Adénocarcinome prostatique en récidive locale après radiothérapie exclusive : résultats du traitement par ultrasons focalisés

25 avril 2008

Auteurs : L. Poissonnier, F.-J. Murat, A. Belot, R. Bouvier, M. Rabilloud, O. Rouviere, J.-Y. Chapelon, A. Gelet
Référence : Prog Urol, 2008, 4, 18, 223-229




 




Introduction


La radiothérapie externe est un traitement à visée curative du cancer localisé de la prostate. Environ 60 % des patients présentent une récidive de la maladie cancéreuse dans les dix ans qui suivent une radiothérapie externe pour cancer localisé. La fréquence des récidives locales après radiothérapie externe est mal connue, car il n’est pas habituel de réaliser des biopsies de prostate en cas de récidive biologique. Classiquement, le taux de récidive locale est compris entre 25 et 32 % [1], mais il pourrait être beaucoup plus élevé jusqu’à 70 %. L’augmentation de la dose de radiothérapie n’améliore pas le contrôle local : un taux de biopsies de contrôle positives de 32 % a été retrouvé après radiothérapie conformationnelle à la dose de 78 grays. L’existence d’une récidive locale augmente le risque de récidive biologique et de métastases. En cas de récidive locale non traitée, l’évolution se fait vers l’apparition de métastases et le décès avec une médiane de survie de seulement 33 mois.

La mise en route d’un traitement hormonal réduit le volume tumoral et ralentit la croissance tumorale, mais il s’agit d’une option non curative. Le traitement à visée curative de référence est la chirurgie radicale : prostatectomie ou cystoprostatectomie [2, 3, 4]. Plus récemment, la cryothérapie [5, 6, 7] et la curiethérapie [8, 9] ont été proposées. Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) constituent une nouvelle alternative [10, 11].

Les objectifs de l’étude étaient d’évaluer l’efficacité et la toxicité du traitement par HIFU chez des patients initialement traités par radiothérapie exclusive et qui présentaient une récidive biologique associée à une récidive locale histologiquement démontrée et sans métastase identifiable.


Matériel et méthodes


Patients


Soixante-douze patients traités par HIFU pour une récidive locale histologiquement démontrée après radiothérapie externe exclusive ont été sélectionnés pour cette étude. Tous les patients présentaient une récidive biologique selon les critères ASTRO. Tous les patients avaient un bilan d’extension négatif : pas de métastase identifiable sur la scintigraphie osseuse, le scanner abdominal et/ou l’IRM pelvienne. Le statut initial des patients avant la radiothérapie externe est présentée dans le Tableau 1 et les caractéristiques générales des patients avant le traitement par HIFU sont présentées dans le Tableau 2.

Chez 62 patients, la récidive locale se présentait sous forme de massifs carcinomateux et l’interprétation des biopsies n’a pas posé de problème : la récidive tumorale ne présentait aucune modification radique et la détermination du score de Gleason a été possible. En revanche, chez dix patients, il a été difficile de différencier les cellules néoplasiques des cellules dystrophiques postradiques : les cellules néoplasiques se présentaient sous forme de cellules éparses au cytoplasme clarifié. L’absence de cellules basales a permis d’affirmer qu’il s’agissait de cellules cancéreuses, mais le score de Gleason a été impossible à déterminer.

Dans cette population, dont le suivi était hétérogène (car ils provenaient de différents centres), il n’a pas été possible de déterminer, chez un nombre suffisant de patients, la date et la valeur du premier PSA ascendant après le nadir postradiothérapie. Il n’a donc pas été possible de calculer le délai moyen entre la fin de la radiothérapie et la récidive biologique ni la vélocité du PSA après la récidive biologique.


Radiothérapie


La dose d’irradiation externe était connue chez 59 patients : dose moyenne de 68 grays (médiane : 69, extrêmes : 60–78 grays). Le délai moyen entre la fin de la radiothérapie et le traitement par HIFU était connu chez 72 patients : 55,7 mois (médiane : 51, extrêmes : 17–171). Aucun patient n’avait reçu un traitement hormonal avant la radiothérapie ou en association avec la radiothérapie externe ou lors de la récidive biologique après la radiothérapie.


