse musculaire et de la capacité oxydative des muscles squelettiques avec le vieillissement contribuent au déclin annuel de 1% de la puissance maximale aérobie [34] déterminée par la consommation maximale d'oxygène ou VO2max. L'entraînement en anaérobie peut augmenter le VO2max des patients âgés [134], et donc les capacités aérobies.

L'exercice aérobie n'entraîne pas de changement significatif de la taille ou de la force musculaire, mais améliore l'endurance par augmentation de la taille et du nombre des mitochondries musculaires, de la densité capillaire et par un déplacement vers l'expression de fibres musculaires lentes [30]. Ces changements sont constatés chez les jeunes et les plus âgés [169], indiquant que les capacités d'adaptation du muscle squelettique à l'exercice restent intactes chez les patients âgés en bonne santé. L'exercice aérobie augmente la synthèse des protéines musculaires mixtes (moyenne de l'ensemble des protéines musculaires : mitochondriales, myofibrillaires, sarcoplasmiques, matrice intracellulaire), mais pourrait ne pas modifier le turnover global des protéines de l'organisme [168]. Il est possible que l'intensité de l'exercice et une combinaison aérobie/anaérobie puissent aboutir à rétablir un turnover plus favorable.

2- Les effets du traitement androgène

a) Patients hypogonadiques

Chez l'homme jeune hypogonadique, la supplémentation en testostérone augmente la taille des muscles et la force maximale et de façon inconstante diminue la masse grasse, notamment viscérale [25, 33, 100, 195]. Le traitement par 100mg d'énanthate de testostérone hebdomadaire pendant 10 semaines chez 7 hommes hypogonadiques âgés de 19 à 47 ans entraînait une augmentation significative du poids corporel (4,5 ± 0,6 kg ; p=0,005) et surtout de la masse maigre (5,0 ± 0,8 kg ; p=0,004), sans changement de la masse grasse [25]. On notait également une augmentation de la surface de section des muscles des membres en IRM accompagnée d'une augmentation significative de la force musculaire. Après traitement de 6 patients par 3mg/kg de cypionate de testostérone toutes les deux semaines pendant 6 mois [33], la mesure par DEXA-scan montrait une augmentation de 20% de la masse musculaire, représentant 65% de l'augmentation de la masse maigre, et une diminution de 11% de la masse grasse. Cette augmentation était liée à une stimulation de la synthèse protéique musculaire.

L'augmentation de la masse maigre par traitement substitutif chez l'homme hypogonadique est donc une donnée acceptée, même si cette modification peut être plus discrète lorsque les doses de testostérone sont réduites par une voie d'administration sublinguale [195].

b) Patients âgés

Le but essentiel du traitement substitutif par les androgènes chez l'homme âgé est de maintenir la force et la fonction des muscles des membres afin de maintenir l'autonomie et de prévenir les chutes. En général les études ont montré une diminution de la masse grasse et une augmentation de la masse maigre (Tableau 1) [8, 40, 100, 124, 138, 170, 172, 180, 187, 194].

1. COMPOSITION CORPORELLE L'administration d'énanthate de testostérone (100mg/semaine) ou de placebo dans une étude contrôlée en double aveugle pendant 12 semaines chez des hommes âgés avec une testostéronémie inférieure à 4 ng/ml entraînait une augmentation modeste (1,8kg) de la masse maigre sans modification de la masse grasse [180]. Chez des hommes de plus de 65 ans traités pendant 36 mois par un patch scrotal de testostérone (6mg/j) ou de placebo, on observait chez les patients recevant la testostérone une diminution significative de la masse grasse (-3kg) et une augmentation de la masse maigre (+1,9kg) portant principalement sur le tronc [172]. L'administration d'énanthate de testostérone (200mg/2 semaines) pendant 3 mois chez des hommes âgés (69-89 ans) avec une testostérone biodisponible inférieure à 0,7 ng/ml ne montrait pas de modification sensible de la composition corporelle mais une augmentation modérée de la force de serrage de la main [138]. Des constatations analogues ont été faites chez des hommes de plus de 50 ans (51-79) ayant une testostérone biodisponible inférieure à 0,6 ng/ml et traités par cypionate de testostérone (200mg/2 semaines) pendant 12 mois [170]. L'augmentation de la synthèse protéique musculaire et de l'ARNm de l'IGF-1 a été démontrée chez 5 hommes âgés (67 ± 2 ans) ayant une testostérone inférieure à 4,8 ng/ml et traités pendant 4 semaines par une injection mensuelle d'énanthate de testostérone [187].

