Base bibliographique

Recommandations pour la prise en charge des infections urinaires communautaires de l’adulte
Practice guidelines for the management of adult community-acquired urinary tract infections
2020
- Recommandations
- Réf : Volume 48, Issue 5, August 2018, Pages 327-358
1.2. Terminology and overall management strategy

 

Formerly known as asymptomatic bacteriuria, urinary tract colonization refers to the presence of bacteria in the urine without any associated clinical signs and symptoms and with or without associated leukocyturia [2]. Except for pregnant women, there is no threshold for bacteriuria.

 

Mots clés:
Colonisation urinaireInfection urinaireCystitePyélonéphriteInfection urinaire masculineProstatiteUrosepsis
Mots-clés:
Urinary tract colonizationUrinary tract infectionCystitisPyelonephritisMale urinary tract infectionProstatitisUrosepsis
JOUM 2020 - Annulation et report de dates
2020

Chers Collègues, 
Chers Amis,

Dans les conditions sanitaires actuelles, avec l’incertitude du lever du confinement et de la reprise d’activité, le Bureau de l’Association Française d’Urologie et le comité d’organisation des JOUM ont décidé d’annuler l’édition 2020.

Après avoir réfléchi sur l’opportunité de différer les JOUM après l’été, mais devant un calendrier qui s’annonce très chargé pour la deuxième partie de l’année, nous avons décidé de reporter les JOUM les 18 et 19 juin 2021 à Toulouse.

L’ESSENTIEL de l’ASCO GU 2020
2020

Retrouvez grâce à l’équipe des rapporteurs l’essentiel du congrès ASCO GU sur le rein, la vessie, la prostate et les OGE.

Recommandations CCAFU sur la prise en charge des cancers de l’appareil urogénital en période d’épidémie au Coronavirus COVID-19
2020

Chers collègues

En cette période de crise sanitaire, une priorité est donnée à la prise en charge des urgences urologiques et des cancers.

Le Comité de cancérologie de l’AFU  a établi des recommandations fondées sur l’avis d’experts afin de vous aider à la prise de décision concernant le  diagnostic et le traitement des cancers de l’appareil urinaire et génital masculin. Elles sont provisoires et pourraient être modifiées en fonction de la durée de la crise actuelle.

 

COvid-19 : Suspension provisoire de l’activité de transplantation rénale et rein/ pancréas en France
2020

Les sociétés savantes suivantes : Société Francophone de Transplantation (SFT), Société Francophone de Néphrologie Dialyse et Transplantation (SFNDT) et Association Française d’Urologie (AFU) souhaitent communiquer sur le programme de transplantation rénale en France. 

Account for high flow rate-low detrusor pressure voids in female: Contribution of VBN model
Analyse des mictions avec grand débit et faible pression (qp) chez la femme : contribution du modèle VBN
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 214-218


Introduction


Mots clés:
High flow rate-low detrusor pressure voids / Urethral elasticity / female / VBN model. / Mictions avec grand débit et basse pression du détrusor
Mots-clés:
F.A. / B.G. / G. / P.P.
Assessment of male urinary incontinence postprostatectomy through the Consultation on Incontinence Questionnaire-Short Form
Évaluation de l’incontinence urinaire masculine postprostatectomie à travers le Consultation on Incontinence Questionnaire-Short Form (ICIQ-SF)
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 209-213


Introduction


Mots clés:
Urology / Incontinence pads / Urinary incontinence / Physical therapy modalities / Prostatectomy
Mots-clés:
M. / I. / M. / E.M.
Automutilation des organes génitaux externes chez l’homme
Male genital self-mutilation: A case series
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 3, 30, 172-178


Introduction

L’automutilation génitale est un phénomène rare qui survient souvent sur un terrain psychotique. Son diagnostic est clinique et sa prise en charge implique une action coordonnée des urologues et des psychiatres.


Matériels et méthode

Nous rapportons une série monocentrique rétrospective de 14 cas d’automutilation génitale (verge et testicules), colligés de janvier 2000 à mai 2019. À côté de la prise en charge psychiatrique et selon le type de lésions nous avons réalisé des réimplantations de verge, des urétrostomies cutanées, des ligatures hémostatiques de cordon spermatique, des ablations d’anneaux. Les réimplantations de verge ont été faites sans microscope ni loupe grossissante et sur la base uniquement d’une anastomose terminoterminale des corps érectiles et de l’urètre. Une abstinence sexuelle a été indiquée pour 6 semaines.


Résultats

La moyenne d’âge de nos malades était de 31,5 ans. Nous avons répertorié dix cas de section de verge dont deux incomplètes, deux cas de strangulation de verge par un anneau métallique, une plaie isolée du gland et trois cas d’ablation des testicules dont deux qui étaient associées à une section de verge. Nous avons réalisé en première intention : 5 réimplantations de verge, 5 urétrostomies cutanées, 2 ablations d’anneaux de strangulation et 3 ligatures hémostatiques du cordon spermatique. Trois malades réimplantés ont eu des suites opératoires immédiates assez satisfaisantes : 2 malades ont bien cicatrisé avec de bonnes sensibilités péniennes, tandis que qu’un malade a présenté une perte de la sensibilité cutanée pénienne. Les deux autres malades par contre ont présenté à j1 une nécrose du moignon réimplanté ayant nécessité une amputation et urétrostomie cutanée. Également, une nécrose de la verge strangulée a été observée dans un cas et a également nécessité un deuxième temps opératoire avec une amputation de la verge nécrosée et une urétrostomie cutanée. Un malade est décédé à j7 par autolyse. À distance, la fonction sexuelle et urinaire des malades réimplantés n’a pu être évalué car perdus de vue. Seuls quelques malades ayant bénéficié d’une urétrostomie cutanée ont été revus aux consultations de suivi. Et avec un recul moyen de 3 ans, aucun trouble fonctionnel urinaire n’a été retrouvé chez eux.


Conclusion

La prise en charge de l’automutilation génitale nécessite une coordination entre urologue et psychiatre. Avec nos conditions les résultats sont mitigés et la réimplantation pénienne devrait se faire idéalement sous microscope avec un chirurgien expérimenté. Toutefois elle peut être tentée tant que se peut, avec l’éventualité de faire une urétrostomie dans un second temps en cas d’échec. Le pilier de la prise en charge de ces malades réside toutefois dans un bon équilibre psychiatrique car ceux-ci ne sont pas à l’abri d’une récidive ou d’une autolyse.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Genital self-mutilation is a rare phenomenon that often occurs on a psychotic ground. Its diagnosis is clinical and its management involves a coordinated action of urologists and psychiatrists.


Materials and method

We report a retrospective monocentric series of 14 cases of genital self-mutilation (penis and testicles), collected from January 2000 to May 2019. In addition to psychiatric care and according to the type of lesions, we performed implantations of penis, cutaneous urethrostomies, hemostatic ligature of spermatic cord, ablation of rings. The implantations of the penis were done without microscope or magnifying glass and on the basis only of an end-to-end anastomosis of the erectile bodies and the urethra. Sexual abstinence was indicated for 6weeks.


