Base bibliographique

Comparaison entre biopsies de saturation et biopsies ciblées par voie transpérinéale après IRM et TEP choline pour la détection d’une récidive d’un adénocarcinome de prostate intra-prostatique après une irradiation première
Comparison between MRI and choline-PET trans-perineal target biopsies and saturation biopsies for detection and topography of intra-prostatic recurrence after primary radiation therapy for prostate cancer
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 683-691




 

Enquête miroir auprès de patients et de professionnels de santé portant sur l’incontinence urinaire par urgenturie ou mixte
Mirror survey of patients with urge urinary incontinence and healthcare professionals
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 747-754


Introduction

Cette enquête visait à apprécier les tabous liés à l’incontinence urinaire (IU) par urgenturie ou mixte en interrogeant des patients et des médecins, avec pour objectif de confronter leurs perceptions.


Méthodes

À partir d’une étude qualitative initiale auprès de médecins et de patients atteints d’IU, des questionnaires ont été élaborés et mis en ligne pour l’enquête quantitative. Les questions portaient sur la perception de l’IU, le niveau de gêne et ses conséquences, la relation au médecin et le traitement.


Résultats

Trois cent dix patients de sexe masculin ou féminin ayant une IU, ainsi que 101 généralistes, 50 urologues et 30 gynécologues ont participé. Parmi les patients, 60 % se sentaient gênés par l’IU, qu’ils considéraient comme un tabou similaire à celui du cancer. Ce tabou ressenti par les patients était surévalué par les médecins, pouvant eux-mêmes éprouver une gêne à en parler. L’IU s’accompagnait d’une perte d’estime de soi (51 %) et d’une contrainte au quotidien (44 %). D’après les patients, la problématique de l’IU était uniquement abordée par le médecin dans 6 % des cas et par le patient dans 55 % des cas, principalement avec le médecin traitant (80 %). Ainsi, 4 fois sur 10, le sujet n’était pas abordé ; 49 % des patients n’en avaient pas discuté avec leur conjoint et 33 % n’en avaient parlé à personne.


Conclusion

L’IU reste un tabou et cela justifie que les praticiens encouragent leurs patients à en parler, d’autant plus que des solutions existent.


Niveau de preuve

3.


Background

This survey assessed how much of a taboo surrounds urge or mixed urinary incontinence (UI), through questions to affected patients and healthcare professionals using online questionnaires, with the objective to contrast the patients’ perceptions with that of the doctors.


Methods

This quantitative study was preceded by a qualitative phase carried out with general practitioners, specialists, and UI patients. Following these phases, questionnaires were made available on the internet. They covered questions pertaining to perceptions of UI, degree of embarrassment and its consequences, patient–doctor relationship, and treatments.


Results

Overall, 310 UI patients of male or female gender participated in the study, as did 101 general practitioners, 50 urologists, and 30 gynecologists. The analysis revealed that 60% of patients felt embarrassment about UI, the condition representing for them a taboo topic similar to cancer. This taboo was shown to be seen further enhanced by doctors. UI was associated with a loss of self-esteem (51%) and restriction to daily life (44%). The patients’ answers revealed that UI was only brought up by doctors in 6% of cases, whereas the patient was the first to bring it up in 55%, primarily with their general practitioner (80%). Thus, in 4 out of 10 cases, the issue was not addressed; 49% of patients stated they did not discuss their condition with their partner and 33% did not discuss it with anybody.


Conclusion

UI is still a major taboo and we have a long way to go to change attitudes.


Level of evidence

3.

Évaluation des mesures de triages de la première vague pandémique Covid-19 pour sélectionner les patients à opérer pour cancers et urgences urologiques
Outcomes following the triage of patients for urological cancer and non-cancer surgery during Covid-19 pandemic peak
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 716-724


Introduction

Lors de la première vague épidémique Covid-19, des mesures de triage, sans PCR systématique, étaient mises en place pour sélectionner les patients à opérer. Notre étude a comparé leurs résultats chirurgicaux après triage à ceux d’un groupe contrôle.


Matériel

L’analyse portait sur l’ensemble des patients initialement programmés dans un centre Covid de référence et inclus consécutivement, du 15 mars au 1er mai 2020 (NCT04352699). Leurs données étaient recueillies prospectivement et ultérieurement comparées à celles des patients opérés 1 an auparavant sur la même période dans ce centre. Le critère d’évaluation principal était l’admission post-opératoire en unité de soins intensifs (USI). La morbidité, la mortalité postopératoire, le report d’interventions, les tests PCR étaient évalués. Des analyses de sous-groupes étaient réalisés pour les patients opérés de cancer.


