Base bibliographique

Antibioprophylaxie et bilan urodynamique : recommandations de bonne pratique par consensus formalisé
Antibiotic prophylaxis in urodynamics: Clinical practice guidelines using a formal consensus method
2018
- Recommandation
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 943-952, suppl. 17


Objectif

L’objectif de ce travail était d’émettre des recommandations de bonne pratique concernant l’antibioprophylaxie dans le cadre d’un BUD.


Matériels et méthodes

Des recommandations ont été élaborées par un groupe de pilotage multidisciplinaire avant d’être validées par une méthode de consensus formalisée par un groupe multidisciplinaire de 12 experts (groupe de cotation). Elles ont ensuite été validées par un groupe de lecture (experts différents du groupe de cotation).


Résultats

La réalisation d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) avec antibiogramme est recommandée dans les jours précédant le BUD, pour tous les patients (Accord fort). Chez les sujets ne présentant pas de pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont l’âge > 70ans, les infections urinaires itératives et un résidu post-mictionnel > 100ml. Chez les sujets ayant une pathologie neurologique, les facteurs de risque d’infection urinaire après BUD sont les infections urinaires itératives, le reflux vésico-urétéral, une pression vésicale prémictionnelle élevée > 40cmH2O. Si l’ECBU pré-BUD est stérile, en l’absence de facteur de risque d’infection urinaire, aucune antibioprophylaxie n’est recommandée (Accord fort). Si l’ECBU pré-BUD est stérile mais qu’il existe un ou plusieurs facteur(s) de risque d’infection urinaire, une antibioprophylaxie peut être, ou non, proposée. Si une antibioprophylaxie est décidée, il est recommandé de prescrire une prise unique de fosfomycine-trométamol (3g par voie orale), deux heures avant le BUD (Accord fort). En cas de colonisation urinaire pré-BUD, une antibiothérapie peut être, ou non, prescrite (indécision). Si une antibiothérapie est proposée, elle doit être adaptée à l’antibiogramme de la (ou des) bactérie(s) identifiée(s) (Accord fort). Elle doit être débutée la veille de l’examen, et être interrompue après celui-ci (Accord fort) (sauf pour la fosfomycine-trométamol pour laquelle une seule prise la veille du BUD est nécessaire et suffisante) (Accord fort). En cas d’infection urinaire pré-BUD, celle-ci doit être traitée et l’examen doit être reporté (Accord fort). Les règles proposées ici n’ont pas à être modifiées chez les patients porteurs de prothèse de hanche ou de genou (Accord fort). Par ailleurs, aucune prophylaxie de l’endocardite infectieuse n’est nécessaire, y compris chez les patients porteurs de cardiopathie valvulaire à haut risque (Accord fort).


Conclusion

Ces nouvelles recommandations devraient contribuer à harmoniser les pratiques et à limiter l’exposition aux antibiotiques.


Niveau de preuve

4.


Objective

The aim of this work was to issue clinical practice guidelines on antibiotic prophylaxis in urodynamics (urodynamic studies, UDS).


Materials and methods

Clinical practice guidelines were provided using a formal consensus method. Guidelines proposals were drew up by a multidisciplinary experts group (pilot group = steering group), then rated by a panel of 12 experts (rating group) using a formal consensus method, and then peer reviewed by a reviewing/reading group of experts (different from the rating group).


Results

Urine (bacterial) culture with antimicrobial susceptibility testing is recommended for all patients before UDS (strong agreement). In patients with no neurologic disease, the risk factors for tract urinary infection (UTI) after UDS are age > 70 years, recurrent UTI, and post-void residual volume > 100ml. In patients with neurologic disease, the risk factors for UTI after UDS are recurrent UTI, vesicoureteral reflux, and intermicturition pressure > 40cmH2 O. If the urine culture is negative before UDS and there is no risk factor for UTI, antibiotic prophylaxis is not recommended (Strong agreement). If the urine culture is negative before UDS, but there are one or more risk factors for UTI, antibiotic prophylaxis is optional. If antibiotic prophylaxis is initiated, a single oral dose (3g) of fosfomycin-tromethamine two hours before UDS is recommended (Strong agreement). If there is bacterial colonization on UCB before UDS, antibiotic therapy is optional (Undecided). If prescribed, it should be adapted to the antimicrobial susceptibility of the identified bacterium or bacteria, started the day before and stopped after UDS (except for fosfomycin-tromethamine: a single dose the day before UDS is necessary and sufficient) (Strong agreement). In the event of UTI before UDS, the UTI should be treated and UDS postponed (Strong agreement). The proposed recommendations should not be changed for patients with a hip or knee replacement (Strong agreement). No antibiotic prophylaxis of bacterial endocarditis is necessary, including in high-risk patients with valvular heart disease (Strong agreement).


Conclusion

These new guidelines should help to harmonize clinical practice and limit exposure to antibiotics.


Level of evidence

4.

Mots clés:
bilan urodynamique / Risque infectieux / Antibioprophylaxie / infection urinaire / bactériurie
Mots-clés:
urodynamic studies / Infective risk / antibiotic prophylaxis / urinary tract infection / Bacteriuria
Auto-sondages intermittents et rétentions urinaires des syndromes parkinsoniens
Self-intermittent-catheterization and urinary retentions in Parkinsonian syndromes
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 987-992, suppl. 17


Introduction

Les troubles vésicosphinctériens sont fréquents dans les syndromes parkinsoniens, notamment la rétention urinaire chronique. En cas de résidu significatif et symptomatique se pose le problème de son traitement qui se résume le plus souvent à la faisabilité ou non de la pratique des auto-sondages intermittents. Nous avons conduit une étude rétrospective sur la faisabilité et les résultats des auto-sondages dans cette population.


Méthodes

Étude rétrospective avec analyse qualitative et quantitative, clinique et instrumentale (urodynamique), des troubles vésicosphinctériens à type de rétention au cours des syndromes extrapyramidaux.


Résultats

Au total, 42 patients avec syndrome parkinsonien et réalisant des auto-sondages intermittents ont été examinés. Vingt et un étaient atteints d’une maladie de Parkinson idiopathique, 17 d’une atrophie multisystématisée, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine vasculaire, 1 d’un syndrome parkinsonien d’origine iatrogène et 2 d’un syndrome extrapyramidal non étiqueté. Tous avaient une rétention d’urine définie par un résidu post-mictionnel supérieur ou égal à cent cinquante millilitres. Tous étaient symptomatiques et les symptômes rapportés étaient une dysurie (30/42), une hyperactivité vésicale (20/42) et une incontinence urinaire d’effort (6/42). La cystomanométrie mettait en évidence une hyperactivité détrusorienne (15/42), une dyssynergie vésicosphinctérienne (15/42), une hypocontractilité détrusorienne (14/42), une incompétence sphinctérienne (4/42) ou un défaut de compliance (3/42). Tous les patients maîtrisaient la technique des auto-sondages intermittents. Quatorze (33 %) ont arrêté l’auto-sondage précocement dans les mois qui suivaient l’apprentissage en raison du retentissement fonctionnel de la dégradation neurologique.


Conclusion

Même si un tiers des patients abandonnent la réalisation des auto-sondages en raison de l’aggravation de la maladie neurologique, ces derniers restent la méthode de choix du traitement symptomatique de la rétention chronique du patient parkinsonien.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Lower urinary tract symptoms are common in Parkinson diseases, especially chronic urinary retention. In case of significant and symptomatic postvoid residual, a specific treatment is necessary in order to empty the bladder and nowadays the gold standard of such neurogenic bladder is based on self-intermittent-catheterizations, if possible at all. We carried out a retrospective study about feasibility and outcomes of self-intermittent-catheterizations in this population.


Methods

Retrospective study with qualitative and quantitative, clinical and instrumental (urodynamic) assessment, of lower urinary tract symptoms as urinary retention in extrapyramidal syndromes.


Results

Overall, 42 patients with parkinsonian syndrome performing self-intermittent-catheterization were assessed. Twenty-one had idiopathic Parkinson's disease, 17 multiple system atrophy, 1 vascular Parkinson, 1 iatrogenic Parkinson and 2 not yet determined parkinsonian syndromes. All the patients had urinary retention characterized by a postvoiding residual volume more than 150mL. All the patients were symptomatic and reported voiding dysfunction (30/42), overactive bladder syndrome (20/42), stress urinary incontinence (6/42). The cystometry showed detrusor overactivity (15/42), bladder-sphincter dyssynergia (15/42), detrusor underactivity (14/42), sphincter deficiency (4/42) or bladder compliance alteration (3/42). Each patient have learned and well controlled self-intermittent-catheterization technique. Fourteen (33%) stopped self-intermittent-catheterization prematurely in the following months because of functional impact of neurological worsening.


