Base bibliographique

Recommandations CIAFU : Recommandations de bonne pratique : Prévention, diagnostic et traitement des infections sur matériel endo-urétéral de l’adulte
2021
- Recommandations
Résumé Introduction :

Il n’existe pas de recommandations nationales récentes sur la prise en charge des infections urinaires sur matériel endo-urétéral, situation à risque de disparités de pratiques et de perte de chance pour les patients. Ce document, volontairement synthétique, a pour but de diffuser dans la communauté urologique les points essentiels des recommandations sur la prise en charge des infections sur matériel endo-urétéral.

Le Bionettoyage au bloc opératoire d’urologie
2021
- Recommandations

Le bloc opératoire est probablement l’un des secteurs où le risque de contamination de l’environnement (surfaces et dispositifs médicaux) est le mieux contrôlé. En effet :

Recommandations du Comité de transplantation et d’insuffisance rénale chronique (CTAFU) : revue narrative ou revue systématique ? Éditorial
Editorial: The French Guidelines from CTAFU, narrative or systematic review?
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 1-3
       

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : agents antiplaquettaires et anticoagulants oraux directs en transplantation rénale
Use of antiplatelet therapy and direct oral anticoagulants in candidates for renal transplantation: The French guidelines from the CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 39-44

Objectif

Le but du Comité de transplantation de l’association française d’urologie est de proposer des recommandations pour l’usage des agents antiplaquettaires (AAP) et des anticoagulants d’action directe (AOD) chez les candidats à une transplantation rénale.

Méthode

Une revue de la littérature avec approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant les expériences rapportées de l’usage des AAP et AOD en périopératoire et chez le patient atteint de maladie rénale chronique sévère et terminale, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats

Alors qu’un traitement par aspirine peut être maintenu, les anti-P2Y12  et les AOD doivent être interrompus avant transplantation rénale. L’emploi des AOD n’est à ce jour pas recommandé chez les patients dialysés. Les anti-P2Y12  et les AOD ne doivent pas être utilisés chez les candidats à une transplantation rénale en dehors des situations de donneur vivant pour lesquelles le traitement peut être interrompu dans des conditions définies. Le niveau de preuve de ces recommandations est faible. Des données futures sur la réversion des AOD et leur monitoring biologique pourraient permettre de mieux encadrer l’usage de ces traitements.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge chirurgicale des patients candidats à une transplantation relevant d’une indication de traitement antiplaquettaire ou anticoagulant.

Objective

To define guidelines for the use of antiplatelet therapy (AT) and direct oral anticoagulants (DOAC) in candidates for kidney allotransplantation.

Method

A review of the medical literature following a systematic approach was conducted by the CTAFU to report the use of AT and DOAC before major surgery and in the setting of advanced chronic kidney disease, defining their managment prior to kidney transplantation with the corresponding level of evidence.

Results

DOAC are not recommended in patients under dialysis. Aspirin therapy, but not anti-P2Y12 and DOAC, may be maintained during renal transplantation. Anti-P2Y12 and DOAC should not be use in patients awaiting a kidney transplant, except when a living donor is scheduled, therefore authorizing treatment interruption in optimal conditions. Further data regarding DOAC reversion and monitoring may improve their use in this setting. Global level of evidence is weak.

Conclusion

These French recommendations should contribute to improve surgical management of kidney transplant candidates exposed to AT or DOA.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’Association française d’urologie (CTAFU) : cancer de la prostate localisé chez le patient transplanté rénal ou en attente de transplantation
Localized Prostate cancer in candidates for renal transplantation and recipients of a kidney transplant: The French Guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 4-17

Objectif

Le but du Comité de transplantation de l’Association française d’urologie est de proposer des recommandations pour la prise en charge du cancer de la prostate localisé (CaP) chez le candidat ou le receveur d’un transplant rénal.

Méthode

Une revue de la littérature d’approche systématique (Medline) a été conduite par le CTAFU concernant l’épidémiologie, le dépistage, le diagnostic et le traitement du CaP chez le candidat ou le receveur d’un transplant rénal en évaluant les références et leurs niveaux de preuve.

Résultats

L’incidence du CaP chez le transplanté rénal est similaire à la population générale. Le dépistage dans cette population doit suivre les recommandations du CCAFU. Le dépistage est systématique chez le candidat à un transplant rénal de plus de 50 ans. Le diagnostic repose sur les biopsies de la prostate réalisées après IRM multiparamétrique et sans spécificité de l’antibioprophylaxie. Les recommandations thérapeutiques du CaP proposées par le CCAFU restent applicables à la population des patients transplantés avec certaines spécificités en particulier pour le traitement des aires ganglionnaires. Pour les candidats à la transplantation rénale, la problématique de l’accès à la transplantation doit être prise en compte. Les données actuelles permettent de proposer des délais de carence après traitement du CaP avec un faible niveau de preuve.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge du CaP chez le patient candidat ou receveur d’un transplant rénal en intégrant objectifs oncologiques et accès à la transplantation.

Objective

To define guidelines for the management of localized prostate cancer (PCa) in kidney transplant (KTx) candidates and recipients.

Method

A systematic review (Medline) of the literature was conducted by the CTAFU to report prostate cancer epidemiology, screening, diagnosis and management in KTx candidates and recipients with the corresponding level of evidence.

Results

KTx recipients are at similar risk for PCa as general population. Thus, PCa screening in this setting is defined according to global French guidelines from CCAFU. Systematic screening is proposed in candidates for renal transplant over 50 y-o. PCa diagnosis is based on prostate biopsies performed after multiparametric MRI and preventive antibiotics. CCAFU guidelines remain applicable for PCa treatment in KTx recipients with some specificities, especially regarding lymph nodes management. Treatment options in candidates for KTx need to integrate waiting time and access to transplantation. Current data allows the CTAFU to propose mandatory waiting times after PCa treatment in KTx candidates with a weak level of evidence.

Conclusion

These French recommendations should contribute to improve PCa management in KTx recipients and candidates, integrating oncological objectives with access to transplantation.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : Carcinome à cellules rénales du transplant rénal
Renal cell carcinoma of the kidney transplant: The French guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 24-30

Objectif Proposer des recommandations pour la prise en charge des carcinomes à cellules rénales (CCR) du transplant rénal.

Méthode

Une revue de la littérature d’approche systématique (Medline) a été conduite par le CTAFU concernant le diagnostic et la prise en charge des CCR du transplant rénal.

Résultats

Les carcinomes aux cellules rénales du transplant rénal affectent environ 0,2 % des receveurs. Dans la majorité des cas, il s’agit de tumeurs asymptomatiques découvertes principalement sur un examen d’imagerie de surveillance du transplant rénal. Le type histologique le plus fréquent est le carcinome à cellules claires mais la carcinome papillaire est plus fréquent que dans la population générale (environ 40 %). Le CCR du transplant rénal est le plus souvent localisé, de bas stade et de bas grade. Selon les caractéristiques tumorales et la fonction du transplant, le traitement peut être radical ou conservateur par chirurgie (ouverte ou mini-invasive) ou par thermoablation après biopsie diagnostique. Il n’existe pas de niveau de preuve suffisant pour recommander une modification dans le traitement immunosuppresseur. Le CTAFU n’impose pas de délai de carence pour une nouvelle transplantation après transplantectomie pour un CCR de stade<pT3 et de bas grade ISUP.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer le pronostic carcinologique et fonctionnel des transplantés rénaux en améliorant la prise en charge des RCC du transplant rénal.

