109 e Congrès français d'urologie l'essentiel du congrès

25 avril 2016

Auteurs : F. Audenet, J.-N. Cornu
Référence : Prog Urol, 2016, 1, 26, 1-12, suppl. 1HS



 


Actualités dans le cancer du rein


Le carcinome à cellules rénales (CCR) présente une hétérogénéité tumorale importante avec plusieurs sous-types histologiques et des présentations cliniques parfois très différentes. Lors de l’évaluation initiale, il est essentiel d’identifier les facteurs permettant de guider au mieux les choix thérapeutiques et d’anticiper les complications potentielles du traitement. Les progrès dans l’évaluation radiologique, la prise en compte des spécificités cliniques de chaque patient et l’analyse des facteurs de risque de complication sont des éléments importants dans l’optimisation de la prise en charge du cancer du rein localisé.


L’épidémiologie du cancer du rein évolue avec une augmentation de l’incidence des tumeurs rénales en général, et chez les sujets jeunes en particulier. Plusieurs études présentées lors du congrès se sont intéressées à l’incidence et aux particularités cliniques et anatomopathologiques des tumeurs rénales chez les sujets jeunes. Une première série bicentrique de 118 patients âgés de 18 à 40 ans, pris en charge pour une tumeur du rein sporadique, a mis en évidence une répartition des types histologiques différente par rapport aux données de la littérature [1]. Ces tumeurs, de découverte fortuite dans 67 % des cas, étaient des tumeurs papillaires dans 17 % des cas, des carcinomes chromophobes dans 15 % et des carcinomes à cellules claires dans 43 % des cas. Une entité histologique particulière, le carcinome rénal lié à la translocation Xp11.2, était retrouvée dans 15 % des cas.


À partir d’une base de données rétrospective monocentrique de 1 674 patients opérés d’une tumeur du rein entre 2000 et 2014, 166 patients âgés de moins de 40 ans ont été identifiés (9,9 %) avec un âge médian de 34 ans (IQR = [28-37]) [2]. Dans le groupe des patients jeunes, la proportion de femmes était plus importante (53 % vs 34 %, p < 0,001), il y avait moins d’exposition aux facteurs de risque de CCR (surpoids : 36 % vs 56 %, p < 0,001 ; HTA : 14 % vs 35 %, p < 0,001) et plus fréquemment un syndrome génétique connu (29 % vs 2 %, p < 0,001). Les tumeurs opérées étaient plus petites (taille médiane : 30 mm vs 40 mm ; p < 0,001) avec plus souvent recours à une chirurgie conservatrice (79 % vs 58 %, p < 0,001). Après un suivi médian de 28 mois, le taux de survie sans récidive était comparable entre les deux groupes (p = 0,21). Par conséquent, même si le CCR reste rare chez les sujets de moins de 40 ans, les caractéristiques de cette population suggèrent une physiopathologie différente, qui doit faire rechercher systématiquement un syndrome génétique. Cependant, l’âge ne semble pas être un facteur indépendant de mauvais pronostic.


Parmi les différents types histologiques de CCR, le carcinome tubulo-papillaire (CTP) représente 10 à 15 % des cas, avec la caractéristique d’être souvent multiple et avec un meilleur pronostic que les carcinomes à cellules claires. Une étude multicentrique internationale impliquant le Réseau français de recherche sur les tumeurs du rein UroCCR a évalué les résultats oncologiques de la néphrectomie partielle (NP) pour les CTP du rein afin de déterminer si le sous-type histologique pouvait être un facteur de risque de récidive, de progression ou de décès par cancer [3]. Pour cela, les données de tous les patients traités par NP entre 2004 et 2014 pour un CTP dans cinq centres internationaux ont été analysées. Les patients présentant un CTP dont le sous-type n’était pas précisé ont été exclus de l’étude. Au total, 486 patients ont été inclus, dont 369 (76 %) CTP de type 1 et 117 (24 %) CTP de type 2. La taille tumorale médiane était de 3,3 cm (0,6-15). Le stade tumoral était pT1, pT2 et pT3 dans respectivement 445 (91,6 %), 19 (3,9 %) et 22 (4,5 %) cas. Après un suivi moyen de 35 mois (1-120), 12 (1,5 %) patients ont présenté une récidive locale, 8 (1,6 %) ont eu une progression métastatique et 7 (1,4 %) sont décédés de leur cancer. La survie sans cancer et la survie spécifique à 3 ans étaient respectivement de 96,5 et 98,4 % pour les CTP de type 1 et de 95,1 et 97,3 % pour les CTP de type 2 (p = 0,894). Seul le stade T supérieur à pT1 était un facteur de risque de récidive et/ou progression (HR : 3,5 ; p = 0,03). Ainsi, dans cette population sélectionnée de CTP localisés, le sous-type histologique n’avait pas d’influence sur les résultats oncologiques après NP.


Quel que soit le type histologique, la classification TNM est un facteur pronostic majeur. Néanmoins, au moment de la décision thérapeutique, la majorité des cas de CCR finalement classés pT3a par invasion de la graisse sont initialement considérés comme localisés. Une communication a présenté les facteurs de risque d’upstaging pathologique en T3a sur l’analyse de la pièce opératoire [4]. Dans cette étude internationale multicentrique impliquant 17 centres et le Réseau français de recherche sur le cancer du rein UroCCR, 3 668 patients opérés d’un CCR ≤ cT2a entre 2005 et 2014 ont été inclus. Les caractéristiques cliniques et tumorales ont été recueillies et comparées en fonction du stade pT (localisé vs pT3a). Au final, 472 patients présentaient un CCR pT3a (12,9 %). Dans le groupe pT3a, les patients étaient plus âgés (64,7 vs 59,7 ans, p ≤ 0,001), plus souvent des hommes (70,8 % vs 65,2 %, p = 0,0192), et plus symptomatiques (40,5 % vs 24,7 %, p < 0,001). Les tumeurs étaient plus complexes (Renal Score : 7-12 : 67,9 % vs 44,7 %, p < 0,001), de taille médiane plus importante (5,5 cm vs 3,8 cm, p < 0,001), de localisation plus souvent antérieure (60,2 % vs 47,1 %, p < 0,001) ou hilaire (29,1 % vs 15 %, p < 0,001), plus souvent des carcinomes à cellules claires (78,2 % vs 68,8 %, p < 0,001), de Fuhrman III-IV (57 % vs 30 %, p < 0,001), et présentaient plus souvent une invasion microvasculaire (28,4 % vs 4,1 %, p < 0,001), de la nécrose microscopique (36,5 % vs 13,8 %, p < 0,001) ou une composante sarcomatoïde (5,5 % vs 1,2 %, p < 0,001). En analyse multivariée, les caractéristiques suivantes étaient prédictives d’un risque d’upstaging : âge (p < 0,001), taille tumorale (p < 0,001), sexe (p = 0,009), symptômes généraux (p = 0,028), Renal Score : 7-9 (p = 0,003), situation tumorale antérieure (p < 0,001) ou hilaire (p = 0,001). Dans cette cohorte internationale, 12,9 % des CCR initialement classés ≤ cT2 étaient finalement pT3a. Par rapport aux formes localisées, les stades pT3a étaient associés à des facteurs de mauvais pronostic. Huit facteurs préopératoires étaient prédictifs du risque d’upstaging pathologique. D’après les auteurs, leur identification pourrait aider à apprécier l’agressivité tumorale et guider au mieux le choix thérapeutique.