Conclusion

Even if one third of the patients had stopped self-intermittent-catheterization because of neurological deterioration, this technique remains the gold standard for the treatment of urinary chronic retention in parkinsonian patients.


Level of evidence

4.

Mots clés:
syndromes parkinsoniens / auto-sondage / rétention urinaire
Mots-clés:
Parkinson disease / Urinary retention / Self-intermittent-catheterization
Place des protections dans la prise en charge de l’incontinence urinaire
Absorbent products for urinary incontinence management
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 953-961, suppl. 17


Introduction

Si aujourd’hui la prise en charge de l’incontinence urinaire (IU) est bien codifiée, il n’existe aucune précision concernant la place ou la stratégie d’utilisation des protections quelle que soit l’étiologie de l’incontinence ou le terrain.


Méthodes

Nous avons effectué une recherche à partir de la base de données PubMed à partir des mots clés suivants : (urinary incontinence [MeSH Terms]) AND absorbent pad [MeSH Terms] permettant d’isoler 362 articles.


Résultats

De nombreux design de protections sont disponibles en vente libre sans prescription médicale et sans remboursement en France. Pour l’IU légère, les serviettes hygiéniques sont le design qui semble être le plus adapté chez la femme comparé aux protections menstruelles OR=0,27 [0,14, 0,52], aux protections avec serviettes hygiéniques lavables intégrées OR=0,12 [0,06, 0,26] ou aux serviettes hygiéniques lavables OR=0,05 [0,02, 0,26]. Pour l’IU modérée à sévère, il n’existe pas de « meilleur produit universel ». Les préférences varient entre les deux sexes et l’utilisation d’un panel de protections semble le plus adapté. La femme comme l’homme préfèrent la couche culotte aux serviettes hygiéniques OR=0,41 [0,20, 0,87] et OR=0,39 [0,22, 0,68]. Au total, 70 % des hommes ont une préférence pour les étuis péniens en comparaison aux protections habituellement utilisées (p =0,02). L’utilisation des protections permet d’améliorer l’indépendance dans les activités du quotidien OR=0,102 [0,046, 0,158] et la qualité de vie liée à l’IU OR=4,40 [1,74, 7,07] en comparaison aux patients n’utilisant pas de protections. Malgré cela, leur usage doit rester prudent en raison des potentielles complications infectieuses urinaires, plus fréquentes en particulier en milieu institutionnel, avec 41 % des utilisateurs développant au moins une infection urinaire sur une période d’évaluation de 12 mois vs 11 % des non-utilisateurs (p =0,001) ou immuno-allergiques avec notamment la « dermatite associée à l’incontinence » dont la prévalence peut atteindre un taux de 50 %.


Conclusion

Les analyses comparatives précises de bénéfices-risques, des coûts économiques, de satisfaction manquent. Il est nécessaire de poursuivre le développement de ces produits et de comparer plus précisément leurs caractéristiques intrinsèques, afin d’orienter au mieux les patients dans leurs choix.


Introduction

Despite therapeutic strategies of female and male urinary incontinence (UI) are currently well defined, there is no precise indication of the real place or strategy use of absorbent products regardless of the etiology of the incontinence or the clinical context.


Methods

We performed a research from the PubMed database using the following keywords: (urinary incontinence [MESH Terms]) AND absorbent pad [MeSH Terms]; allowing us to isolate 362 articles.


Results

Many protections designs are available over-the-counter without prescription and without reimbursement in France. For “light UI”, disposable insert pads are the design that seems to be the most suitable for women, compared to disposable menstrual pads, OR=0.27 [0.14, 0.52], washable pants with integral pad OR=0.12 [0.06, 0.26] or washable insert pads OR=0.05 [0.02, 0.26]. For moderate to severe UI, there is no “best universal product”. There are differences between the gender and the use of a panel of protections seems the most appropriate. Both women and men prefer pull-ups to disposable insert pads, OR=0.41 [0.20, 0.87] and OR=0.39 [0.22, 0.68] respectively. In men, a preference in 70 % of subjects for urisheats is observed compared to the protections they usually use (P =0.02). The use of protections improves independence in daily OR activities=0.102 [0.046, 0.158] and quality of life related to UI OR=4.40 [1.74, 7.07] compared to patients not using protections. Despite this, their use must remain cautious because of the potential infectious urinary complications, more frequent in particular in institutional people, with 41 % of users developing at least one urinary infection over an evaluation period of 12 months vs. 11 % of non-users (P =0.001), or immuno-allergic with the “dermatitis associated incontinence” whose prevalence can reach a rate of 50 %.


Conclusion

Comparative analyzes of risk-benefit, economic costs, patient satisfaction, protections vs. other measures are lacking. It is necessary to continue the development of these products and to compare more precisely their intrinsic characteristics, to best support patients choices.

Mots clés:
incontinence urinaire / Produits absorbants / Satisfaction des patients / Comparaison d’efficacité / coût-efficacité
Mots-clés:
Urinary incontinence / Absorbent pad / Patient satisfaction / Comparative effectiveness research / cost-effectiveness
Prévalence et retentissement sur la qualité de vie de l’incontinence urinaire dans une population adulte atteinte de troubles ventilatoires obstructifs, revue de littérature
Prevalence and impact on quality of life of urinary incontinence in an adult population with chronic obstructive pulmonary diseases, literature review
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 962-972, suppl. 17


Introduction

Les patients atteints de troubles ventilatoires obstructifs (TVO) constituent une population à risque pour l’incontinence urinaire (IU) du fait de la fréquence des épisodes d’augmentation de la pression intra-abdominale par les symptômes de toux chronique.


Objectifs de l’étude

L’objectif de notre revue de littérature était d’évaluer la prévalence de l’IU et son retentissement sur la qualité de vie, la demande de soins, le dépistage et le traitement de l’IU dans cette population.


Matériel et méthodes

Revue de littérature réalisée sur une période allant de 2001 à janvier 2018 partir de la base de données Medline (PubMed) et des mots clefs suivants : urinary incontinence, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), asthma, cystic fibrosis, quality of life .


Résultats

L’étude la plus large montrait que sur une population de 14 828 personnes, dont 995 diagnostiqués BPCO, la prévalence d’IU était de 34,9 % dans la population avec BPCO contre 27,3 % dans la population générale de l’étude (p = 0,0048). Ces résultats concordaient avec les études de cette revue. L’IU était plus sévère dans la population avec TVO et survenait à un plus jeune âge. Les symptômes d’incontinence à l’effort prédominaient, à la toux mais également lors de la spirométrie et des séances de rééducation bronchique. Malgré un impact négatif sur la qualité de vie et sur le traitement des TVO, l’IU était négligée.


Conclusion

La prévalence d’IU semblait plus élevée dans la population atteinte de TVO, à un degré de sévérité plus important. L’autoévaluation de la qualité de vie est d’autant plus diminuée quand l’IU est associée à la pathologie pulmonaire.


Introduction

Patients with obstructive lung diseases (OLD) are at-risk population for urinary incontinence (UI) with high frequency of increased intra-abdominal pressure because of chronic cough symptoms.


Aim of the study

This review is aimed at determining the prevalence of UI and its impact on quality of life, patient healthcare research, diagnosis and treatment of UI among this population.


Materials and method

Literature review from January 2001 to 2018 on Medline (PubMed) using keywords urinary incontinence, chronic obstructive pulmonary disease (COPD), asthma, cystic fibrosis, quality of life.


Results

The largest study showed that in a population of 14,828 people, whose 995 were diagnosed COPD, UI prevalence was 34.9% in people with COPD, versus 27.3% among the general population of the study (P = 0.0048). Results in the other studies of the review were similar. UI was more severe in OLD patients and occurred on young subjects. Stress urinary incontinence symptoms were predominant, during cough but also during spirometry and chest rehabilitation sessions. Despite an impact on quality of life and treatment of OLD, UI was neglected.


Conclusion

UI prevalence seemed higher on population with OLD, to a greater degree of severity. Quality of life self-evaluation was further decreased when UI was associated with pulmonary disease.

