Adaptation culturelle du Female Pelvic Floor Questionnaire (FPFQ) en langue française

25 septembre 2017

Auteurs : J. Deparis, V. Bonniaud, D. Desseauve, J. Guilhot, M. Masanovic, R. De Tayrac, A. Fauconnier, X. Fritel
Référence : Prog Urol, 2017, 11, 27, 576-584
Objectifs

Le Female Pelvic Floor Questionnaire (FPFQ) est un outil auto-administrable qui explore les symptômes périnéaux. Notre objectif était de réaliser l’adaptation culturelle du FPFQ en langue française et d’évaluer ses propriétés psychométriques.

Méthodes

Après l’adaptation culturelle en français, l’acceptabilité et la fiabilité du questionnaire ont été évaluées dans un échantillon de 56 femmes dans le cadre d’un test–retest. La validité de construction discriminative a été évaluée en comparant les résultats obtenus par le FPFQ à ceux d’autres questionnaires validés. Le suivi longitudinal des 282 femmes enceintes incluses dans l’étude prévention périnéale prénatale (3PN) a permis l’évaluation de sa sensibilité aux changements.

Résultats

La proportion de données manquantes ne dépassait pas 4 % pour les questions concernant le domaine urinaire, le domaine anorectal et le prolapsus génital ; 10 % pour les questions sur la sexualité. La question 9 a été jugée difficile à comprendre par 14 % des femmes. Après reformulation, cette question a été testée dans un nouvel échantillon de 52 femmes et n’a pas posé de problème de compréhension. Le coefficient de corrélation intraclasse était supérieur ou égal à 0,7 pour tous les domaines au cours du test–retest. Le FPFQ était fortement et significativement corrélé (Spearman r >0,5) avec les autres questionnaires validés. La version française du FPFQ a enregistré des changements dans les symptômes urinaires et sexuels pour les femmes incluses dans l’essai 3PN avec une réponse moyenne standardisée égale à 0,83 et 0,44, respectivement.

Conclusion

La version française du FPFQ est auto-administrable, fiable, valide et peut détecter un changement de symptomatologie au cours d’un suivi longitudinal.

Niveau de preuve

Niveau 4.




 




Introduction


Les troubles de la statique pelvienne chez la femme sont fréquents et invalidants [1]. On estime que 10 à 20 % des femmes seront opérées au cours de leur vie pour ces troubles [2]. Ils peuvent se traduire par différents symptômes pelvipérinéaux touchant tous les secteurs anatomiques, tels que les difficultés mictionnelles et d'exonération, l'incontinence, le prolapsus ou les troubles de la sexualité. Ces symptômes sont souvent associés, 25 % des patientes consultant pour un prolapsus génito-urinaire souffrent aussi de constipation terminale, et 33 % d'incontinence anale [3]. Ils peuvent provoquer une gêne fonctionnelle au-delà de l'organe concerné, par exemple l'incontinence urinaire affecte la satisfaction sexuelle [4]. Des études ont mis en évidence que la prise en charge d'un symptôme peut améliorer, aggraver, ou même prédisposer à un autre [5]. Les épidémiologistes comme les cliniciens ont besoin d'outils pour évaluer la prévalence des symptômes fonctionnels liés aux troubles de la statique pelvienne et la sévérité de ces symptômes. De nombreux questionnaires ont été développés pour évaluer l'incontinence urinaire [6] et l'obstruction urinaire [7]. Les questionnaires permettant d'explorer les symptômes du prolapsus [8], les symptômes sexuels, l'incontinence anale, ou l'obstruction anorectale existent même s'ils sont un peu moins nombreux [9]. Le Female Pelvic Floor Questionnaire (FPFQ, aussi connu sous le nom d'« Australian Pelvic Floor Questionnaire »), élaboré par Kaven Baessler, permet une exploration simultanée des symptômes des domaines urinaire, anorectal, prolapsus génital et sexualité. Ce questionnaire a été conçu pour l'étude « Longitudinal Assessment of Woman », menée par le centre de recherche Betty-Byrne-Henderson de Brisbane, afin de collecter des données longitudinales sur l'incidence et la prévalence des troubles de la statique pelvienne en population générale [10]. La fiabilité, la validité et la sensibilité aux changements de cet outil ont été établies à l'occasion de deux études différentes [11, 12]. Ce questionnaire a été développé initialement en langue anglaise puis adapté en langue allemande [13]. Traduire et adapter culturellement un questionnaire dans une autre langue est plus intéressant que créer un nouvel instrument. Cette méthode rend possible la comparaison des résultats entre les études malgré des langues et des cultures différentes car les données proviennent du même instrument. Elle permet également la réalisation d'études à plus grande échelle avec une participation internationale. Après l'étape de traduction et d'adaptation culturelle, il est nécessaire de s'assurer de l'équivalence du concept mesuré par le questionnaire grâce à l'analyse de ses propriétés psychométriques. Le questionnaire doit être acceptable pour rendre possible la collecte des données. Afin de discriminer correctement les sujets, établir un profil ou identifier des facteurs déterminants, il doit être fiable et valide. Pour détecter un changement dans la symptomatologie d'un individu, au cours de comparaisons longitudinales, cet outil doit être sensible aux changements [14].


