Affirmation de l’obstruction sous-vésicale avant chirurgie

25 juin 2020

Auteurs : I. Bentellis, M. El-Akri, J. Hascoet, Q. Alimi, A. Manunta, J. Kerdraon, C. Voiry, B. Peyronnet
Référence : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F51
Objectifs

Présenter les moyens disponibles pour affirmer l’obstruction sous-vésicale (OSV), leurs valeurs diagnostiques et pronostiques respectives et leurs indications.

Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée à l’aide de la base de données Medline/PubMed et SCOPUS recherchant les articles traitant de l’évaluation préopératoire de l’obstruction sous-vésicale.

Résultats

L’indication d’une chirurgie de désobstruction est basée sur un faisceau d’arguments cliniques et selon les cas radiologiques, endoscopiques et urodynamiques. Outre l’examen clinique et la débitmétrie avec mesure du résidu postmictionnel, l’échographie et l’endoscopie peuvent apporter des arguments en faveur d’une OSV. Bien que le bilan urodynamique ne soit pas systématique avant chirurgie de désobstruction (en particulier prostatique), l’étude pression débit reste le gold standard , l’OSV étant, en soi, un concept urodynamique. L’interprétation de l’étude pression débit se fait à l’aide du nomogramme de l’ICS chez l’homme avec calcul de l’index d’OSV (Bladder outlet obstruction index=PdetQmax−2 qmax). Chez la femme il n’existe pas de critère consensuel définissant l’OSV urodynamique. Bien que peu développé en France, l’examen vidéo-urodynamique qui associe la fluoroscopie au bilan urodynamique standard peut être un outil d’intérêt dans la recherche préopératoire d’une OSV. Plusieurs pistes d’alternatives non invasives à l’urodynamique ont été évaluées au cours des dernières années comme le condom test, le penile cuff test ou les biomarqueurs urinaires mais restent tous du domaine de la recherche clinique.

Conclusion

L’affirmation de l’OSV en préopératoire repose, stricto sensu, sur l’examen urodynamique avec étude pression débit, l’OSV étant en soi un concept urodynamique. Toutefois l’urodynamique n’est pas indiqué de manière systématique avant chirurgie de désobstruction, notamment prostatique. L’examen clinique et la débitmétrie libre avec mesure du résidu post-mictionnel restent les bases indispensables de l’évaluation d’une OSV à pratiquer de manière systématique en préopératoire.




 




Introduction


Depuis la dernière version de la terminologie de l'International Continence Society (ICS) en 2002, les symptômes du bas appareil urinaire sont divisés en symptômes de la phase de remplissage (pollakiurie diurne, nycturie, urgenturie), symptômes de la phase de vidange (dysurie de poussée, jet haché, jet faible, un jet en arrosoir) et symptômes de la phase post-mictionnelle (sensation de vidange vésicale incomplète, gouttes retardataires) [1, 2].


Les symptômes de la phase de vidange peuvent résulter de deux grands types de dysfonctionnements vésico-sphinctériens : l'obstruction sous-vésicale (OSV) et l'hypoactivité détrusorienne [3]. Déterminer le mécanisme sous-jacent avant une chirurgie de désobstruction apparaît donc souhaitable même si l'impact de l'existence d'une hypoactivité détrusorienne sur les résultats post-opératoires, notamment dans le cas de la chirurgie de désobstruction prostatique, reste controversé [4].


L'OSV est rare chez la femme, la cause principale étant les bandelettes sous urétrales [5]. Chez l'homme l'hypertrophie bénigne prostatique (HBP) est la cause d'OSV prédominante. Sa prévalence est de 50 % des 50 ans, et 80 % des 80 ans [6, 7]. On associe ainsi l'HBP avec le vieillissement mais plusieurs facteurs étiologiques sont évoqués. Notamment, l'inflammation chronique (ICP) [8, 9] ; le dérèglement des voies de l'apoptose [10], de la voie hormonale [11, 12] et enfin le syndrome métabolique [13, 14, 15] et l'athérosclérose pelvienne. Nombre de ces facteurs de risque sont communs avec ceux de l'hypoactivité détrusorienne et complexifient ainsi la démarche étiologique devant des symptômes de la phase de vidange. De plus, l'OSV est, en elle-même, une cause d'hypoactivité détrusorienne à long terme, phase ultime de la « vessie de lutte » [16, 17].


L'OSV peut également être responsable de symptômes de la phase de remplissage soit par le biais d'un trouble de la vidange vésicale, soit en raison de remaniements histologiques de la paroi vésicale qu'elle engendre qui peuvent faire le lit d'une hyperactivité détrusorienne « myogène » [3]. Toutefois l'OSV n'est qu'une des très nombreuses causes physiopathologiques des symptômes d'hyperactivité vésicale (HAV) [18] et l'affirmation de l'existence d'une OSV avant une chirurgie de désobstruction est, à ce titre, une prérogative encore plus forte devant un tableau clinique d'HAV prédominante.


L'objectif de cet article était de présenter les moyens disponibles pour affirmer l'obstruction sous-vésicale, leurs valeurs diagnostiques et pronostiques respectives et leurs indications.


Méthodes


Une revue de la littérature a été effectuée par deux relecteurs en utilisant la base de données Medline/PubMed et SCOPUS sans restriction de période mais en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français. La recherche a été réalisée à partir des mots clés suivants seul ou en combinaison : « bladder outlet obstruction » ; « benign prostatic obstruction » ; « obstructed » ; « urodynamics » ; « lower urinary tract symptoms » ; « miduretrhal sling » ; « uroflowmetry » ; « post-void residual » ; « prostate ».


Après l'évaluation de 107 manuscrits en texte intégral, 37 ont été inclus dans la présente revue.


Résultats


Pertinence clinique de l'affirmation pré-opératoire de l'obstruction sous-vésicale


Les symptômes du bas appareil urinaire peuvent être divisés en symptômes de la phase de vidange, symptômes de la phase de remplissage et symptômes de la phase post-mictionnelle [19]. Les objectifs du bilan diagnostique diffèrent selon le type de symptômes.


Chez les patients avec symptômes de la phase de vidange prédominants se pose ainsi la question de faire la part entre les deux mécanismes sous-jacents possibles : l'OSV et l'hypoactivité détrusorienne. L'implication thérapeutique de cette démarche diagnostique reste toutefois controversée. En effet, l'essentiel des données disponibles dans la littérature suggère que l'existence d'une hypoactivité détrusorienne pourrait n'avoir qu'un impact marginal sur les résultats d'une chirurgie de désobstruction prostatique [4]. Le diagnostic d'une hypoactivité détrusorienne en préopératoire pourrait toutefois permettre une meilleure information des patients quant au risque d'échec légèrement supérieur [20]. Plus important encore, elle pourrait modifier la prise en charge dans les cas, relativement rares, d'hypoactivité détrusorienne isolée sans OSV, la rétention non obstructive pouvant alors faire l'objet d'un traitement par neuromodulation des racines sacrées [21].


La recherche d'une OSV pourrait également avoir un intérêt chez les patients présentant des symptômes de la phase de remplissage prédominants, l'obstruction pouvant causer des symptômes d'HAV par le biais de la rétention vésical chronique elle-même mais aussi en causant une hyperactivité détrusorienne par modifications histopathologiques de la paroi vésicale [18]. Toutefois l'OSV n'est qu'une des très nombreuses causes physiopathologiques des symptômes d'hyperactivité vésicale (HAV) [18]. Il est ainsi important devant un tableau clinique d'HAV d'affirmer l'OSV en préopératoire car la chirurgie de désobstruction peut non seulement être en échec mais même aggraver la symptomatologie par exemple si les symptômes sont sous-tendus par une hyperactivité détrusorienne non liées à l'OSV (ex : neurogène, syndrome métabolique, etc.).