Dans la stratégie de planification préopératoire du geste, la difficulté d’une NP peut être anticipée grâce aux scores rénaux morphométriques. Mais ceux-ci ne considèrent pas les facteurs propres au patient comme l’obésité ou la graisse péri-rénale. Lors du congrès, plusieurs communications ont présenté les facteurs prédictifs de « graisse toxique » péri-rénale et son impact sur la survenue de complications opératoires. Une première étude rétrospective cas-témoins a inclus 86 patients opérés d’une NP entre 2009 et 2015 [5]. Les patients ont été appariés selon leur Body Mass Index (BMI) et leur sexe. Les cas étaient définis par la présence d’une graisse adhérente, évaluée de façon prospective par un seul opérateur expérimenté. Les scanners ont été relus par quatre médecins. Seule la graisse péri-rénale a été contourée. Grâce à un seuillage, la surface de graisse de densité inférieure à –80 unités Hounsfield (UH), –60 UH et –40 UH a été mesurée au niveau du hile à hauteur de la veine rénale. Le rapport surface de graisse/surface totale a aussi été analysé. Au total, en analyse univariée, la surface moyenne de graisse totale et celle de graisse à –80 UH et –60 UH étaient plus élevées dans le groupe « graisse adhérente » (respectivement 3,76 cm2vs 2,26 cm2, p < 0,001 ; 1,21 cm2vs 0,76 cm2, p = 0,0019 et 0,54 cm2vs 0,35 cm2, p = 0,0204). Le rapport surface de graisse à –80 UH, –60 UH et –40 UH sur la surface totale n’était pas différent entre les deux groupes. L’épaisseur de graisse postérieure et latérale était significativement plus élevée dans le groupe « graisse adhérente » (respectivement, 21,8 vs 12,5 mm, p = 0,0003 ; 24,5 vs 16,8 mm, p = 0,0005). L’aspect infiltré (stranding), défini dans le score radiologique de probabilité d’adhérence de la Mayo Clinic (Measurement of Academic Performance Score [MAP Score]), était significativement plus important dans le groupe « graisse adhérente » (p = 0,0007). Le temps opératoire était également significativement plus long dans le groupe « graisse adhérente » (367,9 min vs 257,4 min, p = 0,0135). Il semble que la surface de graisse de densité inférieure à –60 UH et le MAP Score puissent prédire la présence d’une graisse péri-rénale adhérente et donc une difficulté de dissection peropératoire.


Une deuxième étude a analysé de manière prospective 50 patients consécutifs opérés de NP par lombotomie ou cœlioscopie robot assistée entre novembre 2014 et mars 2015 [6]. Le MAP Score était utilisé pour mesurer l’épaisseur postérieure de graisse péri-rénale et pour évaluer sa validité externe. En peropératoire, le chirurgien évaluait la graisse selon un score de 0 à 3, la graisse adhérente étant définie par un score ≥ 2. La graisse était analysée sur le plan histologique avec évaluation de la fibrose (coloration HES et rouge picrosirius) (Fig. 1) et de l’infiltrat inflammatoire en macrophages (anticorps anti-CD68 en immunohistochimie). La graisse adhérente péri-rénale était présente chez 18 patients (36 %), sans impact sur le choix de la voie d’abord (31,3 % vs 38,9 % de voie robotique, sans conversion chirurgicale). Elle était associée à un temps opératoire plus long (169 min vs 146 min, p = 0,036) et une augmentation des pertes sanguines (469 mL vs 179 mL, p = 0,014). La durée de clampage, les marges, le taux de transfusion et le score de complications de Clavien-Dindo n’étaient cependant pas différents. En analyse multivariée, seuls le sexe masculin (p = 0,044), l’âge (p = 0,014) et le MAP Score (p = 0,00057) étaient des facteurs prédictifs significatifs de présence de graisse adhérente. En histologie, il existait une fibrose supérieure à ce qui est retrouvé dans le tissu adipeux sous-cutané des patients obèses morbides, mais sans infiltrat macrophagique. Par conséquent, la graisse adhérente péri-rénale peut être évaluée en préopératoire par les données radiocliniques prédictives comme le MAP Score, l’âge et le sexe masculin. Elle est associée à une augmentation du temps opératoire et des pertes sanguines, sans retentissement sur le taux de complications. Cependant, de manière surprenante, l’analyse histologique de la graisse rénale dite « toxique » démontre une fibrose significative sans infiltrat inflammatoire.


La NP est le traitement de référence pour les tumeurs du rein localisées. Cependant, cette intervention est une chirurgie à risque de complications. La prise en charge des petites masses rénales (< 4 cm) fait l’objet de plusieurs travaux de recherche clinique cherchant à préciser la place respective des différentes options thérapeutiques. Une communication a évalué les facteurs prédictifs de complications postopératoires lors de la prise en charge chirurgicale des petites masses rénales (< 4 cm) par tumorectomie rénale [7]. À partir d’une base de données rétrospective monocentrique, 196 patients opérés d’une tumeur rénale < 4 cm entre 2010 et 2014 ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 59,1 ans (IQR = [50,3-68]). Parmi les patients 50,3 % présentaient des comorbidités significatives évaluées par le score de Charlson (CCI > 2). Le taux de complications global dans les 30 jours postopératoires était de 47,5 %, réparti de la façon suivante selon la classification de Clavien-Dindo : grade I = 12,9 %, grade II = 13,3 %, grade III = 18,8 %, grade IV = 1,5 %, grade V = 0,9 %. En analyse univariée, seule l’existence de comorbidités significatives (CCI > 2) était associée à la survenue de complications sévères (Clavien ≥ 3) (p = 0,028). En analyse multivariée, un score de Charlson > 2 était le seul facteur prédictif de complications sévères (OR = 3,17, [IC 95 % : 1,23-8,18], p = 0,017). Par conséquent, chez les patients présentant une petite masse rénale, la décision thérapeutique doit prendre en compte les comorbidités. La réalisation d’une tumorectomie rénale chez des patients atteints de comorbidités significatives est associée à un risque plus élevé de complications sévères et doit faire discuter les alternatives thérapeutiques (traitement ablatif, surveillance).