L'objectif de notre étude était de réaliser l'adaptation culturelle du FPFQ en langue française avec deux étapes : la traduction puis la validation du questionnaire traduit afin de s'assurer de la pertinence interculturelle et de l'équivalence conceptuelle avec le questionnaire original.


Méthode


Le FPFQ est un autoquestionnaire qui se décline en 37 questions. Trente-trois d'entre elles évaluent les symptômes dans 4 domaines (urinaire, anorectal, prolapsus génital et sexualité) et 4 questions explorant la gêne occasionnée par ces symptômes dans chaque domaine [11]. Chaque question comporte plusieurs items de réponses de sévérité croissante (le plus souvent : jamais, parfois, souvent, tous les jours). Il est possible de calculer un sous-score sur 10 points pour chaque domaine. Chaque sous-score correspond à la somme des notes obtenues aux questions du domaine, divisée par le nombre maximal de point du domaine puis multipliée par 10. L'addition de ces 4 sous-scores permet d'obtenir un score global sur 40. Plus ce score est élevé, plus la femme souffre de troubles de la statique pelvienne.


Adaptation culturelle


Après avoir obtenu l'accord de l'auteur (Kaven Baessler) pour procéder à l'adaptation culturelle du FPFQ en français, trois premières traductions de la version anglaise ont été effectuées de manière indépendante par un gynécologue-obstétricien, un médecin de rééducation et une femme non médecin, tous ayant pour langue natale le français et une bonne connaissance de l'anglais. Une synthèse de ces trois traductions a été réalisée et amendée à plusieurs reprises par les 3 traducteurs précédents jusqu'à l'obtention d'une version consensuelle [15]. La rétrotraduction a été jugée inutile afin de privilégier le sens plutôt que la traduction littérale. Cette version a alors été prétestée auprès de 4 femmes (ni médecin, ni soignant), dont la langue maternelle était le français, au cours d'entretiens individuels.


Validation


Mesures de référence


La validité de construction examine l'aptitude d'un questionnaire à mesurer ce qu'il est supposé mesurer. Elle consiste à étudier les corrélations entre les scores du questionnaire étudié et d'autres mesures de référence à un moment donné dans le temps [14]. Cinq autres questionnaires, déjà validés en français, ont été choisis comme mesure de référence dans cette analyse :

l'ICIQ-UI-SF (International Consultation on Incontinence Questionnaire-Urinary Incontinence Short-Form) qui permet d'évaluer l'incontinence urinaire en quatre questions ;
l'IPSS (International Prostate Score Symptom) qui évalue en 8 questions les difficultés mictionnelles ;
le Contilife, questionnaire de qualité de vie adapté pour les femmes souffrant d'incontinence urinaire, il comporte 28 items répartis en six dimensions ;
le PFDI-20 (Pelvic Floor Distress Inventory) qui explore les symptômes du prolapsus et la gêne occasionnée par ces symptômes, il est composé de 20 questions traitant des symptômes urinaires (Udi-6), anorectaux (Cradi-8) et des symptômes directement en rapport avec le prolapsus (Popdi-6) ;
le PFIQ-7 (Pelvic Floor Impact Questionnaire) est un questionnaire sur le retentissement social du prolapsus, il traite du retentissement des symptômes urinaires (UIQ-7), anorectaux (Craiq-7) et des symptômes spécifiques du prolapsus (Popiq-7) [6, 7, 8, 9].