Mots clés:
Troubles ventilatoires obstructifs / incontinence urinaire / Qualité de vie / Rééducation
Mots-clés:
Obstructive lung diseases / Urinary incontinence / Quality of life / Physiotherapy
Sédentarité et incontinence urinaire chez la femme : une revue de littérature
Sedentary lifestyle and urinary incontinence in women: A literature review
2018
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 973-979, suppl. 17


Objectif

La sédentarité est définie par une insuffisance d’activités mobilisatrices régulières dans les activités de la vie quotidienne. L’objectif de ce travail était de rassembler les données concernant le lien potentiel entre sédentarité et incontinence urinaire chez la femme.


Méthode

Une revue de littérature (bases de données Pubmed/MEDLINE) à partir des mots clés : femmes, incontinence urinaire, sédentarité, comportement sédentaire, style de vie sédentaire, activité physique, exercice, sport, sur la période 2008–2018 a été réalisée.


Résultats

Cinq études transversales observationnelles ont été analysées. Les données étaient globalement en faveur d’un lien entre comportement sédentaire et incontinence urinaire chez la femme. Plusieurs facteurs confondants potentiels (âge, indice de masse corporelle, comorbidités, environnement socio-familial) ont été identifiés dans la littérature. Les mécanismes physiopathologiques restent mal établis incluant potentiellement les facteurs métaboliques, les facteurs posturaux, les dysfonctions musculaires. Peu d’articles respectaient la définition stricte de la sédentarité, et aucune étude prospective étudiant le lien de causalité entre sédentarité à moyen ou long terme n’a été mise en évidence.


Conclusion

Les données limitées disponibles dans la littérature semblent indiquer que la sédentarité est un facteur de risque d’incontinence urinaire féminine. De nombreux facteurs confondants ont été identifiés, justifiant des études complémentaires étudiant plus précisément le lien de causalité entre sédentarité et incontinence urinaire chez la femme.


Aim

The sedentary lifestyle is defined by a lack of regular mobilizing activities in the activities of daily life. The purpose of this work was to gather data related to the potential link between urinary incontinence and sedentary lifestyle in women.


Method

A literature review (Pubmed/MEDLINE databases) based on keywords: women; urinary incontinence; sedentary; sedentary behavior; sedentary lifestyle; physical activity; exercise; sport, over the period 2008–2018 was carried out.


Results

Five cross-sectional observational studies were analyzed. Overall, the data supported a link between sedentary behavior and urinary incontinence in women. Several potential confounding factors (age, body mass index, comorbidities, lower socio-familial support) have been identified in the literature. Pathophysiological mechanisms remain poorly established, potentially including metabolic factors, postural factors and muscle dysfunctions. Few articles respected the strict definition of sedentary lifestyle, and no prospective study investigating the causal link between meddle or long-term sedentary was highlighted.


Conclusion

The limited data available in the literature suggests that sedentary lifestyle is a risk factor for female urinary incontinence. Many confounding factors have been identified, justifying further studies evaluating more specifically the causal link between sedentary lifestyle and urinary incontinence in women.

Mots clés:
Femmes / incontinence urinaire / Sédentarité / Comportement sédentaire / Style de vie sédentaire
Mots-clés:
Women / Urinary incontinence / Sedentary / Sedentary behaviour / Sedentary lifestyle
Troubles sexuels chez les patients atteints de lésions médullaires
Sexual disorders among spinal cord injury patients
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 17, 28, 980-986, suppl. 17


But

La lésion médullaire (LM) peut altérer à des degrés variables la sexualité des patients. L’objectif de cette étude était d’évaluer les dysfonctions sexuelles (DS) chez un échantillon de patients atteints de LM tunisiens et de déterminer les facteurs associés à ces DS.


Matériels et méthodes

Étude descriptive transversale réalisée sur un échantillon de 30patients atteints de LM. La sexualité a été évaluée par : Male Sexual Quotient (MSQ) et Sexual Health Inventory for Men (SHIM). D’autres paramètres ont été collectés : sociodémographiques, cliniques, capacité fonctionnelle, profil psychologique, et qualité de vie (QDV) (Short-Form 36 : SF36).


Résultats

L’âge moyen était de 41±9,6 ans (23–56). La fréquence des DS dans notre étude était 69,2 %. Les items les plus touchés du MSQ (76 %) étaient l’érection, l’orgasme, la séduction et la performance. Les DS étaient associées à une altération des domaines de SF36. Nous avons noté des corrélations positives, d’une part entre le score MSQ et les sous scores limitations liées à l’état physique (RP) et santé générale (GH) de SF36 et d’autre part entre le SHIM et les sous scores RP, la composante mentale (MCS) et physique (PCS). Le score MSQ était corrélé négativement avec le score HAD. Aucune autre association n’a été notée.


Conclusion

Notre étude a montré une fréquence élevée de DS chez les patients atteints de lésions médullaires notamment tunisiens. Les DS étaient associées essentiellement à une dégradation de la QDV et au profil anxio-depressif. L’absence d’autres associations pourrait être expliquée par la particularité de notre culture qui considère encore la sexualité et les DS comme un sujet tabou et secondaire.


Objective

Spinal cord injury (SCI) can alter to varying degrees patients’ sexuality. The goals of this study were to evaluate sexual dysfunctions (SD) among a sample of Tunisian patients with SCI and to determine the associated factors.


Methods

A cross-sectional descriptive study was conducted on a sample of 30 patients with SCI. Sexuality was evaluated by : Male Sexual Quotient (MSQ) and Sexual Health Inventory for Men (SHIM). Other parameters were collected : sociodemographic, clinical, functional capacity, psychological profile and quality of life (QoL) (Short-Form 36 SF36).


Results

The mean age was 41±9.6 years (23–56). The frequency of SD in this study was 69.2 %. The most affected items in the MSQ (76 %) were erection, orgasm, seduction and performance. The SD were associated with alteration of SF36 domains. We noted positive correlations on the one hand between the MSQ score and the role physical (RP) and general health (GH) sub scores of SF36 and on the other hand between the SHIM and the sub scores RP, mental and physical component score (MCS and PCS). The MSQ score was negatively correlated with the HAD score. No other associations were noted.


Conclusion

Our study showed a high frequency of SD in SCI patients including Tunisians. SD were mainly associated with impaired QOL and the anxio-depressive profile. The absence of other associations could be explained mainly by the peculiarity of our culture which still considers sexuality and SD as a taboo and secondary subject.

Mots clés:
sexualité / Lésion médullaire / Qualité de vie / Psychologie / Culture
Mots-clés:
Sexuality / spinal cord injury / Quality of life / Psychology / Culture
Comment je m’assure de la bonne qualité d’une IRM de la prostate ?
How can I be sure a prostate MRI is well done?
2018
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F107, suppl. 4


L’IRM prostatique est incontournable dans la prise en charge du cancer de prostate à toutes les étapes, pour la détection, le bilan d’extension, puis pour le bilan de récidive post-thérapeutique. Un examen de qualité nécessite d’abord une bonne préparation du patient, puis une technique d’acquisition et un compte rendu standardisés. Notre article vise à établir des critères de qualité bien codifiés pour la réalisation d’une IRM de prostate.


Prostate MRI is now essential in prostate cancer management, at the beginning of the disease for detection and extension diagnosis, and afterwards in case of biological recurrence. A good patient preparation, standardized acquisition techniques and reports are needed for a good exam. Our article aims to define quality standards to perform a good prostate MRI.

Mots clés:
Cancer prostatique / IRM / Critères de qualité
Mots-clés:
prostate cancer / MRI / Quality standards
Comment je prescris un traitement par injection de XIAPEX ® (Collagenase clostridium histolyticum) dans la maladie de La Peyronie
How to prescribe XIAPEX ® injection (Collagenase clostridium histolyticum) for Peyronie's disease
2018
- Ordonnance commentée
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F112, suppl. 4


La maladie de La Peyronie est une pathologie grave et invalidante avec une prévalence hautement sous évaluée. Le Xiapex® est le premier traitement disponible en France ayant reçu une AMM avec une utilisation possible à tout stade de la maladie. Ce traitement, très attendu en France, permet d’enrichir l’arsenal thérapeutique préexistant. Cependant son coût et l’absence de prise en charge par la sécurité sociale risque d’être un frein à sa prescription (800 euros l’injection). Son usage nécessite une formation obligatoire pour tout urologue souhaitant le prescrire.


Peyronie's disease is a serious and crippling illness highly underestimated. Xiapex® is the first treatment available in France that has received a marketing authorization with a possible use at any stage of the disease. This treatment, highly anticipated in France, enriches the pre-existing therapeutics. However, its cost and lack of support by social security might be an important brake for prescribing it (800 euros/injection). Its use requires mandatory training for any urologist wishing to prescribe it.

Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
La réalisation de biopsie systématique permet-elle d’optimiser les indications opératoires pour le traitement des petites tumeurs du rein ?
2018
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F115, suppl. 4


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Mots clés:
Xiapex / maladie de La Peyronie / Courbure de verge
Mots-clés:
Xiapex / Peyronie's disease / Penis curvature
Le point sur les masses rétropéritonéales : pièges à éviter et recommandations de prise en charge
Focus on retroperitoneal masses: Traps to avoid and recommendations
2018
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F93, suppl. 4


Introduction

L’objectif de cette étude était de rappeler les pièges diagnostiques et les recommandations de prise en charge d’une masse rétropéritonéale.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée avec les mots clés : masse rétropéritonéale, réseau, diagnostic, recommandations, chirurgie.


Résultats

Un envahissement des organes de voisinage, des symptômes abdominaux ou un syndrome endocrinien peuvent évoquer une histologie extra-rénale. La tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne reste l’examen de référence. Des dosages hormonaux sont nécessaires en cas d’origine surrénalienne. La biopsie coaxiale par voie rétropéritonéale est recommandée avec congélation et relecture anatomopathologique. La résection chirurgicale en marges saines doit être planifiée en fonction du type histologique, en évitant une résection incomplète ou une effraction qui peut impacter sur la survie du patient.


Conclusion

Les tumeurs rétropéritonéales extra-rénales sont des tumeurs rares dont le pronostic est conditionné par la démarche diagnostique et la prise en charge initiale.


Introduction

The aim of this study was to call back the diagnostic traps and the recommendations for treatment of a retroperitoneal mass.


Methods

A review of the literature was conducted using following keywords: retroperitoneal mass, network, diagnostic, recommendations, surgery.


Results

Invasion of contiguous organs, abdominal symptoms or endocrine syndrome can evoke an extra-renal histology. Thoraco-abdomino-pelvic computerized tomography (CT) is the standard imagery. Hormonal dosages are necessary in case of adrenal origin. Retroperitoneal coaxial biopsy is recommended with freezing and pathological verification. The surgical resection with negative margins should be planned according to pathology findings, with avoiding an incomplete resection or effraction, which could impact on patient's survival.


Conclusion

Retroperitoneal extra-renal tumors are rare tumors which prognosis is directly related to diagnostic procedure and initial management.

Mots clés:
Masse rétropéritonéale / Réseau / Diagnostic / Recommandations / Chirurgie
Mots-clés:
Retroperitoneal mass / Network / Diagnosis / Recommendations / Surgery
Le traitement non chirurgical du prolapsus : quels pessaires pour qui et comment les prescrire ?
Conservative treatment of prolapse: Which pessaries for whom and how to prescribe them?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F99, suppl. 4


Le prolapsus est une pathologie courante puisque la prévalence atteint 50 % chez la femme d’âge moyen multipare et qu’elle augmente avec l’âge. Le traitement du prolapsus symptomatique peut être conservateur et reposer sur la rééducation ou la mise en place de pessaire. On différencie deux catégories de pessaires : les pessaires de comblement et les pessaires de soutien. Leur utilisation a pour but de réduire la symptomatologie liée au prolapsus. Leur utilisation est simple, le choix du pessaire dépendra de l’interrogatoire, de l’examen clinique et de l’adhésion de la patiente. Dans plus de 80 % des cas, on peut adapter le pessaire à l’anatomie de la patiente. Le suivi doit est régulier afin d’éviter les complications, celles-ci étant exceptionnellement sévères. Lorsque le pessaire est adapté, le taux de satisfaction des patientes est important pour un taux de complication faible. C’est un traitement à envisager en première intention.


Prolapse is a common pathology as the prevalence reaches 50 % for middle-aged multiparous women and increases with aging. Symptomatic prolapse treatment can be conservative and based on physiotherapy or on pessary use. Two kinds of pessaries can be considered: filling type and supporting type. Their use aim to reduce prolapse symptomatology. Their utilization is simple. The choice of pessary depends on the history, on the clinical examination and on the patient compliance. For more than 70% of patient cases the pessary can be adapted to the patient anatomy. The monitoring must be done on a regular basis to avoid to avoid complications, which are seldom severe. If the pessary is well adapted, the patient satisfaction rate is high with a low complication rate. Actually, it is a first choice treatment.

Mots clés:
prolapsus / Pessaire / Non complication
Mots-clés:
Prolapse / treatment / Pessary
Résistances bactériennes : que doit savoir l’urologue ?
Bacterial resistances: What should the urologist know?
2018
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2018, 4, 28, F103, suppl. 4


À l’heure de l’augmentation des résistances et de la consommation des antibiotiques dans le monde, la maîtrise et la compréhension des principaux mécanismes de résistances bactériennes paraissent aujourd’hui essentielles pour les urologues. L’objectif de cet article est de permettre aux urologues de mieux appréhender les mécanismes de résistances bactériennes des entérobactéries auxquelles ils sont confrontés dans une démarche d’amélioration et de rationalisation de la prescription antibiotique. Nous développons ici les mécanismes de résistances enzymatiques des entérobactéries vis-à-vis de la grande famille des β-Lactamines.


At a time of increasing antibiotic resistance and consumption worldwide, understanding of the main mechanisms of bacterial resistance seems essential for urologists. The aim of this article is to allow urologists to better understand the mechanisms of bacterial resistance of enterobacteriaceae that they face in a process of improvement and rationalization of the antibiotic prescription. Here we develop the enzymatic resistance mechanisms of enterobacteriaceae with respect to the large family of beta-Lactams.

Mots clés:
Résistance bactérienne / β-Lactamine / Entérobactéries / BLSE
Mots-clés:
Bacterial resistance / Beta-Lactam / Enterobacteriaceae / ESBL
Actualisation 2018–2020 des recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – Éditorial
Update 2018–2020 of French ccAFU guidelines – Editorial
2018
- Recommandations françaises du ccAFU
- Réf : Prog Urol, 2018, 12, 28, S1, suppl. 12S

Chers collègues,

Voici la nouvelle version des recommandations 2018 du CCAFU. Elles sont basées sur une analyse systématique de la littérature la plus récente. Les recommandations sont parfois en décalage avec la réalité de certaines pratiques cliniques qui évoluent différemment, mais elles sont conformes aux exigences standardisées de la médecine fondée sur les preuves.

Mots clés:
A. / K. / T. / M. / F.
Adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

La technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée initialement développée comme alternative à l’adénomectomie voie haute (AVH) a vu son rôle fortement limité par l’essor de l’énucléation endoscopique de la prostate. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure.


Méthodes

Une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée postérieure trans-vésicale est présentée à travers le cas d’un homme de 68 ans présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une prostate de 113cc obstructive.


Résultats

Le patient est positionné en Trendelenburg avec mise en place de 6 trocarts dont 3 pour les bras du robot, un pour l’optique et deux pour l’aide opératoire. La vessie est remplie à l’aide d’une sonde pour faciliter son repérage et une cystotomie horizontale est effectuée. Une incision au niveau du col vésical est effectuée sur tout le pourtour de l’empreinte prostatique. Le plan de la capsule est suivie toute autour de l’adénome et l’urètre est pour finir incisé pour détacher la pièce. Puis le col vésical est solidarisé à l’urètre par un V-Lock et la cystotomie est refermée.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité d’une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure. La forte réduction de la morbidité de la voie robot-assistée comparée à l’AVH par voie ouverte pourrait faire garder un rôle à l’adénomectomie prostatique robotique dans les centres n’ayant pas de morcellateur.

Mots clés:
B. / R. / A. / B.
Adénomectomie transvésicale : améliorer les résultats de la voie haute par une voie mini-invasive
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

Montrer la technique d’adénomectomie cœlioscopique robotisée par voie transvésicale.


Méthodes

Le cas d’un patient de 64 ans présentant une récidive volumineuse d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique est exposé.

La prostate de 137mL est traitée par une adénomectomie prostatique robotisée permettant l’énucléation de l’adénome tout en assurant une hémostase progressive.

Une trigonisation à la façon d’une anastomose urétrovésicale est réalisée pour permettre un passage aisé de la sonde.


Résultats

Parmi les 15 patients ayant bénéficié de cette technique, 70 % ont pu avoir leur ablation de la sonde au 2e jour.

L’IPSS médian à 3 mois était de 3.

Aucune incontinence urinaire n’était présente à 3 mois.


Conclusion

L’adénomectomie prostatique robotisée est une alternative mini-invasive à l’adénomectomie ouverte. Elle peut être mise en balance avec les techniques d’énucléation endoscopique, plus longue et nécessitant une longue courbe d’apprentissage.