Objective

To propose recommendations for the management of renal cell carcinomas (RCC) of the renal transplant.

Method

Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU to evaluate prevalence, diagnosis and management of RCC arousing in the renal transplant. References were assessed according to a predefined process to propose recommendations with levels of evidence.

Results

Renal cell carcinomas of the renal transplant affect approximately 0.2% of recipients. Mostly asymptomatic, these tumors are mainly diagnosed on a routine imaging of the renal transplant. Predominant pathology is clear cell carcinomas but papillary carcinomas are more frequent than in general population (up to 40-50%). RCC of the renal transplant is often localized, of low stage and low grade. According to tumor characteristics and renal function, preferred treatment is radical (transplantectomy) or nephron sparing through partial nephrectomy (open or minimally invasive approach) or thermoablation after percutaneous biopsy. Although no robust data support a switch of immunosuppressive regimen, some authors suggest to favor the use of mTOR inhibitors. CTAFU does not recommend a mandatory waiting time after transplantectomy for RCC in candidates for a subsequent renal tranplantation when tumor stage<T3 and low ISUP grade.

Conclusion

These French recommendations should contribute to improving the oncological and functional prognosis of renal transplant recipients by improving the management of RCC of the renal transplant.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : carcinome rénal sur reins natifs chez le patient transplanté rénal ou en attente de transplantation
Renal cell carcinoma in candidates for renal transplantation and recipients of a kidney transplant: The French guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 18-23

Objectif

Le but du Comité de transplantation de l’association française d’urologie est de proposer des recommandations pour la prise en charge du carcinome à cellules rénales du rein natif (CCRN) chez le receveur d’un transplant rénal et du carcinome à cellules rénales (CCR) du patient malade rénal chronique terminal (MRCT) candidat à une transplantation rénale (TR).

Méthode

Une revue d’approche systématique de la littérature (Medline) a été conduite par le CTAFU concernant l’épidémiologie, le diagnostic et le traitement du CCRN chez le receveur d’un transplant rénal et du CCR chez le MRCT en évaluant les références et leur niveau de preuve.

Résultats

L’incidence standardisée du CCR chez le MRCT est 4,5 fois supérieure à la population générale. Le CCRN concernerait 1 à 3 % des patients transplantés avec un risque 10 à 15 fois plus élevé que la population générale. Ce risque est majoré en cas de maladie rénale multi-kystique acquise. Les différentes séries s’accordent sur l’intérêt d’une imagerie annuelle de l’appareil urinaire natif par échographie. Le traitement du CCR chez le MRCT et du CCRN chez le transplanté rénale repose sur une prise en charge chirurgicale par néphrectomie élargie par voie ouverte ou cœlioscopie. La surveillance est une option valide pour les tumeurs kystiques ou de petite taille. La prise en charge des formes localisées ne nécessite aucune modification dans le traitement de fond immunosuppresseur sauf pour les patients sous inhibiteurs de mTOR compte tenu des données montrant un taux plus élevé de complications chirurgicales. Le CTAFU ne recommande pas de délai de carence après traitement d’un CCR localisé chez un patient MRCT et candidat à une transplantation rénale si la tumeur est de stade<pT3 et de bas grade ISUP. La surveillance est superposable aux recommandations du CCAFU.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge du CCRN chez le patient transplanté rénal et CCR chez le candidat à une transplantation rénale en intégrant les objectifs oncologiques dans le contexte de transplantation rénale.

Objective

To define guidelines for the management of renal cell carcinoma of the native kidney (NKRCC) in kidney transplant (KTx) recipients and renal cell carcinoma (RCC) in end-stage renal disease (ESRD) patients candidates for renal transplantation.

Method

A review of the literature following a systematic approach (Medline) was conducted by the CTAFU to report renal cell carcinoma epidemiology, screening, diagnosis and management in KTx candidates and recipients. References were assessed according to a predefined process to propose recommendations with the corresponding levels of evidence.

Results

ESRD patients are at higher risk of RCC with a standardized incidence ratio of approximately 4,5 as compared with general population. NKRCC tumors occur in 1 to 3 % of KTx recipients with a 10 to 15-fold increased risk as compared with general population, especially in patients with acquired multicystic kidney disease. Most authors suggest yearly monitoring of the native kidneys using ultrasound imaging. Radical nephrectomy (either open or laparoscopic approach) is the preferred treatment of NKRCC in KTx recipients and RCC in ESRD. Surveillance in a valid option in small or cystic renal masses. In the localized setting, change in immunosuppressive therapy is not recommended besides perioperative avoidance of mTOR inhibitor to limit morbidity. CTAFU does not recommend a mandatory waiting time after nephrectomy for RCC in ESRD patients candidates for renal tranplantation when tumor stage<T3 and low ISUP grade. Follow-up modalities should follow recommendations in general population.

Conclusion

The French recommendations should contribute to improve management of NKRCC in KTx recipients and RCC in ESRD candidates for KTx, integrating oncological objectives in the context of kidney transplantation.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : carcinome urothélial chez le patient transplanté rénal et le candidat à la transplantation rénale
Urothelial carcinoma in kidney transplant recipients and candidates: The French guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 31-38

Objectif

Proposer des recommandations pour la prise en charge du carcinome urothélial du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale.

Méthode

Une revue de la littérature (Medline) d’approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant l’épidémiologie, le dépistage, le diagnostic et le traitement du carcinome urothélial du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale en évaluant les références et leur niveau de preuve.

Résultats

L’incidence des carcinomes urothéliaux du patient transplanté rénal est 3 fois plus élevée que l’incidence des carcinomes urothéliaux de la population générale. Les principaux facteurs de risque de carcinomes urothéliaux du patient transplanté rénal sont identiques à ceux de la population générale. La néphropathie à l’acide aristolochique et l’infection à BK virus sont des facteurs de risques plus fréquents du patient transplanté rénal. En comparaison avec la population générale, à stade équivalent, les TVNIM du patient transplanté rénal sont associées à un taux de récidive plus élevé et à une récidive plus précoce, La tolérance et l’efficacité des traitements adjuvants intra-vésicaux (Mitomycine C et BCG) ont été rapportées par des séries rétrospectives. Le traitement de référence des TVIM localisées du patient transplanté rénal est la chirurgie d’exérèse carcinologique. Chez le candidat à une transplantation rénale avec antécédent de tumeur urothéliale, il est recommandé de réaliser impérativement les cystoscopies de suivi selon la fréquence recommandée en fonction du risque de récidive et de progression de la TVNIM et de maintenir ce suivi à une fréquence au moins semestrielle jusqu’à la transplantation quel que soit le niveau de risque de récidive et de progression. Les données actuelles permettent de proposer des délais de contre-indication temporaire après traitement d’une tumeur urothéliale, selon un avis d’expert.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge du carcinome urothélial du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale en intégrant les objectifs oncologiques avec l’accès à la transplantation.

Objective

To propose surgical recommendations for urothelial carcinoma management in kidney transplant recipients and candidates.

Method

A review of the literature (Medline) following a systematic approcah was conducted by the CTAFU regarding the epidemiology, screening, diagnosis and treatment of urothelial carcinoma in kidney transplant recipients and candidates for renal transplantation. References were assessed according to a predefined process to propose recommendations with levels of evidence.

