Analyse prospective de l’impact psychosocial de la maladie de Lapeyronie

25 novembre 2017

Auteurs : J.-E. Terrier, L. Jenkins, C. Nelson, J. Mulhall
Référence : Prog Urol, 2017, 13, 27, 689-690
Objectifs

Il existe une littérature croissante axée sur l’impact psychologique et la santé mentale des hommes atteints de la maladie de Lapeyronie (ML). L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de la maladie de Lapeyronie sur la santé psychologique des hommes.

Méthodes

Les patients ont reçu 3 questionnaires validés lors de la première visite : le questionnaire Self-Esteem and Relationship (SEAR) comprend 5 composantes, les scores sont normalisés en une échelle de 0–100, les scores plus élevés étant plus favorables ; l’Échelle de dépression du Centre d’étude épidémiologique (CES-D) ; le questionnaire sur la maladie de Lapeyronie (PDQ) 3 domaines, les symptômes psychologiques et physiques, la douleur, le score de gène. Une analyse multivariée a été utilisée pour explorer les prédicteurs de dépression. Les facteurs entrant dans le modèle incluaient : âge, orientation sexuelle, degré de courbure ; La durée de la ML à la présentation, la présence de la déformation complexe, la perte de longueur, la longueur du pénis, la douleur, et la capacité de pénétrer.

Résultats

Au total, 204 hommes ont été analysés (Tableau 1). Vingt-cinq pour cent de l’échantillon atteignait le seuil de dépression du CES-D : 13 % modéré, 12 % sévère. Les scores du SEAR et du PDQ sont présentés dans le Tableau 2. Les scores SEAR étaient semblables aux scores SEAR rapportés par les hommes atteints de troubles érectiles modérés à sévères. Les scores PDQ étaient similaires aux scores PDQ rapportés dans les études Xiaflex (IMPRESS I & II). En analyse multivariée, les scores CES-D élevés étaient liés à l’incapacité de pénétrer (β =0,18, p =0,04). Les scores SEAR faibles étaient liés à l’incapacité de pénétrer (β =–0,30 p =0,01) et une plus grande courbure (β =–0,25, p =0,04). Les scores élevés du PDQ étaient liés à une plus grande courbure (β =0,33, p =0,02) et à la perte ressentie de longueur de pénis (β =0,24, p =0,06) et incapacité à pénétrer (β =0,22 p =0,09).

Conclusion

Ces données soulignent la prévalence significative de la dépression chez les patients atteints de ML. Les prédicteurs communs de troubles psychologiques étaient l’incapacité de pénétrer, une plus grande courbure et une perte ressentie de la longueur du pénis. Les questionnaires sur la qualité de vie dans la pratique clinique pourraient bénéficier à certains patients et entraîner dans certains cas des consultations spécialisées.




 




Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 -







Tableau 2 -









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Publié par Elsevier Masson SAS.