Analyse cout-efficacité du traitement des petites tumeurs du rein dans un hôpital français

25 novembre 2013

Auteurs : J. Piechaud-Kressmann, L. Bellec, M.C. Delchier, M. Roumiguie, M. Soulié, P. Rischmann, B. Malavaud
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1107




 

Objectifs .- Plusieurs prises en charge thérapeutique des PTR sont disponibles actuellement. Elles n'ont ni la même efficacité ni le même cout. L'objectif de l'étude était de réaliser une analyse cout-efficacité du traitement des petites tumeurs du rein dans notre établissement.


Méthodes .- Cent cinquante-cinq patients consécutifs traités par néphrectomie partielle, radiofréquence ou cryothérapie ont été inclus dans l'étude rétrospectivement. L'efficacité est évaluée par l'absence de récidive locale ou à distance à l'issu du suivi. La mesure des coûts a été restreinte à la prise en compte du coût complet (ou coûts directs médicaux) de l'hospitalisation initiale et des complications et réhospitalisations avec un suivi de 1 an postopératoire. Les critères étudiés étaient l'hôtellerie, la biologie, l'imagerie, le bloc opératoire, le matériel chirurgical et radiologique et le salaire des praticiens.


Résultats .- Une efficacité de 95,5 % est retrouvée pour la chirurgie, 84,4 % pour la radiofréquence et 60 % pour la cryothérapie (p =0,0001) Les coûts moyens de néphrectomie partielle diffèrent selon la voie d'abord utilisée. Ils sont respectivement de 8442,2 € pour la laparotomie (NPL), 7933,4 € pour la cœlioscopie (NPC), 9686 € pour la laparoscopie robot-assistée (NPCR). La radiofréquence coûte en moyenne 3396,8 € et la cryothérapie, 8377,9 €. En comparant avec la tarification à l'activité, dans un hôpital universitaire, les traitements bénéficiaires sont la NPL (+1360,1€) et la NPC (+1488,3 €). Les traitements déficitaires sont la NPCR (-997,93 €), la radiofréquence (-1675,5 €) et la cryothérapie (-6437,6 €).


Conclusion .- Dans les conditions actuelles de remboursement, le traitement des petites tumeurs du rein le plus efficace et le plus rentable est la néphrectomie partielle cœlioscopique. La néphrectomie partielle ouverte n'entraîne pas de surcoût pour l'établissement de soin.




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