Au total, la supplémentation androgène de l'homme âgé entraîne une augmentation significative, quoique souvent modeste, de la masse musculaire (2kg) [138, 170, 180, 187, 194] et une diminution très modérée de la masse grasse [179, 187, 194]. Les modifications globales de la composition corporelle atteindraient un plateau après 12 mois de traitement [194]. 2. FORCE MUSCULAIRE Chez le patient âgé, les résultats du traitement androgène sur la force musculaire sans exercice simultané restent controversés. La force de préhension augmentait dans certaines études [138, 181], aussi bien avec un traitement court [8] qu'avec un traitement plus long [170], ou était inchangée dans d'autres [40, 172, 180]. La force d'extension et de flexion du genou était inchangée [19, 31, 40, 101, 172]. Une étude non contrôlée trouvait une augmentation de la force des membres inférieurs [187]. Les modes de traitement divers et les méthodes de mesure non standardisées peuvent rendre compte de ces divergences. Une étude plus récente sur 36 mois de traitement par gel de testostérone à 1% (50 et 100 mg/j) chez l'homme hypogonadique montrait une augmentation de la force des membres supérieurs et inférieurs qui n'atteignait pas la significativité statistique en raison des grandes variations inter et intra-individuelles [194]. 3. CAPACITE FONCTIONNELLE La force est peut-être moins importante que la puissance musculaire qui caractérise la vitesse de mise en action [22]. Celle-ci serait un meilleur indicateur des capacités fonctionnelles, comme se lever d'une chaise ou monter un escalier. Une augmentation de la puissance, particulièrement des membres inférieurs, serait plus bénéfique pour les sujets âgés dans la prévention des chutes et des fractures en augmentant la mobilité et la stabilité [40]. On ignore si le traitement des hommes âgés par la testostérone améliore la puissance musculaire, l'équilibre et l'endurance et donc au total la capacité fonctionnelle.

Dans un rapport préliminaire, la marche chronométrée et la montée d'escaliers étaient améliorées chez les hommes âgés traités pendant un mois [31]. Dans une autre étude de traitement transdermique par patch scrotal sur 3 ans [172], il n'y avait pas d'amélioration de ces derniers paramètres mais l'auto-évaluation des capacités physiques était maintenue, à l'inverse du déclin observé chez les patients traités par placebo. L'analyse fine des données montrait que l'effet le plus important sur la perception de l'état fonctionnel était observé chez les sujets présentant au départ les taux de testostérone les plus bas (Fig.1).

Chez des hommes âgés fragiles hospitalisés en réadaptation gériatrique, la force serrage manuel, le statut fonctionnel et l'humeur s'amélioraient avec l'administration de testostérone comparativement au placebo, mais la longueur du séjour était inchangée [8]. Il est important de souligner à nouveau que cette étude, la seule à démontrer une amélioration fonctionnelle, a porté sur des patients fragiles. 4. AUTRES INTERVENTIONS ANABOLIQUES *Traitement par GH Chez l'homme âgé, le traitement par la GH augmente la masse maigre et diminue la masse grasse [93, 146, 159, 177, 182] mais, à l'inverse des hommes jeunes, sans augmenter la force musculaire et l'endurance [146]. Par contre, les effets secondaires (arthralgies, myalgies, oedèmes, syndrome du canal carpien) sont importants et limitent son utilisation chez les patients âgés. Les effets sur la composition corporelle de l'homme âgé pourraient être améliorés par l'administration concomitante de faibles doses de testostérone [95]. *Suppléments nutritionnels