Un gold standard pour affirmer l'obstruction : l'étude pression débit


L'OSV est, en soi, un concept urodynamique. L'examen urodynamique et plus précisément l'étude pression débit constitue ainsi le gold standard pour affirmer le diagnostic d'OSV.


Conditions de réalisation


L'étude pression débit se déroule généralement au cours d'un bilan urodynamique complet et suit immédiatement le cystomanométrie au cours de laquelle la vessie a été remplie. Les principes classiques du bilan urodynamique doivent être respectés, notamment la mesure de la pression vésicale par un capteur à eau ou électronique plutôt qu'à air, en faisant la mise à zéro au niveau de la symphyse pubienne pour les capteurs perfusés. La pression abdominale doit également être enregistrée au moyen d'un cathéter perfusé ou d'une sonde à ballonnet. Les capteurs doivent être fixés par des adhésifs aussi proche que possible du méat urétral et de l'anus respectivement. La pression détrusorienne est obtenue en soustrayant la pression vésicale à la pression abdominale [22, 23]. Pour l'étude pression débit, il est primordial de s'assurer que la pression détrusorienne initiale en début de remplissage soit bien à 0cmH2O [23].


L'étude pression débit doit être effectuée dans la position dans laquelle le patient est le plus à l'aise [24]. À l'issue de la cystomanométrie, et en dehors de toute contraction détrusorienne désinhibée, l'examinateur donne l'ordre mictionnel qui signe le début de l'étude pression débit.


L'étude pression débit est basée sur le principe de la loi de Hill (1938) [25] mettant en relation le débit et la pression détrusorienne, le principe général étant que plus la pression détrusorienne permictionnelle est élevée et plus le débit est faible, plus la probabilité d'une OSV est importante. Concernant la fiabilité, la reproductibilité et la morbidité de cet examen plusieurs éléments ont été évoqués.


Il a été montré que les sondes de calibre plus important augmentent mécaniquement la pression détrusorienne et diminuent le débit [26, 27]. Il est ainsi recommandé d'effectuer l'étude pression débit avec les cathéters du plus petit calibre possible, idéalement Ch 6-7 [24]. La variabilité aux tests successifs est aussi importante et pourrait aller jusqu'à 39 % [28]. Reynard et Abrams [27] ont aussi montré une amélioration progressive du Qmax au cours des tests successifs. D'autre part, l'impact clinique d'une obstruction urodynamique peut être débattu et les données sur son impact pronostique restent relativement rares dans la littérature. Enfin, cet examen a initialement été présenté comme ayant la même morbidité que la cystomanométrie seule. Cependant il semblerait qu'il y ait une morbidité infectieuse non négligeable, en particulier chez l'homme [29] avec 19 % d'infections après l'examen chez l'homme contre 1,8 % chez la femme.


Malgré ces variations et difficultés techniques, l'étude pression débit reste le seul examen a permettre d'affirmer une OSV [30, 31]. Elle permet le recueil de plusieurs mesures d'intérêt notamment le débit maximal (Qmax) la pression détrusorienne maximale (Pdetmax) et la pression détrusorienne au moment du débit maximum (PdetQmax) (Figure 1). Ces mesures permettent le calcul d'indices et l'utilisation de nomogrammes désormais validés qui diffèrent entre l'homme et la femme en raison des différences de résistance urétrale inhérentes aux différences anatomiques entre les deux sexes. La pression détrusorienne nécessaire pour générer une miction est ainsi nettement inférieure chez la femme et l'interprétation se fait selon des abaques différents chez l'homme et chez la femme.


Figure 1
Figure 1. 

Étude pression débit chez l'homme. La contraction et la miction surviennent bien après l'ordre mictionnel qui est indiqué sur la courbe. Dans le cas contraire, il s'agirait d'une contraction désinhibée du détrusor qui ne peut être utilisé pour l'analyse de l'obstruction. La ligne pointillée rouge est située au sommet de la courbe de débitmétrie. La pression détrusorienne à cet instant est la pression détrusorienne au débit maximum (PdetQmax) qui est à utiliser pour le calcul de l'index d'obstruction (Bladder Outlet Obstruction Index, BOOI) à ne pas confondre avec la pression détrusorienne maximale per mictionnelle (Pdetmax) qui est utilisée chez la femme. Ici le BOOI est PdetQmax-2qmax=81-2×12=57. Il existe donc une obstruction sous-vésicale (BOOI>40).




Interprétation chez l'homme


Plusieurs nomogrammes ont été proposés dès les débuts de l'urodynamique, d'abord celui d'Abrams et Griffiths en 1979 basé sur la Pdet et le Qmax [32] puis celui de Schaefer en 1985 [33], basé toujours sur ces mêmes indices mais avec un découpage plus précis des zones d'intérêt urodynamiques. Ces nomogrammes ont été délaissés au profit du nomogramme de l'ICS établi en 1999 et désormais considéré comme la référence pour l'analyse de l'étude pression débit chez l'homme permettant de déterminer à la fois l'existence d'une OSV et la contractilité détrusorienne [30]. Il croise les mesures de PdetQmax au Qmax et définit trois zones pour l'obstruction (obstrué, équivoque et non obstrué) (Figure 2) et 3 zones pour la contractilité (hypocontractile, normocontractile et hypercontractile) [34]. Ces deux outils croisés permettent de définir 9 zones urodynamiques tenant compte à la fois de la vraisemblance de l'obstruction et de la contractilité. Plus simple d'utilisation que le nomogramme, celui-ci s'accompagne des formules mathématiques associées permettant le calcul de deux index : l'index d'OSV et l'index de contractilité. La formule de l'index d'OSV ou Bladder Outlet Obstruction Index est BOOI=Pdet Qmax-2 Qmax. Lorsque ce dernier est inférieur à 20 le patient est probablement non obstrué. Entre 20 et 40 le résultat est équivoque et supérieur à 40 le patient est probablement obstrué. La formule pour l'index de contractilité ou Bladder Contractility Index est BCI=PdetQmax+5Qmax. La vessie est dite hypocontractile si BCI<100, normocontractile entre 100 et 150 et hypercontractile si BCI>150 (Tableau I).


Figure 2
Figure 2. 

Nomogramme d'obstruction et de contractilité chez l'homme de l'International Continence Society (ICS) d'après Abrams [34].




Interprétation chez la femme


Une récente revue de la littérature [35] montre que la question de l'obstruction chez la femme est beaucoup plus controversée. En effet, il n'existe pas de consensus sur la définition urodynamique de l'OSV chez la femme. Plus de 10 critères urodynamiques d'OSV chez la femme ont été proposés au cours des 20 dernières années [36]. L'outil le plus utilisé est celui de Blaivas et Groutz [37]. Ce dernier est basé sur le Qmax avec la Pdetmax (et non pas la PdetQmax) et définit quatre groupes : non obstrué et obstructions légère, modérée ou sevère (Figure 3). Il existe d'autres outils notamment le critère de Zimmern [38] : un Qmax inférieur à 15mL/s avec une PdetQmax supérieure à 20cmH2 O serait prédictif d'obstruction avec une sensibilité de 74,3 %, une spécificité de 91,1 %, une valeur prédictive positive de 70,3 % et une valeur prédictive négative de 92,6 %. Plus récemment, le nomogramme de Solomon-Greenwell [39] a été proposé. Il est basé sur le Qmax et la PdetQmax. Il permettait de diagnostiquer une OSV avec sensibilité et spécificité respectivement de 94 % et 93 %. Ils proposent aussi un indice, proches de celui de l'ICS pour l'homme, le BOOIf=Pdet.Qmax−2,2×Qmax. Lorsque le BOOIf<0 il y a 10 % de probabilité d'obstruction, BOOIf>5 probablement obstruée à 50 % et si le BOOIf>18, l'obstruction est presque certaine>90 %. Malheureusement, les performances diagnostiques de tous ces critères d'OSV chez la femme ont été calculées en prenant pour référence la suspicion clinique ou radiologique d'obstruction, critères hautement discutables. Ces critères n'ont, de plus, pas fait l'objet de validation clinique contrairement au BOOI et BCI chez l'homme (voir ci-dessous). Un exemple de courbe d'étude pression débit chez la femme est présenté en Figure 4.