Results

Urothelial carcinomas occur in the renal transplant recipient population with a 3-fold increased incidence as compared with general population. While major risk factors for urothelial carcinomas are similar to those in the general population, aristolochic acid nephropathy and BK virus infection are more frequent risk factors in renal transplant recipients. As compared with general population, NMIBC in the renal transplant recipients are associated with earlier and higher recurrence rate. The safety and efficacy of adjuvant intravesical therapies have been reported in retrospective series. Treatment for localized MIBC in renal transplant recipients is based on radical cystectomy. In the candidate for a kidney transplant with a history of urothelial tumor, it is imperative to perform follow-up cystoscopies according to the recommended frequency, depending on the risk of recurrence and progression of NMIBC and to maintain this follow-up at least every six months up to transplantation whatever the level of risk of recurrence and progression. Based on current data, the present recommendations propose guidelines for waiting period before active wait-listing renal transplant candidates with a history of urothelial carcinoma.

Conclusion

The french recommendations from CTAFU should contribute to improve the management of urothelial carcinoma in renal transplant patients and renal transplant candidates by integrating both oncologic objectives and access to transplantation.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : lithiase urinaire chez le receveur ou le donneur en transplantation rénale
Urinary stones in renal transplant recipients and donors: The French guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 57-62

Objectif

Proposer des recommandations pour la prise en charge des calculs urinaires chez le donneur ou le receveur d’un transplant rénal.

Méthode

Une revue d’approche systématique de la littérature (Medline) a été conduite par le CTAFU concernant l’épidémiologie, le diagnostic et le traitement des calculs urinaires chez le donneur ou le receveur d’un transplant rénal.

Résultats

La prévalence des calculs urinaires est inconnue chez les donneurs décédés mais peut atteindre 9,3 % chez les donneurs vivants dans les pays industrialisés. Chez tous types de donneurs de reins, hormis ceux de la catégorie 2 de Maastricht, le diagnostic repose sur la tomodensitométrie faisant partie du bilan avant tout prélèvement d’organes en France. Aucune étude n’a comparé les stratégies de traitements envisageables en cas de calcul détecté chez le donneur : l’uretéroscopie ou la lithotripsie extracorporelle chez le donneur vivant avant prélèvement, un traitement ex vivo (pyélotomie ou uretéroscopie), une uretéroscopie chez le receveur après transplantation, une surveillance en cas de petit calcul. Les calculs de novo chez le receveur impliquent un processus de lithogenèse à identifier et traiter pour éviter les récidives. Le contexte de rein unique fonctionnel fait toute la gravité de la pathologie lithiasique. Le diagnostic est en général fait au décours d’un bilan pour altération de la fonction rénale, d’une hématurie ou d’un sepsis. L’échographie détecte la dilatation des cavités pyélocalicielles, le scanner précise la topographie et la taille du calcul. Il n’existe aucune étude prospective comparative évaluant les techniques de traitement d’un calcul chez un transplanté rénal qui sont identiques à celles de la population générale.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge des calculs urinaires chez le patient donneur ou receveur d’un transplant rénal.

Objective

To define guidelines for the management of kidney stones in kidney transplant (KTx) donor or recipients.

Method

Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU to report kidney stone epidemiology, diagnosis and management in KTx donors and recipients with the corresponding level of evidence.

Results

Prevalence of kidney stones in deceased donor is unknown but reaches 9.3% in living donors in industrialized countries. Except in Maastrich 2 donors, diagnosis is done on systematic pre-donation CT scan according to standard french procedure. No prospective study has compared therapeutic strategies available for the management of kidney stones in KTx donor: ureteroscopy or an extra corporeal lithotripsy in case of living donor prior to donation, ex vivo approach (pyelotomy or ureteroscopy), ureterocopy in the KTx recipient or surveillance. De novo kidney stones result from a lithogenesis process to be identified and treated in order to avoid recurrences. The context of solitary functional kidney renders the prevention of recurrence of great importance. Diagnosis is suspected when identification of a renal graft dysfunction, hematuria or urinary tract infection with renal pelvis dilatation. Stone size and location are determined by computed tomography. There are no prospective, controlled studies on kidney stone management in the KTx. The therapeutic strategies are similar to standard management in general population.

Conclusion

These French recommendations should contribute to improve kidney stones management in KTx donor and recipients.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’Association française d’urologie (CTAFU) : néphrectomie pour don de rein
Living donor nephrectomy: The French guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 50-56

Objectif

Proposer des recommandations chirurgicales pour la néphrectomie dans le cadre d’un don de rein pour transplantation.

Méthode

Une revue de la littérature (Medline) avec approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant les éléments d’évaluation fonctionnelle et anatomique du candidat au don, les options dans le choix du rein à prélever et des différentes techniques chirurgicales, en évaluant les références et leur niveau de preuve.

Résultats

Les recommandations précisent le cadre légal et réglementaire du don de rein. Une évaluation de qualité du candidat au don est un des prérequis indispensable à la sécurité du donneur qui est une priorité absolue. L’impact de la néphrectomie sur la fonction rénale doit être évalué. En cas de vascularisation modale des deux reins sans différence relative de fonction ni anomalie urologique, le rein gauche doit être prélevé afin d’avoir une veine plus longue. Les techniques chirurgicales de néphrectomie mini-invasives ont pour avantages une récupération plus rapide, une hospitalisation plus courte et une diminution des douleurs pour le donneur. Ces techniques mini-invasives doivent être proposées à la place d’une voie incisionnelle ouverte.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge chirurgicale des patients candidats à un don de rein.

Objective

To propose surgical recommendations for living donor nephrectomy.

Method

Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU regarding functional and anatomical assessment of kidney donors, including which side the kidney should be harvested from. Distinct surgical techniques and approaches were evaluated. References were considered with a predefined process to propose recommendations with the corresponding levels of evidence.

Results

The recommendations clarify the legal and regulatory framework for kidney donation in France. A rigorous assessment of the donor is one of the essential prerequisites for donor safety. The impact of nephrectomy on kidney function needs to be anticipated. In case of modal vascularization of both kidneys without a relative difference in function or urologic abnormality, removal of the left kidney is the preferred choice to favor a longer vein. Mini-invasive approaches for nephrectomy provide faster donor recovery, less donor pain and shorter hospital stay than open surgery.

Conclusion

These French recommendations must contribute to improving surgical management of candidates for kidney donation.

Recommandations françaises du Comité de transplantation de l’association française d’urologie (CTAFU) : symptômes du bas appareil urinaire et incontinence urinaire chez le patient transplanté ou en attente de transplantation rénale
Lower urinary tract symptoms and urinary incontinence in renal transplant recipients and candidates: The French guidelines from CTAFU
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 1, 31, 45-49

Objectif

Proposer des recommandations pour la prise en charge des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) et de l’incontinence urinaire du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale.

Méthode

Une revue de la littérature (Medline) avec approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant les modalités thérapeutiques des SBAU et des troubles de la continence du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale, en évaluant les références et leur niveau de preuve.