Traitement par HIFU


Les traitements par HIFU ont été réalisés avec l’appareil ABLATHERM® fabriqué par EDAP-TMS, Vaulx en Velin, France. D’octobre 1995 à mars 2002 (30 patients), les traitements ont été effectués en utilisant les paramètres acoustiques utilisés pour les patients déjà traités par HIFU (durée des tirs de 4,5 secondes, intervalle de temps entre les tirs de cinq secondes, puissance acoustique : 100 %). À partir de septembre 2002, des paramètres de traitement spécifiques ont été définis. Ces paramètres acoustiques ont été calculés en tenant compte de la faible vascularisation de la glande prostatique et du tissu périprostatique secondaire à la fibrose induite par les radiations ionisantes. Ces paramètres acoustiques ont été déterminés à l’aide du modèle mathématique mis au point par l’unité Inserm 556 [12]. L’objectif principal était de supprimer le risque de lésions rectales provoquées par une dose thermique trop importante délivrée dans la glande : 42 patients ont été traités avec ces paramètres acoustiques spécifiques (durée des tirs de quatre secondes, intervalle de temps entre les tirs de sept secondes, puissance acoustique : 95 %). Lorsque des traitements itératifs ont été réalisés, la durée des tirs a été ramenée à trois secondes pour réduire encore la dose thermique délivrée. Les traitements ont été réalisés sous anesthésie locorégionale sauf en cas de contre indication imposant une anesthésie générale. Chez tous les patients, un geste endoscopique (simple incision cervicoprostatique bilatérale) a été effectué immédiatement avant le traitement par HIFU (au cours de la même anesthésie) pour réduire la durée du sondage postopératoire et le risque de sclérose du col. Le traitement par HIFU a été réalisé en ajustant le plus précisément possible le volume traité au volume de la glande : en général, le traitement était réalisé en quatre blocs successifs (deux par lobe prostatique), la sonde à demeure mise en place après le geste endoscopique était retirée après le traitement du premier lobe prostatique pour ne pas perturber le passage du faisceau ultrasonore lors du traitement du second lobe qui incluait l’urètre intraprostatique. La sonde était replacée en fin de traitement. Elle était retirée au quatrième jour postopératoire. L’intégrité de la paroi rectale a été contrôlée chez tous les patients par IRM avec injection de gadolinium (et par rectoscopie en cas d’anomalie décelée par l’IRM). L’imagerie par IRM avec injection de gadolinium permet par ailleurs de visualiser précisément l’étendue de la zone de nécrose.


Suivi des patients


Les patients ont été régulièrement suivis et les événements indésirables enregistrés. L’incontinence urinaire a été évaluée en utilisant le score de Ingelman-Sundberg : grade 1 : incontinence orthostatique survenant lors d’efforts importants (une garniture par jour au maximum), grade 2 : incontinence orthostatique survenant lors d’efforts modérés (plus de deux garnitures par jour), grade 3 : incontinence au moindre effort (port de garnitures jour et nuit). Un dosage du PSA a été réalisé tous les trois mois durant la première année de suivi puis tous les six mois ultérieurement. Des biopsies de contrôle ont été réalisées chez tous les patients trois mois après le traitement et renouvelées au moins une fois en cas de PSA ascendant. Le nombre de ponctions (au minimum en sextant) était adapté au volume de la glande après HIFU. Le bilan d’extension (scintigraphie osseuse et scanner thoracoabdominopelvien) a été répété en cas de récidive biologique. Certains patients présentant un cancer résiduel, sans métastase identifiable ont reçu une seconde session HIFU. Le traitement hormonal était introduit en cas de cancer résiduel après une ou deux sessions HIFU ou en cas de récidive biologique sans récidive locale identifiable par biopsies.


