Base bibliographique

Recommandations CCAFU
2021
- Recommandations
Embolisation des artères prostatiques vs. résection transuréthrale de prostate dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate : résultats à 2 ans d’un essai randomisé
2021
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2021, 2, 31, F59


Hématurie microscopique, gestion et attitude clinique en 2021
Clinical management of microscopic haematuria in 2021
2021
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2021, 2, 31, F38


L’hématurie microscopique est un motif fréquent de consultation en Urologie et concerne des populations de tous âges. Les bénéfices du bilan (identifier une pathologie urologique et en particulier un carcinome urothelial) doivent être mis en perspective des risques potentiels (infection urinaire, irradiation). Tout venant, le risque de retrouver un cancer chez un patient adressé pour une hématurie microscopique est de l’ordre de 3 %. Cependant, plusieurs facteurs ont été clairement identifiés comme associés à la découverte d’une néoplasie de l’appareil urinaire tels que l’âge, le sexe, le tabagisme ou les symptômes associés. Les recommandations européennes et américaines sont en faveur d’une abstention d’examens invasifs ou irradiants chez les patients de moins de 40 ans. Après 40 ans, il est possible de classer les patients en groupes de risque et d’adapter le bilan étiologique. Les patients de plus de 60 ans et/ou présentant des facteurs de risque doivent impérativement bénéficier d’une cystoscopie, d’une cytologie urinaire et d’un uroscanner.


Microscopic haematuria is a frequent motive of consult in urological daily practice. The benefits of identifying early a urological disease and in particular a urothelial carcinoma have to be balanced by the risks of urinary tract infection after cystoscopy or secondary cancer due to CT scan irradiation. Allover, the risk of identifying a urological cancer in case of microscopic hematuria is 3 %. However, factors have been identified as associated with the occurrence of malignancy such as age, gender, tobacco use or urological symptoms. American and European recommendations suggested to differ invasive work up in patients less than 40 years of age with no risk factors. After 40, patients can be classified in risks groups and counselled accordingly regarding performance of cystoscopy, CT scan or urinary tract ultrasound.

Laser, LED (photothérapie) et radiofréquence du vagin pour le traitement de l’atrophie vaginale, de l’incontinence urinaire, du prolapsus et de la béance vaginale : que dit la littérature ?
Vaginal laser, “low level laser therapy” and radiofrequency for the treatment of urinary incontinence and pelvic organ prolapse: A review
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 2, 31, F33


Introduction

Lors de la dernière décennie, de nouveaux dispositifs de thérapie vaginale non invasive ont fait leur apparition et ont ensuite pris un essor important en dermatologie et en médecine esthétique et elles commencent à s’appliquer en urologie et en gynécologie dans le cadre de la pelvi-périnéologie. Il s’agit des techniques utilisant la radiofréquence, le laser ou la photothérapie (photobiomodulation). Différentes applications se dessinent et sont en cours d’évaluation (hyperactivité vésicale dans le cadre du syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), incontinence urinaire à l’effort, béance vaginale).


Méthode

Revue exhaustive de la littérature en utilisant les mots-clés : laser ; vagina ; radiofrequency ; Low Level Laser Therapy, urinary incontinence ; pelvic organ prolapse . Nous avons étudié la méthodologie et les résultats des études comparatives (avec groupe contrôle et les essais randomisés).


Résultats

Le laser et la radiofréquence appliqués au vagin semblent améliorer l’hyperactivité vésicale de certaines patientes présentant un syndrome génito-urinaire de la ménopause. Le laser CO2 semble plus efficace que la procédure simulée pour traiter à court terme les symptômes d’incontinence urinaire à l’effort et l’atrophie vaginale. Un essai randomisé a observé que le laser Er. semblait inefficace dans le traitement du prolapsus. Un essai randomisé a montré une efficacité significative de la radiofréquence vaginale dans les symptômes de béance vaginale.


Conclusion

Ces nouvelles énergies appliquées à la pelvi-périnéologie pourraient permettre de prendre en charge de façon non invasive certaines patientes souffrant de diverses pathologies (vulvodynies, incontinence urinaire à l’effort, hyperactivité vésicale, SGUM, béance vaginale, etc). Toutefois, nous sommes dans l’attente de résultats d’essais randomisés de plus grande ampleur et à long terme. Jusqu’à présent, très peu de complications ont été rapportées avec ces techniques.


Introduction

During the last decade, new devices for non-invasive vaginal therapy have appeared and have then taken a significant step forward in dermatology and aesthetic medicine and they are beginning to be applied in urology and gynecology in the context of pelvic floor dysfunctions. These are techniques using radiofrequency, laser or phototherapy (photobiomodulation). Different applications are emerging and have being evaluated (overactive bladder in the context of genitourinary syndrome of menopause (GSM), stress urinary incontinence, vaginal hyperlaxity).


Method

Exhaustive review of the literature using the keywords: laser; vagina; radiofrequency; Low Level Laser Therapy, urinary incontinence; pelvic organ prolapse. We investigated the methodology and results of comparative studies (with control group and randomized trials).


Results

Laser and radiofrequency applied to the vagina appeared to improve overactive bladder in some patients with SGM. The vaginal CO2 laser appeared to be more effective than the shamed procedure in treating short-term symptoms of stress urinary incontinence and vaginal atrophy. A randomized trial observed that the Er. laser appeared to be ineffective in treating prolapse. A randomized trial has shown a significant efficacy of vaginal radiofrequency in the symptoms of vaginal hyperlaxity.


Conclusion

These new energies applied to vagina for pelvi-perineology permits to manage without surgery, some patients suffering from various pathologies (vulvodynia, urinary stress incontinence, overactive bladder, GSM, vaginal open bite, etc.). However, we are awaiting results from larger, longer-term randomized trials. So far, very few complications have been reported with these techniques.

Le rôle des Commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI) en cas de dommage consécutif à un acte de prévention, de diagnostic et de soins, ce qu’il faut connaître
The role of the Conciliation and Compensation Commissions in case of damage following an act of prevention, diagnosis and care, what is to be known
2021
- médico-légal
- Réf : Progrès FMC, 2021, 2, 31, F47


La loi no 2002-303 du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, a mis en place un dispositif d’indemnisation spécifique des patients victimes d’accidents médicaux, d’affections iatrogènes et infections nosocomiales, système destiné à favoriser le règlement amiable de ce type de sinistres, dont le régime d’indemnisation demeure fondé sur la faute prouvée. La demande repose sur un dossier téléchargeable sur internet et sur l’évaluation de la CCI. Une demande recevable va entraîner la réalisation d’une expertise collégiale, contradictoire et gratuite. L’objectif de cet article est d’appréhender le dispositif CCI, les critères de recevabilité, son mode de fonctionnement, et les finalités prévisibles en fonction des décisions.


The law of 4 March 2002, known as the Kouchner Act, has put in place a specific compensation scheme for patients suffering from medical accidents, iatrogenic conditions and hospital-acquired infections, a system designed to promote the amicable settlement of such claims whose compensation scheme remains based on proven fault. The application is based on a file downloadable on the internet and on the evaluation the commission. An admissible application will lead to the realization of a collegial, contradictory and free expertise. The aim of this article is to understand the system, the criteria of eligibility, how it works, and the predictable purposes according to the decisions.