Résultats

La capacité vésicale fonctionnelle et la compliance vésicale sont altérées lors de la dialyse. Les SBAU, liés aux altérations pré-transplantation rénale, s’améliorent le plus fréquemment spontanément après transplantation rénale. Les SBAU liés à une hyperplasie bénigne de prostate (HBP) peuvent être masqués en pré-transplantation en raison de l’oligurie, des troubles de la compliance et de la capacité vésicale. En cas de SBAU liés à une HBP, seuls les anticholinergiques nécessitent une adaptation de la posologie en fonction de la clairance de la créatinine. Si indiquée, la chirurgie de l’HBP peut être réalisée précocement après transplantation rénale. Concernant la prise en charge chirurgicale de l’incontinence urinaire, il ne semble pas exister d’augmentation des complications infectieuses chez le patient transplanté rénal. Une attention particulière doit être portée à la prise en charge du résidu post mictionnel et des pressions vésicales en cas de vessie neurologique. La prise en charge adaptée d’un patient présentant une vessie neurologique permet une transplantation rénale sans augmentation du risque de perte du transplant rénal, au prix d’une augmentation de l’incidence des infections urinaires fébriles.

Conclusion

Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge des symptômes du bas appareil urinaire et de l’incontinence urinaire du patient transplanté rénal et du candidat à la transplantation rénale.

Objective

To propose surgical recommendations for the management of lower urinary tract symptoms (LUTS) and urinary incontinence in kidney transplant recipients and candidates.

Method

Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU focusing on medical and surgical treatment of LUTS and urinary incontinence in kidney transplant recipients and candidates. References were assessed according to a predefined process to propose recommendations with levels of evidence.

Results

Functional bladder capacity and bladder compliance are impaired during dialysis. LUTS, related to pre-kidney transplantion alterations, frequently improve spontaneously after kidney transplantation. LUTS secondary to benign prostatic hyperplasia (BPH) may be underestimated before kidney transplantation due to oliguria, low bladder compliance and low bladder capacity. In LUTS associated with BPH, anticholinergics require dosage adjustment with creatinine clearance. If surgery is indicated after kidney transplantation, procedure can be safely performed in the early post-transplant course after removal of ureteral stent. Surgical management of urinary incontinence does not seem to be associated with an icreased risk for infectious complications in kidney transplant recipients. Particular attention should be paid to the management of postvoid residual and bladder pressures in case of neurological bladder disease. Optimal care of neurological bladder should be provided prior to transplantation: with a cautious management, and despite an increased occurrence of febrile urinary tract infections, transplant survival is not compromised.

Conclusion

These recommendations must contribute to improve the management of lower urinary tract symptoms and urinary incontinence in kidney transplant patients and kidney transplant candidates.

Analyse d’un modèle de circuit court post-urgence avec une régulation précoce urologique
Assessment of a post-emergency pathway with early urological regulation
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1051-1059


Introduction

Les urgences urologiques représentent 7 % des motifs d’admission aux urgences (SU). Nous avons souhaité analyser l’effet de la mise en place d’un circuit court vers une consultation post-urgence (CPU) après régulation médicale urologique différée.


Méthodes

Tous les patients admis au sein du SU dans un centre universitaire, sur la période de décembre 2017 à juillet 2018 et pour lesquels était programmée une CPU étaient inclus. La régulation concernait la date de CPU et des compléments d’examens. Le critère de jugement principal était le niveau de performance du circuit. Ce dernier était évalué par la capacité à apporter une réponse efficace selon une grille prédéfinie de solutions spécifiques aux motifs de consultation.


Résultats

Cent vingt-huit patients ont été inclus. L’âge médian était de 57 ans (18–97). L’efficacité était de 76 %. Ce taux était plus faible chez les patients consultant pour des motifs rares, complexes ou ne se présentant pas à la CPU « no-show » . Ces derniers (47 %, n =60) n’étaient pas joignables au premier appel dans 51,6 % des cas, avec une distribution d’âges et de motifs similaire aux autres. Sur l’ensemble des consultants (n =1863) seulement 6,9 % (n =128) avaient été adressés en CPU par les urgentistes. La décision était une seconde consultation dans 70 % (48), un nouvel examen dans 10 % (7), une chirurgie en urgence différée dans 12 % (8) et enfin 18 % (12) d’abstention de suivi.


Conclusion

La CPU suivant une régulation précoce par un urologue permet d’apporter une réponse efficace dans 76 % des situations. L’analyse des « no-show  » permettrait d’identifier des groupes à risque.


Niveau de preuve

III.


Introduction

Urological emergencies represent 7 % of the outpatients at the emergency department (ED). We assessed the effect of setting up a post-emergency consultation (CPU) after deferred urological medical regulation.


Methods

All patients admitted to the ED in a university center over the period December 2017 to July 2018 and for whom a CPU was scheduled were included. The regulation concerned the date of CPU and supplementary exams. The main outcome was the ability to provide an efficient response according to a predefined grid of specific solutions.


Results

One hundred and twenty-eight patients were included. The median age was 57 years (18-97). Efficacy of the CPU was 76 %. This rate was lower in no-show patients or consulting for rare and complex motives (47 %, n =60). The no-show were not reachable on the first call in 51.6 % of cases, with a similar age and motives distribution to the others. Only 6,9 % (n =128) of all consultants (n =1863) had been referred to the CPU by emergency physicians. The decision was a second consultation in 70 % (48), a new exam in 10 % (7), deferred emergency surgery in 12 % (8) and finally 18 % (12) of no follow-up.


Conclusion

CPU following early regulation by a urologist provides an effective response in 76 % of situations. Assessment of “no-shows” helped to identify groups at risk.


Level of evidence

III.

Biothérapies pour les troubles de l’érection et la maladie de la Peyronie : ou en est-on ?
Biotherapies for erectile dysfunction and Peyronie's disease: Where are we now?
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1000-1013


Contexte

Des essais cliniques de thérapie cellulaire ont récemment été conduits pour la dysfonction érectile (DE) et la maladie de la Peyronie après une phase de recherche fondamentale.


Objectifs

Mise au point sur les biothérapies de la DE et de la maladie de la Peyronie, et description du cadre réglementaire régissant ces nouvelles stratégies thérapeutiques.


Sources documentaires

Revue de la littérature sur PubMed et Clinical.trials.gov avec les principaux mots-clefs suivants : « erectile dysfunction », « Peyronie's disease », « stem cell », et « platelet-rich plasma ».


Résultats et limites

La recherche fondamentale a montré la possibilité d’améliorer la fonction érectile dans des modèles murins de DE post-prostatectomie radicale ou métabolique. Les sources biologiques testées sont la moelle osseuse, le tissus adipeux et le sang (PRP, plasma riche en plaquette). Le mode d’action de ces biothérapies est probablement temporaire et principalement de nature paracrine. Quatre essais cliniques ont été publiés dans le cadre de la DE post-prostatectomie radicale ou chez des patients diabétiques, et 1 autre pour la maladie de la Peyronie. Onze essais cliniques dont trois randomisés sont en cours pour les DE organiques. Les premiers résultats suggèrent la possibilité d’améliorer la fonction érectile spontanée et la réponse au traitement médical (chez des patients initialement non répondeurs) via une amélioration de la vascularisation pénienne. Une réduction de la courbure pénienne a été notée après injection cellulaire dans la plaque de la Peyronie. Aucun effet secondaire n’a été rapporté. La plupart des procédés testés sont considérées comme des « médicaments de thérapie innovante » avec des contraintes réglementaires lourdes, notamment s’il existe une modification « substantielle » des cellules. Pour les procédures de biothérapie extemporanée, sans modification substantielle et utilisant un tissu homologue, la qualification réglementaire reste floue et beaucoup plus permissive.