Results

The average age of our patients was 31.5years. We have identified ten cases of penis section including two incomplete, two cases of strangulation of penis by a metal ring, an isolated wound of the glans and three cases of testicular ablation, two of which were associated with a section of penis. We performed as first line: 5 penis reimplantation, 5 cutaneous urethrostomy, 2 ablation of strangulation rings and 3 hemostatic ligature of the spermatic cord. Three reimplanted patients had fairly satisfactory immediate operating suites: 2 patients healed well with good penile sensitivities, while one patient presented with a loss of penile skin sensitivity. The other two patients, on the other hand, presented on D1 a necrosis of the reimplanted stump, requiring an amputation and cutaneous urethrostomy. Also, necrosis of the strangulated penis was observed in one case and also required a second operating time with an amputation of the necrotic penis and a cutaneous urethrostomy. One patient died on D7 by autolysis. From a distance, the sexual and urinary function of reimplanted patients could not be assessed because they were lost to follow-up. Only a few patients who received a skin urethrostomy were seen at follow-up consultations. And with an average follow-up of 3years, no functional urinary disorder was found in them.


Conclusion

The management of genital self-harm requires coordination between urologist and psychiatrist. With our conditions the results are mixed and penile reimplantation should ideally be done under a microscope with an experienced surgeon. However, it can be attempted as long as possible, with the possibility of making an urethrostomy in the second time in case of failure. The pillar of care for these patients, however, lies in a good psychiatric balance because they are not immune to recurrence or autolysis.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Organes génitaux externes masculins / Automutilation / Troubles psychologiques / Réimplantation pénienne / Urétrostomie périnéale
Mots-clés:
Male external genitalia / Self-mutilation / Psychological disorders / Penile reimplantation / Urethrostomy
Burch et cloisonnement vaginal : futur de la chirurgie de l’incontinence urinaire d’effort et du prolapsus génital ?
Burch colposuspension and colpocleisis: The future of urinary incontinence and pelvic organ prolapse surgery?
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 179-180

Mots clés:
J.-F.
Causes et facteurs prédictifs d’une hospitalisation postopératoire prolongée après urétéroscopie souple : expérience d’un centre hospitalo-universitaire
Causes and predictive factors of prolonged length of hospital stay after flexible ureteroscopy: Experience of a large volume institution
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 3, 30, 137-146


But

Identifier les causes d’hospitalisation prolongée chez les patients traités par urétéroscopie souple (URS-S). L’objectif secondaire a été d’identifier des facteurs prédictifs de complication.


Matériel

Une étude de cohorte rétrospective monocentrique a été menée entre janvier 2011 et décembre 2015. Ont été inclus tous les patients consécutifs traités par URS-S dans le cadre d’une intervention programmée, quelle que soit l’indication, durant la période étudiée ET restés hospitalisés au moins une journée en plus de la durée d’hospitalisation postopératoire traditionnelle de notre centre (>j1). Une analyse multivariée a été réalisée pour rechercher les facteurs prédictifs d’hospitalisation prolongée.


Résultats

Au total, 272 patients ont été inclus dans notre analyse. La durée médiane d’hospitalisation postopératoire était de deux jours [2–18]. 47 % des patients sortis à plus de j1 n’avaient aucune complication. Parmi eux, 56 % étaient restés pour surveillance simple décidée par le chirurgien sans qu’aucun traitement spécifique n’ait été introduit et 52 % pour poursuite d’une antibiothérapie par voie intraveineuse initiée en préopératoire. Parmi les 144 patients restants et ayant eu une complication, 85,4 % (123/144) avaient une complication mineure (Clavien 1 ou 2). En analyse multivariée, les facteurs prédictifs d’avoir une hospitalisation prolongée (sortie>j1) étaient un antécédent neurologique (paraplégie, spina bifida, sclérose en plaque) avec un odds ratio de 4,39 [1,7 ; 11,4]


Conclusion

Les causes d’hospitalisation prolongée étaient principalement les comorbidités. Un nombre non négligeable de patients étaient restés hospitalisés sans complication. L’identification des facteurs prédictifs de complications et d’hospitalisation prolongée peut permettre une meilleure sélection des patients éligibles à la chirurgie ambulatoire et sélectionner ceux pour qui l’hospitalisation traditionnelle reste recommandée.


Niveau de preuve

3.


Purpose

To identify the causes of prolonged length of hospital stay (LOHS) of patients treated with flexible ureteroscopy (fURS). The secondary endpoint was to identify the predictors of complications.


Methods

A retrospective single-center cohort study was conducted between January 2011 and December 2015. All consecutive patients treated with a planned fURS, regardless of the indication, AND stayed hospitalized for at least one additional day compared to the traditional postoperative LOHS of our center (=1 day) were included. A multivariate analysis was performed to investigate predictive factors of prolonged LOHS.


Results

Two hundred and seventy-two patients were included in the final analysis. The median duration of LOHS was two days [2–18]. Forty-seven percent of patients were discharged beyond day 1 and had no complication. Among them, 56% stayed for simple surveillance decided by the surgeon without any specific treatment introduced and 52% stayed for continuation of intravenous preoperative antibiotics. Of the remaining 144 patients who had a complication, 85.4% (123/144) had a minor complication (Clavien 1 or 2). In multivariate analysis, predictive factors of prolonged LOHS (discharge after day 1) were neurological comorbidities (paraplegia, spina bifida, multiple sclerosis) with an odds ratio of 4.39 [1.7; 11.4].


Conclusions

The causes of prolonged LOHS were mainly related to comorbidities. A number of patients stayed hospitalized without complications. The identification of predictive factors of complications and prolonged LOHS may allow better selection of patients eligible for outpatient surgery and select those for whom inpatient surgery is still recommended.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Urétéroscopie / Complications / facteurs de risque / Durée d’hospitalisation
Mots-clés:
ureteroscopy / Complications / Risk factors / Length of hospital stay
Concepts et méthodes d’évaluation en pelvi périnéologie : du score de symptômes aux attentes et résultats rapportés par les patients (PRO)
Concepts and assessment methods in lower urinary tract symptoms: From symptom score to Patient-Reported Outcomes and Outcomes (PRO)
2020
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 181-189


Introduction

L’évaluation des traitements en pelvi périnéologie s’est beaucoup modifiée au cours des dernières années. Initialement centrée sur l’évaluation des symptômes, de la qualité de vie ou de la satisfaction des patients, celle ci s’est progressivement tournée vers de nouveaux concepts, tels que les Patient Reported Outcome (ou résultats rapportés par les patients) (PRO) et le Goal Attainment (GA), soit l’atteinte des objectifs.


Objectif

Décrire les différents concepts et méthodes d’évaluation disponibles, au cours des dernières années, dans le cadre des pathologies fonctionnelles, en pelvi périnéologie.


Méthodes

Nous avons réalisé une revue de littérature, afin d’identifier les principaux questionnaires et outils disponibles pour évaluer les résultats des traitements. Ont été exclus les questionnaires validés en cancérologie et en pédiatrie.