Les yeux de l’urologue et le risque d’exposition en endourologie
The eyes of the urologist and the risk of exposure in endourology
2021
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2021, 2, 31, F54


Trois risques d’exposition oculaire lors des chirurgies endoscopiques urologiques existent : les projections de liquides biologiques et d’irrigation, le rayonnement laser et les rayons X. Afin de prévenir ces risques et leurs conséquences, le port de lunettes de protection est recommandé. Cette revue a pour objectif de détailler chacun de ces risques et donner les éléments nécessaires pour une protection adaptée.


Three risks of ocular exposure during endoscopic urological surgeries exist: splashes of body fluids and irrigation solution, laser and X-ray radiations. In order to prevent these risks and their consequences, the wear of protective glasses is recommended. The purpose of this review was to detail these three risks and provide recommendations for appropriate eye protection.

Prise en charge du cancer de la prostate oligorécidivant après traitement local à but curatif, à l’ère des imageries métaboliques et de la radiothérapie stéréotaxique
Treatment of oligorecurrent prostate carcinoma after local treatment with curative intend, in the era of metabolic imaging and stereotaxic radiotherapy
2021
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2021, 2, 31, F41


Introduction

Dans le cancer de prostate au stade oligo-récidivant après traitement local à but curatif, une stratégie de traitement des métastases pourrait être une alternative au traitement systémique standard par suppression androgénique.


Matériel et méthode

Nous présentons dans un cas clinique illustré, un état de l’art de la définition du stade oligométastatique, et de son traitement par radiothérapie exclusive des métastases vs une suppression androgénique.


Résultats

Le développement de l’imagerie métabolique permet de reclasser en M1 une part croissante de patients M0 en imagerie conventionnelle, principalement au stade de récidive après traitement local curatif. Deux essais randomisés de phase II (STOMP et ORIOLE) ont démontré que dans cette situation, le traitement des métastases par radiothérapie stéréotaxique (ou chirurgie) est bien toléré et permet de retarder significativement l’initiation d’une suppression androgénique, sans pour autant modifier la survie globale.


Conclusion

Des essais prospectifs de plus larges effectifs sont en cours pour confirmer les données préliminaires de STOMP et ORIOLE et devraient permettre d’identifier les patients oligo-récidivants pour lesquels un traitement systémique peut être différé.


Introduction

In oligo-recurrent prostate cancer after local treatment for curative intend, stereotaxic radiotherapy of metastasis could be an alternative to standard androgen deprivation therapy (ADT).


Material and method

In a case report, we present a state of the art of the definition of the “oligometastatic disease”, and the level of evidence to support first stereotaxic radiotherapy of metastasis vs. ADT.


Results

The development of metabolic imaging has made it possible to reclassify as M1an increasing proportion of M0 patients with conventional imaging, mainly at the step of recurrence after local curative treatment. Two randomized phase II trials (STOMP and ORIOLE) demonstrated that in this situation, the treatment of metastases by stereotaxic radiotherapy (or surgery) was well tolerated and made it possible to significantly delay the initiation of ADT, but didn’t demonstrate an improvement in overall survival.


Conclusion

Larger prospective trials are conducted currenly to confirm the preliminary data from ORIOLE and STOMP and should make it possible to identify oligo-recurrent patients for whom systemic treatment can be delayed.

PROLAPSUS DES ORGANES PELVIENS (CURE PAR VOIE VAGINALE)
2021
- Traitement
Complications neurologiques du coït : revue de la littérature
Neurological complications of coitus: Review of literature
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 392-405


Introduction

L’activité sexuelle se définit en plusieurs phases (excitation, plateau, résolution) associées à des modifications cardiovasculaires, respiratoires, musculaires et hormonales, pouvant avoir une influence sur le système nerveux. Cet impact a été beaucoup décrit dans la littérature par de nombreuses études de cas, mais peu d’études ont synthétisé les complications liées au coït ou à l’orgasme.


Méthode

Revue systématique de la littérature sur les complications neurologiques hors céphalées du coït à partir des bases Medline et Embase.


Résultats

Nous avons screené 1424 articles et sélectionné 46 pour cette revue. 7 (15 %) étaient des études cliniques ou épidémiologiques, 6 (13 %) des revues de la littérature et 33 (72 %) étaient des études de cas multiples ou uniques. 12 articles (26 %) avaient pour sujet des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, 10 (22 %) des hémorragies sous arachnoïdiennes, 9 (20 %) des syndromes de vasoconstrictions réversibles, les hématomes intraparenchymateux et les crises d’épilepsie étaient représentés par 4 (9 %) articles chacun, 3 (7 %) articles traitaient d’hyperéflexies autonomes. Nous avons inclus qu’un article pour la cataplexie, les lésions médullaires, l’ictus amnésique et les radiculalgies. Ces évènements restent tout de même rares car les urgences en lien avec l’activité sexuelle ne représentent que 0,1 % des passages, et seulement 12 % d’entre elles sont d’ordre neurologique. Sur les 31 cas de pathologies vasculaires (accidents vasculaires cérébraux, hémorragies sous arachnoïdiennes) décrites, 18 (58 %) avaient une malformation sous-jacente (anévrysme, shunt intracardiaque, foramen ovale perforé).


Conclusion

Il s’agit d’une des premières revues de la littérature essayant de synthétiser les complications neurologiques possibles de l’activité sexuelle. De nombreux articles existent dans la littérature. Il est nécessaire de prévenir l’apparition de ces complications dans des populations à risque.


Introduction

Sexual activity is composed of different phases (excitation, plateau, resolution). Each phase is associated with cardiovascular, respiratory, muscular and hormonal modification which can have an influence on the nervous system. This impact has been studied many times in literature, but no study has synthetized the complications related to coitus or orgasm.


Method

Systematic review of literature on neurological complications, except headache, of coitus based on Medline and Embase.


Results

We screened 1424 articles and selected 46 for this review. 7 (15 %) were clinical or epidemiologic studies, 6 (13 %) were reviews of literature and 33 (72 %) were cases or series of cases reports. 12 articles (26 %) talked about strokes, 10 (22 %) about subarachnoid hemorrhage, 9 (20 %) about reversible cerebral vasoconstriction syndrome. We found 3 (7 %) articles for each of the following complication: intraparenchymal, hematoma and epilepsy. Autonomic hypereflexia was treated in 3 articles (7 %). Only 1 article was included concerning ictus, spinal cord injury, neuralgia and cataplexia. These events can be considered as rare as emergencies related to sexual activity represent only 0.1 % of all emergencies and among these, 12 % are neurological. 31 of the reported cases concerned vascular events (stroke or hemorrhage) and 18 (58 %) of these patients had a patent malformation (aneurism, intracardiac shunt, foramen ovale).


Conclusion

This is one of the first review of literature trying to synthetise the neurological complications of coitus. Many articles exist in literature. It is necessary to prevent the occurrence of these complications in a population already at risk of neurological events.