1 : DHEA
On ignore si le remplacement physiologique de DHEA a un effet bénéfique quelconque chez l'homme [34]. Un groupe a rapporté que l'administration de 100 mg/j de DHEA aux sujets âgés augmentait le taux de DHEA et d'IGF1 et la force des muscles lombaires et du genou [137, 210]. Aux mêmes doses pendant 6 mois, d'autres n'ont pas mis en évidence de modification de la composition corporelle [63]. 2 : Androstènedione Ce stéroïde produit par les surrénales et les gonades des deux sexes à partir de la DHEA, est un intermédiaire dans la voie de synthèse des androgènes et des oestrogènes. Il est surtout utilisé par voie orale par les athlètes et les body-builders. En fait, les rares études publiées, avec un effectif très faible et une durée de traitement courte, n'ont pas mis en évidence de modification de la testostérone [103, 150, 173], de la synthèse des protéines [150] ou de la force musculaire [103]. 3 : Créatine La créatine est un composé naturel synthétisé dans le foie, le pancréas et les reins en partant de certains acides aminés. Cette synthèse endogène représente une production quotidienne de 1g environ [139]. Elle se trouve aussi dans le poisson, la viande et d'autres produits animaux. Les suppléments de créatine pris par les sportifs ne sont qu'une version synthétique de cette substance. La phosphorylation de la créatine en phosphocréatine permettrait une régénération rapide d'ATP, seul composé chimique utilisable par le muscle pour mener à bien son activité de contraction [139]. Dans une étude contrôlée de 8 semaines de suppléments de créatine contre placebo, il n'y eut ni modification de la composition corporelle ni augmentation de la force ou de la résistance [21].

c) Patients eugonadiques

1. VARIATIONS DANS LES LIMITES PHYSIOLOGIQUES Le taux de testostérone optimal pour maintenir la masse musculaire n'est pas connu. Chez des hommes jeunes sains traités par agoniste de la LHRH et substitution par des doses différentes de testostérone exogène, un état neutre est maintenu vis-à-vis des métabolismes protidique, glucidique et lipidique tant que la testostérone plasmatique reste dans les limites normales [37]. 2. TRAITEMENT PAR DES DOSES SUPRA-PHYSIOLOGIQUES Chez des hommes jeunes eugonadiques traités par agoniste de la LHRH et soumis à des doses supra-physiologiques hebdomadaires différentes d'énanthate de testostérone pendant 20 semaines (25, 50, 125, 300, 600mg), une relation effet-dose linéaire est observée entre la force et le volume musculaires, le taux d'hémoglobine et d'IGF1 et le taux de testostérone, depuis les taux sériques hypogonadiques jusqu'aux taux supra-physiologiques, sans plateau [27]. L'effet est cependant difficile à évaluer car il nécessite le contrôle de la ration énergétique et protéique et la standardisation de l'exercice. Dans une étude randomisée contrôlée menée chez des hommes sains âgés de 19 à 40 ans, recevant en double aveugle chaque semaine pendant 10 semaines un placebo ou 600 mg d'énanthate de testostérone [24], il a été constaté 7 jours après l'injection de médicament actif une testostéronémie multipliée par cinq et un effondrement de la LH alors qu'il n'y avait pas de changement chez les sujets recevant du placebo. Les sujets soumis à l'exercice réalisaient un entraînement standardisé. La masse maigre, la taille des muscles et la force musculaire étaient accrues de façon significative par le traitement actif par rapport au placebo. L'augmentation de force rapportée à la section musculaire était toutefois supérieure dans le groupe exercice seul à l'augmentation constatée dans le groupe testostérone seule. L'association du traitement actif et de l'entraînement augmentait encore le gain qui s'avérait alors supérieur à celui obtenu par l'exercice seul. Ces résultats sont confortés par d'autres auteurs [75, 175, 212]. L'administration supra-physiologique de testostérone chez les hommes âgés, et non chez les hommes jeunes, pourrait augmenter la sécrétion d'une autre hormone anabolique, la GH [68]. Il faut signaler que les fortes doses de stéroïdes anabolisants administrés chez l'homme eugonadique peuvent entraîner une dysplasie des fibres collagènes réduisant la résistance globale des tendons [114] et pouvant aboutir à leur rupture [174].