Résultats

En pathologie fonctionnelle (hyperactivité vésicale ou incontinence), l’objectif du traitement est de répondre aux attentes des patients et il est capital de pouvoir évaluer le ressenti des patients. Dans ce contexte, de nouveaux questionnaires spécifiques ont été développés afin d’évaluer les PRO. Depuis une dizaine d’années, ces critères subjectifs, sont de plus en plus répandus dans l’évaluation des traitements. Un nouveau domaine est ensuite apparu, à savoir le Goal Attainment Scaling (GAS) et le Self assessement Goal Attainment (SAGA), permettant de déterminer avec le patient, les objectifs attendus du traitement.


Conclusion

Ces concepts de PRO et GAS ouvrent un nouveau domaine dans l’évaluation des traitements, avec une vue subjective sur les résultats. Ils méritent d’être intégrés aux évaluations habituelles, objectives, afin d’adapter la prise en charge des patients, en fonction de l’impact réel du traitement.


Introduction

The evaluation of pelvic perineal treatments has changed significantly in recent years. Initially focused on the assessment of symptoms, quality of life or patient satisfaction, it has gradually turned to new concepts, such as Patient Reported Outcome (PRO) and Goal Attainment (GA).


Objective

To describe the different concepts and methods of assessment available, in recent years, in the context of urinary functional pathologies such as bladder overactivity or urinary incontinence.


Methods

We conducted a non-systematic literature review to identify the main questionnaires and tools available to evaluate treatment outcomes. Oncology and pediatrics questionnaire has been excluded.


Results

In functional pathology (overactive bladder or incontinence), the objective of treatment is to meet the expectations of patients and it is important to be able to assess the feelings of patients. In this context, new specific questionnaires have been developed to evaluate the PROs. For about ten years, these subjective criteria, are more and more widespread in the evaluation of treatments. A new field then appeared, namely Goal Attainment Scaling (GAS) and Self Appreciation Goal Attainment (SAGA), allowing to determine with the patient, the expected objectives of the treatment.


Conclusion

These concepts of PRO and GAS open up a new domain in the evaluation of treatments, with a subjective view of the results. They deserve to be integrated into the usual, objective evaluations, in order to adapt the treatment of the patients, according to the real impact of the treatment.

Mots clés:
Patient reported outcomes / Goal attainment / questionnaire / Évaluation des traitements / symptomes urinaires
Mots-clés:
Patient reported outcomes / Goal attainment / Questionnaires / Treatment evaluation / Lower urinary tract symptoms
Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 3, 30, 135

Chères lectrices, chers lecteurs,
C’est avec grand plaisir nous vous proposons ce nouveau numéro de Progrès en Urologie du mois de mars 2020. Ce numéro est une fois de plus un bel exemple de ce que notre revue nationale peut être : une savant mélange de recherche fondamentale, d’innovation, d’évaluation de nos pratiques mais aussi une opportunité pour la communauté urologique francophone de promouvoir et partager leurs travaux scientifiques.

Mots clés:
B.
Mots-clés:
F.A. / B.G. / G. / P.P.
Intérêt de l’éducation périnéale en rééducation périnéale chez la femme
Benefits of pelvic floor education in perineal re-education in women
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 190-197


But

Évaluer l’impact de l’éducation périnéale sur les symptômes des patientes adressées en rééducation.


Méthodes

Quarante patientes adressées en cabinet libéral pour rééducation périnéale entre février et mai 2019 pour troubles pelvi-périnéaux ont répondu à un questionnaire de symptômes et de qualité de vie avant rééducation, après 4 séances d’éducation périnéale et en fin de rééducation. Les scores ICIQ-SF, USP, Contilife, PDFI 20, Kess, et Wexner ont été utilisés pour évaluer les résultats. Le protocole de rééducation consistait en 4 premières séances d’éducation périnéale avec informations sur chaque filière pelvi-périnéale ; la 5ème séance était consacrée au feedback visuel avec miroir ; les 5 séances suivantes étaient orientées en fonction des objectifs de soins élaborés à partir du bilan initial.


Résultats

Les scores ont été améliorés significativement dès les 4 premières séances d’éducation périnéale. L’amélioration était également significative à la fin du programme de rééducation. Le score PFDI-20 est passé de 66,9 à 20,9 (p =0,002), l’ICIQ-SF de 8,4 à 1,5 (p <10−3), le Wexner de 7,4 à 5,1 (p <10−3) et le score de Kess de 14,2 à 8,7 (p =0,05).


Conclusion

Les résultats ont montré que les patientes bénéficiant d’une rééducation avec séances d’éducation périnéale ont une amélioration significative de leurs symptômes et ce dès les séances d’éducation périnéale.


Aim

Evaluate the impact of pelvic floor education on the symptoms of female patients referred for pelvic floor muscle training (PFMT).


Methods

Forty female patients suffering from pelvic floor disorders and referred to independent practice for PFME between February and May 2019 answered a survey on symptoms and quality of life before PFME, after four sessions of pelvic floor education and at the end of PFME. The ICIQ-SF, USP, Contilife, PDFI 20, Kess, and Wexner scores were used to evaluate the results. The protocol consisted in four initial sessions of pelvic floor education including information on each field of perineology ; the fifth session was dedicated to visual feedback using a mirror ; the following five sessions were tailored according to the care objectives established based on the initial assessment.


Results

The scores were significantly improved after the four initial sessions of pelvic floor education. The improvement was significant at the end of the re-education program. The PFDI-20 score dropped from 66,9 to 20,9 (P =0,002), the ICIQ-SF score from 8,4 to 1,5 (P <10−3), the Wexner score from 7,4 to 5,1 (P <10−3) and the Kess score from 14,2 to 8,7 (P =0,05).


Conclusion

The results showed that female patients undergoing perineal re-education including pelvic floor education sessions show a significant improvement in their symptoms already immediately after the pelvic floor education sessions.

Mots clés:
Éducation / Rééducation périnéale / Muscles du plancher pelvien / Feedback
Mots-clés:
Éducation / Pelvic floor education / Pelvic floor muscles / Feedback
Les troubles vésico-sphinctériens du syndrome de Wolfram. Analyse clinique et urodynamique à partir de 6 observations
Urinary disorders of Wolfram syndrome. Clinical and urodynamic analysis from 6 observations
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 205-208


Le syndrome de Wolfram est un trouble neurodégénératif rare, caractérisé par un diabète sucré, une atrophie du nerf optique, un diabète insipide, une déficience auditive, une atteinte du tronc cérébral et généralement un dysfonctionnement de la vessie et des intestins.


Objectif

Nous rapportons ici 6 nouveaux cas de troubles urinaires observés au cours de cette maladie orpheline.


Résultats

Tous les patients avaient une rétention d’urine, accompagnée d’une hyperactivité vésicale. Le bilan urodynamique retrouvait une hyperactivité du détrusor dans 3 cas. Cinq patients sur 6 réalisaient des autosondages urinaires et étaient traités par anticholinergiques ou injection intradétrusorienne de toxine botulique. Le suivi à 5 ans retrouve une altération du haut appareil et une insuffisance rénale 3/6.


Conclusion

L’atteinte vésicale est fréquente au cours du syndrome de Wolfram, essentiellement caractérisée par une hyperactivité vésicale et une rétention d’urine. Le risque uro-néphrologique est majeur, imposant un suivi régulier de ces patients.