Contractilité du détrusor chez la femme menopausee: influence de l’age, de la plainte et du diagnostic urodynamique
Detrusor contractility in post-menopausal women: Impact of ageing, complaint and urodynamic diagnosis
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 406-413




 

Évolution des pratiques après l’arrêté encadrant les bandelettes sous-urétrales : résultats d’une enquête nationale
Trends in the use of midurethral slings after the new legislation: A nationwide survey
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 422-429


Introduction

Le ministère de la Santé a publié le 23 octobre 2020 un arrêté encadrant les actes associés à la pose de bandelette sous-urétrale (BSU). L’objectif de cette étude était d’étudier les modifications de pratiques engendrées par cet arrêté.


Matériel et méthodes

Une enquête transversale multicentrique a été réalisée auprès des urologues et gynécologues français sous la forme d’un questionnaire en ligne afin de recueillir les changements de pratiques depuis la parution de l’arrêté.


Résultats

De janvier à février 2021, 436 chirurgiens ont répondu au questionnaire. Parmi eux, 87 % connaissaient la nouvelle législation et 56 % la trouvaient peu utile. L’arrêté a engendré une majoration du temps de travail dans 81 % des cas. Parmi les chirurgiens, 66 % des interrogés travaillaient dans des centres de référence de l’incontinence, parmi lesquels 55 % possédaient une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d’uro-gynécologie au moment de l’enquête. Parmi les chirurgiens, 31 % considéraient que cette RCP était utile mais 80 % considéraient qu’elle n’aboutissait à aucune modification d’indication chirurgicale, alors même que 33 % des complications de BSU y étaient discutées. Parmi les chirurgiens, 61 % se sentaient plus réticents à programmer une pose de BSU après cette nouvelle législation.


Conclusion

La majorité des chirurgiens interrogés trouvaient cet arrêté peu utile. Il engendrait peu de modifications des pratiques qui respectaient déjà les textes en matière d’information, de consultation, de consentement, d’expérience et de formation. La majorité des urologues et gynécologues sont plus réticents à proposer une BSU suite à cet arrêté.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The French Department of Health published on October 23, 2020 a decree governing acts associated with mid-urethral sling (MUS) operations. The aim of this study was to evaluate the changes in practice following this new legislation.


Methods

A cross-sectional study was carried out among French urologists and gynecologists using an online survey to collect changes in practices since the publication of the decree.


Results

From January to February 2021, 436 surgeons participated in the survey. Among these surgeons, 87% were aware of the new legislation and 56% of them considered the decree as useless. The order resulted in an increase in working time in 81% of cases. Among these surgeons, 66% of the surgeons worked in tertiary referral centers for the management of incontinence, of which 55% had a multidisciplinary meeting in urogynecology. Among the surgeons, 31% considered this meeting to be useful but 80% considered that it did not lead to any change in surgical indications, even though 33% of complications of BSU were discussed there. In conclusion, 61% of surgeons felt more reluctant to schedule a BSU placement with this new legislation.


Conclusion

The majority of questioned surgeons considered the decree as useless. It generated few changes in practices which already respected the law on information, consultation, consent, experience and training. Most urologists and gynecologists are more reluctant to offer MUS after this new legislation.


Level of evidence

4.

Faut-il réaliser systématiquement une hystérectomie subtotale lors d’une promontofixation pour prolapsus génital en prévention du risque de cancer de l’endomètre ?
Should we perform subtotal hysterectomy associated with sacral colpopexy for genital prolapse to prevent the risk of endometrial cancer?
2021
- Recommandation
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 439-443




 

Impact des sondes de biofeedback utilisées dans le cadre de l’auto-rééducation des muscles du plancher pelvien chez la femme incontinente urinaire à l’effort. Revue de la littérature
Impact of biofeedback probes used in the self-rehabilitation of pelvic floor muscles in women with stress urinary incontinence. Literature review
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 385-391


Objectif

Le but de cette revue de la littérature était d’identifier les effets évalués de l’utilisation de sondes de biofeedback, utilisées dans le cadre de l’auto-rééducation des muscles du plancher pelvien, sur la fonction musculaire, la sévérité des symptômes, la qualité de vie, l’observance/l’adhésion des femmes incontinentes urinaire à l’effort.


Matériel et méthode

Une revue de la littérature a été effectuée en mars 2020 sur les bases de données PubMed, PEDro et Science Direct.


Résultats

Au total, 3 essais contrôlés randomisés (n =167 participants) ont été inclus et analysés. Les différents résultats retrouvés montrent des améliorations significatives de la fonction musculaire avec un pourcentage de 87,5 % (p =0,003) de patientes améliorées sur l’échelle d’Oxford modifiée, ainsi que la périnéométrie passant de 23,06 à 32 (p =0,011). La sévérité des symptômes est également améliorée avec une diminution du nombre de protections et du poids des protections au Pad Test (p <0,005). Concernant la qualité de vie, des améliorations significatives au King's Health Questionnaire (KHQ) et à l’Échelle visuelle analogique du stress psychologique sont retrouvées, avec une amélioration des patientes au sein de chaque groupe à la fin de l’étude (p <0,0005). Aucuns résultats ne montrent une supériorité de l’entraînement des muscles du plancher pelvien avec sonde de biofeedback par rapport à l’entraînement seul.


Conclusion

Cette revue n’a pas permis d’établir de réelles recommandations vis-à-vis de l’utilisation de sonde de biofeedback à domicile en tant qu’adjuvant à l’entraînement des muscles du plancher pelvien chez les femmes atteintes d’incontinence urinaire à l’effort. Elle suggère que l’utilisation des sondes de biofeedback ne serait pas plus efficace qu’un entraînement sans sonde.


Objective

The purpose of this review was to identify the evaluated effects of the use of biofeedback probes used in the self-rehabilitation of the pelvic floor muscles, on the muscle function, symptom severity, quality of life, and compliance/adherence to exercise for women with stress urinary incontinence.


Material and method

A literature review was conducted in March 2020 on the PubMed, PEDro and Science Direct databases.


Results

A total of 3 randomised controlled trials (n =167 participants) were included and analysed. The different results found show significant improvements in muscle function with a percentage of 87.5% (P =0.003) of patients improved on the modified Oxford scale, as well as perineometry increasing from 23.06 to 32 (P =0.011). Symptom severity is also improved with a decrease in the number of pads and pad weight in the Pad Test (P <0.005). Concerning quality of life, significant improvements in the King's Health Questionnaire (KHQ) and the Visual Analogue Scale of Psychological Stress were found, with an improvement in the number of patients in each group at the end of the study (P <0.0005). No results showed a superiority of pelvic floor muscle training with a biofeedback probe compared to training alone.


Conclusion

This review didn’t provide real recommendations for the use of home biofeedback probes as an adjunct to pelvic floor muscle training in women with stress urinary incontinence. She suggests that the use of biofeedback probes wouldn’t be more effective than training without them.