Résultats

Après triage, 96 des 142 interventions programmées ont dû être reportées. Sur les opérés, 48 (68 %) l’étaient pour cancer. Au total, aucun cas de pneumonie Covid-19 post-opératoire n’a été identifié. Trois patients (4 %) ont été admis en USI, dont un finalement décédé pour sepsis urinaire. Chez ces patients, les RT-PCR étaient négatives. Globalement, comparativement au groupe contrôle, aucune différence d’admission en USI, ni de taux de mortalité post-opératoire n’ont été rapportées.


Conclusions

Le triage de la première vague n’a pas surexposé les patients sélectionnés à un risque de complication ou de décès post-opératoire, particulièrement pas pour ceux opérés pour cancer. En revanche, 67 % des patients ont été reportés, avec un risque associé à des retard de soins pouvant conduire au décès.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Faced with the first wave of Covid-19 pandemic, guidelines for surgical triage were developed to free up healthcare resources. The aim of our study was to assess clinical characteristics and surgical outcomes of triaged patients during the first Covid-19 crisis.


Method

We conducted a cohort-controlled, non-randomized, study in a University Hospital of south-eastern France. Data were collected prospectively from consecutive patients after triage during the period from March 15th to May 1st and compared with control data from outside pandemic period. Primary endpoint was intensive care unit (ICU) admissions for surgery-related complications. Rates of surgery-specific death, postponed operations, positive PCR testing and Clavien-Dindo complications and data from cancer and non- cancer subgroups were assessed.


Results

After triage, 96 of 142 elective surgeries were postponed. Altogether, 71 patients, median age 68 y.o (IQR: 56-75 y.o), sex ratio M/F of 4/1, had surgery, among whom, 48 (68%) had uro-oncological surgery. No patients developed Covid-19 pneumonia in the post-surgery period. Three (4%) were admitted to the ICU, one of whom died from multi-organ failure due to septic shock caused by klebsiella pneumonia following a delay in treatment. Three Covid-19 RT-PCR were done and all were negative. There was no difference in mortality rates or ICU admission rates between control and Covid- era patients.


Conclusions

Surgery after triage during the first Covid-19 pandemic was not associated with worse short-term outcomes. Urological cancers could be operated on safely in our context but delays in care for aggressive genitourinary diseases could be life threatening.


Level of evidence

3.

Formation des jeunes urologues en onco-urologie: quels sont leurs besoins?
Educational program in onco-urology for young urologists: What are their needs?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 755-761




 

Impact carcinologique des marges positives après prostatectomie totale
Impact of positive surgical margins on prostate cancer prognosis
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 709-715


Introduction

L’objectif de cette étude était de déterminer l’impact des marges chirurgicales positives (MCP) lors d’une prostatectomie totale (PT) pour cancer de prostate (CaP) localisé ou localement avancé sur les résultats oncologiques.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique. Tous les patients traités par prostatectomie totale entre janvier 2004 et décembre 2018 pour cancer de prostate localisé ou localement avancé ont été inclus. Les données préopératoires, post-opératoires et les résultats carcinologiques recueillis ont été analysés.


Résultats

Dans cette étude, 319 patients d’un âge médian de 65 ans (EIQ : 62–69) ont été inclus avec un suivi médian de 43,6 mois (EIQ : 19,4–79,3). Les marges chirurgicales étaient positives dans 33,5 % des cas. Cent quatre-vingt-dix-huit patients (62,1 %) avaient une classification ISUP 1 en préopératoire. Les MCP étaient associées à la récidive biologique (p <0,001), mais pas à la mortalité globale. Un stade clinique>T1c était un facteur prédictif indépendant de marges chirurgicales positives en analyse multivariée(p =0,01).


Conclusion

Les MCP impacteraient le pronostic carcinologique par un sur-risque de récidive biologique sans impact sur la survie globale. Un stade clinique>T1c était un facteur prédictif indépendant de MCP.


Niveau de preuve

3.


Objective

To examine the impact of positive surgical margins (PSM) after radical prostatectomy (RP) for prostate cancer on oncological results.


Patients and methods

We performed a study where all patients who underwent radical prostatectomy between January 2004 and December 2018 for prostate cancer were included. The preoperative, postoperative data and the carcinological results collected were analyzed. Data were analysed using Kaplan–Meier survival analysis and proportional hazards models.


Results

A total of 319 patients with a median age of 65 years (IQR : 62–69) were included. The median follow-up was 43.6 months (IQR: 19.4–79.3). The overall rate of PSM was 33.5%. PSM was associated with biochemical recurrence (P <0.001). Overall mortality was not associated with positive margins. A clinical stage> T1c was an independent predictor of PSM on multivariate analysis (P =0.01).