Populations


Trois populations ont été utilisées pour évaluer les propriétés du questionnaire. Deux échantillons de convenance, composés de femmes facilement interrogeables dans l'entourage des investigateurs, ont été constitués, 56 femmes pour le premier échantillon (no 1) et 52 femmes pour le second (no 2). Sur l'échantillon no 1 a été testé la compréhension des questions (acceptabilité), la fiabilité du questionnaire par l'intermédiaire d'une test-retest et la validité de construction du domaine urinaire du FPFQ. Les questions jugées difficilement compréhensibles par l'échantillon no 1 ont été reformulées puis retestées dans l'échantillon no 2. Les critères d'inclusion pour constituer ces échantillons étaient une femme adulte volontaire dans l'entourage des auteurs (sans limite d'âge, ou de profession) ou bien une femme adulte consultant pour une autre raison que des troubles périnéaux. Les femmes susceptibles de bénéficier d'un traitement ou d'une intervention pouvant modifier la symptomatologie périnéale ont été exclues ainsi que les mineures et celles souffrant d'une atteinte neurologique.


Les 282 femmes enceintes incluses dans l'étude « prévention périnéale prénatale » (3PN) ont également reçu le questionnaire, 3PN est un essai multicentrique, randomisé, dont l'objectif principal était de comparer l'effet sur l'incontinence urinaire à un an du postpartum de la rééducation prénatale par rapport à la délivrance d'informations écrites seules [16]. Les données collectées dans 3PN ont permis de compléter l'analyse de la validité de construction des domaines spécifiques du prolapsus et des symptômes anorectaux du FPFQ mais aussi d'explorer la sensibilité aux changements grâce au suivi longitudinal de ces femmes.


Administration des questionnaires



Échantillon no 1


Les femmes ont complété seules l'autoquestionnaire à tester à deux reprises à un mois d'intervalle (test-retest). Lors de la première administration du questionnaire, elles avaient pour consigne de signaler les questions qui leur posaient des difficultés de compréhension et le cas échéant de proposer une reformulation de la question. Elles ont également renseigné, lors de la première administration du FPFQ, les questionnaires de référence décrits plus avant.


Échantillon no 2


Les questions jugées difficilement compréhensibles par les femmes de l'échantillon no 1, ont été reformulées, puis testées dans l'échantillon no 2.


Les femmes de 3PN ont été incluses dans l'essai pendant leur grossesse et suivies jusqu'à un an après l'accouchement [16]. Elles ont renseigné à 4 reprises la version française du FPFQ ainsi que l'ICIQ-IUSF et le Contilife au cours de leur suivi. Soixante et onze femmes de 3PN ont rempli deux questionnaires additionnels couvrant la symptomatologie liée au prolapsus génital (le PFDI-20 et le PFIQ-7).


Analyse statistique


Acceptabilité


La fréquence des difficultés de compréhension par question et le taux de non-réponse par question constituaient les indicateurs de l'acceptabilité de l'outil. Le taux de non-réponse par question a été calculé auprès de l'échantillon no 1 et de l'ensemble des patientes de 3PN, sur les données collectées lors de la première administration du FPFQ.


Fiabilité


Le test-retest, réalisé sur l'échantillon no 1, a permis d'analyser la reproductibilité de l'outil chez des femmes cliniquement stables. Pour comparer les scores entre les deux temps d'évaluation, un coefficient de corrélation intraclasse pour les sous-scores de chaque domaine et pour le score global a été calculé. Une valeur supérieure à 0,7 a été considérée comme acceptable [17]. La concordance a été mesurée pour chaque question composant le FPFQ par l'intermédiaire du coefficient kappa de Cohen pondéré. Un coefficient de kappa inférieur à 0,20 représente un accord mauvais, entre 0,21 et 0,40 médiocre, entre 0,41 et 0,60 modéré, entre 0,61 et 0,80 bon et au-delà de 0,80 très bon [18]. La méthode de Bland-Altman permettait d'explorer la concordance en fonction du score obtenu [19].