Statistiques


Le suivi a été défini par l’intervalle de temps qui sépare le dernier traitement HIFU de la dernière mesure du PSA sans hormonothérapie. La survie sans progression a été calculée en utilisant la méthode de Kaplan Meier et les critères ASTRO 2005 [13] spécifiques des traitements de sauvetage (conférence de Phoenix) : la récidive est définie par la survenue d’un des trois événements suivants : biopsie de contrôle positive ou mise en route d’un traitement complémentaire ou élévation du PSA au-dessus du nadir+2ng/ml. La différence entre les courbes de survie a été évaluée par le test de log-rank. Les courbes de survie sans progression ont été évaluées selon le score de Gleason (quatre classes : non déterminé, inférieur ou égal à 6, égal à 7, supérieur ou égal à 8) et selon le taux de PSA (trois classes : inférieur ou égal à 4, 4 inférieur à PSA inférieur ou égal à 10, supérieur à 10). Pour évaluer l’intérêt des paramètres spécifiques par rapport aux paramètres standard, des tests du khi 2 ont été réalisés sur les pourcentages de biopsies de contrôle négatives et sur l’ensemble des complications. Lorsque l’effectif était trop faible, le test exact de Fisher a été utilisé.


Résultats


Quatre-vingt-huit sessions HIFU ont été réalisées (1,25 sessions par patient) : une session chez 56 patients et deux sessions chez 16 patients. Le nombre moyen de tirs effectués a été de 381 tirs par session et de 454 tirs par patient. La durée moyenne de sondage postopératoire a été de 5,26 jours (extrêmes : 3–46). Le suivi moyen de l’ensemble de la cohorte a été de 39 mois (médiane : 32, extrêmes : 3–127). Les biopsies de contrôle étaient négatives chez 58 patients (80 %). Le PSA nadir moyen a été de 1,66±4,15ng/ml, médiane : 0,10ng/ml (Figure 1). Le volume prostatique moyen après HIFU a été de 11,25±8,62ml (médiane : dix). Trente-huit patients (53 %) n’ont pas nécessité de traitement hormonal. Un traitement hormonal a été mis en route pour 34 patients (47 %) en raison de la persistance de foyers cancéreux sur les biopsies de contrôle (14 patients) ou en raison d’une récidive biologique sans cancer résiduel sur les biopsies (20 patients). Quatre patients sont décédés au cours du suivi, tous par évolution du cancer malgré l’hormonothérapie puis la chimiothérapie.


Figure 1
Figure 1. 

PSA avant et après HIFU (nadir).




La survie spécifique a été de 94 % (0,87 ; 1) à trois ans et de 90 % (0,81 ; 1) à cinq ans (Figure 2). La survie sans progression a été de 50 % (0,38 ; 0,66) à trois ans et de 44 % (0,44 ; 0,61) à cinq ans (Figure 3). La survie sans progression n’a pas été significativement influencée par le taux de PSA (p =0,67) ni par le score de Gleason de la tumeur avant le traitement de sauvetage (p =0,28). Il n’existait pas de différence statistiquement significative concernant le taux de biopsies de contrôle négatives selon les paramètres utilisés : 83 % pour le groupe traité avec les paramètres standard versus 79 % pour le groupe traité avec les paramètres spécifiques (p =0,765).


Figure 2
Figure 2. 

Survie spécifique après HIFU.




Figure 3
Figure 3. 

Survie sans progression après HIFU.