Injections intradétrusorienne de toxine botulique A (onabotuliniumtoxin A) pour traiter l’incontinence urinaire par urgenturie au cours de la maladie de parkinson idiopathique
Intradetrusor injections of botulinum toxin A to treat urinary incontinence due to bladder overactivity during idiopathic Parkinson's disease
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 430-438


Introduction

Au cours de la Maladie de Parkinson idiopathique (MPI), les troubles vésico-sphinctériens sont fréquents, et dominés par le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV). Les injections intradétrusoriennes (IID) de Toxine botulique A (TBA) sont le traitement recommandé en deuxième ligne de l’incontinence urinaire (IU) par hyperactivité du détrusor neurogène (HDN) chez le blessé médullaire ou au cours de la sclérose en plaques (SEP). Pourtant il y a peu de données concernant les IID de TBA pour traiter l’IU par SCHV au cours de la MPI. L’objectif de cette étude était d’évaluer la tolérance, l’efficacité clinique et urodynamique de l’injection de TBA chez des patients atteints de MPI.


Patients et méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective regroupant les patients atteints de MPI et traités par IID de TBA de 2012 à 2018. Nous avons étudié les données cliniques et urodynamiques avant la première injection et la période des 8 semaines après de la première injection. La satisfaction reportée par le patient était évaluée par une échelle PGI-I (Likert). Trois niveaux d’effets (parfait, sensiblement amélioré, insuffisant) ont été définis a posteriori correspondant chacun à un critère composite à 3 dimensions : clinique, satisfaction reportée par le patient (échelle de Likert), urodynamique.


Résultats

Seize patients ont été inclus de 2012 à 2018. L’âge médian était de 73 ans (70–78,25). Le nombre de mictions totales médian était respectivement de 13 (10–16) et 9 (6,75–13,25) avant et après TBA (p =0,022). Le nombre de protection médian avant et après TBA était respectivement de 5,4 (2–5) et 1 (0–5) p =0,035). Le score USP médian pour l’hyperactivité vésicale (HAV) était respectivement de 15,5 (11,75–20) et 14 (6,75–15,25) avant et après injection de TBA (p =0,021). Le score médian obtenu sur l’échelle de Lickert était de 1 (0–1,5) signifiant « un peu amélioré ». La CCM (capacité cystomanométrique) médiane était respectivement de 130cm3 (41,25–187,75) et 217cm3 (165–376,75) avant et après injection de TBA (p =0,013). Parmi les patients, 40 % ont été sensiblement améliorés, 20 % des patients ont eu un résultat parfait et 40 % des patients ont eu un résultat insuffisant.


Conclusion

Notre étude suggère une efficacité à court terme des IID de TBA dans le traitement de l’incontinence par HD dans la MPI chez 60 % des patients au plan clinique, urodynamique et qualité de vie. Ces résultats convergent avec ceux des quelques autres études rétrospectives publiées sur le sujet. Des données obtenues prospectivement sur de plus grands effectifs sont maintenant nécessaires pour définir le profil des patients répondeurs, la ou les doses optimales et la place exacte de cette stratégie thérapeutique.


Niveau de preuve

4.


Introduction

During idiopathic Parkinson's disease (IPD), lower urinary tract symptoms and dysfunctions are frequent, dominated by overactive bladder and detrusor overactivity (OAB, DO). Intradetrusor Injection (IDI) of Botulinum Toxin A (BTA) is recommended as second-line treatment for neurogenic urinary incontinence related to DO in multiple sclerosis or spinal cord injury patients. However, there is little data on BTA IDI to treat incontinence owing to OAB and DO during idiopathic Parkinson's disease. The objective of this study is to evaluate efficacy and tolerance of BTA IDI in patients suffering IPD.


Patients and methods

We conducted a retrospective study in IPD patients treated with BTA IDI from 2012 to 2018. For each patient we compared patient clinical and urodynamic data at baseline before the first injection and 8 weeks following the injection. We defined 3 levels of effects (perfect, improved, failure), corresponding to 3-dimension composite criteria: clinical, quality of life (Likert scale), urodynamics.


Results

Sixteen patients were included from 2012 to 2018. The median age was 73 (70–78.25). The median number of micturition/day before and after TBA was 13 (10–16) and 9 (6.75–13.25) (p =0.022). The median number of pad used/day before and after BTA was 5.4 (2–5) and 1 (0–5) (p =0.035). Median USP scores for OAB was 15.5 (11.75–20) and 14 (6.75–15.25). Median score on the Likert scale was 1 (0–1.5) meaning “slight improvement” felt by the patient. The median maximum cystometric capacity raised from 130cm3 (41.25–187.75) to 217cm3 (165–376.75) (p =0,013). Among the patients, 20% had a perfect result, 40% were significantly improved and in 40% TBA injections failed. After TBA 4/14 patients (28%) needed intermittent self-catheterization. No severe side effect was observed.


Conclusion

In this retrospective study we observe some short-term efficacy of TBA IDI to treat urinary incontinence owing to OAB/DO in patients with IPD in 60% of patients. These results are consistent with findings from previous retrospective studies. Prospective data coming from larger cohorts are now tremendously needed to clarify the best patient responders profiles, the actual TBA dose, and eventually to define TBA IDI place in the therapeutic algorithm of IPD patients’ incontinence.


Level of evidence

4.

Le prochain congrès SIFUD-PP à Perpignan en octobre 2021 : une conférence présentielle attendue !
The next SIFUD-PP congress at Perpignan in 2021 October: An expected physical conference!
2021
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 383-384




 

Les algies périnéo-glutéales traumatiques dans les aventures de Tintin. Ou Tintin au pays des algies périnéales
Perineal pain in Tintin adventures
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 414-421


Buts

Analyser les déterminants et la gravité des algies périnéo-glutéo-sacro-coccygiennes dans les aventures de Tintin et Milou.


Matériel et méthodes

L’ensemble des 23 aventures de Tintin et Milou (Hergé, éditions Moulinsart) a été revu afin de déterminer l’existence, les causes et la gravité des algies périnéo-glutéales (APG) observées chez les différents héros de cette bande dessinée. Plusieurs paramètres ont été étudiés : les causes qui pouvaient être soit accidentelle soit volontaire (coup et blessures) ; le type du patient (gentil–méchant) ; le héros concerné (Tintin, Haddock, Dupond, Milou, Tournesol …) ; la durée de la douleur (quantifiée par le nombre de cases où le sujet était représenté souffrant de telles algies) ; enfin, la gravité de ces douleurs, quantifiée par le nombre d’étoiles ou de signes désignant la région et stéréotypant l’importance de l’algie. Les tests de Student et du Chi2 étaient utilisés pour analyser ces différentes variables qualitatives et quantitatives.


Résultats

Cinq cent un traumatismes ont été retrouvées dans les aventures de Tintin et Milou dont 47 AGP, soit 9,4 % des cas à comparer aux 299 traumatismes de la tête (60 % des cas). Six albums sur les 23 ne rapportent aucune APG. Les APG sont habituellement traumatiques, soit par chute (68 %) soit par traumatisme direct (coup de pied au derrière 6 %, fessée 4 %), beaucoup plus exceptionnellement le fait d’une morsure (2 cas), d’une brûlure (2 cas), d’aiguilles ou flèches insérées dans le postérieur (5 cas) et de plaie par balle (1 cas). Tintin est le plus concerné (19 %) avec le capitaine Haddock (23 %), suivi de Milou (15 %). Les méchants et les gentils ne se partagent pas équitablement la souffrance périnéale puisque les gentils sont paradoxalement plus exposés (79 % vs 21 %). Il n’y a pas de corrélation entre les traumatismes de la tête et les APG (r 2 =0,117). L’indice de gravité pour les APG est de 5,21 avec une durée moyenne de 3,01 vs 6,88 de gravité et 3,2 de durée pour les traumatismes de la tête, soit une différence hautement significative au test de Student (p =0,00259). Le nombre total de traumatismes par album diminue progressivement au fil des albums (r 2 =0,3111) avec, par exemple, 38 pour le 1er album (Tintin chez les Soviets) et 4 pour le dernier (Tintin chez les Picaros). Cette diminution des traumatismes est plus nette pour les traumatismes céphaliques (r 2 =0,1436) que pour les AGP (r 2 =0,2189).