Mots clés:
J.-A. / J.B. / C. / G. / C.
Affinement de la stratification du risque de cancer de la prostate détecté par biopsie transrectale par biopsie transpérinéale en fusion élastique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 716, suppl. 13


Objectifs

Évaluer la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPER-B) guidée par l’image dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique (TRUS-B) lorsque les estimations du grade et du volume de cancer discordent avec l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM).


Méthodes

Tous les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats TRUS-B et de l’IRM. Une TPER-B guidée par l’image de la cible index (CI), définie comme la plus grande lésion de PI-RADS-v2≥3 a été organisée pour les cas discordants. L’anatomopathologie a analysé le score de Gleason, la longueur tumorale maximale (LTM) et la longueur tumorale totale (LTT).


Résultats

Sur 237 patients atteints d’un cancer de la prostate (1–4/2018), 30 ont eu besoin de TPER-B pour la stratification du risque. Les LTM dans la CI étaient plus fortes pour TPER-B [moyenne (IC95 %) : 2,6mm (1,9–3,3) vs 6,9 (5,0–8,8), p <0,0001], comme les LTT [3,6mm (2,6–4,5) vs 19,7 (11,6–27,8), p =0,0002] que TRUS-B. Quatorze sur trente (46,7 %) ont répondu à la définition 1 de l’University College London, et 18/30 (60,0 %) à la définition 2, ce qui correspond à des cancers cliniquement significatifs<0,5mL et <0,2mL, respectivement. Sept sur seize (43,8 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie (n =5) ou par radiothérapie (n =2). Chez 14 patients non encore assignés, la stratification du risque de TPER-B a confirmé le choix d’un traitement à visée curative (13/14, 92,9 %) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La biopsie transpérinéale guidée par l’image de la cible index a fourni plus de matériel tumoral pour l’anatomopathologie. La réévaluation du volume et du grade du cancer a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Amélioration dans le temps des résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : évaluation monocentrique de 370 procédures consécutives sur 6 années
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724, suppl. 13


Objectifs

Le développement de la chirurgie robotique a modifié les pratiques de nombreuses interventions en urologie, mais les principaux bénéfices de cette innovation sont observés en chirurgie conservatrice du rein. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution des résultats de la NPRA dans le temps permettant d’appréhender la courbe d’apprentissage de cette technique au sein d’un centre de référence dans le traitement des tumeurs rénales.


Méthodes

Tous les patients consécutifs traités par NPRA pour une tumeur rénale primitive entre avril 2010 et janvier 2017 ont été inclus de manière prospective dans la base de données du cancer du rein UROCCR. Les données démographiques, les caractéristiques tumorales, les modalités chirurgicales et les résultats oncologiques, fonctionnels et sécuritaires étaient collectées. Une comparaison entre les premières NPRA réalisées entre 2010 et 2014 (période 1) et les NPRA récentes, réalisées entre 2016 et 2016 (période 2) a été effectuée pour analyser l’évolution des indications et des résultats des NPRA au cours du temps.


Résultats

Sur 370 NPRA consécutives, 165 et 205 ont été respectivement réalisées au cours des périodes 1 et 2. Durant la période 2, la taille tumorale était augmentée (3,6 vs 3cm, p <0,001) et les tumeurs complexes plus fréquentes (16,7 vs 5,8 %, p <0,001). Les indications impératives (19,5 vs 9,1 %, p =0,005), les procédures sans clampage (15,1 vs 4,9 %, p =0,002) ou sous clampage sélectif (46,3 vs 17,1 %, p <0,001) ont augmenté au cours de la période 2. Les taux de transfusion, de complications per- ou postopératoires ou de reprise ont été abaissés au cours du temps sans différence significative. La durée d’hospitalisation médiane a été diminuée de 5 à 3jours (p <0,001). Le taux de marges positives a été fortement diminué, passant de 10,5 à 2,2 % (p =0,002) (Fig. 1).


Conclusion

Bien que l’assistance robotique soit souvent considérée comme intuitive, nos données suggèrent qu’une expérience importante est nécessaire à l’amélioration des résultats de la NPRA. Avec ce niveau d’expertise, on peut observer d’excellents résultats de la NPRA.

Mots clés:
N. / G. / V. / H. / G.
Amélioration de l’efficacité de la photothérapie dynamique de prostate au wst11 par une immunothérapie ciblant le récepteur csf1r : étude préclinique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 695-696, suppl. 13


Objectifs

Les cellules myéloïdes infiltrant les tumeurs (tim) forment un microenvironnement protumoral pouvant induire des résistances aux thérapies focales. Le récepteur au csf1 (csf1r) favorise le recrutement tumoral des tim.

Le but de cette étude était de démontrer que l’ajout d’un inhibiteur du csf1r améliorait l’efficacité de la photothérapie dynamique au wst11 (vtp) pour le traitement d’un cancer de prostate dans un modèle murin.


Méthodes

Nous avons injecté des cellules tumorales prostatiques murines myccap dans le flanc de souris immunocompétentes fvb. Les souris ont été randomisées en 4 groupes : contrôle, traitement par anti-csf1r, traitement par vtp, traitement par anti-csf1r+vtp. La survie et la croissance tumorale ont été évaluées tous les 7 jours. L’infiltration tumorale par les tim a été évaluée par immunohistochimie (iba1) et par cytométrie de flux (cd45, csf-1r, f4/80, cd8a, cd11b, cd11c, ly6c, ly6g).


Résultats

Comparée au groupe contrôle, la vtp a significativement augmenté l’infiltration tumorale par les tim à j10 ainsi que l’expression de csf1r (p <0,05) (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2). L’association vtp+anti-csf1r a significativement amélioré la survie spécifique des souris traitées (survie moyenne dans les groupes vtp+anti-csf1r, vtp, anti-csf1r et contrôle respectivement de 37,5 jours, IC95 % : 35,5–39,5 ; 21,8 jours, IC95 % : 17,2–26,4 ; 16,3 jours, IC95 % : 13,4–19,2 ; 14,5 jours, IC95 % : 13,5–15,5 ; p <0,001). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué la croissance tumorale à j7, j14 et j21 (p <0,05) avec une diminution de 84 % du volume tumoral comparé au groupe vtp seule à j21 (Fig. 3). L’association vtp+anti-csf1r a significativement diminué l’infiltration tumorale par les tim à j10 post-vtp (résultat validé en immunohistochimie et cytométrie de flux, Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La photothérapie dynamique au wst11 induit le recrutement de tim pouvant induire une résistance au traitement. L’association de la vtp avec un anti-csf1r améliorait la survie spécifique et diminuait la croissance tumorale chez un modèle murin immunocompétent en diminuant l’infiltration tumorale par les tim. Ces résultats démontrent l’intérêt de l’immunothérapie ciblant les cellules myéloïdes en complément des thérapies focales.

Mots clés:
S. / M. / A. / K. / R.
Analyse de la cellularité du liquide intrakystique lors des néphrectomies partielles et élargies pour kystes rénaux Bosniak III ou IV
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724, suppl. 13


Objectifs

Les kystes rénaux Bosniak III–IV relèvent d’une néphrectomie partielle en raison du risque de malignité rapporté : 30–60 % pour les Bosniak III et près de 90 % pour les Bosniak IV. La rupture kystique peropératoire est à risque théorique de dissémination tumorale (« spillage ») sans impact démontré sur la survie sans récidive. L’objectif de l’étude était d’analyser la cellularité du liquide intrakystique.


Méthodes

Tous les patients opérés d’une tumeur kystique dans notre centre entre novembre 2017 et avril 2018 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques étaient colligées de manière prospective avec classification selon Bosniak des kystes. Après exérèse opératoire, le liquide intrakystique était ponctionné au bloc opératoire, puis envoyé en frais en anatomopathologie. Après obtention d’un culot cellulaire par centrifugation, un examen cytologique direct recherchait la présence de cellules tumorales. Le culot était fixé pour analyse immunohistochimique (recherche des marqueurs pax-8 et ca-ix) et congelé pour analyse ultérieure de l’ADN tumoral.