Niveau de preuve

4.


Wolfram syndrome is a neurodegenerative disorder characterized by childhood onset diabetes mellitus, optic nerve atrophy, diabetes insipidus, hearing impairment, brainstem alteration and commonly bladder and bowel dysfunction.


Objective

We present here, 6 new cases of urinary dysfunction in this rare disease.


Results

All patients had urinary retention with overactive bladder. The urodynamic assessment found overactive detrusor in 3 cases. Five out of six patients performed self-catheterization and were treated with anticholinergics or intradetrusor injection of botulinum toxin. The follow-up at 5 years found an alteration of the upper urinary tracts and a renal failure 3/6.


Conclusion

Urinary dysfunction is common in Wolfram syndrome, mainly characterized by overactive bladder and urinary retention. The urological risk is major requiring a systelmatic follow-up of these patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Syndrome de Wolfram / Troubles urinaires / Vessie / Urodynamique
Mots-clés:
Wolfram syndrome / Urinary disorders / bladder / Urodynamic
Pose d’implants Urolift® intra-prostatique pour hyperplasie bénigne de la prostate : résultats après 7 ans d’expérience
Prostatic urethral lift using Urolift® system for benign prostatic hyperplasia: 7 years experience
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 3, 30, 147-154


Introduction

La pose d’implants intra-prostatiques Urolift est une technique mini-invasive, qui se place comme alternative aux techniques chirurgicales classique de l’hyperplasie bénigne de la prostate. Notre objectif était de rapporter les résultats de la pose d’implants Urolift® après 7 ans d’expérience.


Patients et méthode

L’intervention a été proposée entre février 2012 et mars 2019 aux patients consultant dans notre centre pour hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) symptomatique, en alternative à un traitement chirurgical classique. L’efficacité était évaluée par auto-questionnaire sur la symptomatologie urinaire (IPSS) et sur son retentissement (IPSS-QdV). La tolérance était évaluée par questionnaires sur la fonction érectile (IIEF5) et éjaculatoire (MSHQ-EjD) et le taux de complications. La survie sans traitement additionnel a été évaluée.


Résultats

Quarante patients ont été traités pendant cette période, avec un suivi moyen de 32 mois [12—67]. Trois mois après l’intervention, l’IPSS et l’IPSS-QdV étaient significativement améliorés (respectivement 8 [4–11] vs 20 [17–24] ; p <0,0001 et 2 [1–2] vs 5 [4–6] ; p <0,0001). Le MSHQ-EjD et le IIEF5 n’étaient pas modifiés (respectivement 13 [11–14] vs 12 [9–13] ; p =0,69 et 21 [18–23] vs 21 [18–23] ; p =0,13). Deux patients (5 %) ont présenté une rétention d’urine nécessitant un sondage. Aucune complication de score de Clavien-Dindo>2 n’a été rapportée. La survie sans traitement additionnel à 5 ans était de 50 %.


Conclusions

La pose d’implants intra-prostatiques Urolift® a permis une amélioration significative des symptômes dans notre population, avec une bonne tolérance. Environ deux tiers des patients n’avaient pas reçu de traitement additionnel en fin d’expérience. Le risque de réintervention était maximal au cours des dix-huit premiers mois.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Urolift® system is a mini-invasive technique, proposed as an alternative treatment for classic surgery of benign prostatic hyperplasia (BPH). Our objective was to report the results of Urolift® system in our center after 7years experience.


Patients and methods

Urolift® implants were proposed between February 2012 and March 2019 for patients presenting symptomatic BPH in our center, as an alternative for classic surgery. The efficacy was evaluated with questionnaires about lower urinary tract symptoms (IPSS) and its impact on quality of life (IPSS-QdV). Tolerance was evaluated with questionnaires about erectile (IIEF5) and ejaculatory function (MSHQ-EjD) and complication rate. Survival without additional treatment was assessed using Kaplan–Meier method.


Results

Forty patients were treated during this period, with a median follow-up of 32months [12—67]. Three months after the procedure, IPSS and IPSS-QdV were significantly improved (respectively 8 [4–11] vs 20 [17–24]; P <0.0001 and 2 [1–2] vs 5 [4–6]; P <0.0001). MSHQ-EjD and IIEF5 were not modified (respectively 13 [11–14] vs 12 [9–13]; P =0.69 and 21 [18–23] vs 21 [18–23]; P =0.13). Two patients (5%) experienced a urinary retention and needed a bladder catheter. No complication with a Clavien-Dindo score>2 were reported. Survival without additional treatment at 5years was 63%.


Conclusion

Urolift® implants improved significantly the lower urinary tract symptoms in our population, with a good tolerance profile. More than 60% of the patients did not need an additional treatment after 5years of follow-up.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Urolift / Mini-invasif / hyperplasie bénigne de la prostate
Mots-clés:
Urolift / Mini-invasive / Benign prostatic hyperplasia
The effect of alpha blocker treatment prior to prostate biopsy on voiding functions, pain scores and health-related quality-of-life outcomes: A prospective randomized trial
Effet du traitement par alpha-bloquant avant la biopsie de la prostate sur les fonctions vesicale, les scores de douleur et les résultats de qualité de vie liés à la santé: un essai prospectif randomisé
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 4, 30, 198-204


Introduction


Mots clés:
Alpha blocker / Health related quality of life / Pain / Prostate biopsy / Voiding dysfunction
Mots-clés:
E. / A. / B. / S. / I.H.
TMPRSS2-Erg/AR-V7 : valeur diagnostique des tests urinaires et sur liquides biopsiques dans le cancer prostatique
TMPRSS2-Erg/AR-V7: Prognostic value of tests in urine and biopsy rince material in prostate cancer
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 3, 30, 162-171


Introduction

La recherche de marqueurs diagnostiques est actuellement orientée sur une caractérisation génétique du cancer de la prostate (CaP). Cette étude a évalué les valeurs diagnostiques des transcrits du gène de fusion TMPRSS2-Erg (TE) et du variant 7 du récepteur aux androgènes (AR-V7), dans les urines (tU) et le liquide de rinçage biopsique (tLRB)


Patients et méthodes

TE et AR-V7 ont été recherchés prospectivement par RT-PCR et RT-qPCR sur des échantillons urinaires et de liquide de rinçage biopsique chez 372 patients adressés pour biopsies prostatiques.


Résultats

Un CaP a été diagnostiqué chez deux cent trente-trois patients (62 %). tU.AR-V7 a été positif chez 15 patients sains (28 %) et chez 30 patients (37 %) atteints de CaP. tLRB.AR-V7 a été positif chez 66 patients (42 %) atteints de cancer. Concernant TE chez les patients atteints de CaP, tU a été positif chez 59 patients (54 %) et tLRB chez 132 patients (55 %). TE et la combinaison TE/AR-V7 a été significativement associées au CaP (p <0,001), de même que tLRB.AR-V7 (p <0,001). Respectivement, les performances sensibilité et spécificité de l’association TE/AR-V7 pour le diagnostic de CaP étaient : tU.TE/AR-V7 67 % et 70 %, tLRB.TE/AR-V7 68,8 % et 71 %, et, tUtLRB.TE/AR-V7 83 % et 60 %. L’association de TE et AR-V7 n’a pas augmenté l’AUC par rapport à TE isolé.