d) Traitements par androgènes dans les pathologies musculaires

1. DYSTROPHIE MYOTONIQUE Dans cette maladie génétique qui s'accompagne d'hypogonadisme avec atrophie testiculaire, l'espérance de vie est liée à la faiblesse des muscles respiratoires. L'administration de doses supra-physiologiques d'énanthate de testostérone (3 mg/kg/semaine) pendant 12 mois à des hommes atteints augmentait la masse maigre d'environ 10% à trois mois (4,9 kg) par rapport au placebo [76, 196], sans augmentation ultérieure mais le gain se maintenait à 12 mois. Il n'y avait pas d'augmentation de la force des muscles respiratoires, ce qui évoque une simple augmentation de la masse des muscles dystrophiques. 2. MALADIES GRAVES, TRAUMATISMES ET CHIRURGIE L'administration de testostérone chez le sujet dénutri ne positive le bilan azoté que de façon temporaire [186, 201] et nécessite une valeur seuil de l'insuline pour obtenir un effet stimulant [118].

Chez les hommes subissant une prothèse totale de genou ou de hanche, l'administration de doses supraphysiologiques de testostérone pendant les 4 semaines pré-opératoires augmentait la capacité à se tenir debout et tendait à améliorer les autres mesures fonctionnelles post-opératoires [2, 3]. Chez les hommes âgés subissant ces interventions, la testostérone diminuait de façon significative en post-opératoire chez ceux traités par placebo alors que la supplémentation post-opératoire supra-physiologique tendait à améliorer la force, la fonction physique et l'hématocrite [3]. Encore doit-on noter que dans ces études les patients étaient en bonne santé et indépendants avant la chirurgie. Des améliorations plus significatives auraient peut-être été observées chez des patients initialement hypogonadiques. 3. INFECTION PAR LE VIRUS DE L'IMMUNODEFICIENCE HUMAINE Suivant le stade de la maladie, 20-70% des hommes infectés présentent une testostérone abaissée caractérisant un état d'hypogonadisme [50, 52, 77]. Il existe une corrélation inverse entre le taux de testostérone sérique et la perte de poids, ce qui pourrait indiquer le rôle de cette baisse dans la sarcopénie et la fragilité des ces patients, d'autant que les taux de myostatine sont augmentés chez ceux présentant une sarcopénie [72]. Une étude randomisée prospective contrôlée contre placebo chez des hommes sidéens a montré une augmentation du poids et de la sensation de bien être [20]. Partant de ces constatations, certaines équipes ont proposé de prendre en charge par un traitement substitutif l'hypotestostéronémie constatée chez les hommes et femmes infectés par le VIH dans le but de juguler la perte de poids et d'améliorer la qualité de vie [26, 51, 140].

III. INFLUENCE DE L'EXERCICE MUSCULAIRE SUR LA TESTOSTERONE CHEZ L'HOMME SAIN

1- Production de testostérone pendant l'exercice musculaire

Quel que soit le type de sport, un exercice maximal ou infra-maximal court (5-30') entraîne normalement une augmentation significative de la testostérone indépendante de la sécrétion de LH et de FSH qui restent relativement stables durant l'exercice [176, 178]. Même après une course de loisir de 30 minutes, la testostérone est significativement plus élevée [164]. Au cours de l'exercice, l'évolution de la testostérone libre suit en parallèle celle de la testostérone totale [53, 110, 111].

a) Influence de la durée de l'exercice

1. DUREE MODEREE (< 2 HEURES) La concentration plasmatique de testostérone augmente dès la trentième minute et se maintient ensuite en plateau. Cette augmentation n'est pas due à une sécrétion majorée, mais à une réduction de la clairance métabolique hépatique de la testostérone, liée à une distribution préférentielle du débit sanguin vers les tissus directement impliqués par l'exercice: coeur et muscles squelettiques. Cette réduction de clairance peut majorer les concentrations de testostérone libre de 50% [176]. 2. EXERCICE PROLONGE (> 2-4 HEURES) La concentration plasmatique de testostérone s'abaisse au dessous des taux normaux avec un retour au taux basal retardé de plusieurs heures après arrêt de l'exercice. La diminution de la testostéronémie permettrait de dévier l'utilisation des acides aminés de la voie de la synthèse protéique vers celle de la néoglycogénèse afin de recharger en glycogène les stocks amoindris de l'organisme [78, 79]. Cette baisse secondaire de la testostéronémie a une double origine :