Actualités dans les tumeurs urothéliales


Les tumeurs urothéliales confrontent l’urologue à un double problème : la prévention des récidives des formes non infiltrantes et le traitement curatif des formes infiltrantes. Bien que les recommandations nationales et internationales soient particulièrement explicites quant à la prise en charge des différentes situations, les pratiques courantes peuvent parfois s’en éloigner. Lors du congrès, plusieurs présentations ont décrit la réalité des pratiques des urologues français. Par ailleurs, si peu de nouveautés sont encore disponibles en routine, plusieurs équipes ont évalué leurs stratégies diagnostiques et thérapeutiques, en prenant en considération notamment la qualité de vie des patients.


Le CC-AFU a réalisé une enquête auprès des urologues français afin d’évaluer la concordance des pratiques avec les recommandations de l’Association européenne d’urologie (EAU) et de l’Association française d’urologie (AFU) [8]. Cette étude en ligne a été conduite par l’institut de sondage IPSOS auprès de 498 urologues européens entre septembre et octobre 2013. Les urologues étaient interrogés sur l’utilisation de la stratification par risque, les pratiques de résection et l’utilisation de la lumière bleue, les options de traitement choisies et le suivi. Un intérêt particulier était porté au suivi des recommandations. Les urologues français ont déclaré à 96 % suivre les recommandations du CC-AFU et à 38 % les recommandations de l’EAU. Tous les urologues identifiaient correctement les tumeurs Ta, de bas grade, uniques comme étant à faible risque. Lors de la première résection, 87 % des urologues n’utilisaient que la lumière blanche. Une instillation postopératoire précoce (IPOP) d’Amétycine® était pratiquée par seulement 38 % des urologues. Lors du suivi, les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) de faible risque étaient exagérément surveillées avec 70 % des urologues réalisant des cystoscopies tous les 3 mois la première année. De la même façon, les tumeurs G3, de plus de 3 cm, ou le carcinome in situ (CIS) étaient systématiquement associées au haut risque. Cependant, 19 % classaient les T1 comme des bas risques. La re-résection était pratiquée par 76 % des urologues dont 32 % en lumière bleue. Un traitement d’entretien par Bacillus Calmette-Guerin (BCG) 3 ans était pratiqué par 57 % des urologues. Dans cette étude, les urologues français déclaraient suivre principalement les recommandations du CC-AFU. La stratification par risque et la re-résection sont bien entrées dans les pratiques. Cependant, l’application des recommandations de traitement et de suivi était plus hétérogène.


Une tribune interactive consacrée à l’évaluation des pratiques dans le cancer de vessie a également rapporté les résultats d’une enquête menée auprès de 341 urologues. Dans cette étude, l’IPOP n’était pas réalisée par 75 % des urologues. La fluorescence était utilisée dans 75 % des cas devant une cytologie de haut grade. En revanche, peu d’urologues proposaient la cystectomie en cas de T1G3 ou de CIS. Concernant les tumeurs de vessie infiltrant le muscle (TVIM), la chimiothérapie néoadjuvante n’était proposée que dans un cas sur deux. Lors de la cystectomie, la préservation de la coque prostatique n’était plus proposée chez l’homme et la pelvectomie antérieure associée au Bricker était l’option privilégiée chez la femme.


La BCG-thérapie fait partie du traitement des TVNIM à haut risque. Cependant, la toxicité locale et systémique des instillations intravésicales de BCG est la principale cause de non-prescription chez le patient âgé. Une étude de cohorte de patients traités par BCG-thérapie a analysé les symptômes locaux et systémiques en fonction de l’âge, avec un cut-off fixé à 78 ans [9]. La toxicité était évaluée par autoquestionnaire, avant la cure et après chaque instillation. Au total, 220 patients consécutifs ont été inclus, dont 65 de plus de 78 ans. Le taux global d’événements indésirables graves (EIG) était de 9 % (20 patients) et le taux global d’abandon de cure (AC) (induction et entretien) était de 44 % (97 patients). Dans les deux groupes, la fréquence des toxicités locales et systémiques diminuait avec le nombre d’instillations et était associée à la toxicité observée lors de la cure d’induction (p < 0,001). Cependant, il n’y avait pas de différence significative en fonction de l’âge pour l’ensemble des variables. Ainsi, cette étude rétrospective ne montrait pas d’altération de la tolérance aux instillations de BCG chez les patients âgés de plus de 78 ans. Les auteurs concluaient que l’âge ne doit pas être un facteur limitant pour l’indication du traitement par instillation de BCG, qui comprend un traitement d’entretien sur au moins 12 mois.


Comme l’ont montré les études observationnelles, la chimiothérapie néoadjuvante n’a pas été adoptée par l’ensemble de la communauté uro-oncologique. Une des raisons évoquée serait le délai augmenté entre le diagnostic et la chirurgie. Une étude multicentrique internationale rétrospective a cherché à déterminer si le délai classique de 12 semaines entre le diagnostic et la cystectomie totale (dans l’ère préchimiothérapie néoadjuvante) restait un prédicteur des résultats oncologiques dans l’ère de la chimiothérapie néoadjuvante. Pour cela, 971 patients ont été inclus. Il s’agissait de patients atteints de tumeurs de vessie cT2-4aN0-3M0 qui ont reçu au moins trois cycles de chimiothérapie néoadjuvante et ont bénéficié d’une cystectomie totale dans 19 établissements entre 2000 et 2013. La survie globale était comparée en utilisant différents intervalles entre diagnostic et cystectomie (12, 16, 20 et 24 semaines). Le délai moyen entre résection trans-urétrale de vessie (RTUV) et cystectomie était de 23 semaines [19-29]. Cinq cent soixante-trois patients (58 %) ont reçu au moins quatre cycles de chimiothérapie néoadjuvante, avec gemcitabine-cisplatine comme combinaison la plus fréquente (55 %). Le stade pathologique était pT0 chez 223 patients (22,9 %). Avec un suivi moyen de 15 mois, 337 patients (34,7 %) sont décédés [6-34]. En stratifiant la cohorte par l’intervalle de temps entre diagnostic et cystectomie, aucune différence n’a été mise en évidence en termes de survie globale en utilisant les seuils de 12, 16 et 20 semaines. Un intervalle supérieur à 24 semaines était associé à un risque plus élevé de mortalité globale (p = 0,01). Cependant, cette association n’était pas retrouvée en analyse multivariée (p = 0,13). D’après cette étude, un intervalle de plus de 12 semaines entre le diagnostic et la cystectomie totale ne semble pas modifier les résultats oncologiques des patients traités par chimiothérapie néoadjuvante. Ceci s’explique par le fait que les patients reçoivent un traitement actif dans l’intervalle.