Effets secondaires


Ils sont présentés dans le Tableau 3. Les complications précoces ont été essentiellement des rétentions aiguës d’urine, survenant dans les trois mois après le traitement et qui sont dues à la migration de débris nécrotiques dans l’urètre prostatique : elles ont nécessité une extraction endoscopique sous anesthésie locale ou générale. Un patient a développé une fistule urétrorectale : cette fistule est survenue quatre semaines après le traitement et a nécessité une double dérivation : urinaire (Bricker) et digestive (colostomie). Compte tenu de la taille de la fistule et de la tolérance de la double dérivation par le patient, aucun geste direct n’a été réalisé sur la fistule. Quarante-quatre pour cent des patients ont présenté une incontinence urinaire. Le taux d’incontinence sévère (grade 2 ou 3) a été de 32 % et un sphincter artificiel a dû être implanté chez 11 patients (15 %). Le taux de sténose de l’urètre prostatique et/ou du col vésical a été de 30 %. Ces sténoses ont été traitées par urétrotomie interne à la lame froide. Du fait du caractère multirécidivant de la sténose, la mise en place d’un stent métallique endo-urétral a été nécessaire chez un patient et une dérivation urinaire par Bricker a été nécessaire chez un autre patient. Aucune lésion rectale n’a été observée avec les paramètres de traitement spécifiques (Tableau 4). Le risque d’incontinence sévère a été réduit (19 % versus 50 %) de façon significative (p =0,005) ainsi que le risque de sténose (24 % versus 40 %) avec l’utilisation des paramètres spécifiques. Le nombre de cas nécessitant la mise en place d’un sphincter artificiel a également diminué de façon significative (p =0,04) passant de 27 à 7  % avec l’utilisation des paramètres de traitement spécifiques. Deux patients ont présenté une ostéite pubienne dans les suites d’une urétrotomie à la lame froide réalisée au niveau du col vésical. Un traitement antibiotique adapté a permis une évolution favorable. Le taux de rétention aiguë d’urine a augmenté de façon significative avec l’utilisation des paramètres spécifiques de traitement (p =0,002).

La fonction érectile n’a pas été étudiée dans cette cohorte car très peu de patients avaient une fonction sexuelle conservée au moment du traitement HIFU. Les incontinences anales observées ont été modérées et régressives après plusieurs mois. Elles ont été induites par la distension peropératoire de l’anus chez des patients porteurs de sténoses radiques du canal anal.


Discussion


La plupart des patients en récidive biologique après radiothérapie externe sont traités par hormonothérapie. Néanmoins, le pronostic de ces patients, en récidive biologique après radiothérapie externe, est médiocre : D’Amico et al. [1] ont rapporté en 2003 un taux de récidive biologique de 39 % après radiothérapie externe avec une médiane de survie de seulement 2,9 ans : cinq ans après la récidive biologique, 23 % des patients étaient décédés. Le risque de décès était corrélé au score de Gleason initial des patients : 24 % chez les patients avec un score de Gleason initial inférieur ou égal à 6, 40 % chez les patients avec un score initial égal à 7 : (3+4) et 59 % chez les patients avec un score de Gleason initial égal à 7 : (4+3) ou supérieur. Le mauvais pronostic des patients en récidive après radiothérapie a été confirmé récemment par Swanson et al. [14]. Il apparaît donc logique de proposer un traitement à visée curative aux patients en récidive locale après radiothérapie qui ont une espérance de vie d’au moins cinq ans.

La décision de réaliser un traitement de sauvetage après radiothérapie externe suppose deux conditions : il faut que la récidive locale soit histologiquement prouvée et il faut avoir vérifier l’absence de métastases à distance.

Pour démontrer la récidive locale, il faut donc réaliser des biopsies chez les patients qui présentent une récidive biologique. Il n’existe pas de seuil de PSA consensuel pour la réalisation de ce geste diagnostique. En revanche, il existe un consensus pour le délai à respecter entre la fin de la radiothérapie et les biopsies : l’interprétation des biopsies est sujette à caution dans le 24 mois qui suivent la fin de la radiothérapie [15]. Après ce délai, la présence de cellules néoplasiques doit être considérée comme pathologique.

Démontrer l’absence de métastases à distance est plus difficile : la sensibilité de la scintigraphie osseuse aux 99mTc phosphonates est limitée [14, 16]. De même le scanner thoracoabdominopelvien et/ou l’IRM pelvienne ne détectent pas les micrométastases ganglionnaires [17]. L’imagerie par 18F-fluorocholine ou 11C-choline PET/CT pourrait être une solution à ce problème. L’IRM corps entier est une autre option en cours d’évaluation.

Les Tableau 5, Tableau 6 présentent respectivement les résultats et les complications des plus importantes séries publiées concernant le traitement de rattrapage après radiothérapie externe.