Cohérence interne


Cette analyse a été réalisée sur les données collectées auprès de l'échantillon no 1 et les femmes de 3PN, lors de la première administration du FPFQ. La statistique du coefficient alpha de Cronbach a été considérée comme acceptable à partir de 0,7.


Validité de construction


Les mesures réalisées par le FPFQ ont été confrontées aux mesures de référence sur les données collectées à l'inclusion par l'échantillon no 1 et les 71 femmes de 3PN du CHU de Nîmes. Le suivi longitudinal des femmes de 3PN a permis de confronter les variations mesurées par le FPFQ à celles enregistrées par les mesures de référence entre les différents temps d'évaluation. Le calcul des corrélations à partir des différences de score permettaient de tenir compte de l'appariement des données. Quatre niveaux statistiques de corrélation ont été établis : forte r >0,5 ; modérée r =0,36 à 0,5 ; pauvre r =0,2 à 0,35 ; absente r <0,2 [20]. Pour évaluer la force des associations le coefficient de corrélation de Pearson et de Spearman ont été utilisés.


La validité de construction est de loin plus forte si les investigateurs établissent au préalable des hypothèses concernant les corrélations attendues entre le questionnaire testé et les mesures de référence [14]. Soixante-quinze hypothèses a priori (en utilisant les 4 niveaux de corrélation définis au paragraphe précédent) ont été établies sur les données collectées à l'inclusion.


Sensibilité aux changements


La grossesse et le postpartum constituent des périodes à risque de troubles périnéaux qui sont le plus souvent transitoires [21]. Le suivi longitudinal des patientes de 3PN a permis d'apprécier les modifications de la symptomatologie périnéale liées à la grossesse et à l'accouchement. L'intensité des variations a été évaluée par la réponse moyenne standardisée (RMS) [22].


Considérations éthiques


Toutes les femmes ont donné leur consentement avant de participer à l'étude. Les femmes incluses dans les échantillons no 1 et no 2 n'ont pas subi d'intervention supplémentaire par rapport aux pratiques habituelles. Ainsi, nos travaux étaient conformes aux lois et règlements français, qui autorisent les enquêtes observationnelles sans l'approbation d'un comité d'éthique. Les données collectées ont été traitées selon les recommandations de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL, francais/). Les questionnaires utilisés dans les échantillons no 1 et no 2 étaient strictement anonymes.


L'étude 3PN a été approuvée par le Comité de protection des personnes du Sud-Ouest-et-Outre-Mer en septembre 2007 (#2007-A00641-52).


Résultats


Pour l'étape de traduction et d'adaptation culturelle, 6 versions intermédiaires consécutives ont été nécessaires avant d'obtenir une version jugée adaptée et conforme au questionnaire original (version française finale du questionnaire en Annexe A). Le prétest n'a pas donné lieu à des modifications.


L'âge moyen des femmes était de 42 ans dans l'échantillon no 1, de 44 ans dans le second et de 29 ans dans 3PN. Les femmes de 3PN étaient toutes nullipares et la parité moyenne était de 2,0 et 1,3 dans les échantillons no 1 et 2 respectivement. Ces femmes présentaient une symptomatologie faible en moyenne avec un score global au FPFQ inférieur à 10 sur 40 (Tableau 1, Tableau 2).


Acceptabilité


Chez les 56 femmes de l'échantillon no 1, la proportion de données manquantes ne dépassait pas 4 % pour les questions concernant les symptômes urinaires, anorectaux et ceux spécifiques du prolapsus ; 10 % pour les questions en rapport avec la sexualité. Pour les femmes de 3PN, le taux de données manquantes n'excédait pas 4 % quel que soit le type de question. Les questions concernant la sexualité étaient significativement moins bien renseignées que les autres, dans les deux échantillons (p <0,0001). La question 9 « Votre jet urinaire est-il faible ou prolongé ? » a été jugée difficilement compréhensible par 14 % (n =8) des femmes de l'échantillon no 1. Selon elles, les termes « faible » et « prolongé » avaient des sens opposés. Il s'agissait de la traduction littérale de la question originale : « Is your urinary stream/flow weak or prolonged ». Cette question a été modifiée de la manière suivante : « Votre jet urinaire est-il faible ou ralenti ? », puis retestée auprès de l'échantillon no 2. Dans ce nouvel échantillon, la question 9 reformulée, n'a pas posé de problème de compréhension.