La cystectomie totale reste donc le traitement de référence des tumeurs de vessie infiltrant le muscle. Elle est associée à des résultats fonctionnels et oncologiques hétérogènes en fonction des centres. Une équipe a présenté un score Trifecta et un score Pentafecta afin d’optimiser la transcription de ces résultats [10]. Pour cela, 50 experts internationaux ont été interrogés pour examiner un groupe virtuel de patients (âge ≤ 75 ans, score ASA ≤ 3) subissant une cystectomie pour une tumeur urothéliale cT2 et dont l’anatomopathologie finale était ≤ pT3N0M0. Ils ont ensuite défini les critères de succès chirurgical. Un classement a été généré pour les trois et cinq critères avec le plus grand nombre de citations. Par la suite, ces critères ont été appliqués à une série de patients issus d’une banque de données multicentrique pour validation. Les critères avec le plus grand nombre de citations étaient la présence de marges chirurgicales négatives, le nombre de ganglions examinés (au moins 16 ganglions), l’absence de complications de grade 3-5 dans les 90 jours selon Clavien-Dindo, l’intervalle entre diagnostic et cystectomie < 3 mois et l’absence de récidive locale/pelvienne ≤ 12 mois. Les trois premiers critères formaient ainsi le score Trifecta, et les cinq critères formaient le score Pentafecta. Sur 334 patients inclus, les scores Trifecta et Pentafecta étaient de 35,3 et 29 %, respectivement. Ainsi, ces scores qui incorporent des critères essentiels sur le plan fonctionnel et oncologique pourraient être utiles à l’optimisation de la transcription des résultats après cystectomie totale et pourraient permettre une meilleure comparaison entre les centres.


À côté de ces marqueurs objectifs, la qualité de vie des patients dérivés après cystectomie doit également être prise en compte. Une étude prospective multicentrique a évalué la qualité de vie des patients ayant eu une dérivation soit par néovessie (néoV), soit par urétérostomie cutanée transiléale de type Bricker (Br) [11]. Après consentement éclairé, les patients prévus pour avoir une cystectomie pour tumeur vésicale ont été inclus dans huit centres entre mai 2012 et novembre 2013. L’évaluation faite en préopératoire, puis à M6 et à M12, comprenait l’autoquestionnaire validé Bladder cancer index (BCI) (domaines urinaire : neuf items, digestif : 6, sexuel : 6, image corporelle : 10 ; bien-être physique, social, affectif, fonctionnel : 40 questions ; mode de vie : huit questions) et une échelle visuelle analogique (EVA). En préopératoire, 71 sur 106 patients ont renvoyé un questionnaire (Tableau 1). La limitation des activités physiques était plus marquée dans le groupe Br. À M6, le questionnaire a été renvoyé par 58 patients (Br = 30 ; néoV = 18). Il existait une différence significative en faveur du groupe Br pour les items correspondant au contrôle urinaire, mais en faveur du groupe néoV pour l’image corporelle, l’absence de douleur urinaire (stomie) et de constipation. À M12, le questionnaire a été renvoyé par 34 patients (Br = 19 ; néoV = 15). L’avantage était maintenu concernant le contrôle urinaire en faveur du Br et l’image corporelle en faveur de la néoV. Il existait une fréquence supérieure de selles liquides dans le groupe néoV. Tous les patients rapportaient une vie sexuelle médiocre. Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes pour la durée d’hospitalisation, la fréquence des complications, et les scores EVA et de satisfaction de la dérivation. Par conséquent, même si une partie des résultats reflétait la différence d’âge entre les groupes, cette étude montre un avantage pour la néoV en ce qui concerne l’image corporelle, et un avantage pour le Br en ce qui concerne le contrôle urinaire. Mais au final, un niveau élevé de satisfaction est rapporté par les patients quel que soit le type de dérivation.


La récidive vésicale est un événement fréquent chez les patients traités par néphro-urétérectomie totale pour tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES). Les recommandations de l’EAU suggèrent qu’une urétéroscopie diagnostique doit être effectuée dans l’évaluation de toute TVES. Une équipe a étudié l’impact de l’urétéroscopie diagnostique sur la survenue d’une récidive vésicale [12]. Pour cela, 237 patients consécutifs présentant une TVES non métastatique traités par néphro-urétérectomie ont été inclus. Les patients ont été divisés en deux groupes : un groupe ayant eu une urétéroscopie diagnostique et un sans urétéroscopie avec un diagnostic de TVES fait par cytologie et imagerie. Sur les 237 patients inclus, 74 patients (31,2 %) avaient eu une urétéroscopie diagnostique. Les patients sans urétéroscopie préopératoire présentaient des caractéristiques de maladie plus agressive avec des taux plus élevés de stades pT3-pT4 (38 % vs 18,9 % ; p = 0,02) et des taux plus élevés de pN+ (12,9 % vs 4,1 % ; p = 0,01). Avec un suivi moyen de 48 mois [25-84], 85 patients (36,9 %) ont eu une récidive vésicale. En analyse univariée, l’urétéroscopie diagnostique était associée à la récidive vésicale (p = 0,01), mais pas à la mortalité spécifique (p = 0,33). En analyse multivariée, l’urétéroscopie diagnostique était un facteur prédictif indépendant de récidive vésicale (RR = 2,1, [IC 95 % : 1,31-3,37], p = 0,01). Les auteurs concluaient qu’en cas de diagnostic évident en imagerie, l’urétéroscopie diagnostique pourrait être évitée afin de réduire le risque de récidive vésicale.



Actualités dans l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP)


Le traitement chirurgical de l’HBP a bénéficié ces dernières années du développement de nouvelles techniques comme la photovaporisation et l’énucléation laser. Lors du congrès, un grand nombre de communications présentaient les résultats fonctionnels et les suites opératoires de ces nouveaux traitements.