Les meilleurs résultats, en terme de survie sans progression, ont été obtenus par la chirurgie [18, 19], mais certaines séries publiées rassemblent des patients traités par prostatectomie radicale et par cystoprostatectomie avec dérivation externe [2]. La chirurgie de sauvetage ne peut être proposée qu’à des patients capables de supporter un geste chirurgical majeur et, en pratique, une très faible proportion seulement des patients en récidive locale après radiothérapie sont candidats à ce type de traitement. Il est intéressant de constater que, dans la série de Ward et al. [4], le score de Gleason au moment de la récidive (présence d’une population prédominante de grade 4) et le taux de PSA préopératoire n’ont pas influencé les résultats de la chirurgie de sauvetage, ce qui a été mis en évidence dans notre cohorte. En revanche, dans la série de Bianco et al. [3], le taux de PSA avant le traitement de sauvetage influençait la survie sans progression. Les résultats de la cryothérapie et de la curiethérapie de sauvetage sont inférieurs à ceux obtenus par la chirurgie, mais il est probable que les patients traités par ces méthodes mini invasives n’aient pas fait l’objet d’une sélection aussi rigoureuse que les patients inclus dans les séries chirurgicales. À moyen terme, la survie spécifique après HIFU (90 % à cinq ans) est comparable à celle obtenue après chirurgie de sauvetage qui est un geste plus complexe avec une morbidité plus élevée (plaies rectales : 2 à 6 %, sténose : 21 à 41 %, incontinence urinaire : 48 à 61 %).

Le traitement de sauvetage par HIFU (qui peut être envisagé pour un plus grand nombre de patients que pour la chirurgie) doit plutôt être comparé aux alternatives non chirurgicales (cryothérapie et curiethérapie). Le taux de biopsies négatives après HIFU (80 %) est comparable aux taux récemment rapportes après cryothérapie : 86 % dans la série de Chin et al. [20], 77 % dans la série de Izawa et al. [6].Le taux de survie sans progression est compris entre 40 et 59 % après cryothérapie et entre 34 et 75 % après curiethérapie.

Il existe un risque rectal avec les deux techniques (1 à 6 %) et un risque de sténose (6 à 44 %) et le risque d’incontinence est compris entre 20 et 73 %. Avec le traitement HIFU, le risque de lésions rectales semble avoir disparu depuis la mise au point de paramètres spécifiques. Les taux d’incontinence sévère et de sténose urétrale ont également diminué jusqu’à des valeurs acceptables dans le contexte, respectivement 19 et 24 %.


Conclusions


Le ratio bénéfice/risque du traitement de sauvetage par HIFU est compétitif avec celui des autres traitements de sauvetage : le traitement par HIFU a permis d’obtenir une survie sans progression estimée à cinq ans à 44 % pour des patients traités pour récidive de cancer de prostate après radiothérapie exclusive. Chez les patients jeunes avec une espérance de vie supérieure à cinq ans, le traitement par HIFU mérite d’être discuté face aux autres alternatives à visée curative. Mais le risque élevé d’effets secondaires doit être clairement expliqué au patient avant la décision thérapeutique.



 Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Caractéristiques des patients avant la radiothérapie.
Risque faible (T1–T2a et PSA<10 et Gleason ≤6)  19 patients 
Risque intermédiaire (T2b ou 10 ≤PSA<20 ou Gleason=7)  25 patients 
Risque élevé (T3 ou PSA>20 ou Gleason8)  27 patients 





Tableau 2 - Caractéristiques des patients avant HIFU.
Âge moyen à la date du traitement HIFU  68,27±5,93 ans (médiane : 68) 
Délai moyen entre la radiothérapie et le traitement par HIFU  57±29 mois 
PSA moyen pré-HIFU  6,64±7,26 ng/ml (médiane : 4,50) 
Score de Gleason de la récidive  Non determine : 10 (14 %) 
  6 : 17 (24 %) 
  =7 : 15 (20 %) 
  8 : 30 (42 %) 
Volume prostatique moyen pré-HIFU  18,11±9,75ml (médiane : 17) 