Fiabilité


Dans l'échantillon no 1, 56 femmes ont complété le FPFQ une première fois et 51 l'ont complété à deux reprises. La concordance des réponses entre les deux évaluations variait entre 58,3 % (95 % ET 43,2-72,4) et 94,1 % (83,8-98,8) selon les questions, avec une médiane de 80,0 %. En moyenne le coefficient kappa était égal à 0,6±0,1 avec un minimum de 0,3 (95 % ET 0,1-0,4) et un maximum de 0,8 (95 % ET 0,6-1,0). Le coefficient de corrélation intraclasse était supérieur ou égal à 0,7, pour le score global et chacun des sous-domaines (Tableau 1). En moyenne, la variation du score global du FPFQ et ses sous-scores était inférieure à 10 % entre les deux temps d'évaluation (Tableau 1). La méthode de Bland-Altman permettait d'identifier une concordance des réponses plus faible chez les femmes les plus symptomatiques avec une augmentation nette de la différence du score global chez les femmes présentant un score supérieur à 6 sur 40 (Figure 1).


Figure 1
Figure 1. 

Représentation de la différence du score global du test-retest en fonction de la moyenne des scores selon la méthode de Bland-Altman, échantillon de population no 1 (n =51).




Cohérence interne


La cohérence interne était satisfaisante avec un coefficient α-Cronbach supérieur à 0,7 pour tous les domaines du FPFQ dans l'échantillon no 1 (Tableau 1) et dans l'échantillon 3PN (Tableau 2).


Validité de construction


Le FPFQ était fortement et significativement corrélé (Spearman r >0,5) avec l'ICIQ-UI-SF (r =0,7), l'IPSS (r =0,7) et le Contilife (r =−0,7) dans l'échantillon no 1. Des corrélations fortes et significatives ont également été retrouvées chez les femmes de 3PN, recrutées à Nîmes, entre le FPFQ et les autres tests de référence (Tableau 3). La cinétique des scores pendant le suivi longitudinal était similaire entre les différents outils d'évaluation (Figure 2). Les différences de score enregistrées par le FPFQ étaient fortement corrélées avec celles mesurées par l'ICIQ-UI-SF, le Contilife et le PFDI-20. Les corrélations étaient plus faibles (r entre 0,1 et 0,6 selon les domaines) entre le FPFQ et le PFIQ-7 (détails des résultats non montrés).


Figure 2
Figure 2. 

Évolution des scores et sous-scores obtenus au FPFQ, à l'ICIQ-UI-SF, au Contilife, au PFDI-20 et au PFIQ-7 lors du suivi longitudinal des femmes de 3PN incluses au CHU de Nîmes (n =71). * : les sous-scores du PFDI-20 et du PFIQ-7 sont sur 100 points (Udi-6, Cradi-8, Popdi-6, UIQ-7, Craiq-7, Popiq-7), l'ICIQ-UI-SF est sur 21 points. Ces scores ont été ramenés sur 10 afin de faciliter la comparaison avec les sous-scores du FPFQ ; ** : le Contilife est un score sur 10 points inversement proportionnel au sous-score urinaire du FPFQ. Le graphique représente la différence entre le score maximal (égal à 10) et le score obtenu par le sujet ; *** : le PFDI-20 et le PFIQ-7 sont des scores sur 300 points. Ces scores ont été ramenés sur 40 afin de faciliter la comparaison avec le score global du FPFQ.




Les corrélations observées entre le FPFQ et les mesures de référence étaient conformes aux hypothèses dans 15 cas (20 %), supérieures dans 56 cas (75 %), et inférieures dans 4 cas (5 %).


