Absence de preuve clinique et disparité des pratiques dans la prévention de la thrombose veineuse du transplant rénal

25 mars 2009

Auteurs : G. Raynal
Référence : Prog Urol, 2009, 3, 19, 191-192




 



L’article de Ripert et al. pose de façon claire et pertinente la question de la disparité des pratiques face à des situations cliniques pourtant stéréotypées de prévention de la thrombose veineuse du transplant rénal. Ces pratiques semblent plus reposer sur les habitudes et l’expérience des différents centres que sur des preuves cliniques, ce qui peut s’expliquer par la carence en essais cliniques dans cette indication, et donc de recommandations validées et ce qui contraste avec les nombreux essais portant par exemple sur les immunosuppresseurs. Aussi, les auteurs en appellent à la réalisation de tels essais. Mais s’agissant des héparines non fractionnées ou de l’aspirine, qui ne font plus l’objet de promotion commerciale, et tandis que l’élimination essentiellement rénale des héparines de bas poids moléculaire compromet leur utilisation dans ce contexte, on imagine mal quel laboratoire accepterait de les financer.

Faut-il envisager une comparaison rétrospective des résultats des différentes équipes en fonction des stratégies utilisées ?



 Commentaire de l’article : Ripert T, Ménard J, Schoepen Y, N’Guyen P, Rieu P, Brandt B. Staerman F. Quelle thromboprophylaxie après transplantation rénale ? Enquête sur la prévention des thromboses du greffon en France.







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