Conclusion

AR-V7 a été détecté chez le sujet sain. L’association de TE et AR-V7 n’a pas montré d’amélioration des performances diagnostiques par rapport à l’utilisation de TE seul.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Nowadays, diagnostic biomarker research is oriented on a genomic characterisation of prostate cancer (PCa). This study evaluated diagnostic values of TMPRSS2-Erg fusion transcripts expression (TE) and androgen receptor variant 7 (AR-V7) on urine (tU) and biopsic rince material (tLRB) samples.


Materials and methods

TE and AR-V7 have been tested by RT-PCR and RT-qPCR on urine and biopsies’ rince liquid on 372 patients referred for prostate biopsies.


Results

Two hundred thirty-three patients (62%) were diagnosed with PCa. tU.AR-V7 was positive for 15 healthy patients (28%) and 30 patients diagnosed with PCa (37%). tLRB.AR-V7 was positive for 66 patients (42%) diagnosed with PCa. Concerning TE for patients diagnosed with PCa, tU was positive for 59 patients (54%) and tLRB for 132 (55%). TE and TE/AR-V7 combination were significantly associated with PCa (P <0.001), as tLRB.AR-V7 (P <0.001). Sensitivity and specificity for TE/AR-V7 combination for PCa were respectively: tU.TE/AR-V7 67% and 70%, tLRB.TE/AR-V7 68.8% and 71%, and, tUtLRB.TE/AR-V7 83% and 60%. There was no benefit for AR-V7 and TE association versus TE alone when comparing AUC.


Conclusion

AR-V7 is not specific of PCa because of detection on healthy patients. This study did not managed to show a sufficient diagnostic value for TE/AR-V7 combination on urine and biospic rince material tests.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Diagnostic / Biopsies prostatiques / Gènes de fusion / Variant du récepteur aux androgènes AR-V7
Mots-clés:
prostate cancer / Diagnosis / Prostate biopsies / Fusion genes / Androgen receptor variant AR-V7
Visualiser la vascularisation urétérale des transplants rénaux par fluorescence au vert d’indocyanine : étude exploratoire
Indocyanine green fluorescence to visualize the ureteric vascularization of kidney transplants: An exploratory study
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 3, 30, 155-161


Introduction

Les complications urinaires après transplantation rénale, principalement attribuées à des lésions ischémiques de l’uretère, sont fréquentes et peuvent compromettre la fonction du transplant. Cependant, aucune méthode peropératoire ne permet d’évaluer la vascularisation de l’uretère. L’objectif était d’évaluer si le vert d’indocyanine révélé en infra-rouge, utilisé pour visualiser la perfusion tissulaire, pouvait permettre d’évaluer la vascularisation de l’uretère pendant la transplantation rénale.


Méthodes

Cette étude de faisabilité a été menée lors de onze transplantations rénales consécutives réalisées pendant un mois. L’injection de vert d’indocyanine permettait au chirurgien grâce à une caméra infra-rouge de visualiser en temps réel la fluorescence de l’uretère. Son intensité était évaluée par une échelle qualitative et semi-quantitative. Les complications urinaires de type sténose ou fistule urétérale ont été colligées pendant 6 mois.


Résultats

Dans les 11 cas (100 %), les derniers centimètres des uretères n’étaient pas fluorescents. Trois uretères (27 %) étaient peu ou pas fluorescents sur toute leur longueur. Sur ces trois cas, un seul a été compliqué de fistule urinaire, secondairement suivie d’une sténose. Au total, deux fistules (18 %) et deux sténoses urétérales (18 %) ont été constatées à 6 mois. Aucun effet secondaire n’a été observé. Le nombre d’évènements ne permettait pas de calcul statistique.


Conclusion

L’utilisation de la fluorescence infra-rouge au vert d’indocyanine pourrait permettre de façon simple et innovante d’évaluer la vascularisation urétérale du transplant lors de la transplantation rénale, pour orienter le chirurgien dans la recoupe de l’uretère et dans la technique d’anastomose, afin de limiter les complications urinaires.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Urinary complications after kidney transplantation are common and can compromise renal function. While they are mainly attributed to ischemic lesions of the ureter, there is no existing method to evaluate its vascularization during surgery. The aim of the study was to evaluate if indocyanine green, revealed by infra-red light andused to visualize tissue perfusion, could provide an appreciation of the ureter's vascularization during kidney transplantation.


Methods

This feasibility study was conducted over one month, on eleven consecutive kidney transplants. During transplantation, an injection of indocyanine green enabled the surgeon to visualize in real time with an infra-red camera the ureter fluorescence. Its intensity was reported on a qualitative and semi-quantitative scale. Occurrence of urinary complications such as stenosis or ureteral fistula were collected during 6 months.


Results

In all of the 11 cases (100%), the last centimeters of the ureters were not fluorescent. Three (27%) ureters were poorly or partiallly fluorescent. Out of these three cases, only one case of urinary fistula occurred, followed by ureteric stenosis. In the series, two fistulas (18%) and two ureteric stenoses (18%) occurred. No side effects were observed. The low number of events did not allow statistical analysis.


Conclusion

Infra-red fluorescence of indocyanine green could be a simple and innovative way to appreciate the transplant's ureteric vascularization during kidney transplantation. It could help surgeons to identify the level of ureter section and to decide the anastomosis technique, in order to limit urinary complications.


Level of evidence

3.

Mots clés:
Transplantation / Fluorescence / Indocyanine / Infra-rouge / Vascularisation
Mots-clés:
Transplantation / Fluorescence / Indocyanin / Infra-red / Vascularization
Informations Coronavirus (COVID-19)
2020

Chers collègues, chers confrères, 

Coronavirus (COVID-19)
2020

Dans ce contexte de crise sanitaire exceptionnelle, l’AFU et le SNCUF veulent exprimer leur solidarité avec chaque urologue et leurs équipes soignantes. 

Nous sommes tous contraints d’adapter notre activité à cette situation ; aussi nous souhaitons vous rappeler certaines recommandations :

1. La chirurgie urologique urgente ne doit pas être retardée.

Cette chirurgie comprend les urgences traumatologiques, infectieuses, vasculaires et les obstructions aiguës des voies urinaires. 

Calculs bilatéraux. Quelle prise en charge ?
Clinical case: Bilateral stones. What to do?
2020
- Cas clinique interactif
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F20


Présentation du cas


Mots clés:
B. / P. / V. / C. /
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Women / Sub-urethral sling / TVT / TOT
Éjaculation prématurée : stratégie thérapeutique pour l’urologue
Premature ejaculation: Therapeutic strategy for urologist
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F6


Objectifs

Mise au point sur la stratégie thérapeutique pour l’urologue.


Méthode

Analyse de la littérature (PubMed, Cochrane database, langue anglaise et française) des études uro-andrologiques portant sur la prise en charge de l’éjaculation prématurée.


Résultats

La prise en charge reste globale et multidisciplinaire. Une approche sexologique du couple est en première ligne. L’approche médicamenteuse est maintenant précisée, notamment par deux médicaments disposant de l’« Autorisation de mise sur le marché ».