Conclusion

La prévalence des APG traumatiques dans les aventures de Tintin est importante et arrive aux deuxième rang après les traumatismes crâniens. Cette prévalence des traumatismes dans les APG est sans doute liée à la vie trépidante et aventureuse de Tintin et de ses acolytes exposés en toute circonstance à toute sorte de lésions directes ou indirectes. Des études futures devront préciser le risque de séquelles et les impacts psychologiques des AGP sur les héros concernés.


Niveau de preuve

4.


Aims

To analyze the determinants and severity of perineal pain in the adventures of Tintin and Snowy.


Material and methods

All 23 adventures of Tintin and Snowy (Hergé, Moulinsart Ed.) were reviewed in order to determine the presence, causes and severity of perineal pain (PP) observed in the various heroes of this comic book. Several parameters were studied: the cause which could be either accidental or voluntary; the type of patient (good guys–bad guys); the hero concerned (Tintin, Captain Haddock, Thompson and Thomson, Snowy, Professor Calculus …); the duration of the pain (by the number of boxes where the subject was represented suffering from such pains); finally, the severity of these pains, by the number of stars or signs designating the region and stereotyping the importance of the pain. The Student and Chi2 tests were used to analyze these different qualitative and quantitative variables.


Results

Five hundred and one traumas were found in the adventures of Tintin and Snowy, including 47 PP, 9.4% of cases compared to 299 head traumas (60% of cases). Six albums out of the 23 did not report any PP. PPs are usually traumatic either by a fall (68%) or by direct trauma (kick to the back 6%, spanking 4%) much more exceptionally by a bite (2 cases), a burn (2 cases), needles or arrows inserted in the bottom (5 cases) and a bullet wound (1 case). Tintin is the most concerned (19%) with Captain Haddock (23%), followed by Snowy (15%). The bad guys and the good guys don’t share equally the perineal pain since the good guys are forgivably more exposed (79% vs. 21%). There is no correlation between head trauma and PP (r 2 =0.117). The severity index for PP is 5.21 with a mean duration of 3.01 vs. 6.88 for severity and 3.2 for duration for head trauma, a highly significant difference in the Student test (P =0.00259). The total number of traumas per album progressively decreases over the albums (r 2 =0.3111) with, for example, 38 for the first album (Tintin and the Soviets) and 4 for the last one (Tintin and the Picaros). This decrease in trauma is clearer for cephalic trauma (r 2 =0.1436) than for PP (r 2 =0.2189).


Conclusion

The frequency of traumatic PP in Tintin's adventures is important and is second only to head injuries. This frequency of PP traumas is undoubtedly linked to the hectic and adventurous life of Tintin and his acolytes exposed in all circumstances to all kinds of direct or indirect injuries. Future studies will have to specify the risk of after-effects and the psychological impact of PPs on the heroes concerned.


Level of proof

4.

L’état des lieux des troubles fonctionnels pelvi-périnéaux au Maroc
The state of the art of functional pelvi-perineal disorders in Morocco
2021
- Lettres à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 444




 

Trouble obsessionnel compulsif et prolapsus genital
Obsessive-compulsive disorder and pelvic organ prolapse
2021
- Lettres à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 445-446




 

Un cas de volumineuse hypertrophie bénigne de la prostate compliquée de perforation rectale
A case of voluminous benign hypertrophy of the prostate complicated by rectal perforation
2021
- Lettres à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2021, 7, 31, 446-447




 

Lasers pulses et lithotritie laser endocorporelle
Pulsed lasers and endocorporeal laser lithotripsy
2021
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 451-457




 

L’insuffisance rénale aiguë du donneur en mort encéphalique : une réelle contre-indication à la transplantation rénale ?
Acute renal failure of the donor in encephalic death: A real contraindication to kidney transplantation?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 519-530


Introduction

La pénurie de transplants rénaux incite au quotidien à repousser les limites d’éligibilité au don. De nombreux donneurs en état de mort encéphalique présentent une insuffisance rénale aiguë lors de leur décès. Est-ce une réelle contre-indication au prélèvement et à une transplantation rénale ? Cette étude a pour objectif d’évaluer la survie des transplants issus de donneurs en mort encéphalique ayant une mauvaise fonction rénale lors du prélèvement.


Matériels et méthodes

L’ensemble des 2385 transplantations réalisées sur deux centres hospitaliers universitaires entre 2010 et 2017, ont été analysés de façon rétrospective. L’ensemble des patients ayant eu une mono transplantation rénale issue d’un donneur en état de mort encéphalique présentant une insuffisance rénale aiguë (IRA) ont été inclus dans l’analyse. L’IRA a été définie ici par une modification de plus de 50 % du débit de filtration glomérulaire (DFG) entre l’entrée en réanimation et le prélèvement, jusqu’à un seuil inférieur à 45mL/min/1,73m2 au moment du prélèvement.

La survie des transplants à 12 mois, la reprise retardée de la fonction (RRF) des transplants et le DFG à 12 mois ont été analysés. Une analyse de la survie en fonction des résultats de la biopsie préimplantatoire a également été réalisée lorsque celle-ci était disponible.


Résultats

Un total de164 patients ont été inclus ainsi durant cette période. A l’arrivée en réanimation le DFG moyen était 67,7±19mL/min/1,73m2. Lors du prélèvement l’âge moyen des donneurs était de 56,4±17,7 ans, le DFG était de 33,7±8,0mL/min, 16 %(n =26) des donneurs étaient anuriques. L’ischémie froide (IF) était de 16,8±5,0heures. L’âge moyen des receveurs était de 55,6±14,1 ans. Il s’agissait d’une première transplantation dans 81 % des cas. La reprise de la fonction rénale a eu lieu dans les 7,8±9,4jours après transplantation. Il y a eu deux non fonctions primaires « primary non function » (PNF). 152 patients (93 %) avaient un transplant fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 46,8±20,1mL/min/1,73 m2 et 122 patients (73 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min1,73 m2. Soixante et onze pour cent des biopsies préimplantatoires objectivaient de la nécrose tubulaire aiguë (NTA), la survie de ces transplants était de 85 %, comparable à la population totale (p =0,21). Aucune nécrose corticale n’a été observée.


Conclusion

L’insuffisance rénale aiguë du donneur en état de mort encéphalique ne doit pas à elle seule être une contre-indication au prélèvement rénal.


Introduction

The shortage of kidney transplants encourages the expansion of the limits of eligibility criteria for donation. Many donors who are brain dead display acute renal failure at the time of death; is this a real contraindication to harvesting? The aim of this study was to assess kidney graft survival from donors after brain death with confirmed acute renal failure, with or without anuria previous donation.