Conclusion

Les premiers résultats cliniques de biothérapie pour DE sont prometteurs. Le cadre réglementaire peut varier considérablement selon le mode de préparation des cellules à injecter et leur origine, générant ainsi des contraintes radicalement différentes pour un même effet recherché. Cet aspect réglementaire est un facteur décisif à prendre en compte pour le choix de la procédure.


Introduction

Clinical trials of cell therapy for erectile dysfunction (ED) and Peyronie's disease (PD) were recently conducted after preclinical studies.


Aims

The aims of this study are to give an update on biotherapy for ED and PD and to describe the regulatory framework for these therapies.


Materials and methods

A literature review was performed through PubMed and Clinical.trials.gov addressing cell therapy for ED and PD and using following keywords “erectile dysfunction”, “Peyronie's disease”, “stem cell”, and “platelet-rich plasma”.


Results

Preclinical studies in rodent models have shown the potential benefit of cell therapy for ED after radical prostatectomy or caused by metabolic diseases, and PD. The tissues used to obtain the therapeutic product were bone marrow, adipose tissue and blood (PRP, platelet-rich plasma). Mechanism of action was shown to be temporary and mainly paracrine. Four clinical trials were published concerning ED after radical prostatectomy and in diabetic patients and one for PD. Eleven clinical trials including three randomized trials are currently going on. Preclinical and preliminary clinical results suggested the possibility to improve spontaneous erectile function and response to pharmaceutical treatment in initially non-responder patients. This effect is mediated by an improvement of penile vascularization. A reduction of penile curvature without side effect was noted after injections into the plaque of PD patients. Most of these therapeutic strategies using autologous cells were considered as “Advanced Therapy Medicinal Products” with strict regulatory frameworks imposing heavy constraints, in particular in case of “substantial” modification of the cells. The regulatory framework remains unclear and more permissive for PRP and cell therapy processes with extemporaneous preparation/injection and no “substantial” modifications.


Conclusions

First results on cell therapy for ED and PD are promising. The regulatory framework can significantly change according to cell preparations and origins leading to various constraints. This regulatory framework is crucial to consider for the choice of the procedure.

Commentaire à « Les troubles vesico-sphinctériens du syndrome de Wolfram. Analyse clinique et urodynamique à partir de 6 observations » de C. Leroux, M. Grasland, N. Turmel, F. Le Breton, C. Chesnel, C. Hentzen, G. Amarenco ; à propos d...
Commentary to “Urinary disorders of Wolfram syndrome. Clinical and urodynamic analysis from 6 observations” from: C. Leroux, M. Grasland, N. Turmel, F. Le Breton, C. Chesnel, C. Hentzen, G. Amarenco; report of six cases in two wolfram syndro...
2020
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 983-985




 

Facteurs prédictifs de l’inconfort lié à la sonde vésicale
Predictors of catheter-related bladder discomfort
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1045-1050


Introduction

Établir un profil épidémiologique descriptif des patients présentant un syndrome d’inconfort urinaire (catheter related bladder discomfort : CRBD) et déterminer ses facteurs prédictifs.


Matériel et méthode

Entre juin 2019 et décembre 2019, 300 patients ont été évalués. Différents paramètres ont été notés : sexe, âge, indice de masse corporelle (IMC), antécédents, durée et indication du sondage, type de sonde utilisé, la lubrification de la sonde et la présence de CRBD. Les malades ont été reparti en groupe selon l’intensité du syndrome CRBD. Les différents facteurs susceptibles d’être corrélés à la survenue de CRBD ont fait l’objet d’une analyse univariée puis multivariée.


Résultats

300 patients ont été inclus. La moyenne d’âge était de 49 ans (133 hommes et 167femmes). 68 patients (22,6 %) avaient déjà bénéficié d’un sondage. 19 % des patients étaient sondés pour rétention urinaire aiguë, 81 % étaient sondés avant l’intervention chirurgicale. La durée moyenne du sondage était de 2,5jours. 54 % ont présenté le CRBD dont plus de 92 % au premier jour du sondage. Les facteurs de risque significatifs en analyse multivariée étaient : le calibre de la sonde ≥18 Fr, l’absence de lubrification, la laparotomie, âge<50 ans, antécédent de césarienne et de sondage.


Conclusion

Cette étude a objectivé différents facteurs incriminés dans la survenue de CRBD. Le soignant a pour rôle de prévenir ce syndrome en réduisant les facteurs prédictifs notamment techniques.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Establish a descriptive epidemiological profile of patients with Catheter Related Bladder Discomfort (CRBD) and identify its predictive factors.


Material and method

Between June 2019 and December 2019, 300 patients have been evaluated. Different parameters were taken into account including: sex, age, body mass index (BMI), historical health data, duration and indications of the urinary catheterization, type of the transurethral catheter used, lubrication of the catheter and the existence of CRBD. We grouped our patients according to the intensity of CRBD syndrome. The various factors likely to be correlated with the occurrence of CRBD were subject of a univariate then multivariate analysis.


Results

300 patients were included. The average age was 49 years (133 men and 167 women). 68 patients (22.6%) had history of urinary catheterization. 19% of patients were catheterized for acute urinary retention, while 81% were catheterized before surgery. The average duration of the urinary catheterization was 2.5 days. 54% showed CRBD symptoms, including more than 92% on the first day of the urinary catheterization. The significant risk factors in multivariate analysis were: the caliber of the catheter ≥18 Fr, the absence of lubrication, laparotomy, age <50 years, Cesarean and urinary catheterization medical history.


Conclusion

This study identified various factors incriminated in the occurrence of CRBD. The role of the hospital practitioner is to prevent this syndrome by reducing predictive factors, particularly the technical ones.


Level of evidence

3.

Intérêt des applications mobiles et internet dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme
Interest of mobile and internet applications in the management of stress urinary incontinence in women. A systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1022-1037


Introduction

Dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort, les recommandations suggèrent des traitements conservateurs en première intention. Dans ce domaine, une nouvelle approche émerge avec l’arrivée des applications de santé sur smartphone. L’objectif de cette revue est d’évaluer l’intérêt des applications mobiles et internet dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme.


Méthode

La revue a été réalisée selon les guidelines PRISMA. Les études interventionnelles évaluant l’utilisation d’applications mobiles ou de sites internet dans le cadre de la prise en charge des femmes souffrant d’IUE ont été sélectionnées sur les bases de données PubMed, Cinalh et PEDro. Une analyse des symptômes, de la qualité de vie et de l’adhésion a été réalisée avec une mise en évidence des biais.


Résultats

Huit sur les 85 articles retrouvés correspondaient aux critères et ont été retenus. Les résultats illustrent une amélioration des symptômes, de la qualité de vie et de l’adhésion au traitement après une intervention incluant des nouvelles technologies (NP1). Ce type d’intervention apparait supérieure à l’absence d’intervention : les patientes rapportent une amélioration des symptômes (ICIQ-SF p <0,001 ; baisse des protections, p =0,023, NP1) et une perception d’amélioration plus importante (p <0,001, NP1). Ce type d’intervention semble être plus efficace que celles en format papier sur la diminution dans l’usage de protections (p =0,02, NP1) et la perception d’amélioration des symptômes (p =0,03, NP1).


Conclusion

Cette approche novatrice semble diminuer les symptômes de l’IUE, améliorer la qualité de vie et la fonctionnalité des muscles du plancher pelvien avec un maintien des résultats sur le long terme. Elle pourrait favoriser une meilleure adhésion et observance, à condition d’être associée au traitement conservateur avec un thérapeute.