Figure 3
Figure 3. 

Nomogramme d'obstruction chez la femme d'après Blaivas et Groutz [37].




Figure 4
Figure 4. 

Étude pression débit chez la femme. La contraction et la miction surviennent bien après l'ordre mictionnel qui est indiqué sur la courbe. Dans le cas contraire il s'agirait d'une contraction désinhibée du détrusor qui ne peut être utilisé pour l'analyse de l'obstruction. La ligne pointillée rouge est située au sommet de la courbe de débitmétrie. La pression détrusorienne à cet instant est la pression détrusorienne au débit maximum (PdetQmax) qui est à utiliser pour le calcul de l'index d'obstruction féminin proposer par Solomon et Greenwell (BOOIf)qui est ici PdetQmax-2,2qmax=42-2×2,2=37,6 et donc en faveur d'une obstruction sous-vésicale (BOOIf>18). Pour l'analyse selon le nomogramme de Blaivas et Groutz en revanche il faut utiliser la pression détrusorienne maximale (Pdetmax) ici à 58cm H2 O et donc également en faveur d'une obstruction modérée. La patiente est également obstruée selon le critère de Zimmern (Pdetmax>20cmH2 O et Qmax < 15 ml/s).




Valeur pronostique de l'étude pression débit sur les résultats postopératoires


L'affirmation d'une obstruction et la part d'hypocontractilité a pour objectif principal d'orienter la prise en charge chirurgicale. Les données concernant l'association aux résultats post-opératoires sont peu nombreuses et de faible niveau de preuve. La Revue Cochrane de 2015 [40] ne comprend qu'un seul essai randomisé [41] comparant la valeur pronostique de l'urodynamique contre la simple évaluation clinique. Ils montrent que le bilan urodynamique diminue la probabilité d'être opéré mais n'évalue pas l'impact sur les résultats fonctionnels de la prise en charge thérapeutique. L'essai britannique Upstream (ClinicalTrials.gov Identifier : NCT02193451) [42], a évalué de façon randomisée l'intérêt du bilan urodynamique avant chirurgie de l'HBP. L'essai s'est terminé récemment et les résultats définitifs n'ont pas encore été publiés mais les résultats préliminaires présentés récemment lors du congrès de l'European Association of Urology allaient dans le sens d'un essai « négatif » pour le critère de jugement principal, c'est-à-dire ne permettant pas de démontrer l'impact d'un bilan urodynamique systématique en préopératoire d'une chirurgie de l'HBP sur les résultats fonctionnels de la prise en charge thérapeutique.


Plusieurs études de validation externe du BOOI ont été conduites confirmant notamment son caractère prédictif de la réponse à la chirurgie de désobstruction prostatique [43, 44, 45]. Il s'agit toutefois de données de faible niveau de preuve puisqu'exclusivement extraites de séries rétrospectives monocentriques. La revue Cochrane [40] quant à elle ne rapportait pas d'évaluation de l'impact sur l'évolution des symptômes en intention de traiter.


À la lumière de ce rapport entre pertinence et risques de l'urodynamique, cet examen n'est probablement pas à proposer à titre systématique avant chirurgie de l'HBP et est plutôt à réserver aux patients à risque (ex : neurologiques, symptômes de remplissage prédominants) et ceux pour lesquels il y a un manque d'arguments clinique ou paraclinique pour affirmer l'OSV (voir ci-dessous).


Comme mentionné plus haut, la valeur pronostique de l'étude pression débit sur les résultats post-opératoires chez la femme n'a jamais été étudiée ne permettant pas de déterminer le « meilleur » critère urodynamique d'OSV chez la femme ni l'intérêt de l'étude pression débit dans cette population. Toutefois compte tenu de la rareté des tableaux de suspicion clinique d'OSV chez la femme et de la complexité de ces scénarios cliniques survenant le plus souvent chez des patientes déjà opérées (bandelette sous urétrale, sténose de l'urètre, etc.), l'étude pression débit paraît hautement recommandable avant chirurgie de désobstruction chez la femme.


Alternatives au bilan urodynamique


Examen clinique


Le volume prostatique est un facteur pronostique d'obstruction [46, 47]. Cependant l'estimation du volume prostatique au toucher rectal (TR) présente une mauvaise corrélation avec le volume échographique [48]. L'inspection peut permettre d'identifier une sténose ou une tumeur du méat urétral chez l'homme comme chez la femme. L'examen gynécologique chez la femme peut permettre d'identifier une cystocèle, cause possible d'OSV.


Débitmétrie et résidu post-mictionnel


La mesure du débit maximum (Qmax) et du résidu post-mictionnel (RPM) est recommandée dans le bilan préopératoire d'HBP. Ces examens ont l'avantage d'être non-invasifs et peu coûteux. Plusieurs études dans la littérature, comme l'essai MTOPS [49], ont démontré que le RPM était significativement associé au risque de progression des symptômes du bas appareil urinaire dans un contexte d'HBP et à la probabilité d'une intervention chirurgicale. Plusieurs séries ont démontré l'association significative du Qmax et du RPM avec les résultats fonctionnels après chirurgie de désobstruction prostatique [50] et avec l'existence d'une OSV urodynamiquement prouvée [51]. Bien que le seuil de Qmax<15mL/s soit souvent retenu comme signant une débitmétrie pathologique, le seuil de Qmax<10mL/s aurait les meilleures performances diagnostiques pour prédire l'existence d'une OSV urodynamique chez l'homme d'après une récente revue systématique de la littérature [47]. La question du seuil optimal de RPM pour prédire l'existence d'une OSV reste-elle controversée du fait du nombre beaucoup plus limité de données dans la littérature. De même le seuil « pathologique » de RPM reste un débat ouvert mais il est de plus en plus admis que des seuils allant jusqu'à 200 voire 300mL ne nécessite pas nécessairement de prise en charge « active » si asymptomatique et non compliqué [52, 53].


Échographie


L'intérêt principal de l'échographie dans l'évaluation de l'OSV chez l'homme est la mesure du volume prostatique réalisée idéalement par voie endorectale plutôt que sus-pubienne, cette dernière étant moins fiable. Plusieurs séries ont démontré la valeur du volume prostatique échographique pour diagnostiquer une OSV urodynamique avec des seuils optimaux oscillant entre>25 et>40cc [47] Le volume prostatique est également associée aux résultats postopératoires de l'HBP [54].


L'échographie permet également de mesurer l'index de protrusion prostatique (IPP). La mesure de l'IPP est réalisée par échographie sus-pubienne à faible remplissage vésical. Il s'agit de la plus grande distance séparant le sommet de la protrusion prostatique au plancher vésical sur une coupe sagittale. De nombreuses séries ont montré l'association entre IPP et OSV urodynamique, le seuil de >10mm ayant démontré les meilleures performances diagnostiques. L'IPP est associé à la progression des symptômes de l'HBP et à la réponse aux traitements médicaux et chirurgicaux de l'HBP [55].