Conclusion

PSM would increase the risk of biochemical recurrence with no impact on survival. Clinical stage>T1c was an adverse predictor for PSM.


Level of evidence

3.

IRM du squelette axial pour le bilan du cancer de prostate en Guyane française
MRI of the axial skeleton for evaluation of prostate cancer extent in french Guyana
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 692-698


Introduction

Le bilan d’extension du cancer de prostate (CP) en Guyane française est contraint par le manque de scintigraphie osseuse (SGO). La disponibilité de 4 IRM permet de développer des alternatives avec la pratique d’une IRM du Squelette Axial (IRM SA).


Matériel

Une IRM SA a été réalisée chez les patients ayant un diagnostic de CP avec un risque de localisations secondaires : PSA>10ng/ml et/ou Score de Gleason>=7 (grade de Gleason 4 prédominant) et/ou >=T2b clinique et/ou T2b/T3 IRM et/ou biopsies positives>50 %. L’IRM comportait une évaluation du rachis, du bassin et du crâne. Les résultats ont été systématiquement comparés aux données cliniques, biologiques et biopsiques.


Résulats

Parmi les 163 IRM SA, 30 étaient positives et 133 négatives. Parmi ces 133, 60 ont eu une prostatectomie totale avec ou sans curage ganglionnaire. Le PSA médian des 133 patients ayant une IRM négative était de 11ng/ml (1–51) et 27 (20,3 %) avaient un PSA>20ng/ml. Parmi les patients ayant une IRM SA positive,1 seul avait un PSA<20ng/ml et un grade 3 de Gleason prédominant.


Conclusion

Notre étude montre que l’IRM SA ne doit être réservée qu’aux cas les plus susceptibles d’avoir des métastases osseuses, c’est-à-dire les patients ayant un PSA>20ng/ml et/ou un grade de Gleason 4 prédominant.


Niveau de preuve

3.

Prévalence des comorbidités chez des patients atteints de sclérose en plaques avec une vessie neurologique
Prevalence of comorbidities in multiple sclerosis patients with neurogenic bladder
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 732-738




 

Résultats fonctionnels et satisfaction chez 44 patients post implantation de neurostimulateur sacré type NS3 pour une hyperactivité vésicale réfractaire, d’origine idiopathique, suivi à 43 mois, série monocentrique
Functional results and satisfaction in 44 patients after implantation of a NS3-type sacral neurostimulator for refractory idiopathic overactive bladder followed at 43 months, single-center series
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 725-731


Objectifs

La neuromodulation sacrée (NMS) est utilisée en France, depuis 1997, pour la gestion de l’hyperactivité vésicale (HAV) non neurogène ne répondant pas à traitement pharmacologique de première intention. L’objectif de cette étude est d’analyser l’efficacité clinique et la satisfaction des patients traités par NMS dans cette indication.


Méthodes

Il s’agit d’une série rétrospective monocentrique de 59 patients avec une HAV réfractaires d’origine idiopathique et éligibles au test de NMS entre janvier 2010 et décembre 2017 Les données démographiques, les antécédents de chirurgie pelvienne, les complications selon la classification de Clavien-Dindo, ainsi que les taux de révisions et d’explantations étaient recueillis. Tous les patients inclus ont eu une phase test. Le succès thérapeutique pour la phase test et l’implantation définitive était défini par une amélioration≥50 %. La satisfaction des patients était un critère secondaire.


Résultats

Sur les 59 patients testés pour implantation d’une électrode de NMS, 44 ont eu une implantation définitive dont 36 (82 %) femmes et 8 (18 %) hommes. L’âge médian de l’étude était de 55 ans. Le suivi médian était de 43 mois [21,2–66,5]. Tous les patients avaient une HAV réfractaire d’origine idiopathique. La durée médiane entre le test et l’implantation définitive était de 28jours [18–35]. Le taux de succès sur l’ensemble des patients testés était de 60 % (34/59). Chez les patients implantés, 34 patients (77 %) ont eu une amélioration clinique. Des événements indésirables ont dû être gérés comprenant des reparamétrages multiples (n =13), une révision du dispositif (n =16), voire l’explantation du dispositif (n =8). Le taux de satisfaction était de 82 % (36/44).


Conclusion

Avec un suivi médian de 43 mois, cette étude rétrospective montre l’efficacité de la NMS en deuxième ligne pour l’HAV réfractaire d’origine idiopathique. Cette technique reste peu invasive mais avec des évènements indésirables non négligeables à transmettre lors de l’information à nos patients.


Niveau de preuve

3.


Objectives

Sacred neuromodulation (SNM) has been used in France since 1997 for the management of non-neurogenic urinary disorders that do not respond to first-line pharmacological treatment. The aim of this study is to analyze the clinical efficacy and satisfaction of patients with refractory idiopathic overactive bladder (OAB) treated with SNM.