Introduction

Current recommendations for the management of stress urinary incontinence (SUI) include conservative interventions as first-line treatments. New approaches are emerging with the arrival of health applications on smartphones. The objective of this review is to evaluate the interest of mobile and Internet applications in the treatment of SUI in women.


Method

Interventional studies evaluating the use of mobile applications or websites in the management of women with SUI were selected from PubMed, Cinalh and PEDro databases. An analysis of symptoms, quality of life and adherence was carried out, highlighting biases.


Results

Eight of the 85 retrieved articles were selected. These studies report an improvement in SUI symptoms, quality of life and adherence after an intervention including new technologies (LE1). This type of intervention appears to be superior to the absence of intervention: patients report an improvement in symptoms (ICIQ-SF P <0.001 ; decrease in the number of pads P =0.023, LE1) and a greater perception of improvement (P <0.001, LE1). This type of intervention seems to be more effective than those in paper format on the decrease in the number of pads (P =0.02, LE1) and the perception of improvement (P =0.03, LE1).


Conclusion

This innovative approach seems to reduce SUI symptoms, improve the quality of life and the functionality of pelvic floor muscles with long-term results. This type of intervention may improve adherence provided that it is associated with a treatment by a therapist.

Lorsque les internes travaillent moins, ils se sentent mieux : leçons tirées d’un contexte de confinement sans précédent
When residents work less, they feel better: Lessons learned from an unprecedent context of lockdown
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1060-1066




 

Manœuvre de Bonney et ses dérivés : histoire, technique, signification et valeur pronostique
Bonney maneuver and its derivatives: History, technique, significance and prognostic value
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1014-1021


Introduction

Historiquement, une manœuvre de Bonney positive indique la nécessité d’une prise en charge chirurgicale de l’incontinence urinaire d’effort. Cette manœuvre est régulièrement utilisée dans la pratique quotidienne française sans preuve formelle de sa valeur prédictive.


Matériel

Une recherche Medline a été effectuée avec les termes « Bonney test » et « urinary incontinence  » permettant d’inclure 10 articles pertinents dans cette revue.


Résultats

Huit travaux étudient le mécanisme de la manœuvre ou de ses dérivés, et évoquent une action continente par pression directe sur l’urètre ou par réduction de la mobilité urétrale. Deux études s’intéressent à la réussite d’une prise en charge chirurgicale par bandelette sous-urétrale et rapportent une valeur prédictive positive de la manœuvre de Bonney comprise entre 96,2 et 100 %.


Conclusion

D’autres études sont nécessaires pour objectiver l’utilité de cette manœuvre.


Introduction

Historically a positive Bonney maneuver indicates the need for surgical management of stress urinary incontinence. This maneuver is regularly used in French daily practice without formal proof of its predictive value.


Material

A Medline search was performed with the terms “Bonney test” and “urinary incontinence” to include 10 relevant articles in this review.


Results

Eight articles study the mechanism of the maneuver or its derivatives, evoking a direct pressure on the urethra. Two studies are interested in the real predictivity of the maneuvers on the success of surgical treatment by urethral strip, reporting a positive predictive value of the Bonney maneuver between 96.2 and 100%.


Conclusion

Further studies are needed to objectify the utility of this maneuver.

Que peut-on attendre d’une IRM prostatique non suspecte ? Une revue de la littérature
What to expect from a non-suspicious prostate MRI? A review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 986-999




 

RHESOU (Registre de l’Hérault spécialisé en onco-urologie) : le premier registre français spécialisé en onco-urologie. Un outil méthodologique de recueil de données en onco-urologie. Bilan de faisabilité sur un an d’expérience
RHESOU (Registry in HErault Specialized in Onco-Urology) : the first French Registry specialized in Onco-Urology. One-year experience
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1038-1044


Objectifs

On observe dans l’Hérault une nette augmentation de l’incidence des cancers urologiques. Le registre des tumeurs de l’Hérault (RTH) a recueilli 1961 tumeurs urologiques en 2016, soit 21,4 % de l’ensemble des tumeurs de l’Hérault pour cette année-là. La création d’un registre spécialisé en onco-urologie nous est apparue nécessaire. L’objectif de cet article est de décrire le fonctionnement de RHESOU et de donner quelques exemples de résultats.


Matériel et méthodes

En novembre 2018, RHESOU (Registre de l’hérault spécialisé en onco-urologie) a été créé sur le même mode de fonctionnement qu’un registre. Il permet de compléter les données du RTH sur beaucoup d’autres paramètres oncologiques. Pour chaque type de cancer urologique et génital masculin et urologique féminin, une fiche de recueil a été réalisée pour recueillir le maximum de données présentes dans le dossier des cas signalés. Cette étude a évalué les données concernant les patients domiciliés dans l’Hérault pour l’année 2017.


Résultats

Nous avons dénombré pour l’année 2017, 970 cancers de la prostate, 581 tumeurs de vessie, 212 cancers du rein, 51 tumeurs de la voie excrétrice supérieure, 28 cancers du testicule et 9 cancers du pénis. Le recueil de ces données permet de créer des requêtes et de fournir des analyses pertinentes et détaillées sur les cancers urologiques et génitaux masculins. Nous rapportons les données analysées sur le rein, la vessie et la prostate.


Conclusions

RHESOU est un outil accessible pour permettre une vue d’ensemble sur les cancers en urologie dans l’Hérault et leur prise en charge. Avec l’apparition de nouveaux traitements, il saura s’adapter en permettant une évolution des fiches.


Niveau de preuve

3.


Purpose

In 2016, the Herault tumor registry collected 1961cancers in urology (21.4 % from all Herault cancers this year). RHESOU was created to complete RTH’ data with specific parameters in onco-urology. The aim of this study is to describe RHESOU and to give some examples with our first results.


Material and methods

In November 2018, RHESOU (Registry HErault Specialised in Onco-Urology) was founded with the same registry recommendations. It collects specific oncologic parameters and also complete RTH's data. For each urological cancer, a specific survey with different choices was performed to collect a maximum of data which could be present in patients’ file. These surveys were used for urological cancers cases that live in Herault in 2017.


Results

In 2017, we collected 970 prostate cancers, 581 bladder cancers, 212 kidney cancers, 51 upper excretory tract cancers, 28 testicle cancers and 9 penil cancers. Our urological data collection gives many possibilities to create many requests for detailed analysis in urological cancers. In this article, we reported data from kidney, bladder and prostate cancers.


Conclusions

RHESOU is a new tool opened to the different urologic corporations (urologists, pathologists, oncologists, radiotherapists, radiologists) that permits an overview in urological cancers in Herault. Finally, one important aim is that this tool will be adapted when new treatments or new important parameters appear in the years ahead.


Level of evidence

3.

Contraception masculine : quelles (r)évolutions ?
(R)evolution of male contraception
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F105


S’il existe un spectre de 11 méthodes contraceptives différentes pour les femmes, il n’y en a que 3 couramment utilisées par les hommes : le préservatif et le retrait, avec leur taux d’échecs élevés, ainsi que la vasectomie, considérée comme une méthode irréversible. Depuis 40 ans, de nombreuses études ont été réalisées pour développer des contraceptifs masculins hormonaux et non hormonaux sûrs et efficaces. Bien qu’elles aient fait la preuve de leur efficacité, les contraceptions masculines hormonale et thermique restent encore peu utilisées. Les principes, protocoles, efficacité, réversibilité et acceptabilité de ces deux méthodes sont présentées, ainsi que les éléments pratiques, pour leur prescription et leur suivi. Nous décrivons également de nouvelles méthodes en cours de développement (contraceptifs hormonaux masculins oraux ou transdermiques, méthodes d’occlusion déférentielle). D’autres recherches sont nécessaires pour l’amélioration et la diffusion de méthodes contraceptives masculines efficaces, réversibles et sûres qui permettront aux hommes autant qu’aux femmes de jouer un rôle actif dans la planification familiale.