L'épaisseur de la paroi vésicale ou de la paroi détrusorienne mesurée par échographie sus-pubienne a également montré de bonne performance diagnostique pour déterminer l'existence d'une OSV avec peu de données toutefois chez la femme [56].


Enfin l'échographie peut être utilisée pour rechercher et caractériser une sténose urétrale. Plusieurs séries ont rapporté l'intérêt de cette évaluation échographique chez l'homme [57] et plus récemment chez la femme [58]. L'instillation de gel de xylocaine endourétrale favorise la visualisation de la zone sténosée mais permet aussi de mesurer sa longueur et l'épaisseur de fibrose péri-sténotique (Figure 5).


Figure 5
Figure 5. 

Aspect échographique d'une sténose de l'urètre moyen chez la femme. 5a : Échographie translabiale avec instillation endourétrale de gel de Xylocaine. On visualise l'urètre (U), hypoéchogène grâce à l'instillation endourétrale de xylocain et la zone sténosée dans la portion moyenne de l'urètre avec la zone de fibrose péri-urétrale ; 5b : La zone bleue souligne la lumière urétrale et la zone rouge la zone de fibrose péri-urétrale.




Cystoscopie


La cystoscopie peut avoir un rôle dans l'évaluation préopératoire d'une obstruction. Elle peut permettre la visualisation directe d'un obstacle urétrocervicale. Elle est utile notamment lorsqu'une une sténose de l'urètre est suspectée [59]. Elle permet aussi de rechercher des signes indirects d'obstruction comme l'existence d'une vessie de lutte avec trabéculations et/ou diverticules. Si elle donne la possibilité de visualiser l'aspect de la loge prostatique et de déterminer si la prostate constitue un obstacle sous-vésical, elle ne permet pas d'évaluer son caractère obstructif ou non n'étant pas un examen dynamique. De la même façon la valeur de l'aspect du col vésical pour porter le diagnostic de maladie du col vésical est largement débattue [60]. Il n'existe pas, à notre connaissance, de données dans la littérature ayant évalué la possible association entre aspect cystoscopique de l'urètre et OSV urodynamique. Dans une étude récente, Lukacs et al. [61] décrivaient la cystoscopie dite « mictionnelle » au cours de laquelle les auteurs demandaient au patient d'uriner ce qui permettait justement de voir la dynamique de la loge prostatique au cours de la miction et donnait une idée de son caractère obstructif ou non. Cet examen reste cependant du domaine de la recherche clinique.


L'urétrocystographie rétrograde et mictionnelle


L'uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle (UCRM) est un examen radiologique permettant d'évaluer l'anatomie du bas appareil urinaire. Le principe est l'instillation urétrovésicale au moyen d'une sonde de produit de contraste et la réalisation de clichés radiologiques concomitante du remplissage (phase rétrograde) permettant notamment la visualisation et la caractérisation d'une sténose de l'urètre chez l'homme et la recherche d'un reflux vésico-urétéral. Puis est réalisée une phase mictionnelle au cours de laquelle le patient tente d'uriner (phase mictionnelle). Ce deuxième temps est le plus intéressant pour l'évaluation d'une OSV, permettant d'objectiver un obstacle anatomique à l'évacuation des urines comme une HBP ou une sténose de l'urètre (Figure 6) ou un obstacle fonctionnel comme une maladie du col vésical (Figure 7) ou une dyssinergie vésicosphinctérienne fonctionnelle ou neurogène (Figure 8) grâce à son caractère dynamique lorsque les images sont acquises en scopie continue [62]. Son utilisation est recommandée par toutes les sociétés savantes pour l'évaluation d'une sténose de l'urètre [63, 64].


Figure 6
Figure 6. 

Aspect en urétrocystographie d'une sténose de l'urètre chez la femme. Cliché de face en phase mictionnelle avec bonne ouverture du col vésical, urètre proximal dilaté (« ballonisé ») et sténose de la portion distale de l'urètre.




Figure 7
Figure 7. 

Aspect en urétrocystographie de maladie du col vésical. Cliché de face en phase mictionnelle avec absence d'ouverture du col vésical et paroi vésicale crénelée et diverticulaire conséquence de l'obstruction.




Figure 8
Figure 8. 

Aspect en urétrocystographie de dyssinergie vésicosphinctérienne. Cliché de phase en phase mictionnelle avec zone de rétrécissement au niveau de l'urètre membraneux, emplacement du sphincter strié qui ne s'ouvre pas malgré la contraction vésicale non inhibée et responsable d'un reflux vésico-urétéral gauche.




L'examen vidéo-urodynamique


Il reste peu utilisé en France mais est largement utilisé dans les pays anglo-saxons. Il est par exemple largement promu par les recommandations de l'EAU 2019 qui le considère comme le gold standard pour l'évaluation des dysfonctions neurogènes du bas appareil urinaire [59]. Il consiste à coupler le bilan urodynamique « standard » et l'UCRM. Le remplissage vésical se fait ainsi avec du produit de contraste et des clichés radiologiques sont acquis concomitamment aux courbes classiques de cystomanométrie et d'étude pression débit [65]. Au-delà du confort du patient chez qui les deux examens sont effectués en un seul avec, en particulier, un seul sondage, la combinaison de ces deux examens permet d'obtenir des informations qui ne peuvent être obtenues par le bilan urodynamique ou l'UCRM faits individuellement. Ceci est particulièrement vrai pour la phase mictionnelle puisque l'aspect anatomique du tractus urinaire sous-vésical peut être visualisé en temps réel au cours de la contraction détrusorienne ce qui est particulièrement utile pour le diagnostic d'obstacles fonctionnels tel que la dyssynergie vésicosphinctérienne ou la maladie du col vésical. Le critère de Nitti est largement accepté pour porter le diagnostic d'OSV sur l'examen vidéo-urodynamique et est défini comme suit : image radiologique d'obstruction entre le col vésical et l'urètre distal en présence d'une contraction détrusorienne soutenue [66]. Il n'existe pas d'études de haut niveau de preuve ayant comparé l'intérêt de l'examen vidéo-urodynamique par rapport à l'examen urodynamique standard, raison possible de son utilisation limitée en France.


Test à la prothèse prostatique temporaire


La prothèse prostatique permettrait de reproduire mécaniquement la levée de l'obstacle prostatique, sans altérer le fonctionnement sphinctérien. L'avantage est donc de pouvoir « tester » l'effet d'une chirurgie de désobstruction prostatique mais avec une réversibilité possible. Il est particulièrement intéressant chez les patients ayant une hyperactivité détrusorienne associée pour aider à déterminer s'il s'agit ou non d'une hyperactivité détrusorienne secondaire à l'OSV et qui régresse dans ce cas après quelques semaines de port de la prothèse prostatique tandis qu'elle persisterait en cas d'hyperactivité détrusorienne d'une origine autre (ex : neurogène). Si le concept du test à la prothèse prostatique est particulièrement séduisant, il n'existe que très peu de données dans la littérature pour confirmer cet intérêt théorique. Sur une série de 37 patients ayant à la fois une obstruction modérée et une HAV modérée à sévère avec HAD, Knudson et al. rapportaient 32,4 % (12/37) d'incontinence de novo après mise en place d'une prothèse prostatique [67]. Sur les 25 patients continents, il y a eu 22 résections trans-urétrales de prostate (RTUP). Aucune de ces RTUP n'était suivie d'incontinence. En revanche, la seule RTUP réalisée dans le groupe avec incontinence de novo, a été suivie d'incontinence pendant 4 mois en post-opératoire.