Résultats

Vingt patients ont été inclus au total, dont 62 % de kystes Bosniak IV et 22 % de Bosniak III. Seize pour cent des kystes étaient non classables ou survenaient chez des patients avec maladie de von Hippel-Lindau. Deux patients ont été opérés par néphrectomie élargie, tous les autres par néphrectomie partielle. Environ 30 % des patients étaient opérés par laparoscopie robot-assistée. L’analyse histologique finale retrouvait 14 carcinomes rénaux à cellules claires, dont 1 tumeur multiloculaire, 2 carcinomes papillaires, 2 chromophobes et 2 tumeurs bénignes finalement exclus de l’étude (néphrome kystique et adénome métanéphrique). La ponction était réalisable dans 55 % des cas. Tous les liquides ponctionnés ont été analysés. La cytologie ne retrouvait aucune cellule tumorale et l’immunohistochimie ne mettait pas en évidence de marqueur tumoral rénal.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la composante liquidienne est acellulaire chez des patients porteurs de carcinomes rénaux classés Bosniak III ou IV. Ces données préliminaires pourraient expliquer l’absence de sur-risque de récidive en cas de rupture kystique peropératoire.

Mots clés:
J. / C. / A. / V. / C.
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique de la prostate au laser greenlight par une modélisation multivariée : étude internationale multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648, suppl. 13


Objectifs

L’énucléation endoscopique au laser greenlight (greenlep) est une procédure qui nécessite un apprentissage considéré comme une limitation à la généralisation de cette technique bien qu’à notre connaissance, aucune étude n’a cherché à intégrer l’évaluation de la courbe d’apprentissage du greenlep dans un modèle multivarié selon une approche moderne adaptée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage du greenlep par une modélisation multivariée.


Méthodes

Étude internationale multicentrique réalisée sur une cohorte de patients opérés consécutivement par greenlep par 5 chirurgiens. Pour chaque patient, l’expérience du chirurgien (EXP) a été défini comme le nombre total de greenlep effectués par chaque opérateur. Les critères de jugements était le trifecta (absence de conversion en rtup et une durée opératoire<90minutes) et le pentafecta (trifecta et absence de complications postopératoires et d’incontinence urinaire). Les covariables étaient : le volume prostatique, l’âge et un traitement anticoagulant. Des coefficients dérivés des modèles multivariés mixtes ont été utilisés pour calculer le trifecta et pentafecta ajusté. Une méthode de lissage polynomial local a été utilisée pour représenter les courbes.


Résultats

Au total, 980 patients opérés par greenlep ont été inclus dans cette étude. L’expérience moyenne des chirurgiens était de 196 procédures. Le volume médian prostatique était de 94mL (70–120mL). Le taux d’acomplissement du trifecta et du pentafecta était de 785 (84 %) et de 597 cas (66 %). L’augmentation du niveau d’expérience du chirurgien était associée à une réduction du temps opératoire (1re estimation du spline −4,41minutes par 25 cas ; p <0,0001), à une augmentation du taux d’accomplissement du trifecta (or =1,1 ; p <0,001) et du pentafecta (or =1,2 ; p =0,04). La relation entre exp et trifecta/pentafecta s’est révélée non linéaire, avec une augmentation du trifecta et du pentafecta du 1er au 150e cas avec un plateau observé après 200 cas.


Conclusion

Les résultats périopératoires du greenlep sont fortement influencés par l’exp. D’après cette modélisation multivariée, la première du genre pour une technique d’énucléation endoscopique de la prostate, la longueur de la courbe d’apprentissage du greenlep pourrait être estimée entre 150 et 200 cas.

Mots clés:
Z. / B. / R. / R. / E.
Analyse des causes de déprogrammation/annulations en ureteroscopie souple et rationnel pratique pour l’utilisation des ureteroscopes usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735, suppl. 13


Objectifs

L’ureteroscopie souple (us) a une place prépondérante dans l’urologie contemporaine. Cette technique a étendu les possibilités de soins en urologie, mais elle a aussi engendré une augmentation du niveau d’équipement, d’organisation et de technicité pour l’urologue et son établissement (pompe à pression, laser, gestion du risque infectieux préopératoire). L’objectif de ce travail était d’analyser les causes de déprogrammation/annulation et leurs impacts sur l’activité d’ureteroscopie souple.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients ayant eu une us entre mars et décembre 2017 (lithiase, diagnostic et traitement conservateur de tumeur de la voie excretrice supérieure). Les us étaient programmées par 8 opérateurs différents (5ph, 3 cca) et effectuées avec un parc de 5 ureteroscopes réutilisables (usr). Les causes de déprogrammation répertoriées étaient : gestion inadaptée du risque infectieux préopératoire (ecbu non faite ou prescription d’anti-infectieux inadaptée), ureteroscope non disponible, autre matériel non disponible. Le critère de jugement principal était l’annulations/déprogrammation pour matériel indisponible.


Résultats

Au total, 390 us étaient programmées du 1 mars au 31 décembre 2017. Cent quatre (27 %) us ont été annulées/reprogrammées : 57 (55 %) pour us non disponible (panne et réparation), 35 (34 %) gestion inadaptée du risque infectieux, 12 (12 %) panne de laser. Au 1er mars 2017, les 5 usr avaient une durée de vie moyenne de 4 ans [1–8]. En 2017, la durée moyenne d’immobilisation pour réparation était de 200jours/usr [100–249] et le nombre médian d’usr disponible était de 1/jour (maximum 3/jour en mars diminuant à 0/jour en mai 2017). À partir de juin 2017, les ureteroscopes souples à usage unique (usuu) ont permis : de diminuer à 0 % le risque d’annulation pour usr non disponible, de compenser une médiane d’usr disponible de 1/jour opératoire, de réaliser une moyenne de 17 us/mois, soit 59 % des ureteroscopes souples employés sur cette période.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective de l’activité d’ureteroscopie souple dans notre établissement en 2017, l’indisponibilité d’un usr pour panne/réparation était la principale cause de déprogrammation/report/annulation d’une ureteroscopie souple. L’adoption des usuu en support aux usr a permis de maintenir une activité habituelle dans notre établissement malgré des cycles de réparations importants et non prévisibles de notre parc d’usr.

Mots clés:
R.
Annonce du cancer au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) : données de la cohorte prospective française VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717, suppl. 13


Objectifs

L’information transmise au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est très variable. Or, les patients bien informés sont plus impliqués dans les décisions partagées et adhèrent davantage aux protocoles de suivi. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’information perçue par le patient au moment du diagnostic de TVNIM à partir des données prospectives de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN consiste en un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans. Les données reportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires. Parmi les 162 patients pris en charge dans VICAN pour un cancer de la vessie, 118 (75,1 %) avaient une TVNIM au diagnostic. Le terme utilisé pour définir la pathologie lors de la consultation d’annonce a été évalué prospectivement auprès des patients.


Résultats

Parmi les patients pris en charge pour une TVNIM dans la cohorte VICAN, 83,1 % étaient des hommes et l’âge médian était de 70 ans. Seuls 26,8 % des patients ont déclaré avoir entendu le mot « cancer » à l’annonce du diagnostic de TVNIM. À l’inverse, 73,2 % d’entre eux ont reporté l’utilisation d’autres termes, incluant « tumeur » dans 22,0 % des cas, « polype » dans 24,8 % des cas et « carcinome » dans 17,1 % des cas. Il y avait une différence significative entre les TVNIM et les TVIM concernant l’utilisation du mot « cancer » au diagnostic (26,8 versus 63,3 %, p <0,001).


Conclusion

Dans cette étude prospective, trois-quarts des patients pris en charge pour une TVNIM n’avaient pas intégré la notion de « cancer » au moment du diagnostic, soulignant la nécessité de délivrer une information appropriée afin d’améliorer l’adhésion aux protocoles de soins et le suivi au long court.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Applicabilité du score de Briganti dans la décision de curage ganglionnaire dans le cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 642-643, suppl. 13


Objectifs

L’AFU recommande de réaliser un curage ganglionnaire étendu lors de la prostatectomie totale (pt) pour les patients à risque intermédiaire ou élevé de cancer de prostate, geste chirurgical technique et non dénué d’une certaine morbidité. Celui-ci n’est recommandé par l’eau que si le score de Briganti (SB) est >5 %. L’objectif est d’évaluer l’applicabilité du SB dans la décision de réaliser un curage ganglionnaire étendu.


Méthodes

Ont été inclus tous les patients ayant bénéficié d’une pt+curage ganglionnaire étendu par un opérateur unique dans un centre universitaire entre 2010 et 2018. Le SB comprend le stade clinique au toucher rectal, le PSA, le score de Gleason ainsi que le pourcentage de biopsies prostatiques positives. Il a été calculé pour l’ensemble des patients de la cohorte. L’analyse a porté sur les résultats du SB avec calcul de la VPP, VPN, sensibilité et spécificité du test.


