Amputation du gland après circoncision rituelle : expérience monocentrique devant ce drame familial

25 novembre 2015

Auteurs : M. Mseddi, N. Rebai, M. Bouassida, S. Rekik, M. Hadjslimen, M. Mhiri
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 746-747
Objectifs

Sous nos climats, la circoncision reste l’intervention la plus couramment pratiquée chez le garçon. Elle est souvent réalisée par un personnel paramédical non qualifié ou même en dehors du milieu médical dont les notions de chirurgie et d’asepsie sont aléatoires. Elle est réputée comme chirurgie bénigne mais des complications majeures parfois très graves engageant le pronostic sexuel voir vital, peuvent survenir.

Méthodes

Nous rapportons 8 cas d’amputation du gland suite à une circoncision en milieu extra hospitalier selon les méthodes traditionnelles. Nous discutons la prise en charge immédiate à long terme et les complications.

Résultats

L’amputation du gland était faite soit lors de la circoncision par section directe par les ciseaux (4 cas), soit nécrose du gland à cause d’un arc électrique lors de l’utilisation inadéquate du bistouri électrique (4 cas). Le délai de consultation était le même jour en cas d’amputation du gland par les ciseaux ou le 3e jour en cas de nécrose du gland par le bistouri électrique. La prise en charge était chirurgicale dans tous les cas, 3 plasties du gland et 5 méatoplasties. Pour les trois cas de réimplantation du gland on n’a noté qu’un seul succès de revascularisation pour une amputation complète du gland dont les conditions d’acheminement étaient conformes aux normes.

Conclusion

La section du gland demeure une complication certes rare de la circoncision mais très grave engageant le pronostic sexuel ultérieur de l’enfant. Ceci rend cette intervention non anodine et doit inciter à ne la réaliser qu’en milieu spécialisé par un personnel compétant.




 




Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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