Sensibilité aux changements


Les femmes incluses dans 3PN présentaient une diminution significative (p <0,0001) de la symptomatologie urinaire entre la fin de grossesse et les deux mois du postpartum (RMS=0,83) ; une augmentation de la symptomatologie sexuelle entre la fin de grossesse et les 2 mois du postpartum (RMS=−0,30 ; p =0,001) avec une baisse significative à 12 mois du postpartum (RMS=0,44 ; p <0,0001). La symptomatologie anorectale était plutôt stable dans le temps avec une réponse moyenne standardisée inférieure à 0,2 entre les différents moments d'évaluation successifs. Ces femmes présentaient une légère augmentation de la symptomatologie spécifique du prolapsus entre 6 et 9 mois de grossesse (−0,25 ; p <0,001). Ensuite cette symptomatologie était plutôt stable pendant le postpartum (RMS<0,2).


Discussion


Les résultats du FPFQ étaient significativement et fortement corrélés avec ceux retrouvés par les tests de référence. Des changements significatifs dans les symptomatologies urinaire et sexuelle ont été enregistrés par cet outil de mesure lors du suivi longitudinal des femmes de 3PN.


L'absence d'utilisation d'un test de référence spécifique de la symptomatologie sexuelle, ne permet pas de conclure à la validité de construction de ce domaine du FPFQ. L'augmentation significative du sous-score de sexualité, à 2 mois du postpartum chez les femmes de 3PN, constitue cependant un argument en faveur de sa validité. Cette augmentation est cohérente avec l'augmentation de la prévalence des troubles sexuels observée après l'accouchement [23]. Notre échantillon de population général no 1 ainsi que l'échantillon de 3PN, sur lesquels a été testée la validité du FPFQ, présentaient des niveaux de symptomatologie faibles et équivalents. Il aurait été intéressant de vérifier si le FPFQ discriminait correctement les femmes de la population générale et celles consultant pour symptômes pelvipérinéaux afin d'apporter un argument supplémentaire de sa validité. Malgré ces limites, notre étude présente l'avantage d'explorer les principales propriétés psychométriques de la version française du FPFQ dont l'analyse de la sensibilité aux changements qui est rarement réalisée en première intention lors d'une validation d'instrument de mesure.


Le taux de données manquantes par question était satisfaisant en n'excédant pas 10 % et ce malgré le caractère tabou de l'incontinence. Ce résultat retrouvé à la fois dans l'échantillon no 1 et dans l'étude 3PN est le reflet d'une bonne acceptabilité de l'outil. La formulation des questions de la version définitive n'a pas posé de problème de compréhension. Selon nous, l'association de traducteurs spécialistes et d'un traducteur naïf a permis d'obtenir une traduction conservant le sens du concept mesuré dans un langage compréhensible par la population cible. La rétrotraduction n'a pas été jugée opportune. Cette procédure tend à favoriser une traduction littérale qui amplifie les formulations peu claires dans les traductions [15]. Les difficultés de compréhension concernant la question 9 relevées par notre échantillon no 1 sont une illustration de cette problématique. La traduction littérale des termes « weak or prolonged » en « faible ou prolongé » a modifié le sens de l'expression. En français, le terme « prolongé » peut prendre deux sens différents : prolongé dans le temps (qui dure plus longtemps que d'habitude) ou prolongé dans l'espace (qui va plus loin). Cette deuxième interprétation laisse penser à un jet urinaire plus fort et plus efficace qui a été jugé contradictoire par les femmes avec le terme « faible ». Le terme « ralenti » a donc été préféré pour rester fidèle au sens original.


Le questionnaire a montré des résultats stables dans le temps, lors du test-retest, avec un coefficient de corrélation intraclasse acceptable quel que soit le domaine du FPFQ. Aucune différence moyenne n'excédait 10 % entre les deux temps d'évaluation. Notre hypothèse est qu'une variation inférieure à 10 % n'est pas cliniquement significative car la plus petite variation significative de la qualité de vie a été estimée à 15 % pour d'autres questionnaires sur le même sujet [8]. Malgré une concordance élevée des réponses lors du test-retest, les coefficients kappa pondérés étaient médiocres pour certaines questions. Ce résultat s'explique par une prévalence faible voire nulle de certaines modalités de réponse car dans l'ensemble notre échantillon no 1 était peu symptomatique. Le coefficient kappa est très sensible à la prévalence des réponses et les modalités extrêmes de certaines questions n'ont jamais été renseignées [24]. La concordance des réponses était toutefois plus faible chez les femmes les plus symptomatiques d'après le graphique de Bland-Altman. Ce résultat peut s'expliquer par le fait que les symptômes urinaires et anorectaux sont étroitement liés au mode de vie et donc susceptibles d'évoluer dans un laps de temps court en l'absence d'intervention médicale ou chirurgicale.