Although the spectrum of women contraceptives includes 11 different methods, only 3 are commonly used by men: condoms, withdrawal, which has a high failure rate, as well as vasectomy, considered as an irreversible method. Over the past 40 years, numerous studies have been carried out to develop safe and effective hormonal and non-hormonal male contraceptives. Although their effectiveness has been proven, hormonal and thermal male contraceptions are still little used. The principles, protocols, effectiveness, reversibility and acceptability of these two methods are presented, as well as the practical elements for their prescription and monitoring. We also describe new methods under development (male oral or transdermal hormonal contraceptives, deferential occlusion methods). Further research is necessary to improve and market effective, reversible and safe male contraceptive methods which will enable men and women to play an active role in family planning.

Le priapisme ischémique
Ischaemic priapism
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F117


Introduction

Le priapisme ischémique ou veineux ou à bas débit est une urgence médicochirurgicale dont le diagnostic repose sur l’association d’une érection prolongée douloureuse, un sang hypoxique à la ponction des corps caverneux et le plus souvent une cause déclenchante telle que la prise de produits pro-érectiles.


Méthodes

Le traitement de première intention est l’aspiration lavage des corps caverneux avec injection d’alpha-stimulants.


Résultats

En cas d’échec, un shunt chirurgical doit être effectué. La pose précoce (< 6 semaines) d’un implant pénien doit être réservée au cas de priapisme de plus de 36 heures, après échec des traitements médicaux et chirurgicaux. La chirurgie prothétique doit être anticipée en cas de fibrose à l’IRM pénienne.


Conclusion

Dans tous les cas, il s’agit d’une chirurgie qui peut être difficile, et qui doit être proposée à un patient bien informé des séquelles d’un priapisme prolongé et des résultats d’une pose tardive d’implant pénien.


Introduction

Ischemic or venous or low-flow priapism is a medical-surgical emergency. The diagnosis is based on the association of a prolonged painful erection, hypoxic blood at the puncture of the corpora cavernosa, and most often a triggering cause such as intake pro-erectile products.


Methods

The first-line treatment is to aspirate and wash the corpus cavernous with saline serum and the injection of alpha-stimulants.


Results

In case of failure, a surgical shunt must be performed. Early implantation (<6 weeks) of a penile implant should be reserved for priapism>36hours, after failure of medical and surgical treatments. Prosthetic surgery should be anticipated in cases of fibrosis on penile MRI.


Conclusion

In all cases, this is a difficult surgery that should be offered to a patient who is well informed about the sequelae of prolonged priapism and the results of late implantation of the penile implant.

Les événements indésirables associés aux soins, ce qu’il faut connaître
Adverse events associated with healthcare, what you need to know
2020
- Cas clinique
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F126


Les événements indésirables graves associés aux soins (EIGAS) correspondent à des prises en charge non optimales ayant des conséquences graves et inattendues et qui dans 40 % des cas seraient évitables. Ils sont souvent précédés d’événements porteurs de risque (« presque accident »). Le dernier rapport d’activité de la démarche d’accréditation des spécialités à risques confirme la nécessité de déclarer et de gérer les événements indésirables graves afin d’en identifier les causes récurrentes et de mettre en œuvre des actions collectives (locales ou nationales) pour mieux les détecter et limiter leur impact. Cette étude a souligné la prédominance des causes systémiques liées au travail en équipe et à la communication. Le décret de décembre 2016 fait obligation à tous les professionnels de santé de déclarer sur une plateforme nationale de déclaration. Cet article propose une mise au point concernant les définitions et l’évaluation des événements indésirables associés aux soins qu’ils soient graves ou non.


Serious adverse events associated with care correspond to non-optimal care with serious and unexpected consequences and which in 40% of cases would be preventable. They are often preceded by risk-bearing events (“near accident”). The last activity report of the accreditation procedure for specialties at risk confirms the need to declare and manage serious adverse events in order to identify recurring causes and to implement collective actions (local or national) to better detect them and limit their impact. This study highlighted the predominance of systemic causes related to teamwork and communication. The decree of December 2016 requires all health professionals to declare on a national reporting platform. This article provides an update on the definitions and evaluation of adverse events associated with healthcare, whether serious or not.

Néphrectomie partielle robot assistée en ambulatoire : faisabilité et intérêt pour des patients sélectionnés
2020
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F131


Peut-on faire une biopsie de prostate ciblée sans biopsie sextant ?
Can we do targeted prostate biopsy without a sextant biopsy?
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F112


L’IRM est maintenant recommandée en première intention avant une série de biopsie prostatique (BP). Le protocole de biopsie en cas de lésion suspecte à l’IRM et l’intérêt des biopsies systématisées reste débattus. La réalisation des biopsies prostatiques ciblées (BPc) permet d’augmenter le taux de détection des cancers de prostate significatifs (CAP-s). En cas de lésion suspecte à l’IRM, l’association de biopsies prostatiques ciblées et systématiques dans un protocole combiné améliore la détection des cancers de prostate (CAP). L’impact des biopsies prostatiques systématisées (BPs) reste non négligeable (environ 5 %) et semble important à l’heure du développement des traitements focaux. L’amélioration de la cartographie prostatique IRM et des techniques de ciblage pourront encore améliorer notre démarche diagnostique.


MRI is now recommended as a 1st intention before a series of prostate biopsy (BP). The biopsy protocol with suspicious lesion on MRI and the value of systematic biopsies remain debated. Performing targeted prostate biopsies (BPc) increases the detection rate of significant prostate cancer (CAP-s). In the event of a suspected lesion on MRI, the combination of targeted and systematic prostate biopsies in a combined protocol improves the detection of prostate cancer (CAP). The impact of systematic prostatic biopsies (BPs) remains significant (4.7 %) and seems significant at the time of the development of focal treatments. Improving prostate MRI mapping and targeting techniques could further improve our diagnostic approach.

Traitement du cancer de la prostate localisé à l’apex par curiethérapie ou ultrasons focalisés
Management of localized prostate cancer of the apex by brachytherapy or focused ultrasound
2020
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F121


Nous rapportons le cas d’un patient de 64 ans présentant un cancer de la prostate de bon pronostic localisé au niveau de l’apex, visible en IRM, pour lequel la possibilité d’un traitement par curiethérapie exclusive ou ultrasons focalisée est discutée. Les indications, résultats et limites des deux techniques sont présentés.


We describe the case of a 64-year-old patient presenting with low-risk localized prostate cancer of the apex, visible on MRI. We discuss the possibility of treating with brachytherapy of focused ultrasound. Indications, results and limitations of both techniques are presented.