Très peu de données ont été publiées sur la place des différentes techniques chirurgicales employées dans la prise en charge chirurgicale de l’HBP depuis l’émergence des techniques laser. Une communication a rapporté l’évolution dans la prise en charge chirurgicale de l’HBP en France au cours des 10 dernières années, à partir des données de la base nationale du Programme médicalisé des systèmes d’information (PMSI) concernant la résection transurétrale de prostate (RTUP) et l’adénomectomie voie haute (AVH). Le nombre de photovaporisation prostatique (PVP) annuel depuis 10 ans a été obtenu grâce aux données de la société commercialisant le laser Greenlight® (American Medical Systems, Minnetonka, MN, États-Unis) [13]. Le nombre total de chirurgies de l’HBP est globalement resté stable au cours des 10 dernières années puisqu’il était de 61 993 en 2005 contre 60 184 en 2014. Durant cette période, la part du Greenlight® est passée de 0,2 % de l’ensemble des chirurgies de l’HBP en 2005 à 22,9 % en 2014, tandis que le nombre de RTUP et d’AVH par an a diminué de 52 828 à 40 436 et de 9 069 à 5 948, respectivement (Fig. 2). En 2014, la RTUP, l’AVH et la PVP au Greenlight® représentaient respectivement 67,9, 9,9 et 22,9 % du nombre total de chirurgies de l’HBP. Ainsi, au cours des 10 dernières années, l’utilisation du laser Greenlight® en France a nettement augmenté, passant de 0,2 à 22,9 % du nombre total de chirurgies de l’HBP, s’accompagnant d’une diminution des RTUP et AVH. Cette augmentation de l’utilisation du Greenlight® a été surtout notable à partir de 2010 et la commercialisation de la fibre XPS-180W.


Depuis 2010, le laser Greenlight XPS® et la fibre MoXy® constituent la dernière évolution technologique en termes de PVP. Une équipe a présenté les résultats de cette technique à court et moyen termes dans une large cohorte prospective multicentrique [14]. Au total, 575 patients avec HBP symptomatique ont été opérés par laser Greenlight XPS® par 20 opérateurs dans quatre centres différents entre septembre 2010 et avril 2014. Les données préopératoires, opératoires et postopératoires ont été recueillies prospectivement. Une évaluation des scores International prostatic symptom score (IPSS) et International index of erectile function 5 (IIEF5), de la débitmétrie et du résidu postmictionnel (RPM) a été réalisée à 1 ou 3 puis à 12 mois. L’âge moyen était de 69 ± 8 ans, le Prostate specific antigen (PSA) moyen de 5,7 ± 6,6 ng/mL, le volume prostatique moyen de 64 ± 36 g. Vingt-six pour cent des patients étaient en rétention préopératoire, 41 % sous antiagrégants, et 8 % sous anticoagulants. La durée opératoire moyenne était de 78 ± 35 min, dont 46 ± 24 min de vaporisation (soit 59 %), pour une énergie moyenne délivrée de 306 ± 195 kJ, soit 4,8 kJ/g d’adénome. L’analyse des données postopératoires a montré une amélioration significative de l’IPSS et du score de qualité de vie, du Qmax et du RPM à 1 ou 3 mois ainsi qu’à 12 mois (Tableau 2). Il n’y avait pas de variation significative du score IIEF5 à 3 mois (p = 0,24) ou à 12 mois (p = 0,97). Dans le groupe des patients en rétention préopératoire, 88 % des patients ont repris des mictions. Par conséquent, cela confirme que la PVP par laser Greenlight XPS® est une technique sûre et efficace, avec des résultats fonctionnels reproductibles et stables à 1 an.


Une communication s’est attachée plus particulièrement à évaluer les complications postopératoires de cette technique et d’en identifier les facteurs prédictifs [14]. Entre septembre 2010 et avril 2014, 589 patients ont été opérés dans deux centres français par six opérateurs expérimentés (au minimum 30 interventions réalisées) par laser Greenlight XPS-180W®. Les complications dans les 30 jours postopératoires ont été rapportées selon les classifications Clavien-Dindo et du Groupe d’utilisateurs du Greenlight® (GUGL). Dans cette série, l’âge moyen était de 70,2 ans (45-95), le volume prostatique de 62,6 mL (7-270). Cent quatre-vingt-douze patients (32,6 %) étaient sondés en préopératoire. Cent quarante-cinq étaient sous antiagrégants plaquettaires (AAP, 24,6 %) et 54 sous anticoagulants oraux (9,2 %). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de complications Clavien ≥ 2 étaient un traitement AAP (p = 0,001), un traitement anticoagulant (p = 0,043), une bactériurie préopératoire (p = 0,022) et la durée d’intervention (p = 0,007). Les complications hémorragiques (Clavien ≥ 2) concernaient 4,2 % des patients (n = 25). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de complications hémorragiques étaient un traitement AAP et anticoagulant (p = 0,015 et p = 0,016, respectivement) et le volume prostatique (p = 0,002). Les complications infectieuses concernaient 8,2 % des patients (n = 45) (Tableau 1). En analyse multivariée, une bactériurie préopératoire était le seul facteur prédictif de complication infectieuse (p < 0,0001).


L’utilisation d’une sonde d’échographie au cours de la PVP a été rapportée comme un moyen d’évaluer les limites de la vaporisation et de guider l’opérateur. Une communication a comparé les résultats à court terme de la PVP avec ou sans utilisation de la sonde d’échographie endorectale, en début d’expérience [15]. Pour cela, les données pré-, per- et postopératoires de 556 patients opérés par PVP Greenlight® dans deux institutions ont été collectées. Pour chaque opérateur, seuls les patients traités en début d’expérience (moins de 100 procédures) ont été inclus dans l’analyse. La cohorte a été divisée en deux groupes en fonction de l’utilisation (n = 362) ou non (n = 184) d’une sonde endorectale pendant l’intervention. Les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, de PSA, et de paramètres fonctionnels (débitmétrie, IPSS et qualité de vie [QdV]) préopératoires. Le volume prostatique était plus important dans le groupe opéré avec échographie (Tableau 1). Les durées d’interventions et l’énergie laser délivrée étaient significativement augmentées lors des procédures réalisées avec l’aide d’une échographie. En postopératoire, le taux de complications mineures était plus important dans le groupe « avec échographie » (14,3 % vs 7 %, p < 0,05) alors que le taux de complications majeures était similaire (3 % vs 3 %). À 3 mois, aucune différence significative n’était observée en termes de scores IPSS, QdV et de débit maximum. Par conséquent, l’utilisation en début d’expérience d’une sonde d’échographie per-procédure durant une PVP est associée à une augmentation du temps d’intervention et de l’énergie délivrée sans modification des résultats fonctionnels à court terme. Le bénéfice fonctionnel à long terme et notamment le taux de retraitement restent à évaluer.