En France, une étude rétrospective sur 64 patients [68] montrait 70 % de mictions spontanées après implantation. Après la période test, un patient est resté appareillé avec la prothèse, 38 ont eu une RTUP et 6 une adénomectomie. Le test à la prothèse prédisait correctement l'efficacité d'une prise en charge chirurgicale dans 78 % des cas. D'après les recommandations à la fois françaises [19, 69] et européennes [59], la prothèse a un rôle thérapeutique limité en raison du faible niveau de preuve, notamment sur les résultats fonctionnels à long terme et sa morbidité. En revanche, le test à la prothèse prostatique est recommandé avant chirurgie de l'HBP chez le patient neurologique d'après le rapport de l'AFU 2007 [70].


Nomogramme de DE NUNZIO et YAU


Il représente une bonne synthèse des principaux arguments cliniques chez homme pour le diagnostic d'une obstruction dans un contexte d'HBP [71]. Il combine l'IPSS, le Qmax, et le résidu mictionnel. Il est toutefois peu utilisé en pratique.


Autres alternatives non invasives


Il existe des alternatives non invasives d'évaluation de l'obstruction. Elles sont présentées ici à titre indicatif car non utilisées en pratique courante et relevant de la recherche clinique.


Penile cuff test (PCT)


Le principe est d'obtenir la pression au cours de la miction par le biais d'une manchette placée autour de la verge [47, 72, 73]. Une étude récente [74] montre qu'il s'agit d'un examen fiable et peu invasif comparé au gold standard qu'est l'étude pression débit. En effet, la sensibilité du PCT était de 89,7 %, la VPP de 54,2 %, la spécificité de 71,8 % et la VPN de 94,9 %. L'EVA moyenne de la douleur pour l'étude pression débit et le PCT étaient respectivement de 5,04±2,17 et 1,83±1,98 (p <0,0001). La durée moyenne de la procédure PCT (6,3±0,6min) était plus courte que celle de l'étude pression débit (23,3±2,2min) (p <0,0001), avec aucun effet indésirable. Cette méthode a l'inconvénient d'être réservée aux hommes.


Condom test


Ici la mesure de pression se fait grâce à un capteur de type préservatif. Cet examen a l'avantage d'être très peu invasif, mais ses performances diagnostiques restent faibles, notamment chez les patients ayant un débit urinaire réduit [75, 76].


Marqueurs urinaires


Plusieurs études ont évalué l'intérêt de marqueurs urinaires tels que le Nerve Growth Factor pour diagnostiquer une OSV [77, 78] chez l'homme et chez la femme. Ces marqueurs sont le plus souvent dosés par ELISA. L'intérêt de cette méthode serait son caractère totalement non invasif. Toutefois les données de la littérature sur le sujet sont trop peu nombreuses à ce jour pour envisager une utilisation en pratique clinique.


Spectroscopie proche de l'infra-rouge


La spectroscopie proche de l'infra-rouge (SPIR) est une technologie émettant des faisceaux lumineux proches du spectre de l'infra-rouge (660-1000nm). La réflexion de ces faisceaux lumineux sur les tissus est ensuite enregistrée par le spectroscope et la variation du signal lumineux est un reflet direct de l'oxy-hémoglobine et de la désoxyhémoglobine permettant de monitorer en temps réel l'oxygénation des tissus. L'application d'un patch sus-pubien permet une analyse SPIR vésicale au cours de la miction [79]. Plusieurs études au cours des dernières années ont rapporté des résultats prometteurs de cette technologie pour évaluer l'OSV chez l'homme [47].


Affirmer l'obstruction sous-vésicale : les recommandations actuelles


Chez l'homme, comme nous l'avons vu plus haut, la situation la plus fréquente est celle qui se pose avant une décision de chirurgie de désobstruction prostatique. Le Tableau II résume les principales recommandations (AFU, EAU, AUA). L'ensemble des sociétés savantes recommande à titre systématique en préopératoire le toucher rectal, la débitmétrie avec mesure du RPM, l'IPSS, la bandelette urinaire, le PSA et l'échographie prostatique. La réalisation d'une cystoscopie ou d'un bilan urodynamique est à réserver à certaines situations spécifiques (ex : arguments cliniques équivoques, patient neurologique).


Chez la femme, en raison de la rareté des scénarios cliniques d'OSV, il n'existe pas de recommandations formelles sur le bilan préopératoire à pratiquer avant chirurgie de désobstruction. La prévalence de l'hypoactivité détrusorienne et de causes fonctionnelles d'obstruction telles que la dyssynergie fonctionnelle (« dysfunctional voiding ») plaide toutefois pour un bilan relativement exhaustif chez la femme comprenant un bilan urodynamique avec étude pression débit.


Conclusion


Évaluer la contribution de l'OSV dans la genèse des symptômes du bas appareil urinaire est souhaitable avant une chirurgie de désobstruction. L'OSV étant un concept urodynamique, l'étude pression débit reste le gold standard pour affirmer l'existence ou non d'une obstruction. Chez l'homme l'interprétation de l'étude pression-débit se fait au moyen du nomogramme de l'ICS et du calcul de l'index d'obstruction (Bladder Outlet Obstruction Index) et de contractilité (Bladder Contractility Index). Chez la femme il n'y a pas de définition consensuelle de l'OSV sur l'étude pression-débit. Bien qu'étant l'examen de référence pour affirmer l'obstruction, l'examen urodynamique avec étude pression-débit n'est toutefois pas indiqué à titre systématique avant chirurgie de désobstruction, notamment chez l'homme avant chirurgie de l'HBP. La décision est basée sur un faisceau d'arguments cliniques (TR, débitmétrie, RPM) éventuellement complété par des explorations radiographiques, échographiques et endoscopique qui ont tous montré une bonne corrélation avec l'OSV urodynamique. Chez l'homme le test à la prothèse prostatique peut compléter ces examens.


Déclaration de liens d'intérêts


Consultant pour Boston Scientific, Astellas, Pierre Fabre, Medtronic, Allergan.

Points essentiels à retenir


L'obstruction sous-vésicale (OSV) a une définition urodynamique, basée sur l'étude pression débit.
L'interprétation de l'étude pression débit se fait au moyen du nomogramme de l'ICS chez l'homme avec calcul des index d'OSV (Bladder Outlet Obstruction Index=PdetQmax-2Qmax ; en faveur d'une obstruction si>40) et de contractilité (Bladder Contractility Index=PdetQmax+5Qmax ; en faveur d'une hypocontractilité si <100).
Chez la femme il n'y a pas de définition urodynamique consensuelle de l'OSV, le nomogramme de Blaivas-Groutz et l'index d'OSV féminin.
(BOOIf=PdetQmax-2,2Qmax, en faveur d'une obstruction si>18) étant le plus souvent utilisés.
De nombreux paramètres cliniques (volume prostatique au toucher rectal, Qmax, RPM) et paracliniques (volume prostatique échographique, cystoscopie, UCRM, vidéo-urodynamique) ont montré leur intérêt dans l'évaluation d'une OSV.
L'examen urodynamique avec étude pression débit n'est donc pas indiqué à titre systématique en préopératoire, notamment chez l'homme avant chirurgie de désobstruction prostatique, la décision opératoire pouvant dans de nombreux cas être portée sur un faisceau d'arguments cliniques et paracliniques.
L'étude pression débit paraît en revanche souhaitable avant chirurgie chez la femme au vu de la rareté et de la complexité des situations d'OSV et chez l'homme dans des situations complexes (ex : patient neurologique, prédominance des symptômes de la phase de remplissage...).