Materials and methods

All of the transplants performed in two university hospitals between 2010 and 2017 were analyzed retrospectively. All patients who underwent single kidney transplant from a brain-dead donor with acute renal failure (ARF) were included in this study. ARI was defined here by a decrease over 50 % of glomerular filtration rate (GFR) to a threshold below 45mL/min/1.73 m2 at the time of kidney procurement. Kidney graft survival, incidence of delayed graft function (DGF) and the GFR at 12 months were analyzed. Analysis of kidney transplant survival based on pre-implantation biopsies was additionally done.


Results

One hundred and sixty four patients were transplanted with a kidney from donor with ARF during the selected period. At the admission in ICU the average GFR was 67,7±19mL/min/1,73m2. At the time of donation, the average age of donors was 56.4±17.7 years, the GFR was 33.7±8.0mL/min/1.73 m2 16 % of donors were anuric. Cold ischemia time (CIT) was 16.8±5.0hours. The average age of recipients was 55.6±14.1 years. 81 % of the cases were primary transplants. Graft function took place within 7.8±9.4 days after transplantation. There were two non-primary functions (PNF). One hundred and fifty two patients (93 %) had a functional graft at 12 months. The mean GFR at 12 months was 46.8±20.1mL/min/1.73 m2 and 122 patients (73 %) had a GFR greater than 30mL/min/1.73 m2. Seventy-one percent of preimplantation biopsies revealed acute tubular necrosis (ATU); no cortical necrosis was observed. Survival of theses grafts was 85 %, comparable to the total population of study (P =0,21)


Conclusion

The acute renal failure of the brain-dead donor should not alone be systematically a contraindication to harvesting and kidney transplantation.

L’utilisation d’héparine en peropératoire des transplantations rénales réduit-elle le risque de thrombose du greffon ?
Is intraoperative heparin during renal transplantation useful to reduce graft vascular thrombosis?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 531-538




 

Re: Panthier et al., « Lasers pulses et lithotritie laser endocorporelle », Progrès en urologie, 2021
Re: Panthier et al., Pulsed lasers and endocorporeal laser lithotripsy, Progrès en Urologie, 2021
2021
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 449-450




 

Recommandations du Comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge andrologique et en médecine sexuelle en contexte et en sortie de crise sanitaire liée au COVID-19
Recommendations of the Committee of Andrology and Sexual Medicine of the AFU concerning the management of andrological and sexual medicine pathologies during the COVID-19 crisis
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 495-502


Objectif

Aider les urologues dans leur prise en charge des pathologies andrologiques et en médecine sexuelle durant la crise COVID-19.


Matériel et méthode

Utilisation de la méthode du consensus formalisé.


Résultats

La prise en charge médicale et chirurgicale des patients en andrologie et médecine sexuelle doit être adaptée. Les consultations devront, dans la mesure du possible, se faire en téléconsultation. Pour les actes opératoires, le délai entre la prise de décision opératoire et la date de (re)programmation du geste dépendra : (1) du niveau de criticité de la situation clinique ; (2) du type d’intervention ; (3) de la répercussion fonctionnelle et psychologique, notamment de la qualité de vie dans l’attente de l’intervention ; (4) de la notion de perte de chance d’avoir un résultat optimal ; (5) du risque de complication potentielle à différer trop longtemps une intervention ; et (6) en tenant compte des facteurs de risque de formes graves de COVID-19 du patient. La protection des urologues vis-à-vis du COVID-19 doit être prise en considération. Chaque urologue doit prendre la meilleure décision pour le patient en prenant en compte le délai acceptable et la répercussion en termes de qualité de vie avant la prise en charge chirurgicale, les paramètres de risques COVID, la faisabilité technique et anesthésique et la possibilité structurelle de l’établissement de soins à assurer un parcours dédié spécifique pendant la crise sanitaire COVID-19.


Conclusion

La prise en charge des pathologies andrologiques et de médecine sexuelle doit être adaptée au contexte de crise du COVID-19. Certains patients peuvent relever de la chirurgie, y compris dans l’urgence. Ces recommandations sont transitoires et prendront fin avec la crise du COVID-19.


Objective

To assist urologists in the management of andrological and sexual medicine pathologies during the COVID-19 crisis.


Material and method

Use of the formalized consensus method.


Results

The medical and surgical management of patients in andrology and sexual medicine must be adapted. Consultations should, as far as possible, be carried out by tele-consultation. For operative procedures, the delay between the operative decision and the date of (re)scheduling of the procedure will depend on: (1) the level of criticality of the clinical situation; (2) the type of intervention; (3) the functional and psychological repercussions, including quality of life while waiting for the procedure; (4) the notion of losing the chance of having an optimal outcome; (5) the risk of potential complications from delaying a procedure for too long; and (6) taking into account the patient's risk factors for severe forms of COVID-19. The protection of urologists from COVID-19 should be considered. Each urologist must make the best decision for the patient, taking into account the acceptable time frame and quality of life impact before surgical management, the COVID risk parameters, the technical and anesthetic feasibility and the structural possibility of the health care institution to ensure a specific dedicated pathway during the COVID-19 health crisis.


Conclusion

The management of andrological and sexual medicine pathologies must be adapted to the COVID-19 crisis context. Some patients may require surgery, including in emergency. These recommendations are transitional and will end with the COVID-19 crisis.

Recommandations pour l’évaluation et la prise en charge de la maladie de Lapeyronie : rapport du comité d’andrologie et de médecine sexuelle de l’AFU
French Urological Association (AFU) guidelines for Peyronie's disease assessment and treatment
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 477-494


Introduction

La maladie de Lapeyronie est un motif fréquent de consultation en urologie, dont le traitement reste sujet à de nombreuses controverses. Elle n’a fait l’objet d’aucune recommandation française jusqu’à présent. Le Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’Association Française d’Urologie propose donc une série de recommandations basées sur les preuves.


Matériels et méthodes

Ces recommandations sont réalisées selon la méthode ADAPTE, en se basant sur les recommandations européennes (EAU, ESSM), américaines (AUA, ISSM) et canadiennes (CAU), en intégrant les spécificités françaises en raison de la disponibilité des traitements, et une mise à jour de la bibliographie récente.


Résultats

L’évaluation de la maladie est clinique. Les patients présentant une gêne fonctionnelle ou un retentissement psychologique important peuvent se voir proposer un traitement. Les bénéfices et inconvénients de chaque traitement devront être explicités au patient. Concernant les traitements non chirurgicaux, aucun traitement disponible n’a l’autorisation de mise sur le marché en France. La vitamine E n’est pas recommandée. Des traitements à visée antalgiques (oraux ou ondes de choc de faible intensité) ou pro-érectiles peuvent être proposée selon le besoin, ainsi qu’une thérapie par traction. En raison de l’indisponibilité des injections de collagénase, les injections de vérapamil peuvent être proposées. Les traitements chirurgicaux sont à considérer en phase stabilisée de la maladie, et consistent en la réalisation d’une plicature, d’une incision-greffe ou de la pose d’un implant pénien en fonction du souhait du patient, de la courbure et de la taille de verge, ainsi que de la fonction érectile. Des traitements combinés peuvent être proposés.