- centrale par diminution de la sécrétion hypothalamique de GnRH [109]. L'augmentation initiale (lors des deux premières heures) de la sécrétion de testostérone au cours de l'exercice est responsable d'un rétrocontrôle négatif sur l'axe gonadotrope avec, dès la 60ème minute d'exercice, une diminution significative de la concentration plasmatique de LH jusqu'à la fin de l'exercice. A l'arrêt de l'exercice et pendant les 6 heures de récupération qui suivent, les concentrations plasmatiques de LH rejoignent les valeurs observées lors d'une journée-contrôle [53].

- périphérique, testiculaire, par diminution du nombre de récepteurs à la LH. Selon plusieurs auteurs [12, 44], la capacité maximale de stéroïdogénèse testiculaire serait altérée pendant les premières heures de récupération suivant un exercice musculaire. Chez le rat soumis à un exercice musculaire prolongé après injection d'une dose supra-physiologique d'hCG, la capacité maximale de stéroïdogénèse reste par contre inchangée [79].

Dans le cas extrême d'une course de combat de 5 jours, avec seulement au total 120 minutes de sommeil, on a observé un effondrement de la testostéronémie dès le premier prélèvement de 24h, persistant jusqu'à la fin des épreuves [1]. Aux conséquences de l'exercice intense prolongé s'ajoutent celles du stress mental connu pour entraîner une libération de cortisol et une diminution de la testostérone [142, 213]. Cette diminution de la concentration plasmatique de la testostérone était encore plus marquée si, en plus de l'exercice physique prolongé, s'ajoutait une restriction énergétique potentialisant les effets de l'exercice musculaire. Au 8ème jour suivant le retour à un rythme normal, la testostéronémie était pratiquement revenue à sa concentration initiale.

b) Influence de l'intensité de l'exercice

L'intensité de l'exercice a un rôle important. Ainsi un exercice peu intense (50% VO2max) ne modifie pas les concentrations plasmatiques de testostérone, que les sujets soient entraînés ou non, pendant ou après un exercice de course de 20 minutes et de 2h [53]. En revanche, un exercice intense de 20 minutes (80% VO2max) chez des sujets entraînés en endurance et des sujets sédentaires provoque une augmentation respective de 60% et 31% des concentrations plasmatiques de testostérone libre. Si l'exercice est prolongé sur 2 heures, à la même intensité (80% VO2max), le pic maximal de concentration est observé à la 60ème minute, puis la concentration plasmatique de testostérone libre reste stable et augmentée jusqu'à la fin de l'exercice.

c) Influence du type d'exercice

1. EXERCICE EN ENDURANCE OU AEROBIE Les variations de la testostéronémie dépendent de l'intrication des facteurs durée et intensité de l'exercice. 2. EXERCICE EN RESISTANCE OU ANAEROBIE Les effets sur la sécrétion de testostérone sont équivoques : élévation immédiatement après l'exercice [130], absence de modification [107] ou, dans un travail récent, inchangée à l'arrêt de l'exercice puis significativement diminuée dans les 12 h qui suivent [143]. Quelles que soient les études, lorsque l'augmentation de la testostéronémie est observée, elle ne dépasse pas 10-20% de la valeur initiale.