Tableau I - Index d'obstruction et de contractilité chez l'homme de l'International Continence Society.
  Index d'obstruction sous-vésicale  Index de contractilité détrusorienne 
Formule  PdetQmax−2Qmax  PdetQmax+5Qmax 
Normes  <20 : non obstrué
20 à 40 : équivoque
>40 : obstrué 
<100 : hypocontractile
100 à 150 : normocontractile
>150 : hypercontractile 





Tableau II - Résumé des recommandations concernant le bilan avant chirurgie de l'HBP.
  AFU 2012  EAU 2018  AUA 2018 
Interrogatoire  Systématique
3-4/C 
Systématique
4/strong  
Systématique 
TR  Systématique
3-4/C 
Systématique
4/strong  
NR 
IPSS  Systématique
3-4/C 
Systématique
4/strong  
Systématique
Clinical principle  
RPM  Systématique
3-4/C 
Systématique
4/strong  
Systématique
Clinical principle 
Débitmétrie  Systématique
3-4/C 
Systématique
NR/strong  
Systématique
Clinical principle  
BU  Systématique
3-4/C 
Systématique
4/strong  
Systématique
Clinical principle  
PSA  Systématique
3-4/C 
Systématique
1b/strong  
NR 
Créatininemie  Systématique
3-4/C 
Systématique
3/strong  
NR 
Échographie
Prostatique 
Systématique
3-4/C 
Systématique
3/strong  
Ou cystoscopie
Clinical principle  
Catalogue
Mictionnel 
Symptômes
Phase remplissage
3-4/C 
Symptômes
Phase remplissage
3/strong  
NR 
Cystoscopie  Suspicion sténose
Maladie urothéliale
3-4/C 
Suspicion sténose
Maladie urothéliale
3/strong  
Ou imagerie prostatique
Clinical principle  
Urodynamique  Doute hypoactivité, vessies neurogènes
3-4/C 
Échec chirurgie
<50, >80a, Qmax>10
Neuro, post-radique
3/weak  
Si doute diagnostic
Expert opinion  
Échographie
du haut appareil 
Systématique
3-4/C 
Mauvaise vidange,
lithiase, hématurie
4/weak  
NR 



Légende :
HBP : hypertrophie bénigne de prostate ; TR : toucher rectal ; IPSS : international prostate symptom score ; RPM : résidu post-mictionnel ; BU : bandelette urinaire ; PSA : prostate-specific antigen.