Tableau 3 - Effets secondaires.
Fistule urétrorectale  1 (4 %) 
Rétention aiguë par migration de débris  21 (29 %) 
Incontinence urinaire  32 (44 %) 
  Grade 1: 9 (12 %) 
  Grade 2: 13 (18 %) 
  Grade 3: 10 (14 %) 
  Sphincter artificiel :11 (15 %) 
Sténoses de l’urètre ou du col vésical  22 (30 %) 
Infections urinaires fébriles  3 (4 %) 
Douleurs périnéales>1 mois  2 (2 %) 
Phlébite  1 (1,3 %) 
Ostéite pubienne  2 (2,7 %) 





Tableau 4 - Effets secondaires selon les paramètres acoustiques.
Paramètres acoustiques  Standard (n=30)  Spécifiques (n=42)  p  
Fistule urétrorectale  1 (3 %)  0 (0 %)  0,42a 
Rétention aiguée par migration de débris  3 (10 %)  18 (24 %)  0,002 
Incontinence urinaire      0,005b 
Grade 1  1 (3 %)  8 (19 %)   
Grade 2  8 (27 %)  5 (12 %)   
Grade 3  7 (23 %)  3 (7 %)   
Sphincter artificiel  8 (27 %)  3 (7 %)  0,04a 
Sténoses de l’urètre et du col vésical  12 (40 %)  10 (24 %)  0,14 
Infections urinaires fébriles  2 (6 %)  1 (2 %)  0,57a 
Douleurs périnéales prolongées (>1 mois)  0 (0 %)  2 (4 %)  0,51a 
Phlébite  1 (3 %)  0 (0 %)  0,42a 
Ostéite pubienne  1 (3 %)  1 (2 %)  1a 



[a] 
Test exact de Fisher.
[b] 
Résultat de la comparaison des pourcentages d’incontinence sévère (Grades 2 et 3).


Tableau 5 - Résultats des principales séries de traitement de sauvetage.
Références  Nombre de patients  Suivi  Survie spécifique  Survie sans progression 
Amling [2] (chirurgie)  108  –  –  43 % à 10 ans 
Ward [4] (chirurgie)  199  7±5,7 ans  79 % à 5 ans (PR)  58 % à 5 ans (PR) 
      65 % à 10 ans (CP)  48 % à 10 ans (CP) 
Sanderson[18] (chirurgie)  51  7,2 ans  85 % à 5 ans  47 % à 5 ans 
Isawa [6] (cryothérapie)  131  4,8 ans  –  40 % à 5 ans 
Chin [20] (cryothérapie)  118  19 mois  –  40 % à 20 mois 
Bahn[5] (cryothérapie)  59  72 mois  –  59 % à 6 ans 
Grado[8] (curiethérapie)  49  64 mois  79 %  34 % à 5 ans 
Wong [9] (curiethérapie)  17  44 mois  –  75 % à 4 ans 



Légende :
PR : prostatectomie radicale ; CP : cystoprostatectomie.



Tableau 6 - Effets secondaires des principales séries de traitement de sauvetage.
Références  Nombre de patients  Taux de lésions rectales  Taux de sténoses  Incontinence urinaire 
Amling [2] (chirurgie)  108  6 %  21 %  51 % 
Ward [4] (chirurgie)  199  4 % (PR)  22 %  48 % 
    10 %(CP)     
Sanderson [18] (chirurgie)  51  2 %  41 %  45 % (grade3) 
Stephenson [19] (chirurgie)  100  7 %  30 %  61 % 
        23 % (grade2/3) 
Pisters [7] (cryothérapie)  150  1 %  44 %  73 % 
Chin [20] (cyothérapie)  118  3,3 %  8,5 %  20,3 % 
Grado[8] (curiethérapie)  49  4 %  6 %  24 % 
Wong [9] (curiethérapie)  17  –  29 %(grade2) sténose et/ou incontinence grade 2 : 41 % 
      6 %(grade3) sténose et/ou incontinence grade 3 : 6 % 



Légende :
PR : prostatectomie radicale ; CP : cystoprostatectomie.


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