Conclusion

Si l’urologue dispose aujourd’hui du Priligy® et du Fortacin® (et de prochaines molécules à venir…) dans ses options thérapeutiques, l’approche tend à s’orienter vers une méthode holistique.


Objective

Update on the therapeutic strategy for the urologist.


Method

Analysis of the literature (PubMed, Cochrane database, English and French language) of uro-andrological studies on the management of premature ejaculation.


Results

The care remains global and multidisciplinary. A sexological approach of the couple is in first line. The drug approach is now specified, including two drugs with Marketing Authorization.


Conclusion

If the urologist today has the Priligy® and Fortacin® (and next upcoming molecules…) in its therapeutic options, the approach tends to move towards a holistic method.

Mots clés:
Troubles sexuels / Éjaculation prématurée / traitement médicamenteux
Mots-clés:
Sexual dysfunction / Premature ejaculation / drug therapy
La torsion du testicule et la perte de chance, un cas d’école
Spermatic cord torsion and loss of chance, a model case
2020
- médico-légal
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F24


La torsion du cordon spermatique est une urgence fonctionnelle qui met en jeu le pronostic vital du testicule. Des formes atypiques gênent l’évaluation diagnostique et la prise en charge chirurgicale. Cette problématique est à la source de nombreuses plaintes et d’expertises médicales. La mission de l’expert consiste à retracer les faits médicaux, évaluer la ou les responsabilités et évaluer le dommage. La notion de perte de chance, notion juridique, est régulièrement demandée à l’expert médical qui doit s’appuyer sur un raisonnement médical et les données de la science afin de permettre au juriste (magistrat, régleur) de proposer une indemnisation. Au travers d’un rapport d’expertise, nous illustrerons notre propos par un cas clinique représentatif.


The spermatic cord torsion is a functional emergency that involves the vital prognosis of the testis. Atypical forms hinder diagnostic assessment and surgical management. This problem is the source of many complaints and medical expertise. The expert's mission is to track medical events, assess liability(s) and assess damage. The concept of loss of chance, a legal concept, is regularly asked of the medical expert who must rely on medical reasoning and scientific data in order to allow the lawyer (judge, trimmer) to propose compensation. Through an expert report, we will illustrate our point by means of a representative clinical case.

Mots clés:
Torsion / cordon spermatique / testicule / Perte de chance / Expertise médicolégale
Mots-clés:
Torsion / Spermatic cord / Testis / Loss of chance
Place de l’instillation postopératoire de chimiothérapie intravésicale et de l’irrigation de sérum salé continu dans le traitement des récidives précoces après résection transurétrale de vessie
Place of immediate postoperative instillation of intravesical chemotherapy and continuous saline bladder irrigation in the treatment of early recurrences after transurethral bladder resection
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F1


Objectif

Face à un rationnel bien établi les instillations postopératoires de chimiothérapie (IPOP) sont peu utilisées pour réduire les récidives après résection de vessie (RTUV) de tumeur non infiltrante le muscle (TVNIM). L’irrigation continue de sérum salé (ICSS) postopératoire semble dans ce contexte être une alternative. L’objectif de cette étude est d’évaluer la pertinence de cette démarche sur base de la littérature.


Méthodes

Une revue de littérature a été réalisée sur la base pub med en mai 2019 en utilisant les mots clés : « Bladder cancer, recurrence, intravesical chemotherapy, continuous saline bladder irrigation ». Seules les études randomisées ou méta-analyse ont été retenues.


Résultats

Sur base des données fournies par PUB MED 2 méta-analyses, 2 études randomisées multicentriques et 5 études monocentriques randomisées ont été sélectionnées. Plusieurs études confirment l’absence de différence significative en termes de récidive entre l’IPOP et L’ICSS. Toutefois les modalités de réalisation optimum de l’ICSS ne sont pas connues et la méthodologie de ces études reste critiquable en l’absence notamment d’études multicentriques et de l’absence de groupe contrôle correspondant soit à la RTUV seule soit conforme au référentiel d’usage pour l’IPOP.


Conclusion

ICSS peut être proposée si l’IPOP n’est pas réalisable. L’association des deux modalités IPOP et ICSS peut être envisagée.


Objective

In contrast to a well-established rational the immediate postoperative instillation of intravesical chemotherapy (IPOIC) is under used to reduce recurrence after transurethral resection of bladder (TURB) of non-muscle-invasive transitional cell carcinoma. Continuous bladder saline irrigation (CBSI) postoperatively seems in this context to be an alternative. The objective of this study is to evaluate the relevance of this approach based on the literature.


Methods

A literature review was conducted using pub med in May 2019 using the keywords: “Bladder cancer; recurrence; intravesical chemotherapy; continuous saline bladder irrigation”. Only randomized studies or meta-analysis were retained.


Results

Based on data provided by Pub Med, 2 meta-analysis, 2 multicenter randomized studies and 5 randomized single-center studies were selected. Several studies confirm that there is no significant difference in terms of recurrence between IPOIC and CBSI. However, the optimal modalities of the ICSS are not known and the methodology of these studies was often not strong because the absence of a control group corresponding to either the TURB alone or with a IPOIC optimized according usual recommendations. The multicentric studies on this topic still to be recommended.


Conclusion

ICSS can be proposed if the IPOIC is not feasible. The combination of the two IPOIC and ICSS modalities can be considered.

Mots clés:
Tumeur de vessie / Récidives précoces / Chimiothérapie intravésicale / Irrigation de vessie continue de sérum salé postopératoire
Mots-clés:
bladder cancer / recurrence / Intravesical chemotherapy / Continuous saline bladder irrigation
Pourquoi préférer TVT plutôt que TOT
Why to prefer TVT than TOT
2020
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F17


La cure d’incontinence urinaire d’effort par la mise en place d’une bandelette sous-urétrale de TVT donne des résultats équivalents à la voie trans-obturatrice, mais les résultats ont tendance à être supérieurs à long terme avec le TVT, particulièrement dans une population d’insuffisance sphinctérienne. Les complications, notamment douloureuses, nécessitant l’ablation totale de la bandelette sont plus difficiles à prendre en charge avec le TOT, la bandelette de TVT pouvant être retirée en totalité par cœlioscopie sans difficulté. Les quelques complications spécifiques de la voie rétropubienne peuvent être évitées par une technique rigoureuse.


The treatment of stress urinary incontinence by a retropubic sub-urethral sling gives results equivalent to the trans-obstetric route (TOT), but the results tend to be higher in the long term with the TVT, especially in a population of intrinsic sphincter deficiency. Complications, particularly pain, requiring total removal of the sling are more difficult to manage with the TOT, the TVT sling can be removed completely by laparoscopy approach without difficulty. The few specific complications of the retropubic approach can be avoided by a rigorous technique.