Références



de Tayrac R., Haylen B.T., Deffieux X., Hermieu J.F., Wagner L., Amarenco G., et al. French translation of "An International Urogynecological Association (IUGA)/International Continence Society (ICS) joint report on the terminology for female pelvic floor dysfunction" published in Int Urogynecol J 2010;21(1):5-26 Prog Urol 2010 ;  26 (4) : 197-225
Haab F., Amarenco G., Coloby P., Grise P., Jacquetin B., Labat J.-J., et al. Terminologie des troubles fonctionnels du bas appareil urinaire, adaptation française de la terminologie de l'International Continence Society Pelvi-périnéologie 2006 ;  1 (2) : 196-206 [cross-ref]
Bosch R., Abrams P., Averbeck M.A., Finazzi Agró E., Gammie A., Marcelissen T., et al. Do functional changes occur in the bladder due to bladder outlet obstruction?- ICI-RS 2018 Neurourol Urodyn 2019 ; 10.1002/nau.24076[Epub ahead of print].
Cho M.C., Ha S.B., Park J., Son H., Oh S.-J., Kim S.W., et al. Impact of detrusor underactivity on surgical outcomes of laser prostatectomy: comparison in serial 12-month follow-up outcomes between potassium-titanyl-phosphate photoselective Vaporization of the Prostate (PVP) and holmium laser enucleation of the prostate (HoLEP) Urology 2016 ;  91 : 158-166 [inter-ref]
Tse V., Chan L. Outlet obstruction after sling surgery BJU Int 2011 ;  108 (Suppl 2) : 24-28 [cross-ref]
McVary K.T. BPH: epidemiology and comorbidities Am J Manag Care 2006 ;  12 (5 Suppl) : 122-128
Nickel J.C., Inflammation, Benign Prostatic, Hyperplasia Inflammation and Benign Prostatic Hyperplasia Urol Clin North Am 2008 ;  35 (1) : 109-115 [inter-ref]
Kwon Y.K., Choe M.S., Seo K.W., Park C.H., Chang H.S., Kim B.H., et al. The effect of intraprostatic chronic inflammation on benign prostatic hyperplasia treatment Korean J Urology 2010 ;  51 (4) : 266 [cross-ref]
Torkko K.C., Wilson R.S., Smith E.E., Kusek J.W., van Bokhoven A., Lucia M.S. Prostate Biopsy Markers of Inflammation are Associated with Risk of Clinical Progression of Benign Prostatic Hyperplasia: Findings from the MTOPS Study J Urology 2015 ;  194 (2) : 454-461 [cross-ref]
Kyprianou N., Tu H., Jacobs S.C. Apoptotic versus proliferative activities in human benign prostatic hyperplasia Hum Pathol 1996 ;  27 (7) : 668-675 [cross-ref]
Roberts R.O., Bergstralh E.J., Cunningham J.M., Hebbring S.J., Thibodeau S.N., Lieber M.M., et al. Androgen receptor gene polymorphisms and increased risk of urologic measures of benign prostatic hyperplasia Am J Epidemiol 2004 ;  159 (3) : 269-276 [cross-ref]
Roberts R.O., Jacobson D.J., Rhodes T., Klee G.G., Leiber M.M., Jacobsen S.J. Serum sex hormones and measures of benign prostatic hyperplasia Prostate 2004 ;  61 (2) : 124-131 [cross-ref]
Hammarsten J., Högstedt B. Hyperinsulinaemia as a risk factor for developing benign prostatic hyperplasia Eur Urol 2001 ;  39 (2) : 151-158 [cross-ref]
Hammarsten J., Högstedt B., Holthuis N., Mellström D. Components of the metabolic syndrome-risk factors for the development of benign prostatic hyperplasia Prostate Cancer Prostatic Dis 1998 ;  1 (3) : 157-162 [cross-ref]
De Nunzio C., Aronson W., Freedland S.J., Giovannucci E., Parsons J.K. The correlation between metabolic syndrome and prostatic diseases Eur Urol 2012 ;  61 (3) : 560-570 [cross-ref]
Guven A., Onal B., Kalorin C., Whitbeck C., Chichester P., Kogan B., et al. Long term partial bladder outlet obstruction induced contractile dysfunction in male rabbits: a role for Rho-kinase Neurourol Urodyn 2007 ;  26 (7) : 1043-1049 [cross-ref]
Thomas A.W., Cannon A., Bartlett E., Ellis-Jones J., Abrams P. The natural history of lower urinary tract dysfunction in men: minimum 10-year urodynamic follow-up of untreated bladder outlet obstruction BJU Int 2005 ;  96 (9) : 1301-1306 [cross-ref]
Peyronnet B., Mironska E., Chapple C., Cardozo L., Oelke M., Dmochowski R., et al. A comprehensive review of overactive bladder pathophysiology: On the way to tailored treatment Eur Urol 2019 ;  75 (6) : 988-1000 [cross-ref]
Descazeaud A., Robert G., Delongchamps N.B., Cornu J.-N., Saussine C., Haillot O., et al. Bilan initial, suivi et traitement des troubles mictionnels en rapport avec hyperplasie bénigne de prostate : recommandations du CTMH de l'AFU Progrès en Urologie 2012 ;  22 (16) : 977-988 [inter-ref]
Lomas D.J., Krambeck A.E. Long-term efficacy of holmium laser enucleation of the prostate in patients with detrusor underactivity or acontractility Urology 2016 ;  97 : 208-211 [inter-ref]
Kessler T.M., Fowler C.J. Sacral neuromodulation for urinary retention Nat Clin Pract Urol 2008 ;  5 (12) : 657-666 [cross-ref]
Hermieu J.F. Comité d'Urologie et de Pelvi-périnéologie de la Femme Association Franņaise d'Urologie. [Recommendations for the urodynamic examination in the investigation of non-neurological female urinary incontinence] Prog Urol 2007 ;  17 (6 Suppl 2) : 1264-1284
Drake M.J., Doumouchtsis S.K., Hashim H., Gammie A. Fundamentals of urodynamic practice, based on International Continence Society good urodynamic practices recommendations Neurourol Urodyn 2018 ;  37 (S6) : S50-S60
Rosier P.F.W.M., Schaefer W., Lose G., Goldman H.B., Guralnick M., Eustice S., et al. International Continence Society Good Urodynamic Practices and Terms 2016: Urodynamics, uroflowmetry, cystometry, and pressure-flow study Neurourol Urodyn 2017 ;  36 (5) : 1243-1260 [cross-ref]
Holmes J.W. Teaching from classic papers: Hill's model of muscle contraction Adv Physiol Educ 2006 ;  30 (2) : 67-72 [cross-ref]
Neal D.E., Rao C.V., Styles R.A., Ng T., Ramsden P.D. Effects of catheter size on urodynamic measurements in men undergoing elective prostatectomy Br J Urol 1987 ;  60 (1) : 64-68 [cross-ref]
Reynard J.M., Peters T.J., Lim C., Abrams P. The value of multiple free-flow studies in men with lower urinary tract symptoms Br J Urol 1996 ;  77 (6) : 813-818
Sonke G.S., Kortmann B.B., Verbeek A.L., Kiemeney L.A., Debruyne F.M., de La Rosette J.J. Variability of pressure-flow studies in men with lower urinary tract symptoms Neurourol Urodyn 2000 ;  19 (6) : 637-651[discussion 651-656].
 [cross-ref]
Nussinovitch M., Finkelstein Y., Klinger G., Kauschansky A., Volovitz B., Varsano I. Increased prevalence of urinary tract infections and anomalies in infants with pyloric stenosis Scand J Urol Nephrol 1998 ;  32 (6) : 393-394
Griffiths D., Höfner K., van Mastrigt R., Rollema H.J., Spångberg A., Gleason D. Standardization of terminology of lower urinary tract function: pressure-flow studies of voiding, urethral resistance, and urethral obstruction. International Continence Society Subcommittee on Standardization of Terminology of Pressure-Flow Studies Neurourol Urodyn 1997 ;  16 (1) : 1-18 [cross-ref]
Walker B.R., Ellison E.D., Snow B.W., Cartwright P.C. The natural history of idiopathic urethrorrhagia in boys J Urol 2001 ;  166 (1) : 231-232 [cross-ref]
Abrams P.H., Griffiths D.J. The assessment of prostatic obstruction from urodynamic measurements and from residual urine Br J Urol 1979 ;  51 (2) : 129-134 [cross-ref]
Schäfer W. Urethral resistance? Urodynamic concepts of physiological and pathological bladder outlet function during voiding Neurourol Urodyn 1985 ;  4 (3) : 161-201
Abrams P., Bladder outlet obstruction index bladder contractility index and bladder voiding efficiency: three simple indices to define bladder voiding function BJU Int 1999 ;  84 (1) : 14-15 [cross-ref]
Panicker J.N., Anding R., Arlandis S., Blok B., Dorrepaal C., Harding C., et al. Do we understand voiding dysfunction in women? Current understanding and future perspectives: ICI-RS 2017. Neurourol Urodyn. 2018 ;  37 (S4) : S75-S85
Gammie A., Kirschner-Hermanns R., Rademakers K. Evaluation of obstructed voiding in the female: how close are we to a definition? Curr Opin Urol 2015 ;  25 (4) : 292-295
Blaivas J.G., Groutz A. Bladder outlet obstruction nomogram for women with lower urinary tract symptomatology Neurourol Urodyn 2000 ;  19 (5) : 553-564 [cross-ref]
Chassagne S., Bernier P.A., Haab F., Roehrborn C.G., Reisch J.S., Zimmern P.E. Proposed cutoff values to define bladder outlet obstruction in women Urology 1998 ;  51 (3) : 408-411 [inter-ref]
Solomon E., Yasmin H., Duffy M., Rashid T., Akinluyi E., Greenwell T.J. Developing and validating a new nomogram for diagnosing bladder outlet obstruction in women Neurourol Urodyn 2018 ;  37 (1) : 368-378 [cross-ref]
Clement K.D., Burden H., Warren K., Lapitan M.C.M., Omar M.I., Drake M.J. Invasive urodynamic studies for the management of lower urinary tract symptoms (LUTS) in men with voiding dysfunction Cochrane Database Syst Rev 2015 ;  28 (4) : [CD011179].