À côté de la photovaporisation laser « classique », une technique d’énucléation anatomique au Greenlight® a été développée et plusieurs équipes ont comparé les résultats entre ces deux approches pour le traitement des adénomes de gros volumes. Une première étude rétrospective monocentrique menée chez 120 patients consécutifs a ainsi comparé l’énucléation GreenLEP (groupe 1, n = 60) à la PVP (groupe 2, n = 60) dans le traitement des adénomes de plus de 80 g [16]. Plusieurs critères étaient sélectionnés : l’énergie utilisée (Joules), la durée opératoire (min), le rapport énergie délivrée/volume prostatique (Joules/mL), la conversion en RTUP monopolaire, les complications postopératoires (rapportées selon la classification de Clavien-Dindo), les durées de sondage vésical et d’hospitalisation (jours), le score IPSS, le débit urinaire maximal (Qmax), l’incontinence urinaire à l’effort, l’évolution du volume prostatique et du PSA à 2 et 6 mois ainsi que les sténoses de l’urètre. Dans cette étude, le volume prostatique et le PSA médian préopératoire étaient de 100 mL [8-110] et de 4,4 ng/mL [3-7,3] respectivement. Les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, de volume prostatique, de PSA, de sondage à demeure et de score IPSS préopératoire. Une différence statistiquement significative était retrouvée entre les deux groupes concernant l’énergie utilisée, la durée opératoire, le nombre de Joules/mL de prostate, la durée de sondage vésical, le Qmax, l’incontinence urinaire à l’effort, le volume prostatique résiduel, le PSA à 2 et 6 mois et les sténoses de l’urètre (Tableau 3). Aucune différence n’était notée en termes de complications post-opératoires, de durée d’hospitalisation, d’IPSS ou de ré-hospitalisation pour sténose de l’urètre. Les auteurs concluaient que la PVP et l’énucléation GreenLEP étaient deux techniques sûres pour le traitement des adénomes de gros volumes, mais que l’énucléation était plus rapide et permettait une réduction plus importante du volume prostatique au prix d’un risque plus élevé d’incontinence urinaire à l’effort transitoire.


Une autre étude prospective multicentrique a comparé photovaporisation classique et vaporisation anatomique par laser Greenlight® pour les adénomes prostatiques de gros volumes. Au total, 106 patients opérés entre janvier 2012 et janvier 2013 ont été inclus [17]. Les données préopératoires étaient comparables dans les deux groupes. Les durées opératoires et de vaporisation ainsi que l’énergie utilisée étaient plus importantes dans le groupe PVP anatomique. La durée moyenne de séjour (2,0 vs 2,5), la durée moyenne de sondage (1,3 vs 1,9), l’IPSS (5 vs 6,4), le RPM (15,5 vs 11,7), le Qmax (19,9 vs 19,7) étaient comparables entre les deux groupes. En revanche, une différence significative a été observée au niveau des complications (27 % vs 37 %) et notamment de l’incontinence urinaire d’effort (0 % vs 8 %) en défaveur de la vaporisation anatomique. Malgré des groupes comparables et des résultats fonctionnels similaires, les auteurs soulignent que l’énucléation par laser Greenlight® semble davantage pourvoyeuse de complication, au moins en début d’expérience.


Plus ancienne, la technique de l’énucléation prostatique par laser Holmium (HOLEP®) est réputée difficile d’apprentissage. Une équipe a présenté ses résultats périopératoires, les complications et les résultats fonctionnels des 400 premiers patients consécutifs opérés dans son service [18]. La période d’inclusion s’étend sur une période de 22 mois avec neuf opérateurs au sein d’un même Centre hospitalier universitaire (CHU). Les données cliniques et paracliniques (PSA, volume prostatique, débitmétrie urinaire) ainsi que les complications per- et postopératoires étaient recueillies de manière prospective chez tous les patients. Des autoquestionnaires standardisés étaient utilisés pour évaluer les symptômes urinaires et sexuels (IPSS, IIEF-5). Les complications peropératoires et postopératoires précoces et tardives ont également été recueillies et classées selon la classification de Clavien-Dindo. En moyenne, la durée opératoire était de 94,2 minutes, le volume prostatique réséqué de 44 g et la durée d’hospitalisation de 2,1 nuits postopératoires. Six interventions (1,5 %) n’ont pas été menées à leur terme : trois conversions en RTUP, deux énucléations incomplètes et une morcellation incomplète. Trois complications peropératoires sévères sont survenues : deux coagulations des méats urétéraux et un décollement sous trigonal. À 1 an, 29 patients avaient présenté une complication de grade de Clavien 3 (7,0 %), dont 21 correspondaient à des retraitements (5 %). À 3 mois, 16 % des patients présentaient une incontinence urinaire d’effort. À 1 an, 10 patients (2,5 %) restaient incontinents, dont trois avaient nécessité une prise en charge chirurgicale. Les auteurs concluent que l’HOLEP® est une technique chirurgicale reproductible qui peut être enseignée au sein d’un CHU avec des résultats fonctionnels satisfaisants et sans risque de complication majeure.



Transplantation rénale


Plusieurs études ont concerné la transplantation rénale et notamment le prélèvement sur donneur vivant. À propos du prélèvement, la technique (laparoscopie, voie robot assistée) a été discutée par plusieurs auteurs. Benoît et al. ont rapporté les résultats de la technique de prélèvement par laparoscopie avec un taux de complication de 6,1 % chez 226 patients traités, en mettant en évidence la fonction rénale [19]. Champy et al. ont présenté les résultats de la technique de prélèvement par voie robot assistée, à travers une série de 36 cas dont 15 d’extraction vaginale [20]. Trois patients avaient eu des complications postopératoires. L’extraction vaginale n’avait pas modifié le temps d’ischémie chaude (5 min vs 6 min). Les travaux comparatifs de Pradère et al. étaient en accord avec les séries indépendantes, en mettant en évidence la faisabilité du prélèvement robot assisté, associée à une durée opératoire légèrement plus longue (143 min vs 233 min ; p < 0,0001), et une durée d’ischémie chaude également plus élevée (3,5 min vs 6,2 min ; p < 0,001) [21]. Les avantages du robot étaient une durée d’hospitalisation plus courte.


Benoît et al. ont rapporté les résultats d’une série de 40 patients greffés à partir de donneurs vivants ABO incompatibles, mettant en évidence une augmentation des événements hémorragiques par rapport aux procédures « donneurs vivants » ABO compatibles [22].