Mots clés:
Incontinence urinaire d’effort / Femme / Bandelette sous-urétrale / TVT / TOT
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Women / Sub-urethral sling / TVT / TOT
Thermochimiothérapie intravésicale de Mitomycine C (HIVEC) dans le traitement des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle : état des lieux et expérience de mise en place
Chemohyperthermia with Mitomycin C (HIVEC) for the treatment of non-muscle invasive bladder cancer: Status reports and implementation experience
2020
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F30


Objectifs

Dans un contexte de défaut de production du BCG et en l’absence d’alternatives validées, la cystectomie est désormais recommandée dans les TVNIM à haut risque en échec du BCG. La thermochimiothérapie de Mitomycine C (MMC) pourrait être une alternative thérapeutique à la prévention des récidives des TVNIM à risque intermédiaire et élevé en échec ou intolérants au BCG. L’objectif était de réaliser une mise au point pratique de la thermochimiothérapie par l’HIVEC™.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée sur la base de données PubMed en mars 2019 en utilisant les mots clés « bladder cancer; non-muscle invasive; Mitomycin C; chemohyperthermia; HIVEC; high risk  ». Nous rapportons notre expérience de mise en place du système BRS Medical dans notre centre.


Résultats

La thermochimiothérapie serait efficace chez des patients ayant une TVNIM de risque intermédiaire et élevé, naïfs ou en échec du BCG. Un essai comparatif de phase III a rapporté que l’HIVEC™ était non inférieur au BCG après un suivi médian de 24 mois. Il pourrait exister une indication de l’HIVEC dans un schéma néoadjuvant où un essai de phase III a mis en évidence un taux de réponse complète à 62,5 % avant RTUV. Concernant la tolérance, la plupart des effets indésirables de l’HIVEC rapportés étaient mineurs sans toxicité de grade 3 ou plus. Nous rapportons notre expérience de mise en place. La pompe est mise à disposition par l’industrie et le consommable a un coût total de 1500 euros par patient (6 séances). Le tarif du GHS est de 406 euros et l’organisation des séances en hôpital de jour est rentable dès la quatrième séance. Le schéma d’administration comprend 6 instillations endovésicales à un rythme hebdomadaire. La durée de chaque séance est de 1heure. Un sondage urinaire est pratiqué et la sonde est connectée aux tubulures du consommable. Après avoir purgé le système, la MMC est réchauffée à l’extérieur du patient par une fiche en aluminium avant mise en circulation à une température de 43°C. À la fin de la séance, une alarme signale la fin de la procédure.


Conclusion

L’HIVEC™ peut être une alternative dans la prévention du risque de récidive des TVNIM en échec ou intolérants au BCG. La mise en place du système dans notre centre a été facile, rapide et attractive pour les patients.


Objectives

In a context of BCG production failure and in the absence of validated alternatives, cystectomy is now recommended in high-risk NMIBC with BCG failure. The thermochemotherapy of Mitomycin C (MMC) may be a therapeutic alternative to the prevention of recurrence of intermediate and high risk NMIBC who fail or are intolerant to BCG. The aim was to achieve a practical development of thermochemotherapy with HIVEC™.


Methods

A review of the literature was conducted on the PubMed database in March 2019 using the keywords “bladder cancer; non-invasive muscle; Mitomycin C; chemohyperthermia; HIVEC; high risk”. We report our experience implementing the BRS Medical system in our center.


Results

Thermochemotherapy would be effective in patients with intermediate and high risk NMIBC, naive or in BCG failure. A phase III comparative trial reported that HIVEC™ was no lower than BCG after a median follow-up of 24 months. There may be an indication of HIVEC in a neoadjuvant protocol where a phase III trial demonstrated a complete response rate of 62.5% before TUVR. Regarding tolerance, most reported adverse effects of HIVEC were minor with no grade 3 or higher toxicity. We report our experience of setting up. The pump is made available by the industry and the consumable has a total cost of 1500 euros per patient (6 sessions). The price of GHS is 406 euros and the organization of sessions in day hospital is profitable from the fourth session. The administration scheme includes 6 instillations at a weekly rate. The duration of each session is 1hour. A urine test is performed and the probe is connected to the tubing of the consumable. After purging the system, the MMC is warmed to the outside of the patient by an aluminum plug before circulating at a temperature of 43°C. At the end of the session, an alarm signals the end of the procedure.


Conclusion

HIVEC™ may be an alternative in preventing the risk of recurrence of NMBIC in failure or intolerant to BCG. The implementation of the system in our center was easy, fast and attractive for the patients.

Mots clés:
Cancer de vessie / Non infiltrant le muscle / Mitomycine C / Thermochimiothérapie / HIVEC
Mots-clés:
bladder cancer / Non-muscle invasive / Mitomycin C / Chemohyperthermia / HIVEC
Aïdoïopoïèse sur modèle cadavérique humain revascularisé pulsatile et ventilé SIMLIFE® : cas isolé ou futur changement de paradigme en chirurgie de réassignation génitale ?
Male to female sex reassignment surgery with a new surgical simulation device using a human perfused cadaver SIMLIFE®: New paradigm in transsexual surgery education ?
2020
- technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2020, 2, 30, 126-133


Introduction

En 2015, nous avions relaté notre expérience à propos de la courbe d’apprentissage en chirurgie de la réassignation génitale et souligné un concept d’apprentissage traditionnel en quatre étapes.


Cas clinique

Dans cet article, nous présentons notre première expérience d’aïdoïopoïèse (vaginoplastie) menée sur modèle SIMLIFE®, mannequin humanoïde à très haut degré de réalisme utilisant des corps humains issus de don du corps associés à un dispositif de circulation pulsatile et un dispositif de ventilation.


Résultats

La technique chirurgicale utilisée était celle de l’inversion pénienne, décomposée en 14 étapes distinctes. Le temps chirurgical total fut de 182minutes. On ne dénotait aucune complication intraopératoire, et il n’y eut aucune lésion de l’urètre ou du rectum. Le saignement intraopératoire mesuré par la perte de liquide opératoire était de 280mL. Nous revenons sur les avantages de cette technologie adaptée à la chirurgie de la transsexualité.


Conclusion

Nous avons démontré la faisabilité d’une aïdoïopoïèse avec le modèle humanoïde de simulation SIMLIFE® et l’amélioration de la technique d’apprentissage de ce type de chirurgie avec ce modèle. Cette technologie pourrait trouver de nombreuses autres applications chirurgicales. Elle se heurte cependant aux contraintes de coût et de la législation sur les cadavres.


Introduction

In 2015, we reported our experience with the learning curve in genital reassignment surgery and highlighted a four-step learning concept.


Clinical case

In this article, we present our first vaginoplasty performed on a humanoid model SIMLIFE®, a human body associated with a pulsating circulation device and a ventilation device.


Results

The surgical technique included 14 steps. The total surgical time was 182minutes. There was no intraoperative complication, and there was no damage to the urethra or rectum. The intraoperative bleeding measured by the loss of operative fluid was 280mL. We discuss the advantages of this technology perfectly adapted to transsexual surgery.


Conclusion

We demonstrated the feasibility of vaginoplasty performed on a humanoid model SIMLIFE® and highlighted improvement of the surgical skills with this model. This technology could find many other surgical applications. However, it faces cost constraints and legislation on corpses.