2- Effets de l'entraînement

Les effets de l'entraînement sur le taux de testostérone peuvent s'exprimer de deux façons : soit au repos, à distance de tout exercice, soit sur les variations plasmatiques de la testostérone durant l'exercice musculaire.

a) Effet de l'entraînement sur les concentrations de testostérone au repos

1. ENTRAINEMENT EN ENDURANCE OU AEROBIE Certains auteurs ont rapporté une diminution modérée des concentrations plasmatiques de testostérone libre en rapport avec la pratique régulière de l'exercice musculaire en endurance type course à pied, apparaissant autour de 100 km de course par semaine et proportionnelle à la charge d'entraînement [53]. Toutefois, Ayers [7] a rapporté chez certains marathoniens de véritables hypogonadismes hypogonadotropes avec une testostérone plasmatique effondrée dans un contexte de troubles du comportement alimentaire et de profil psychologique pathologique, l'augmentation de l'activité physique n'étant alors qu'un aspect comportemental de leur pathologie.

Chez des professionnels très entraînés avec une charge d'entraînement très élevée, on a pu mettre en évidence une diminution de la fréquence et de l'amplitude des pulses de LH, liée à des anomalies hypothalamiques du générateur de pulses de GnRH [120]. Chez ces sujets, les concentrations plasmatiques de testostérone restaient toutefois normales [119, 120], une fréquence ralentie des pulses de GnRH semblant encore suffisante au maintien d'une stéroïdogénèse normale.

L'origine de cette baisse de la testostéronémie est principalement centrale hypothalamo-hypophysaire [82], mais des facteurs périphériques testiculaires peuvent se surajouter: il s'agit de l'augmentation de la température intrascrotale et des microtraumatismes testiculaires survenant pendant l'exercice [49, 83]. Hackney [83] propose une hypothèse finaliste à cette baisse de la testostéronémie qui représenterait une adaptation anthropométrique bénéfique à l'entraînement en endurance. Elle limiterait l'augmentation de la masse musculaire qui pourrait induire une consommation d'oxygène trop importante pendant les exercices prolongés, limitant ainsi la performance en endurance. 2. ENTRAINEMENT EN RESISTANCE OU ANAEROBIE Dans les deux sexes, l'entraînement en anaérobie ne modifie pas les concentrations basales de testostérone totale, testostérone libre, SHBG ni du rapport testostérone/cortisol chez les sujets jeunes [80, 91, 107] comme chez les sujets âgés [84]. En revanche, une baisse de la testostéronémie est le signe d'un entraînement trop intense [85].

b) Effet de l'entraînement sur la réponse de l'axe gonadotrope à l'exercice musculaire

1. ENTRAINEMENT EN ENDURANCE OU AEROBIE Une augmentation anticipatoire de la testostéronémie a été rapportée [128] dans les minutes qui précèdent un exercice. Pendant l'exercice, les réponses de l'axe gonadotrope ne différent pas entre sujets sédentaires et sujets entraînés en endurance [53]. Par contre, au décours de l'exercice, les sujets entraînés gardent une production de testostérone normale [120, 126], à l'inverse des sujets non entraînés qui montrent une diminution significative de la testostéronémie [190]. Ceci suggère l'existence d'adaptations à long terme de l'axe gonadotrope avec l'entraînement physique continu, permettant de résister aux changements hormonaux déterminés par l'exercice musculaire (activation de l'axe corticotrope, augmentation des -endorphines...) susceptibles d'inhiber cet axe. 2. ENTRAINEMENT EN RESISTANCE OU ANAEROBIE A intensité relative d'exercice égale, la réponse de la testostéronémie chez des sujets entraînés est identique à celle observée chez des sujets non entraînés [91].

3- Testostérone et récupération post-exercice

a) Entraînement en endurance ou aérobie

Hackney [81] a constaté après un exercice en endurance à 70% de VO2max chez des sujets entraînés, une absence de changement de la réponse intégrée de la sécrétion de testostérone et de LH nocturne par rapport à une journée-contrôle de repos. Ces résultats contrastent avec ceux de Kern [102] qui a étudié dix triathlètes au repos puis après 2 exercices de durée et d'intensité différentes réalisés en fin d'après-midi. L'exercice de plus forte intensité s'est accompagné d'une diminution de la sécrétion de testostérone et de GH et d'une augmentation de la sécrétion de cortisol pendant la première phase du sommeil. Ces variations pourraient rendre moins efficace la récupération en diminuant l'ambiance anabolique qui prédomine physiologiquement en première partie de nuit.