Arrêté du 23 octobre 2020 : une brèche dans notre exercice médical ?
The decree adopted on 2020, October the 23rd: A split in our medical practice?
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1067-1068




 

Étude prospective observationnelle multicentrique évaluant la tolérance et le ressenti des patients utilisant la sonde à embout Ergothan Liquick Base
Prospective multicentre observational study assessing the tolerance and perception of patients using the Liquick Base catheter with an Ergothan tip
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1134-1139




 

Facteurs prédictifs de rétention aiguë d’urine ou de dysurie en postopératoire immédiat après pose de bandelette sous urétrale : revue de la littérature
Predictive factors of immediate post-operative acute urinary retention or voiding dysfunction following mid-urethral sling surgery: A literature review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1118-1125


Introduction

La rétention aiguë d’urine (RAU) et la dysfonction de vidange vésicale (DV) postopératoires sont parmi les principaux facteurs limitant l’ambulatoire pour la pose de bandelette sous urétrale (BSU) chez la femme. L’objectif de cette revue était de rapporter les principaux facteurs prédictifs de RAU et de DV en postopératoire immédiat après mise en place d’une bandelette sous urétrale (BSU) pour incontinence urinaire d’effort chez la femme.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline, selon une méthodologie PRISMA, en utilisant les mots clés suivants : midurethral sling ; tension-free vaginal tape ; TVT ; transobturator tape ; TOT ; predicting factor ; voiding dysfunction ; urinary retention ; postvoid residual ; postoperative residue of urine.


Résultats

Treize études ont été incluses. Les principaux facteurs prédictifs cliniques de RAU ou de DV étaient un antécédent de chirurgie pelvienne (hystérectomie ou chirurgie de l’incontinence ou du prolapsus) (OR : 3,7 [(IC95 % :1,14–12,33) ; p =0,029] à 8,93 [(IC95 % :1,17–61,1) ; p =0,035]), un antécédent de RAU (OR : 415 [IC95 % : 20–8619] ; p <0,001), un âge supérieur à 65 ans (OR : 3,72 [IC95 % : 1,40–9,9] ; p <0,01), et une anesthésie générale (OR : 4,5 [IC95 % :1,1–18,9] ; p =0,02). Les facteurs prédictifs urodynamiques étaient une hypoactivité détrusorienne (OR : 2,52 [(IC95 % :1,03–6,13) ; p =0,042] à 5,6 [(IC95 % :1,6–19,2) ; p =0,02]) et le débit maximum (Qmax) préopératoire (prévalence de RAU de 12 à 35 % pour un Qmax inférieur à 15ml/sec et de 0 % pour un Qmax supérieur à 30ml/sec).


Conclusion

Les facteurs associés à un risque important de RAU ou de DV en postopératoire immédiat après BSU chez la femme sont l’âge supérieur à 65 ans, les antécédents de chirurgie pelvienne ou de RAU, une hypoactivité détrusorienne et un Qmax préopératoire inférieur à 15ml/sec.


Objective

Immediate postoperative urinary retention (UR) and voiding dysfunction (VD) are some factors limiting outpatient procedure for mid-urethral sling (MUS) surgery in women presenting with stress urinary incontinence. The objective of the current review was to report the main predictive factors associated with immediate postoperative UR/VD following MUS surgery in women.


Methods

A systematic review was performed using Medline database, according to PRISMA methodology, using following keywords midurethral sling; tension-free vaginal tape; TVT; transobturator tape; TOT; predicting factor; voiding dysfunction; urinary retention; postvoid residual; postoperative residue of urine.


Results

Thirteen studies were included. Main clinical predictive factors associated with immediate postoperative urinary retention (UR) and voiding dysfunction (VD) were: previous pelvic surgery (hysterectomy, incontinence or pelvic organ prolapse surgery) [OR: from 3.7 ((CI95%: 1.14–12.33); P =0.029)] to 8.93 [(CI95%:1.17–61.1); P =0.035)], previous UR [OR: 415 (CI95%: 20–8619); P <0.001], age over 65 y/o [OR: 3,72 (CI95%:1.40–9.9); P <0.01], and general anesthesia [OR: 4.5 (CI95%:1.1–18.9); P =0.02]. Urodynamic predictive factors were underactive bladder at cystometry [OR: from 2.52 ([CI95%: 1.03–6.13]; P =0.042) to 5.6 ([IC95%: 1.6–19.2]; P =0.02] and preoperative maximum flow rate (Qmax) (the prevalence of UR was ranging from 12 to 35% when Qmax was under 15ml/s, versus 0% when Qmax was over 30ml/s).


Conclusion

Predictive factors associated with immediate postoperative UR/VD following MUS surgery in women were age over 65 y/o, previous pelvic surgery or previous UR, underactive bladder and preoperative Qmax under 15ml/s.

Impact de l’hystérectomie sur l’incontinence urinaire : revue de la littérature
Impact of hysterectomy on urinary incontinence: A systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1096-1117


Introduction

Le rôle de l’hystérectomie sur le développement ou la majoration d’une incontinence urinaire est un sujet controversé dans la littérature.


Objectif

Évaluer la prévalence et l’incidence de l’incontinence urinaire après une hystérectomie ainsi que les facteurs de risque associés comme le type d’hystérectomie, la voie d’abord, les critères urodynamiques et les indications opératoires.


Méthodes

Nous avons réalisé une revue de la littérature sur la base de données de Pubmed en utilisant les mots clés et termes MeSH suivants : hysterectomy, urinary incontinence.


Résultats

Parmi les 1340 articles que nous avons trouvés, 42 ont été retenus. Les résultats des différentes études étaient hétérogènes. L’hystérectomie semblerait augmenter le taux d’insuffisance sphinctérienne (VLPP<60mmH2 O pour 20 % des cas versus 1,7 % en l’absence d’hystérectomie, p =0,003). La voie vaginale pourrait augmenter l’incidence de l’IU avec un OR à 2,3 (IC95 % 1,0–5,2). L’hystérectomie subtotale semblerait augmenter l’IU par rapport l’hystérectomie totale avec un RR pour l’hystérectomie totale à 0,74 (IC95 % 0,58–0,94). L’hystérectomie élargie avec conservation nerveuse préserverait les fonctions urinaires contrairement à la radiothérapie pelvienne qui serait responsable de lésions nerveuses irréversibles par démyélinisation et fibrose vésicale.


Conclusion

Le type d’hystérectomie, la voie d’abord ainsi que les différentes indications opératoires sont des facteurs influant l’incontinence urinaire. Les résultats de cette revue de la littérature ne permettent pas de conclure que l’hystérectomie protège ou altère les fonctions urinaires.


Introduction

The impact of a hysterectomy on urinary incontinence is a controversial subject in the literature.


Objective

To evaluate the prevalence and incidence of urinary incontinence after a hysterectomy as well as associated risk factors such as the type of hysterectomy, the surgical approach, urodynamic criteria and uterine disease.


Study design

We conducted a systematic review in Pubmed database with the following keywords and MeSH term: hysterectomy, urinary incontinence.


Results

A total of 1340 articles were retrieved, 42 articles were selected for the final text analysis. The results of the different studies were heterogeneous. Hysterectomy seemed to increase the rate of sphincter deficiency (VLPP<60mmH2 O for 20% of cases versus 1,7% without hysterectomy, P =0.003). The vaginal route could increase the incidence of UI with OR of 2.3 (95%CI 1.0–5.2). Subtotal hysterectomy appears to increase UI with a 0,74 RR for total hysterectomy (95%CI 0.58–0.94). A radical hysterectomy with nerve conservation would preserve urinary functions, unlike pelvic radiotherapy, which is responsible for irreversible nerve damage by demyelination and bladder fibrosis.