Les résultats du FPFQ étaient fortement corrélés avec ceux retrouvés par les autres questionnaires de symptômes (ICIQ-UISF, IPSS et PFDI-20). Ce résultat était également observé avec les tests de référence spécifiques de la qualité de vie (Contilife et PFIQ-7). Il démontre que la version française du FPFQ mesure le même concept que les tests de référence. Ces corrélations étaient bien supérieures à celles que nous avions envisagées a priori. Nous avons retrouvé des corrélations fortes pour des domaines différents, par exemple, le domaine anorectal du FPFQ était fortement corrélé avec les domaines du prolapsus du PFDI-20 (r =0,6) et urinaire du PFIQ-7 (r =0,5). Ce résultat met en évidence l'association fréquente de différents symptômes chez une même femme [3]. L'interdépendance entre les domaines souligne l'importance de l'évaluation des symptômes dans leur ensemble avec une prise en charge pluridisciplinaire en pratique clinique. Le FPFQ, comme le PFDI, permet cette approche « pluridisciplinaire » avec l'évaluation symptomatique de plusieurs domaines pelvipérinéaux à la fois. L'évaluation de la gêne induite par les symptômes est plus complète avec le PFDI qu'avec le FPFQ. A contrario, le FPFQ permet une description plus précise de la fréquence des symptômes. Ce dernier permet également de dissocier l'évaluation de la gêne et de la fréquence des symptômes car les études montrent une mauvaise corrélation entre le retentissement des symptômes dans la vie quotidienne (la gêne) et les évaluations symptomatiques basées sur la fréquence.


Le suivi longitudinal des patientes de 3PN a permis de mettre en évidence une cinétique du score identique pour le FPFQ et la plupart des autres tests de référence (ICIQ-UI-SF ; Contilife et PFDI-20). Les variations de la symptomatologie enregistrées par le FPFQ (RMS significative) ainsi que les corrélations entre les différences de score mesurées par le FPFQ et celles mesurées par l'ICIQ-UI-SF, le Contilife et le PFDI-20, sont le reflet d'une bonne sensibilité aux changements. Ces corrélations étaient plus faibles dans l'ensemble entre le FPFQ et le PFIQ-7. La sensibilité aux changements est moindre pour le PFIQ-7 que pour le PFDI-20, ce qui peut justifier cet écart de résultat [25].


Conclusion


Le FPFQ propose une évaluation étendue aux secteurs urinaire, anorectal, génital, et sexuel de la symptomatologie périnéale. Il est auto-administrable, ainsi il constitue un bon outil pour recueillir des informations jugées gênantes ou tabou. D'après l'analyse de ses propriétés psychométriques, il est acceptable, compréhensible et discrimine correctement les sujets. Pensé, élaboré et validé pour la population générale, ce questionnaire nous semble un outil intéressant pour la recherche dans ce contexte. Sa sensibilité aux changements autorise son utilisation, comme instrument évaluatif, dans des essais cliniques multicentriques ou dans le suivi longitudinal des patientes ou encore la mesure des variations physiologiques au cours de la vie d'une femme. Ces études peuvent être envisagées à l'échelle internationale car le FPFQ existe désormais en anglais, en allemand et en français.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.



Remerciements


Nous remercions Kaven Baessler ainsi que l'ensemble des personnes qui ont contribué à la collecte des données et tout particulièrement l'équipe 3PN et Mme Fritel Pascale. Merci à Mme Guinot-Bujon Sylvie et monsieur le Professeur Pierre Ingrand pour leur soutien logistique et matériel.



Annexe A. Matériel complémentaire


(29 Ko)
  



☆  Traduction en français de l'article : Deparis J, Bonniaud V, Desseauve D, Guilhot J, Masanovic M, de Tayrac R, Fauconnier A, Fritel X. Neurourol Urodyn 2015. http://dx.doi.org/10.1002/nau.22932.
 It is a French translation of an original manuscript "Cultural Adaptation of the Female Pelvic Floor Questionnaire (FPFQ) Into French" published in Neurourology and Urodynamics.