Dans des travaux plus généraux sur la greffe à partir de donneur cadavérique, Queruel et al. ont rapporté un risque plus élevé de complication après transplantation chez les patients à indice de masse corporelle élevé (risque de saignement peropératoire, d’hématome pariétal et d’éventration) [23].



Hyperactivité vésicale et neuro-urologie


De nombreuses communications ont concerné le traitement de l’hyperactivité vésicale par injection intradétrusorienne de toxine botulique. Peyronnet et al. ont notamment rapporté les résultats d’une étude comparative chez les patients neurologiques souffrant d’hyperactivité vésicale, en comparant les résultats obtenus avec l’abobotulinum toxin A (Dysport), utilisé avant 2011 et l’onabotulinum toxin A (Botox), utilisé depuis 2011 [24]. Les auteurs ont, à la première injection, constaté des taux d’efficacité similaires (66 et 58 %, chez 78 et 133 patients, respectivement). La même équipe a aussi comparé, en cas d’échec de toxine, les résultats de la réinjection du même médicament ou du switch pour l’autre molécule disponible [25]. Dans cette étude rétrospective sur 58 patients, le taux de succès était plus élevé chez les patients traités par un changement de type de toxine que ceux traités par le même type (51,7 % vs 24,1 %, p = 0,03). Le changement d’une toxine vers une autre permettait ainsi de « récupérer » la moitié des patients (les résultats étant les mêmes dans les deux sens). Ces données étaient corroborées par les résultats présentés par Bottet et al., qui ont montré au sein d’une étude multicentrique que le changement de Botox vers Dysport (en cas d’échec) était bénéfique chez un peu plus de la moitié des patients traités [26].


Les données à long terme du traitement par toxine ont été présentées par Tremblais et al. à travers une étude rétrospective incluant les patients ayant eu plus de cinq injections avec plus de 5 ans de recul [27]. Dans cette série, 90 % des patients avaient une vessie neurologique, et 70 % étaient toujours sous toxine au long cours. Un quart était en échec complet et 70 % de ces patients ont eu un traitement chirurgical.


Incontinence urinaire et statique pelvienne


Concernant le traitement de l’incontinence urinaire masculine après prostatectomie, Najdawi et al. ont présenté les résultats de la bandelette Advance à 5 ans et plus, en mettant en évidence une tendance à la récidive de l’incontinence à long terme [28]. Dans cette étude rétrospective sur 120 patients étudiés, 23 avaient été réopérés et exclus de l’analyse. Chez les patients non réopérés, 68 % portaient des protections avec une notion de récidive chez la moitié d’entre eux. Cette dégradation des résultats à long terme de la bandelette sous-uréthral était aussi constatée après implantation de bandelette I-STOP, selon les données présentées par Malval et al. [29]. Frydman et al. ont annoncé les résultats de l’implantation de sphincter artificiel chez l’homme en ambulatoire, sur une série prospective, permettant d’asseoir la faisabilité de cette technique, appelée à se développer dans le futur [30].


À propos du traitement de l’incontinence urinaire féminine, des données intéressantes concernant le traitement à long terme par ballonnets latéro-uréthraux chez la femme ont été présentées par Bergot et al. [31]. Ce traitement de l’insuffisance sphinctérienne, arme thérapeutique importante avec le sphincter artificiel dans les cas complexes, a été évalué chez 142 patientes avec un recul de 4 ans. Quatre-vingt-deux pour cent des patientes ont eu une révision ou une explantation de leurs ballonnets, conformément aux résultats de la littérature. La survie moyenne du ballon était de 31 mois, et un tiers des patientes étaient sèches à long terme. Les résultats du sphincter artificiel chez la femme à long terme ont été rapportés par Trolliet et al. [32]. Après un suivi de plus de 10 ans, 48 % des femmes avaient eu une révision, et 30 % avaient été explantées. Le taux de continence chez les patients implantés après 10 ans était de 70 %.



Lithiase


Plusieurs sessions ont été consacrées à la lithiase urinaire. Le débat concernant le traitement chirurgical était dominé par la thématique de l’urétéroscopie et beaucoup de communications techniques ont été présentées. Gardic et al. ont tout d’abord montré que la longueur du canal de l’uretère variait avec la taille de l’individu, avec la notion que l’uretère droit était en moyenne plus long que le gauche, sur 99 scanners analysés selon une méthode homogène [33]. Doizi et al. ont présenté les premiers résultats de mesure de pression peropératoires à l’intérieur des cavités pyélocalicielles durant une urétéroscopie souple [34]. Ces données, jusqu’alors très mal connues, ont permis grâce à des microcapteurs de montrer une grande variation des pressions lors de la mise en place de l’urétéroscope (46 mmHg en moyenne) encore plus élevées lors de l’utilisation du laser et de la pompe à pression (> 80 mmHg), avec des pics au-delà de 300 mmHg. La même équipe a montré que la température du milieu aqueux lors de l’utilisation du laser était maintenue comme raisonnable par la présence de l’irrigation [35].


Plusieurs communications ont concerné la problématique de la lithogenèse. Doizi et al. ont montré que la récidive de la lithiase phosphocalcique était liée au niveau de saturation en brushite, sans pouvoir mettre en évidence de facteurs liés à au niveau de production d’acide urique [36], [37]. Pierrard et al. ont mis en évidence le risque de déminéralisation osseuse chez les patients présentant des lithiases calciques, d’autant plus qu’il existe un état d’hypocitraturie et d’hypomanésurie [38].



Cancer de la prostate


Plusieurs communications ont traité des biomarqueurs disponibles pour le cancer de la prostate. L’index PHI (Prostate Hhealth index) a notamment été étudié comme facteur prédictif potentiel de l’évolution des patients sous surveillance active. Lucile et al. ont montré que chez 64 patients présentant les critères habituels de surveillance active, le p2PSA et le score PHI étaient plus élevés chez les patients qui étaient reclassés comme ayant un cancer agressif à 12 mois [39]. Un seuil de valeur 33 rendait le meilleur compromis entre sensibilité (67 %) et spécificité (69 %).