Conclusion

La prise en charge de la maladie de Lapeyronie est complexe, et les niveaux de preuve des traitements sont faibles dans l’ensemble. Le succès du traitement dépendra de la qualité de l’évaluation initiale, de l’information du patient et de sa compréhension des effets attendus, et de l’expérience du praticien.


Introduction

Peyronie's disease is a common cause for consultation in urology. Many controversies surround its treatment. No French Guidelines have been published so far. The Committee of Andrology and Sexual Medicine of the French Association of Urology therefore offers a series of evidence-based recommendations.


Materials and methods

These recommendations are made according to the ADAPTE method, based on European (EAU, ESSM), American (AUA, ISSM) and Canadian (CAU) recommendations, integrating French specificities due to the availability of treatments, and an update of the recent bibliography.


Results

The assessment of the disease is clinical. Patients with functional impairment or significant psychological repercussions may be offered treatment. The benefits and drawbacks of each treatment should be explained to the patient. Regarding non-surgical treatments, no available treatment has market authorization in France. Vitamin E is not recommended. Analgesic (oral or low-intensity shock waves) or proerectile treatments may be offered as needed, as well as traction therapy. Due to the unavailability of collagenase injections, verapamil injections may be offered. Surgical treatments are to be considered in the stabilized phase of the disease, and consist of performing a plication, an incision-graft or the placement of a penile implant according to the patient's wishes, the curvature and the penis size, as well as erectile function. Combination treatments can be offered.


Conclusion

The management of Peyronie's disease is complex, and the levels of evidence for treatments are generally low. The success of treatment will depend on the quality of the initial assessment, the patient's information and understanding of the expected effects, and the practitioner's experience.

Recommandations pratiques pour la prise en charge du déficit en testostérone
Practical recommendations for the management of testosterone deficiency
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 458-476


Objectifs

La Société francophone de médecine sexuelle (SFMS) et le Comité d’andrologie et de médecine sexuelle (CAMS) de l’Association française d’urologie (AFU) ont réuni un panel d’experts afin d’élaborer des recommandations françaises pour la prise en charge du déficit en testostérone (DT).


Méthodes

Revue systématique de la littérature entre 01/2000 et 07/2019. Utilisation de la méthode des recommandations pour la pratique clinique (RPC) et de la grille AGREE II.


Résultats

Le DT se définit comme l’association de signes et symptômes cliniques évocateurs de DT à une diminution de la testostéronémie ou de l’activité des androgènes sériques. Le diagnostic nécessite une T inférieure aux valeurs de référence de l’homme jeune sur 2 dosages successifs. Les troubles sexuels sont souvent au premier plan, et concernent l’ensemble de la fonction sexuelle masculine (désir, excitation, plaisir et orgasme). Les symptômes les plus évocateurs sont : baisse du désir sexuel, disparition des érections nocturnes, fatigue, perte de la force musculaire. Sont également fréquemment retrouvés : surpoids, humeur dépressive, anxiété, irritabilité et mal-être. Le DT est plus fréquent en cas de maladies métaboliques, cardiovasculaires, chroniques, d’antécédents andrologiques, et de traitements corticoïdes, opioïdes, antipsychotiques, anticonvulsivants, antirétroviraux, ou du cancer. La SHBG étant fréquemment anormale, nous recommandons de préférer le dosage des T libre ou biodisponible, plutôt que la T totale. Le traitement du DT nécessite un bilan préalable clinique (TR, examen mammaire) et biologique (PSA, NFS). Les contre-indications au traitement par T sont : cancer de la prostate ou du sein évolutifs, insuffisance cardiaque sévère ou évènement cardiovasculaire récent, polyglobulie, HBP compliquée, projet de paternité. Il est possible en cas de syndrome d’apnée du sommeil appareillé, antécédent psychiatrique, cardiopathie stable, cancer de la prostate en surveillance active et après un an de rémission complète d’un cancer de la prostate localisé de risque faible ou intermédiaire traité de manière curative. Il comporte une supplémentation par testostérone au long cours et des conseils d’hygiène de vie. La surveillance du traitement se fait à 3, 6, 12 mois puis tous les ans. Elle est clinique (TR annuel) et biologique (T totale, PSA, NFS), l’effet secondaire le plus fréquent étant la polyglobulie.


Conclusion

Ces recommandations doivent contribuer à améliorer la prise en charge du DT.


Objectives

The Francophone Society of Sexual Medicine (SFMS) and the Andrology and Sexual Medicine Committee (CAMS) of the French Association of Urology (AFU) have brought together a panel of experts to develop French recommendations for the management of testosterone deficiency (TD).


Methods

Systematic review of the literature between 01/2000 and 07/2019. Use of the method of recommendations for clinical practice (RPC) and the AGREE II grid.


Results

TD is defined as the association of clinical signs and symptoms suggestive of TD with a decrease in testosterone levels or serum androgen activity. Diagnosis requires a T lower than the reference values in young men on 2 successive assays. Sexual disorders are often at the forefront, and concern the whole male sexual function (desire, arousal, pleasure and orgasm). The most evocative symptoms are: decrease in sexual desire, disappearance of nocturnal erections, fatigue, loss of muscle strength. Overweight, depressed mood, anxiety, irritability and malaise are also frequently found. TD is more common in cases of metabolic, cardiovascular, chronic, andrological diseases, and in cases of corticosteroid, opioid, antipsychotic, anticonvulsant, antiretroviral, or cancer treatment. Since SHBG is frequently abnormal, we recommend that free or bioavailable T is preferred over total T. The treatment of TD requires a prior clinical (DRE, breast examination) and biological (PSA, CBC) assessment. Contraindications to T treatment are: progressive prostate or breast cancer, severe heart failure or recent cardiovascular event, polycytemia, complicated BPH, paternity project. It is possible in cases of sleep apnea syndrome, psychiatric history, stable heart disease, prostate cancer under active surveillance and after one year of complete remission of a low or intermediate risk localized prostate cancer treated in a curative manner. It includes long-term testosterone supplementation and life-style counseling. Treatment is monitored at 3, 6, 12 months and annually thereafter. It is clinical (annual DRE) and biological (total T, PSA, CBC), the most frequent side effect being polyglobulia.


Conclusion

These recommendations should help improve the management of TD.

Thrombose partielle des corps caverneux : un nouveau cas avec évolution favorable sous anti-inflammatoires non stéroïdiens
Partial thrombosis of the corpus cavernosum: A new case with good outcomes under non-steroidal anti-inflammatory drugs
2021
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 503-505


Le priapisme localisé est une pathologie rare ; moins de 60 cas sont rapportés dans la littérature. L’étiologie reste inconnue ; néanmoins, certains facteurs favorisants sont identifiés, tels que la compression périnéale prolongée ou les coagulopathies. La symptomatologie est caractérisée par l’apparition d’une induration de la racine de la verge qui peut être douloureuse, accompagnée parfois d’un œdème périnéal. Le diagnostic morphologique est posé par l’IRM périnéale. Le traitement médical par anti-inflammatoires non stéroïdiens en monothérapie ou l’association héparines de bas poids moléculaires et antiagrégants plaquettaires donnent de bons résultats avec une résolution complète des symptômes dans 82 % des cas ; le traitement médical est à favoriser en première intention. Dans cet article, nous rapportons un cas de priapisme partiel idiopathique traité par anti-inflammatoires non stéroïdiens, avec succès et sans récidive à 10 ans.