Résultats

Au total, 220 patients ont été analysés, 33 d’entre eux ayant un curage positif (15 %) à l’analyse anatomopathologique définitive de la pièce opératoire.

Le SB moyen parmi les patients n0 est de 9,87 %, et de 24,97 % chez les patients n1 (p <0,0001). Les caractéristiques des 2 groupes sont présentées dans le Tableau 1, les différentes analyses statistiques dans le Tableau 2.

La VPP du SB est de 20,59 %, sa VPN est de 94,04 %, sa sensibilité est de 84,85 %, sa spécificité de 42,2 %.

AU total, 38,18 % de nos patients ont un SB<5 %, parmi eux 5 sont n1, soit 5,95 % des patients. Au total, 61,82 % ont un SB>5 %, parmi eux 108 sont n0, soit 79,41 %. Parmi les 33 patients ayant un curage positif, 5 d’entre eux avaient un SB<5 % donc considéré comme négatif (Fig. 1).


Conclusion

Selon notre série, l’utilisation du nomogramme de Briganti, avec pour seuil décisionnel 5 %, méconnaît un envahissement ganglionnaire pour seulement 6 % des patients, mais cependant entraîne la réalisation d’environ 80 % de curages non nécessaires. On peut donc s’interroger sur les moyens d’améliorer cette prédiction en particulier l’intérêt d’une imagerie métabolique pour le staging ganglionnaire des cap à risque intermédiaire ou élevé.

Mots clés:
L. / F. / F. / L.
Apport de l’impression 3D à la chirurgie rénale mini-invasive : pour l’information préopératoire spécifique – patient et pour l’enseignement de la lecture du scanner–(UroCCR study no 39–3DPRINT)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 674-675, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une option majoritaire de prise en charge des tumeurs du rein. Selon la tumeur, l’approche chirurgicale et les risques de complication varient. L’impression 3D permettrait d’améliorer la qualité de l’information préopératoire, reposant habituellement sur scanner, schémas et explications orales. Elle pourrait également servir d’outil d’enseignement de la lecture d’imagerie. L’objectif était d’évaluer l’apport de l’impression 3D, avant NPRA pour les patients et pour les étudiants.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a inclus des patients opérés d‘une tumeur rénale par NPRA, les données nécessaires collectées dans la base de données UroCCR (NCT03293563-CNIL-DR-2013-206). Chaque patient bénéficiait d’une impression 3D du rein [imprimante 3D J750 (Stratasys®)] à partir du TDM préopératoire [Synapse 3D®(Fujifilm®)] (Figure 1). La veille de l’intervention, le niveau de connaissances et compréhension du patient étaient évalués avant, puis après entretien avec présentation de l’impression 3D personnelle (Figure 2). Les étudiants randomisés en trois groupes calculaient les scores de complexité tumorale RENAL et PADUA pour trois scanners différents (Figure 3). Un groupe avait le scanner seul, un autre avait la modélisation 3D et le troisième avait l’impression 3D correspondante. La satisfaction était recueillie. Les tests statistiques ont été réalisés avec GrAP–HPad-Prism® 7.0.


Résultats

Trente-cinq patients ont été inclus entre janvier et mai 2018. La présentation du modèle 3D imprimé personnel du patient a permis d’améliorer ses connaissances sur l’anatomie/physiologie rénale +21 % (±20) (p <0,05) ; sur sa situation rénale tumorale spécifique +37 %(±29) (p <0,05) ; sur les enjeux de la NPRA +29 % (±26) (p <0,05). Le patient notait une satisfaction globale de l’utilisation de l’impression 3D à 96 % (±9) en moyenne. Elle lui permettait de mieux comprendre le déroulé de la chirurgie et les risques de complications à 94 % (±10), et d’améliorer sa confiance dans la relation médecin–malade 97 % (±7). Pour l’enseignement, trente-six calculs de scores d’étudiants ont été analysés. Les scores étaient plus exacts dans les groupes « impression 3D » et « modélisation 3D » que dans le groupe « TDM seul » : médianes à 10/11 contre 8/11 (p <0,05). Les étudiants ont jugé les outils 3D très utiles pour les assister dans la lecture du scanner : 95 % (±5).


Conclusion

L’éducation thérapeutique et l’information préopératoire avant NPRA sont facilitées et améliorées par l’impression 3D spécifique du patient dans cette étude. Cette même impression 3D s’avère utile pour l’enseignement du scanner rénal à nos étudiants. Les résultats subjectifs sur l’apport au patient sont prometteurs et nous aident à proposer des prises en charges accélérées tout en s’assurant de la qualité de l’information patient avec un enjeu médico-légal certain.

Mots clés:
C. / J. / M. / C. / A.
Apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657, suppl. 13


Objectifs

Les dysfonctionnements vésico-sphinctériens peuvent être associés aux valves de l’urètre postérieur (vup). Leur évaluation par un bilan urodynamique (bud) est un paramètre important pour guider la prise en charge thérapeutique.

L’objectif de notre étude était d’étudier l’apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant.


Méthodes

Notre étude est descriptive, rétrospective, regroupant 43 enfants porteurs de valves de l’urètre postérieur (vup), suivis durant la période de janvier 1995 jusqu’à décembre 2017 et ayant présenté des troubles du bas appareil urinaire et/ou une détérioration de la fonction rénale après cure des vup. Tous les enfants ont eu un bilan urodynamique.


Résultats

L’âge moyen initial était de 15,8 mois. En préopératoire, la clairance de la créatinine était au-dessous de 60mL/min chez 32 patients. Après cure des vup, l’aggravation de la fonction rénale a été notée chez 74,4 % des cas. Une aggravation des troubles mictionnels a été notée chez 50 % des enfants. Au bud, des anomalies ont été objectivées chez 31 patients. Un résidu postmictionnel significatif chez a été trouvé chez 79 % des cas. La cystomanométrie a révélé une vessie hypocompliante 55,8 % des cas ; un détrusor hypertonique chez 36,5 % des cas. Une dyssynérgie vésico-sphinctérienne a été diagnostiquée chez 6 patients. L’agrandissement vésical associé à une dérivation de type mitrofanoff a été indiqué et réalisé chez 3 patients. Le cathétérisme intermittent a été indiqué chez 13 patients.


Conclusion

Le dysfonctionnement vésico-sphinctérien associé aux vup peut à l’origine d’une détérioration de la fonction rénale après cure chirurgicale. Le bud est le meilleur moyen d’analyser l’équilibre vésico-sphinctérien dans son ensemble et de proposer ainsi la prise en charge la plus adaptée.

Mots clés:
R. / Y. / M. / M. / T.
Apprentissage de la chirurgie robotique et principe de subsidiarité : une nouvelle convergence avec l’aéronautique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 677-678, suppl. 13


Objectifs

Le nombre croissant de publications mettant en parallèle les milieux aéronautiques et médicaux témoigne des similarités dans ces activités. Certains principes utilisés en aviation sont certainement extrapolables. Ainsi, la formation sur simulateurs de mirage 2000 étant assurée par des formateurs spécialisés et non des pilotes, il a paru intéressant d’appliquer ce principe de subsidiarité à la formation au compétences techniques de base en chirurgie robotique.


Méthodes

De septembre 2015 à mai 2018, la formation en chirurgie robotique a fait appel à des formateurs issus de l’armée de l’air et spécifiquement entraînés à l’usage des simulateurs de robotique (DV-trainer mimic® ou DVSS intuitive®) ainsi qu’à l’utilisation de la console robot Da Vinci. Les chirurgiens experts/universitaires intervenaient pour le programme pédagogique, la chirurgie sur animal. L’évaluation était faite par un questionnaire de satisfaction en fin de session (survey monkey).


Résultats

Vingt et un sessions de formation ont été évaluées pour un total de 144 chirurgiens. Sur les 5 ateliers qui étaient encadrés spécifiquement par les formateurs, la pertinence des conseils était cotée plus de 4/5. Pour l’évaluation globale, le sentiment de progression des stagiaires était supérieur à 4,5/5 de même que l’impact de la formation sur la qualité du futur travail. À la question « cette formation est-elle à recommander », les réponses étaient à 4,8/5.


Conclusion

Le principe de subsidiarité (recherche du niveau le plus pertinent et le plus proche pour résoudre des problèmes) a montré sa pertinence lors de la formation à la chirurgie robotique en allégeant la tâche des chirurgiens experts/universitaires tout en apportant un haut degré de satisfaction aux chirurgiens stagiaires.