b) Entraînement en résistance ou anaérobie

Dans le cas d'un entraînement de type musculation, McMurray [130] a montré qu'après une session prolongée d'exercices à 80% de la force maximale réalisés à 19h, la testostéronémie était augmentée de 21% à l'arrêt de l'exercice et revenait à la normale 20 minutes plus tard. Le suivi nocturne montrait, par rapport à une journée-contrôle, une augmentation de la testostérone entre 5 et 7 h du matin sans variation significative du cortisol. Au contraire, dans le cas extrême d'exercices de très forte intensité, la testostérone plasmatique restait inférieure aux valeurs basales 17 heures et 37 heures plus tard [86]. Cette évolution vient d'être confirmée de façon rigoureuse par Nindl [143], montrant des concentrations nocturnes de testostérone totale et libre significativement plus basses que lors de la journée contrôle avec, en analyses fines de déconvolution une diminution de la production de LH.

En conclusion, après une série d'exercices en résistance à charges élevées il existe une diminution de la sécrétion nocturne de testostérone d'origine centrale hypothalamo-hypohysaire. Cette baisse de la production hypophysaire de LH est corrélée, sans qu'il y ait forcément relation de cause à effet, à une augmentation de la concentration plasmatique de cortisol dans les 2 premières heures suivant l'arrêt de l'exercice.

4- Physiologie de la sécrétion gonadotrope en rapport avec l'exercice musculaire

Plusieurs points d'impact à long terme de l'exercice musculaire sur l'axe gonadotrope ont été décrits.

a) Modifications de la pulsatilité de GnRH

Cette diminution de la fréquence et de l'amplitude des pulses de LH mise en évidence chez des marathoniens courant 120 à 200 km par semaine [120] n'a pas été retrouvée chez des adultes sédentaires soumis à un entraînement régulier de 50 km par semaine en trois séances [200]. La charge d'entraînement devrait donc être élevée pour impliquer des modifications significatives de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique.

b) Rôle de la prolactine

Si la prolactine peut augmenter pendant l'exercice musculaire, Wheeler [200] a montré qu'à partir d'une charge d'entraînement dépassant les 65 km courus par semaine, une discrète diminution des concentrations plasmatiques de prolactine au repos était observée. Il semble donc peu probable que la prolactine soit impliquée dans la baisse de la testostéronémie rapportée chez les athlètes entraînés en endurance.

c) Rôle des peptides opioïdes

La localisation anatomique des cellules opioïdes, la distribution de leur ARNm dans tout l'hypothalamus et en particulier dans les régions innervées par les neurones à GnRH, les études pharmacologiques, démontrent clairement l'action inhibitrice de ces peptides sur la sécrétion de LH [98]. Mais si la sécrétion de -endorphines augmente au cours de l'exercice musculaire et en phase de récupération [38], la démonstration d'un lien direct entre production augmentée de -endorphines et modifications de la sécrétion de l'axe gonadotrope reste à faire.

d) Rôle du cortisol, de l'ACTH et du CRF

L'axe corticotrope semble impliqué dans les modifications gonadiques associées à l'exercice. Les points d'impact du cortisol sur l'axe gonadotrope sont multiples : effet gonadique direct avec diminution de la stéroïdogénèse [45] ; diminution de la réponse hypophysaire à la GnRH responsable d'une baisse de la sécrétion de LH [12]; inhibition directe hypothalamique du GnRH [152]. Le CRF endogène (corticotropin releasing factor) pourrait être le médiateur des effets délétères du stress sur la fonction gonadotrope [13, 152] en diminuant significativement la concentration de LH. Le CRF pourrait agir directement sur les neurones à GnRH et/ou par l'intermédiaire de l'ACTH, du cortisol, des -endorphines, voire la modification du tonus dopaminergique [67].

e) Stress oxydatif

Avec des charges d'entraînement très élevées et durables, les modèles animaux font soupçonner le rôle du stress oxydatif [121]. Les rats ont montré une diminution de la testostérone plasmatique, de la LH, des enzymes de la stéroïdogénèse et une diminution de la spermatogenèse qui pourrait être secondaire à la fois à la diminution de la production de testostérone et à la péroxydation lipidique membranaire.