Mots clés:
SIMLIFE® / Aïdoïopoïèse / Modèle cadavérique / simulation / Dossier d’apprentissage
Mots-clés:
SIMLIFE / Vaginoplasty / MtF Surgery / simulation
Chirurgie de l’hypertrophie bénigne de prostate et information des patients : qu’est ce que les patients comprennent et retiennent ?
Benign prostatic hyperplasia surgery and patient's information: What do patients understand and remember?
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 2, 30, 97-104


Introduction

L’information préopératoire est déterminante à l’adhésion du patient au traitement mais peut être insuffisamment assimilée par le patient du fait de sa densité et de sa complexité. L’objectif de cette étude était d’évaluer la compréhension et la satisfaction des patients de l’information préopératoire de chirurgie de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP). Les facteurs influençant la compréhension étaient également étudiés.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude monocentrique sur questionnaire incluant tous les patients devant se faire opérer d’une HBP quelle que soit la technique chirurgicale. Un questionnaire était envoyé à chaque patient, à domicile, après la consultation urologique préopératoire.


Résultats

Deux cent dix questionnaires ont été envoyés et 106 patients (50,5 %) ont renvoyé le questionnaire. L’information était jugée excellente (cotée 9/10 et 10/10 sur l’échelle numérique) par 38,68 % (41/106) des patients et « très bonne » (cotée 7–8) par 45,28 % des patients (48/106). Les complications postopératoire les plus fréquemment citées par les patients étaient l’éjaculation rétrograde (39,6 % des patients, n =42/106) et le saignement (29,2 %, n =31/106). 57,6 % des patients (n =61) se rappelaient avoir reçu la fiche d’information écrite. Après rappel des complications éventuelles, 5,7 % des patients (n =6/106) hésitaient à se faire opérer. Seul l’âge des patients était significativement associé à une différence de compréhension (p <0,005).


Conclusion

L’information dispensée aux patients avant chirurgie d’HBP paraissait satisfaisante bien qu’elle semble mal comprise, notamment concernant les complications. Cette étude pourrait permettre de modifier notre vision de l’information du patient, en passant d’un modèle paternaliste à un modèle de « partenariat » avec le patient.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Preoperative information is a key to adherence to treatment for the patients, but may be misunderstood because of its density and complexity. The aim of this study was to assess comprehension and satisfaction of patients about preoperative information of benign prostatic hyperplasia (BPH) surgery. Factors influencing patient understanding were also studied.


Patients and methods

It was a monocentric study on questionnaires including every patients planned for BPH surgery, whatever the surgical technique. A survey was sent at patient's home after the preoperative consultation.


Results

One hundred and six of 210 patients (50,5 %) returned the questionnaire. 38,68 % (n =41) found the quality of information excellent (9 or 10 out of 10), and 45,28 % (n =48) found the quality of information good (7 or 8 out of 10). The main recalled complications were retrograde ejaculation (39.6 %, n =42/106), and bleeding (29,2 %, n =31/106). 57.6 % of patients (n =61) remembered receiving the written information sheet of the French Association of Urology. 5.7 % (n =6) hesitated having the procedure. Only patient's age was significantly associated with difference of comprehension (p <0.005).


Conclusion

Information given before a BPH surgery seems satisfactory although it was poorly understood, notably about complications. Providing complete oral information, insisting on complications, and giving the written information sheet are essential for a good doctor-patient relationship and a forensic serenity.


Level of evidence

3.

Mots clés:
prostate / Information préopératoire / Hypertrophie de prostate / Chirurgie de prostate
Mots-clés:
prostate / Preoperative information / Benign prostate hypertrophy / Prostatic surgery
Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 2, 30, 65

Chères Lectrices, Chers lecteurs,
Je tiens tout d’abord à remercier le nouveau Conseil d’Administration de l’AFU pour la confiance qu’il me confère avec le renouvellement de mon mandat de rédacteur en chef adjoint de Progrès en urologie et Franck Bruyère pour l’excellente collaboration que nous avons pu avoir ces dernières années.


Mots clés:
T.
Énucléation prostatique au laser Holmium : analyse des complications précoces. Sélection des patients pour l’ambulatoire
Holmium laser enucleation of the prostate: Analysis of early complications. Patient selection for day-case surgery
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 2, 30, 89-96


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer les complications et leurs facteurs de risques de l’énucléation prostatique au LASER Holmium (HoLEP) et de proposer des critères de sélection à une prise en charge ambulatoire.


Patients et méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des procédures monocentriques par HoLEP entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Les caractéristiques préopératoires des patients (âge, IMC, score ASA, volume prostatique estimé, présence d’une sonde en préopératoire, indication opératoire, prise d’antiagrégant plaquettaire ou d’anticoagulant) et les données périopératoires (durée d’intervention, de cathétérisme, d’hospitalisation, le recours à la transfusion, les résultats anatomopathologiques, les complications à 30jours postopératoires selon la classification de Clavien-Dindo, la présence d’une sonde à la sortie, l’expérience du chirurgien) ont été recueillies. La recherche des facteurs de risque de complications a été étudiée en analyse univariée puis multivariée.


Résultats

Mille deux cent un patients ont été inclus. Le taux de complications était de 19,15 %. Le taux de transfusion était de 3,7 %. L’âge (p =0,019), le score ASA>2 (p =0,0019), le volume prostatique (p =0,011), la prise d’anticoagulant (p <0,0001), la faible expérience de l’opérateur (p =0,048) et une durée d’intervention prolongée (p =0,0144) ont été identifiés comme facteurs de risque de complications.


Conclusion

L’identification de facteurs de risque de complication postopératoire après HoLEP pourrait permettre de mieux sélectionner les patients à qui l’on propose une prise en charge ambulatoire et d’en minimiser le risque d’échec ou de réadmission précoce.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To evaluate the complications and the risk factors of Holmium LASER Enucleation of the prostate (HoLEP) and to propose selection criteria for day-case surgery.


Material and methods

We included retrospectively all consecutive single-center HoLEP procedures performed between January 1, 2012 and December 31, 2016. We reported the pre-operative characteristics of the patients (age, BMI, ASA score, estimated prostate volume, presence of a preoperative catheter, operative indication, antiplatelet or anticoagulant intake) and the peri operative data (duration of intervention, catheterization, hospitalization, transfusion, histopathological findings, 30-day postoperative complications given to Clavien-Dindo classification, presence of a catheter at discharge, urologist experience). Uni- and multi-variate analyzes were performed to investigate risk factors for complications.


Results

One thousand two hundred and one patients were included. The overall complication rate was 19.15 %. The transfusion rate was 3.7%. We demonstrated that the age at procedure (P =0.019), an ASA score>2 (P =0.0019), a high prostatic volume (P =0.011), an anticoagulant intake (P =<0.0001), a poor-urologist experience (P =0.048) and a long operative time (P =0.0144) were at risks of complications.


Conclusion

The identification of postoperative complication risk factors after HoLEP could help to better select patients who are offered day-case surgery and minimize the risk of failure or early readmission.


Level of evidence

4.

Mots clés:
hyperplasie bénigne de la prostate / Laser / Énucléation prostatique au LASER Holmium / morbidité
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Holmium LASER Enucleation of the Prostate / Morbidity