Du point de vue du pronostic du cancer de la prostate localisé, Beauval et al. ont proposé une avancée dans la sous-classification de d’Amico des cancers de la prostate classés à risque intermédiaire [40]. Ce groupe hétérogène de patients a été étudié par les auteurs sur 845 spécimens après prostatectomie totale. Il a été montré que les patients considérés à profil favorable (un seul facteur de risque et Gleason = 7 (3 + 4) et moins de 50 % des biopsies envahies) avaient une meilleure survie sans récidive biologique après un suivi de 4 ans. Dans une autre étude, multicentrique, Mathieu et al. ont mis en évidence que l’obésité était associée à un risque de récidive biologique plus important [41]. Les données concernant 7 300 patients dans cinq centres de références ont été utilisées (avec un suivi médian de 27 mois). L’obésité était un facteur prédictif indépendant de récidive biologique (Hazard Ratio = 1,87, p < 0,001). Bien que statistiquement significatif, ce résultat impactait peu en termes de taille d’effet le risque de récidive biologique à moyen et à long termes. Enfin, Mathieu et al. ont étudié la valeur pronostique de l’expression de Caveolin-1 sur les pièces de prostatectomie [42]. Chez 3 117 patients, l’expression de Caveolin-1 était mise en évidence dans 20 % des cas, et était associée à une récidive biologique plus fréquente. Néanmoins, l’intégration de ce marqueur aux modèles pronostiques couramment utilisés n’améliorait pas leur précision de manière notable.


L’apport de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) dans le diagnostic du cancer de la prostate a été discuté de manière extensive. Renard-Penna a montré à travers une étude sur un échantillon d’urologues français que l’IRM prostatique est souvent demandée avant biopsies (dans 57 % des cas avant une première série, et dans 90 % des cas avant une deuxième série), et très souvent dans le cadre du bilan d’extension du cancer prostatique (86 %) et de la surveillance active (85 %) [43]. Le délai moyen d’obtention est de 15 jours à 1 mois. Un tiers des urologues interrogés utilisait le système de fusion d’image pour cibler des biopsies. L’intérêt des biopsies ciblées et celles randomisées a été aussi débattu. À travers une étude comparative, Baco et al. ont confronté le résultat des biopsies ciblées avec le système Koelis avec les biopsies classiques systématisées [44]. Si le nombre de cancers diagnostiqués dans les deux groupes était similaire, deux biopsies ciblées « trouvaient » autant de cancers de prostate cliniquement significatifs que 12 biopsies systématisées. D’autres auteurs (Barry de Longchamps et al.) ont rapporté les résultats de l’étude multicentrique MURIELLE, évaluant les résultats de trois biopsies ciblées par fusion d’IRM et échographie par rapport à 10-12 biopsies systématisées pour diagnostiquer un cancer de la prostate chez les patients ayant une lésion cible à l’IRM [45]. L’hypothèse était une non-infériorité. Si cette non-infériorité n’a pas pu être établie sur l’échantillon de 108 patients étudiés, elle était évoquée pour les cancers cliniquement significatifs. Enfin, Fiard et al. ont comparé les résultats de biopsies ciblées par le dispositif Urostation® et des biopsies randomisées chez 92 patients chez qui une IRM avant biopsie avait mis en évidence une ou deux zones suspectes [46]. Un cancer a été diagnostiqué dans 66 % des cas, par les biopsies ciblées seules dans 11 cas (18 %), les biopsies randomisées seules dans huit cas (13 %), et les deux modalités dans 42 cas (69 %). Cependant, la significativité du cancer et les scores de Gleason étaient mieux évalués par les biopsies ciblées. L’ensemble des données était donc en faveur d’une utilité des biopsies ciblées pour le diagnostic des lésions significatives.


Le traitement du cancer de la prostate par thérapies non chirurgicales (traitement focal) a également été largement abordé. Outre le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), plusieurs nouveautés ont été particulièrement discutées : le traitement HIFU focal et la thérapie Focal One®. Rischmann a rapporté les résultats de l’étude menée par l’AFU sur le traitement par hémi-ablation pour les patients présentant une atteinte d’un seul lobe [47]. Dans cette étude prospective sur 110 patients, le taux de traitement de rattrapage à 2 ans n’était que de 11 %, avec la survenue d’effets secondaires très modérés, et avec seulement trois cas d’incontinence mineure et une variation faible du score IIEF moyen en pré- et postopératoire. Crouzet a décrit les résultats à 2 ans du traitement focal par HIFU (Focal One®) chez des patients sélectionnés de 50 à 80 ans, avec PSA ≤ 10 ng/mL, stade T1/T2a, IRM et biopsies ciblées, Gleason ≤ 7 (3 + 4), et absence de geste endoscopique [48]. Chez 40 patients inclus, 100 % des biopsies à 1 an étaient négatives et 70 % à 2 ans. Les effets secondaires constatés étaient mineurs. Des résultats similaires ont été rapportés par Dupitout et al., chez 27 patients avec un cancer de la prostate localisé mais aux caractéristiques hétérogènes : neuf patients en faible risque (33 %), 16 en risque intermédiaire (60 %) et deux en haut risque (7 %) (un Gleason = 8 et un T3a) [49]. Au terme de l’étude, deux patients avaient eu une prostatectomie de sauvetage, et quatre surveillances actives. Le reste des patients avaient des biopsies de contrôle négatives.


Plusieurs communications ont traité de la prostatectomie radicale, avec notamment les résultats de l’étude PROPENLAP [50], [51]. Cette étude multicentrique comparait la prostatectomie par voie ouverte à la prostatectomie par voie mini-invasive (laparoscopique ou robot assistée, avec un objectif principal de montrer que la voie mini-invasive permettait d’obtenir des résultats carcinologiques non inférieurs à ceux de la voie ouverte. Le critère principal était l’absence de récidive biologique (PSA > 0,2) ou traitement complémentaire dans les 3 ans. Six cent douze patients avec une tumeur T1c ont été inclus. Il n’a été constaté aucune différence de durée opératoire, de perte sanguine, de transfusion, de complications médicochirurgicales, de durées d’hospitalisation et de sondage entre les trois voies d’abord. La survie sans progression n’était pas différente dans les deux groupes (ouverte et mini-invasive). Du point de vue des résultats fonctionnels, la continence était meilleure par voie ouverte rétropubienne que par voie laparoscopique mini-invasive. La puissance sexuelle et la qualité de vie n’étaient pas significativement différentes entre les groupes. Cette thématique a fait par ailleurs l’objet du rapport du congrès de l’AFU 2015 dont le résumé sort du cadre de cette revue concernant les articles originaux.



Liens d’intérêts


F. Audenet : au cours des 5 dernières années, l’auteur a perçu des honoraires ou financements pour participation à des congrès, participation à des groupes d’experts et rédaction de documents, de la part des Laboratoires Astellas, Janssen, Ipsen.


J.-N. Cornu : au cours des 5 dernières années, l’auteur a perçu des honoraires ou financements pour participation à des congrès, actions de formation et participation à des groupes d’experts, de la part des laboratoires Allergan, Medtronic, Astellas, Bouchara Recordati, GSK et Pfizer. Il est également investigateur d’études promues par le Laboratoire Astellas.


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