f) Rôle de la diététique dans la réponse androgène à l'exercice

On a rapporté une diminution de la testostéronémie de repos chez des sujets dont les lipides représentaient 20% des apports alimentaires par rapport à ceux en consommant 40% [87, 151]. Les végétariens consomment aussi moins de lipides et ont une testostéronémie plus basse. Ces données ont été confirmées chez des sujets entraînés en anaérobie qui avaient au repos une testostérone significativement et positivement corrélée au pourcentage de lipides alimentaires [193]. La proportion de lipides alimentaires pourrait modifier la composition des membranes plasmatiques testiculaires et la réponse des cellules de Leydig à la stimulation par la LH [162].

Une alimentation pauvre en protéines (10% de la ration alimentaire) est associée à une concentration plus élevée de testostérone au repos [4]. Cette corrélation est retrouvée chez des sujets entraînés en anaérobie [193]. Ce serait surtout le rapport protéines/glucides qui influerait sur le métabolisme de la testostérone ou sur la synthèse hépatique de la SHBG, avec une corrélation inverse entre ce rapport et la testostéronémie [4, 193].

Ces données sont particulièrement intéressantes car certains athlètes entraînés en endurance, en particulier les marathoniens, ont souvent une alimentation pauvre en lipides et enrichie en fibres et glucides. Chez certains sujets pratiquant l'haltérophilie, le rapport protéines/glucides est aussi particulièrement élevé. Ces modifications qualitatives de la ration alimentaire pourraient tenir un rôle non négligeable dans les variations de la testostéronémie au repos, souvent abaissée par rapport à des sujets sédentaires appariés.

IV. CONCLUSION

L'action anabolique de la testostérone sur le muscle s'exerce au travers d'une relation effet-dose linéaire sans plateau. L'utilisation de très hautes doses de testostérone, alors que les RA doivent être largement saturés, montre encore une relation effet-dose linéaire indiquant un effet anabolique indirect sur le muscle squelettique, comme une action antiglucocorticoïde, l'induction de la synthèse d'IGF1 intra-musculaire et la répression du gène de la myostatine. Les oestrogènes exogènes (ou les androgènes après aromatisation) n'ont pas d'effet anabolique sur le muscle de l'homme.

La sarcopénie liée à l'âge est la réduction de la masse musculaire et de la force. Sa pathogénie fondamentale n'est que partiellement connue. C'est un des éléments essentiels de l'évolution de l'homme âgé vers la fragilité et le handicap. Bien que l'administration d'androgènes augmente la masse musculaire chez les hommes hypogonadiques jeunes, il n'est pas certain que cette administration chez des hommes âgés présentant une testostérone abaissée ait les mêmes effets. De plus, l'effet anabolique des androgènes sur le muscle varie en fonction de l'âge, du taux de testostérone basal, de l'exercice et de l'influence modulatrice de facteurs nutritionnels, de la GH et d'autres facteurs de croissance spécifiques du muscle.

Les interactions entre exercice musculaire et axe gonadotrope sont multiples et à double sens. Pour bien les évaluer et donc les comprendre, les protocoles expérimentaux doivent être rigoureux, ce qui implique la réalisation de prélèvements pendant l'exercice mais aussi de façon prolongée en phase de récupération de l'exercice, moment le plus propice à l'action anabolique de la testostérone, et la comparaison des résultats obtenus à ceux d'une journée contrôle de repos. De façon évidente, l'entraînement en résistance contribue puissamment à diminuer la sarcopénie liée à l'âge. Les mécanismes cellulaires responsables des adaptations induites par l'exercice, le rôle de la nutrition et du remplacement hormonal dans la réversibilité du processus doivent encore être précisés.

En l'absence de conclusions définitives, il semble raisonnable de penser qu'une combinaison associant le remplacement hormonal du sujet déficient en testostérone, l'activité physique et une diététique adaptée puisse apporter une amélioration optimale de la force, de la puissance musculaire et de la fatigabilité.

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