Analyse des échecs du traitement endoscopique du reflux vésico-rénal chez l'enfant par injections de téflon ou de collagène et résultats préliminaires des injections de Macroplastique(r).

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire supérieure, Reflux vésico-urétéral, chirurgie endoscopique, opération anti-reflux, Enfant
Auteurs : Dodat H, Takvorian P, Mure PY, Canterino I, Pouillaude JM
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 58-68
L'étude de 785 reflux vésico-rénaux chez 494 enfants traités par voie endoscopique en 7 ans a pour but d'évaluer les résultats avec trois produits successivement utilisés: téflon, collagène et Macroplastique(r). Après injection de téflon, malgré 90% de succès à court terme, une récidive du reflux a été observée à terme pour 16,71% des uretères contrôlés. Les échecs représentaient 52,63% des cas après injection de collagène et 11,77% après Macroplastique(r). Après une ou deux injections la disparition de tout reflux a été constatée chez 48% des enfants traités par collagène, 85,72% par téflon et 93,33% par Macroplastique(r). Dans la moitié des cas, l'échec était lié à la qualité du produit et à ses modifications après injection. La résorption importante du collagène explique ses mauvais résultats malgré des doses injectées plus importantes. Outre une résorption partielle de la pâte de téflon, la fluidité de ce produit explique certains échecs par latéralisation ou élimination secondaire au point de ponction. Par sa plus grande viscosité et l'absence de rétraction du produit, le Macroplastique(r) offre actuellement les meilleurs résultats avec des doses ne dépassant pas 0,20 ml chez l'enfant.