Mots clés:
J. / N. / P. / N. / J.
Association entre la qualité de vie liée à la santé (qdv) et les signes cliniques du cancer de prostate résistant à la castration non métastatique (cprcnm) : résultats de l’étude prosper
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 615-616, suppl. 13


Objectifs

Les données de l’essai prosper ont été analysées pour déterminer (a) le lien entre le délai de détérioration de la qdv et la réponse de l’antigène prostatique spécifique (psa) et (b) l’association entre la qdv et la survie sans métastase (mfs).


Méthodes

Dans l’essai prosper, 1401 patients présentant un cprcnm à haut risque de métastases ont été randomisés (2 :1) entre groupes enzalutamide (enza) ou placebo. La qdv était évaluée avec le questionnaire d’évaluation fonctionnelle du traitement du cancer de la prostate (fact-p) à l’état initial (bl) et toutes les 16 semaines sous traitement. L’association entre 1re détérioration cliniquement pertinente de la qdv et réponse du psa (baisse≥50 % par rapport à bl) était évaluée selon un modèle de Cox, celle entre variation longitudinale de la qdv et mfs avec modèles conjoints incluant la qdv comme covariable longitudinale, après ajustement du traitement et des variables démographiques/cliniques pertinentes.


Résultats

Au total, 723/1401 (52 %) patients avaient une réponse biologique confirmée et étaient significativement moins à risque d’une détérioration des scores du fact-p que les non-répondeurs (hr : 0,56–0,82), sauf pour le bien-être physique (pwb) [hr=0,90 ; p =0,244]. En incluant le traitement dans le modèle, des effets plus importants étaient observés car 98 % des répondeurs recevaient enza. La plupart des scores fact-p étaient pronostiques de la mfs (7 scores/10). Toute augmentation de 10 points du score total était associée à une réduction de 6 % du risque de métastase (hr=0,94 [ic95 % : 0,88–1,00]). Toutes augmentations de 3 points du pwb, du bien-être émotionnel, ou du score « cancer prostatique » étaient associées à respectivement, 14 % (0,86 [0,81–0,92]), 12 % (0,88 [0,78–0,99]) et 9 % (0,91 [0,86–0,96]) de réduction du risque de métastases.


Conclusion

Ces résultats indiquent qu’une réduction≥50 % du psa/bl serait associée à une diminution du risque de détérioration de la qdv et établissent un lien entre variation de la qdv/bl et détection de métastases. Ainsi, l’évaluation patients n’est pas utile aux essais cliniques seuls, mais pourrait renforcer la pratique quotidienne pour surveiller la progression de la maladie.

Mots clés:
A. / G. / F. / B. / M.
Astuces de la NLPC en position supine en fonction du morphotype du patient et du siège des calculs
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756, suppl. 13


Objectifs

Évaluer différentes astuces pour optimiser les résultats de la NLPC en position supine selon :

– la morphologie des patients ;

– les caractéristiques des reins (rein fixe, hydronéphrose majeure) et les caractéristiques des calculs (coralliforme, multiple, rénale et urétérale).


Méthodes

Évaluer les meilleures positions supines pour faciliter l’abord du calice inférieur et le traitement des patients obèses.

Évaluer l’utilité du repérage fluoroscopique, échographique ou mixte.

Utilité des trajets multiple dans le traitement des calculs coralliformes et l’intérêt de la position supine pour le traitement combiné avec l’urétéroscopie.

Évaluer l’utilité du drainage par une sonde vésicale.


Résultats

La position du patient conditionne la prise en charge : l’adduction et la rotation interne du membre inférieur homo-latéral au calcul facilite le traitement des lithiases calicielles inférieures.

Pour les patients obèses la traction de l’abdomen vers le côté controlatérale facilite le traitement.

Le repérage mixte est l’idéal cependant le repérage échographique est essentielle en cas d’hydronéphrose majeure.

La position supine permet de faire un traitement combiné en diminuant le temps opératoire et les complications dans les calculs complexes (trajets multiples).

La fragmentation par une source mixte ultrasons pneumatique donne de meilleur résultat que le laser dans les gros calculs et en termes de lithiase résiduelle.

Le drainage rénale peut se faire par une sonde vésicale ch 10 ou 12 avec gonflement du ballonnet : intérêt hémostatique.


Conclusion

La NLPC en position supine est une technique mini invasive sûre et reproductible.

Différents artifices sont possibles pour adapter et faciliter le traitement des calculs devant des situations particulières en fonction des variations individuelles et des caractéristiques des calculs.

Mots clés:
A.
Auto-transplantation rénale robot-assistée totalement intracorporelle : une nouvelle voie mini-invasive pour la gestion des traumatismes sévères de l’uretère proximal ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756-757, suppl. 13


Objectifs

L’auto-transplantation rénale est une option dans la prise en charge des traumatismes sévères de l’uretère proximal. Sa complexité et sa morbidité rendent cette chirurgie exceptionnelle. Nous rapportons le premier cas d’auto-transplantation rénale robot-assistée intracorporelle européen.


Méthodes

Une patiente de 30 ans présentait au bilan lésionnel initial d’un accident de la voie publique à haute énergie une désinsertion mésentérique avec nécrose grêlique et colique gauche étendue, un traumatisme de la paroi abdominale et une lésion majeure urétéral gauche. La prise en charge initiale a consisté à une résection maximale grêlique (90 %) et colique gauche, la mise en place d’une néphrostomie et la réparation de sa paroi abdominale. Le bilan lésionnel urétéral à distance réalisé par pyélographie et urétéro-pyélographie rétrograde montrait une perte de substance majeure de l’uretère gauche sur plus de 4cm.


Résultats

La R-ATx a été réalisée par voie trans péritonéale sans extraction du rein gauche. Le premier temps opératoire a consisté à une néphrectomie gauche. Le rinçage endocorporel du rein à été réalisé grâce une sonde de Fogarty à ballonnet introduite par un trocart. Le second temps opératoire a consisté en une greffe rénale robot-assistée après repositionnement de la patiente en décubitus dorsal et un amarrage du robot en side-docking . Le temps opératoire a été estimé à 300minutes, 3minutes d’ischémie chaude, 88minutes de « rewarming time  ». L’échographie doppler de j1 était normale. La scintigraphie rénale au DMSA à 3 semaines montrait une fonction du rein auto transplanté stable comparée aux examen préopératoire. L’échographie rénale 3 mois après l’ablation de la JJ était normale.


Conclusion

Nous rapportons ici la faisabilité de l’auto-transplantation rénale robot-assistée totalement intracorporelle. Il s’agit du premier cas répertorié en Europe. Une étude prospective est en cours pour confirmer ces résultats préliminaires.

Mots clés:
C. / J.B. / M. / P. / F.
Base pédagogique de la reconnaissance endoscopique des calculs, étude prospective monocentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 675, suppl. 13


Objectifs

L’analyse infrarouge partielle d’un calcul fragmenté n’a une concordance diagnostique que de 60 %, alors qu’elle est de plus de 95 % dans le cas de l’examen morphoconstitutionnel d’un calcul entier. Notre objectif est d’évaluer, chez les urologues en formation, la réalisation et l’efficacité de l’enseignement de la reconnaissance endoscopique de la morphologie des calculs proposée par le clAFU.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique réalisée de décembre 2017 à mai 2018 soumettant pour analyse aux urologues en formation de notre centre, une image numérique (urf-v olympus) de surface (Figure 1) et de section (Figure 2) d’un calcul. Quatre questions à choix multiples posées portaient sur la description de la morphologie de surface et de la section, sa composition et les étiologies à rechercher. Un score de concordance allant de 1 à 4 était alors attribué en fonction des réponses. Deux calculs étaient soumis par mois avec résultats et corrections au cours d’une réunion dédiée de service.


Résultats

Un total de 9 calculs purs ou mixtes a été analysés par 15 urologues en formation. La moyenne des résultats était de 1,73/4 initialement, puis de 1,93 à 3,33/4 au cours de l’étude. Les taux de bonnes réponses à la reconnaissance de surface et de section étaient initialement de 26,7 % puis de 13,3 à 80 % en fonction de la complexité de la morphologie à décrire. Il en a résulté une reconnaissance parfaite du calcul dans 40,7 % des cas et une recherche étiologique concordante dans 55,6 % des cas.


Conclusion

Nous proposons ce premier travail du genre, facile et rapide à mettre en place afin de former les urologues pour l’acquisition d’une compétence dans l’approche diagnostique systématique des calculs in situ. Ces bases pédagogiques, didactiques at applicables d’emblée en pratique courante permettraient aux urologues d’être au centre de la prise en charge de la maladie lithiasique.

Mots clés:
C. / G. / A. / V. / S.