de Lima M.L., Netto N.R. Urodynamic studies in the surgical treatment of benign prostatic hyperplasia Int Braz J Urol 2003 ;  29 (5) : 418-422
Lewis A.L., Young G.J., Abrams P., Blair P.S., Chapple C., Glazener C.M.A., et al. Clinical and patient-reported outcome measures in men referred for consideration of surgery to treat lower urinary tract symptoms: baseline results and diagnostic findings of the urodynamics for prostate surgery trial; randomised evaluation of assessment methods (UPSTREAM) Eur Urol Focus 2019 ;  5 (3) : 340-350 [cross-ref]
Ryoo H.S., Suh Y.S., Kim T.H., Sung H.H., Jeong J., Lee K.-S. Efficacy of holmium laser enucleation of the prostate based on patient preoperative characteristics Int Neurourol J 2015 ;  19 (4) : 278-285 [cross-ref]
Cho S.Y., Park S., Jeong M.Y., Ro Y.K. S on H. 120W GreenLight High Performance System laser for benign prostate hyperplasia: 68 patients with 3-year follow-up and analysis of predictors of response Urology 2012 ;  80 (2) : 396-401 [inter-ref]
Kim M., Jeong C.W., Oh S.-J. Diagnostic value of urodynamic bladder outlet obstruction to select patients for transurethral surgery of the prostate: Systematic review meta-analysis PLoS One 2017 ;  12 (2) : 10.1371/journal.pone.0172590e0172590 [eCollection 2017].
Lebdai S., Descazeaud A., Les membres du CTMH de l'AFU Management of benign prostate hyperplasia Prog Urol 2014 ;  24 (14) : 929-933 [inter-ref]
Malde S., Nambiar A.K., Umbach R., Lam T.B., Bach T., Bachmann A., et al. Systematic review of the performance of noninvasive tests in diagnosing bladder outlet obstruction in men with lower urinary tract symptoms Eur Urol 2017 ;  71 (3) : 391-402 [cross-ref]
Loeb S., Han M., Roehl K.A., Antenor J.A.V., Catalona W.J. Accuracy of prostate weight estimation by digital rectal examination versus transrectal ultrasonography J Urol 2005 ;  173 (1) : 63-65 [cross-ref]
Crawford E.D., Wilson S.S., McConnell J.D., Slawin K.M., Lieber M.C., Smith J.A., et al. Baseline factors as predictors of clinical progression of benign prostatic hyperplasia in men treated with placebo J Urol 2006 ;  175 (4) : 1422-1426[discussion 1426-1427].
 [cross-ref]
Choo M.S., Cho S.Y., Han J.H., Lee S.H., Paick J.-S., Son H. The cutoff value of bladder voiding efficiency for predicting surgical outcomes after GreenLight HPSâ„¢ laser photoselective vaporization of the prostate J Endourol 2014 ;  28 (8) : 969-974 [cross-ref]
Kim M., Cheeti A., Yoo C., Choo M., Paick J.-S., Oh S.-J. Non-invasive clinical parameters for the prediction of urodynamic bladder outlet obstruction: analysis using causal Bayesian networks PLoS One 2014 ;  9 (11) : 10.1371/journal.pone.0113131e113131 [eCollection 2014].
Stoffel J.T., Peterson A.C., Sandhu J.S., Suskind A.M., Wei J.T., Lightner D.J. AUA white paper on nonneurogenic chronic urinary retention: consensus definition, treatment algorithm, and outcome end points J Urol 2017 ;  198 (1) : 153-160 [cross-ref]
Noguchi N., Chan L., Cumming R.G., Blyth F.M., Handelsman D.J., Waite L.M., et al. Natural history of post-void residual urine volume over 5 years in community-dwelling older men: The concord health and ageing in men project Neurourol Urodyn 2018 ;  37 (3) : 1068-1073 [cross-ref]
Pradère B., Peyronnet B., Decock A., Brichart N., Bertrand P., Bruyère F. Photoselective vaporization of the prostate in men with refractory urinary retention Urology 2015 ;  86 (1) : 145-150 [inter-ref]
Lebdai S., Ammi M., Bigot P., Cornu J.-N., Mathieu R., Descazeaud A., et al. Clinical impact of the intravesical prostatic protrusion: a review by the LUTS committee of the French urological association Prog Urol 2014 ;  24 (5) : 313-318 [cross-ref]
Bright E., Oelke M., Tubaro A., Abrams P. Ultrasound estimated bladder weight and measurement of bladder wall thickness--useful noninvasive methods for assessing the lower urinary tract? J Urol 2010 ;  184 (5) : 1847-1854 [cross-ref]
Bryk D.J., Khurana K., Yamaguchi Y., Kozirovsky M., Telegrafi S., Zhao L.C. Outpatient ultrasound urethrogram for assessment of anterior urethral stricture: Early experience Urology 2016 ;  93 : 203-207 [inter-ref]
Sussman R.D., Kozirovsky M., Telegrafi S., Peyronnet B., Palmerola R., Smilen S., et al. Gel-infused translabial ultrasound in the evaluation of female urethral stricture Female Pelvic Med Reconstr Surg 2019 ; 10.1097/SPV.0000000000000699
Gratzke C., Bachmann A., Descazeaud A., Drake M.J., Madersbacher S., Mamoulakis C., et al. EAU Guidelines on the assessment of non-neurogenic male lower urinary tract symptoms including benign prostatic obstruction Eur Urol 2015 ;  67 (6) : 1099-1109 [cross-ref]
Huckabay C., Nitti V.W. Diagnosis and treatment of primary bladder neck obstruction in men Curr Urol Rep 2005 ;  6 (4) : 271-275 [cross-ref]
Lukacs B., Doizi S., Cornu J.-N. Voiding urethrocystoscopy: A new concept for benign prostatic obstruction characterization Prog Urol 2019 ;  29 (5) : 288-292 [inter-ref]
Flanagan J.C., Batz R., Nordeck S.M., Lemack G.E., Brewington C. Urethrography for assessment of the adult male urethra: radiographics fundamentals|online presentation Radiographics 2018 ;  38 (3) : 831-832 [cross-ref]
Wessells H., Angermeier K.W., Elliott S., Gonzalez C.M., Kodama R., Peterson A.C., et al. Male Urethral Stricture: American Urological Association Guideline J Urol 2017 ;  197 (1) : 182-190 [cross-ref]
Angermeier K.W., Rourke K.F., Dubey D., Forsyth R.J., Gonzalez C.M. SIU/ICUD Consultation on Urethral Strictures: Evaluation and follow-up Urology 2014 ;  83 (3 Suppl) : 8-17 [inter-ref]
Wyndaele M., Rosier P.F.W.M. Basics of videourodynamics for adult patients with lower urinary tract dysfunction Neurourol Urodyn 2018 ;  37 (S6) : 61-66
Nitti V.W., Tu L.M., Gitlin J. Diagnosing bladder outlet obstruction in women J Urol 1999 ;  161 (5) : 1535-1540 [cross-ref]
Knutson T., Pettersson S., Dahlstrand C. The use of biodegradable PGA stents to judge the risk of post-TURP incontinence in patients with combined bladder outlet obstruction and overactive bladder Eur Urol 2002 ;  42 (3) : 262-267 [cross-ref]
Rouprêt M., Misraï V., de Fourmestraux A., Cour F., Richard F., Chartier-Kastler E. Clinical relevance of urethral stents (Urospiral 2â„¢) placement in patients with prostatic obstacle and concomitant high-risk surgical status or neurological diseases: a feasibility and safety study Neurourol Urodyn 2011 ;  30 (3) : 374-379
Saussine C. Les prothèses urétrales prostatiques Progrès en Urologie - FMC 2013 ;  23 (3) : F84-F8910.1016/j.fpurol.2013.04.002
Chartier-Kastler E., Mozer P., Ayoub N., Richard F., Ruffion A. Benign prostatic hyperplasia and neurourology Prog Urol 2007 ;  17 (3) : 529-534 [cross-ref]
De Nunzio C., Autorino R., Bachmann A., Briganti A., Carter S., Chun F., et al. The diagnosis of benign prostatic obstruction: Development of a clinical nomogram Neurourol Urodyn 2016 ;  35 (2) : 235-240 [cross-ref]
Bianchi D., Di Santo A., Gaziev G., Miano R., Musco S., Vespasiani G., et al. Correlation between penile cuff test and pressure-flow study in patients candidates for trans-urethral resection of prostate BMC Urol 2014 ;  14 : 103
Borrini L., Lukacs B., Ciofu C., Gaibisso B., Haab F., Amarenco G. Predictive value of the penile cuff-test for the assessment of bladder outlet obstruction in men Prog Urol 2012 ;  22 (11) : 657-664 [inter-ref]
Ko K.J., Suh Y.S., Kim T.H., Sung H.H., Ryu G.H., Lee K.-S. Diagnosing bladder outlet obstruction using the penile cuff test in men with lower urinary tract symptoms Neurourol Urodyn 2017 ;  36 (7) : 1884-1889 [cross-ref]
van Mastrigt R., de Zeeuw S., Boevé E.R., Groen J. Diagnostic power of the noninvasive condom catheter method in patients eligible for transurethral resection of the prostate Neurourol Urodyn 2014 ;  33 (4) : 408-413 [cross-ref]
Blake C., Abrams P. Noninvasive techniques for the measurement of isovolumetric bladder pressure J Urol 2004 ;  171 (1) : 12-19 [cross-ref]
Chan R., Munoz A., Wenker E.P., Stewart J., Boone T., Khavari R. The association of urinary nerve growth factor levels with bladder outlet obstruction in women Female Pelvic Med Reconstr Surg 2015 ;  21 (2) : 111-115 [cross-ref]
Wada N., Matsumoto S., Kita M., Hashizume K., Kakizaki H. Decreased urinary nerve growth factor reflects prostatic volume reduction and relief of outlet obstruction in patients with benign prostatic enlargement treated with dutasteride Int J Urol 2014 ;  21 (12) : 1162-1258
Zhang P., Yang Y., Wu Z., Zhang C., Zhang X. Diagnosis of bladder outlet obstruction in men using a near-infrared spectroscopy instrument as the noninvasive monitor for bladder function Urology 2013 ;  82 (5) : 1098-1102 [inter-ref]






© 2019 
Publié par Elsevier Masson SAS.