Tableau 1 - Fiabilité - cohérence interne : scores obtenus au FPFQ par les femmes de l'échantillon de population no 1 lors du test-retest ; coefficient de corrélation intraclasse (CCI) et son intervalle de confiance à 95 % ; coefficient alpha-Cronbach calculé sur les données collectées lors de la première administration (Test).
FPFQ  n   Moy. test  Moy. retest  Différence moyenne  CCI  95 % CI CCI  α-Cronbach 
Score global/40a  51  6,2±5,2  5,6±5,2  +0,6±3,7  0,7  [0,6-0,8]  0,9 
Score urinaire/10  51  1,7±1,7  1,4±1,5  +0,2±1,2  0,7  [0,6-0,8]  0,9 
Score anorectal/10  51  1,4±1,2  1,2±1,0  +0,2±0,7  0,8  [0,7-0,9]  0,8 
Score de prolapsus/10  51  0,8±2,2  0,9±2,0  −0,0±1,6  0,7  [0,5-0,8]  0,9 
Score de sexualité/10b  34  2,6±1,7  2,6±2,1  −0,2±1,4  0,7  [0,6-0,9]  0,8 



[a] 
Lors du test-retest, 56 femmes ont complété le FPFQ une première fois et 51 l'ont complété à deux reprises à un mois d'intervalle.
[b] 
Le sous-score de sexualité du FPFQ a pu être calculé à 2 reprises pour 34 femmes. Parmi elles, 3 n'étaient pas sexuellement active à cause de ses symptômes pelviens à au moins un des deux temps d'évaluation, la note maximale de 10 points leur a alors été attribuée pour ce domaine. Dix-sept femmes n'étaient pas sexuellement actives, pour une raison non liée aux troubles périnéaux à au moins un des deux temps d'évaluation consécutifs. Pour ces femmes, aucune différence moyenne pour le sous-score de sexualité a été calculé.


Tableau 2 - Cohérence interne : scores obtenus au FPFQ par les femmes de l'essai clinique 3PN et les valeurs des coefficients alpha-Cronbach calculés à l'inclusion (n =272a).
n   Moyenne  α-Cronbach 
Score global/40  254  5,8±3,5  0,8 
Score urinaire/10  267  1,6±1,3  0,8 
Score anorectal/10  267  1,5±1,2  0,7 
Score de prolapsus/10  267  0,4±1,1  0,7 
Score de sexualité/10b  232  2,5±2,0  0,8 



Légende :
Un nombre de données manquantes supérieur à 2 par sous-score ne permettait pas le calcul d'un sous-score. En cas d'absence d'un des sous-scores, le score global n'était pas calculé.

[a] 
Dix femmes incluses dans l'essai n'ont pas administré les questionnaires.
[b] 
Le sous-score de sexualité a pu être calculé pour 232 femmes. Parmi elles, 4 n'étaient pas sexuellement active à cause de ses symptômes pelviens, la note maximale de 10 points leur a alors été attribuée pour ce domaine. Dix-neuf femmes n'étaient pas sexuellement actives dans l'échantillon pour une raison non liée aux troubles périnéaux.


Tableau 3 - Validité de construction : corrélations entre les scores obtenus au FPFQ, à l'inclusion, par les femmes de 3PN incluses au CHU de Nîmes (n =71) ; coefficient de corrélation de Spearman.
FPFQ  p  
Score urinaire  
ICIQ-UISF  0,6  <0,0001 
Contilife  −0,6  <0,0001 
Udi-6  0,7  <0,0001 
UIQ-7  0,6  <0,0001 
 
Score anorectal  
Cradi-8  0,8  <0,0001 
Craiq-7  0,4  <0,001 
 
Score de prolapsus  
Popdi-6  0,4  <0,01 
Popiq-7  0,1  0,3916 
 
Score global (sous-score de sexualité exclu)  
PFDI-20  0,8  <0,0001 
PFIQ-7  0,6  <0,0001 




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