Partial priapism is a rare pathology with less than 60 cases published in the literature; the etiology remains unknown, although certain favorable factors are identified as having in relation a prolonged perineal compression or a thrombopathy. The symptomatology is characterized by the appearance of pain, perineal edema and an induration of the root of the penis, which do not concern the distal part of the penis or the glans. MRI is the best complementary examination. The first-line surgical treatment is abandoned. Medical treatment with non-steroidal anti-inflammatory drugs or low molecular weight heparins combined with platelet aggregation inhibitors give good results with complete resolution of symptoms in 82% of cases; first-line medical treatment should be favored. We report a case of idiopathic partial priapism, successfully treated with non-steroidal anti-inflammatory without recurrence after 10 years.

Traitement de la dysfonction érectile par ondes de choc extracorporelles de faible intensité : revue de la littérature
Low-intensity extracorporeal shock wave therapy for erectile dysfunction: A systematic review
2021
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 506-518


Introduction

Le but de ce travail était de proposer une revue de la littérature concernant l’efficacité des ondes de chocs (OC) extra-corporelles à faible intensité pour la prise en charge de la dysfonction érectile (DE).


Méthodes

Une revue systématique de la littérature publiée entre 2000 et 2020 a été réalisée selon la méthodologie PRISMA. Une recherche sur la base de données Medline a été réalisée en utilisant les mots clés (MeSH) suivants : « extracorporeal shock wave therapy » ; « erectile dysfunction » ; « sexuality ».


Résultats

Dix-neuf articles ont été retenus : treize essais contrôlés randomisés et six méta-analyses. La DE organique primitive d’origine vasculaire a été majoritairement étudiée. Le traitement par OC à faible intensité était bénéfique, lorsque la DE était évaluée par les scores IIEF, EHS ou l’hémodynamique pénienne. Les résultats ne sont cependant pas unanimes.


Conclusion

Les OC à faible intensité agissent théoriquement sur le phénomène physiopathologique expliquant la DE en améliorant l’hémodynamique pénienne. Leur utilisation dans un contexte de DE organique d’origine vasculaire est soutenue par les recommandations européennes d’urologie et la Société européenne de médecine sexuelle. Des règles simples pour son utilisation en pratique clinique et un protocole bien établi restent à définir.


Introduction

Our purpose was to assess the efficacy of low intensity extracorporeal shock waves (SW) for the treatment of organic erectile dysfunction (ED).


Methods

A systematic review of the literature published between 2000 and 2020 was conducted using the PRISMA methodology. We used Medline data with the following key words (MesH): “extracorporeal shock wave therapy”; “erectile dysfunction”; “sexuality”.


Results

Nineteen articles were selected: thirteen randomised controlled trial and six meta-analyses. Most of them studied vascular etiology. Low intensity SW is beneficial ED is evaluated by the IIEF, EHS scores and penile hemodynamic.


Conclusion

SW may have a theoretical impact on the vascular etiology of organic DE. Their use in this context is supported by the European Society of urology and the European Society of sexual medecine. However, there are discrepancies in current data to establish a protocol to follow in daily practice.

Transplantation rénale robot-assistée avec donneur vivant : expérience d’un centre universitaire français
Living-donor robotic-assisted kidney transplantation: French academic center experience
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 8, 31, 539-554


Introduction

L’objectif principal était de rapporter les résultats per-, post-opératoires et fonctionnels de la transplantation rénale robot-assistée (TRRA) avec donneur vivant (DV), réalisées par un chirurgien expert en chirurgie robotique urologique. L’objectif secondaire était de comparer les résultats de la TRRA avec DV, en fonction de l’expérience du chirurgien.


Matériels et méthodes

Pour cette étude de cohorte rétrospective, nous avons analysé les données de patients consécutifs ayant eu une TRRA avec DV, de juillet 2015 à mars 2020 et nous avons comparé les résultats de la TRRA en fonction de l’expérience du chirurgien (groupe 1 : 1–14e TRRA versus groupe 2 : 15–29e TRRA).


Résultats

Au total, 29 TRRA avec DV ont été réalisées. L’âge et l’IMC médian des receveurs étaient : 57,0 (44,0–66,0) ans et 32,7 (23,5–39,6)kg/m2. La durée opératoire totale médiane et le temps de console médian étaient de : 140,0 (122,5–165,0) et 120,0 (107,5–137,5) minutes. Les durées médianes d’ischémie tiède, d’anastomose artérielle, veineuse et urinaire étaient de : 35,0 (27,5–45,0), 15,0 (11,0–20,0), 12,0 (10,0–16,0), 20,0 (16,0–23,0) minutes. Au total, 2 (6,9 %) complications mineures et 5 (17,2 %) complications majeures (Clavien-Dindo≥III) postopératoires sont survenues. À 2 ans de suivi, la survie du patient et du transplant était de 100 % (n =29) et 93,1 % (n =27). Après la 14e TRRA, la durée d’ischémie tiède (p =0,01) et de l’anastomose veineuse (p =0,004) étaient statistiquement plus courtes.


Conclusion

La transplantation rénale robot-assistée avec donneur vivant chez les receveurs obèses, présente de bons résultats fonctionnels à moyen terme.


Niveau de preuve

3.


Introduction

The main objective was to report the intra-, post-operative and functional outcomes of living-donor robotic-assisted kidney transplantation (RAKT), performed by a surgeon skilled in robotic surgery. The secondary objective was to compare the results of RAKT, based on the surgeon's experience.


Methods

For this retrospective cohort study, we analyzed data from consecutive patients who underwent living-donor RAKT from July 2015 to March 2020 and compared the results of RAKT according to the surgeon's experience (group 1: 1–14th RAKT versus group 2: 15–29th RAKT).


Results

Twenty-nine living-donor RAKT were performed. The median age and BMI of the recipients were: 57.0 (44.0–66.0) years and 32.7 (23.5–39.6)kg/m2. The median overall operative time and median console time were: 140.0 (122.5–165.0) and 120.0 (107.5–137.5) minutes. The median rewarming time, arterial, venous and urinary anastomoses durations were: 35.0 (27.5–45.0), 15.0 (11.0–20.0), 12.0 (10.0–16.0), 20.0 (16.0–23.0) minutes. Two (6.9%) minor and 5 (17.2%) major (Clavien-DindoIII) postoperative complications occurred. At 2 years of follow-up, patient and transplant survival was 100% (n =29) and 93.1% (n =27). After the 14th RAKT, the rewarming time (P =0.01) and venous anastomosis duration (P =0.004) were statistically shorter.


Conclusion

Living-donor robotic-assisted kidney transplantation, performed by a surgeon skilled robotic surgery, ensures good functional results in the medium term.


Level of evidence

3.

Administration de chimiothérapie néoadjuvante pour tumeur de vessie infiltrant le muscle en vie réelle : les urologues encore trop frileux ?
Administration of neoadjuvant chemotherapy for muscle-invasive bladder cancer in real life: Are urologists still too cautious?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 332-339