Methods

This single-center retrospective series included 59 patients with refractory OAB of idiopathic origin and eligible for the SNM between January 2010 and December 2017. Demographic data, history of pelvic surgery, complications according to Clavien-Dindo classification, as well as revision and explantation rates were collected. All the patients included underwent a test phase. Therapeutic success for the test phase and definitive implantation was defined by50% improvement. Satisfaction was a secondary criteria.


Results

Of the 59 patients tested for SNM, 44 patients had a permanent implantation, of which 36 (82%) were women and 8 (12%) were men. The median age of the study was 55 years old. The median follow-up was 43 months [21,2–66,5]. All of the patients had an idiopathic refractory OAB. The median time between test and final implantation was 28 days [18–35]. The success rate for all patients tested was 60% (34/59). In patients implanted, 34 patients (77%) had clinical improvement. Adverse events had to be managed including multiple re-parameterizations (n =13), device revision (n =16), or even device implantation (n =8). The satisfaction rate was 82% (36/44).


Conclusion

With a median follow-up of 43 months, this retrospective study on NMS shows the efficacy of second-line SNM for idiopathic OAB. This technique remains minimally invasive but with significant adverse events when informing our patients.


Level of evidence

3.

Revue compréhensive de l’apport de l’impression 3D en médecine : mise en perspective des différentes applications en urologie
Comprehensive review of 3D printing use in medicine: Comparison with practical applications in urology
2021
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 762-771


Introduction

L’impression 3D se développant, les applications en médecine se multiplient. Cela se traduit par un nombre croissant de publications scientifiques montrant l’apport de l’impression 3D, dans différentes spécialités, pour l’information patient, la planification chirurgicale préopératoire, mais également pour l’enseignement ou encore la production de matériel implantable spécifique au patient. Les objectifs de cette revue étaient de dresser un état des lieux des différentes applications en urologie en les comparant à ce qui a été fait dans les autres spécialités.


Méthodes

Dans cette revue narrative, la base de données Medline a été interrogée pour identifier toutes les publications rapportant une utilisation de l’impression 3D en médecine et plus spécifiquement en urologie. Les différents apports de l’impression 3D ont été catégorisés afin d’être recherchés dans Medline avec plus de précision.


Résultats

L’impression 3D peut donc aider pour l’information préopératoire délivrée au patient, pour le chirurgien et sa planification opératoire, pour l’enseignement aux étudiants en médecine et aux jeunes médecins, ou pour des outils de simulation chirurgicale. En urologie, c’est en chirurgie rénale oncologique que la littérature est la plus abondante, pour la planification opératoire, mais également pour la simulation opératoire et l’enseignement de la technique chirurgicale.


Conclusion

L’impression 3D a déjà montré son utilité dans plusieurs champs d’application en médecine, et notamment en urologie, que ce soit pour l’information patient, l’enseignement mais également pour la planification opératoire et la simulation chirurgicale. Des études à plus grande échelle et comparatives permettront à l’impression 3D de poursuivre sa diffusion en médecine au bénéfice des patients.


Introduction

Over the past few years, 3D printing has evolved rapidly. This has resulted in an increasing number of scientific publications reporting on the medical use of 3D printing. These applications can range from patient information, preoperative planning, education, or 3D printing of patient-specific surgical implants. The objective of this review was to give an overview of the different applications in urology and other disciplines based on a selection of publications.


Methods

In the current narrative review the Medline database was searched to identify all the related reports discussing the use of 3D printing in the medical field and more specifically in Urology. 3D printing applications were categorized so they could be searched more thoroughly within the Medline database.


Results

Three-dimensional printing can help improve pre-operative patient information, anatomy and medical trainee education. The 3D printed models may assist the surgeon in preoperative planning or become patient-specific surgical simulation models. In urology, kidney cancer surgery is the most concerned by 3D printing-related publications, for preoperative planning, but also for surgical simulation and surgical training.


Conclusion

3D printing has already proven useful in many medical applications, including urology, for patient information, education, pre-operative planning and surgical simulation. All areas of urology are involved and represented in the literature. Larger randomized controlled studies will certainly allow 3D printing to benefit patients in routine clinical practice.

Stratégie diagnostique des patients naïfs de biopsies avec suspicion de cancer de la prostate : scénario réel lorsque l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique n’est pas centralisée
Diagnostic pathway of the biopsy-naïve patient suspected for prostate cancer: Real-life scenario when multiparametric Magnetic Resonance Imaging is not centralized
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 739-746




 

Ultrasons focalisés de haute intensité pour le traitement du cancer localisé de la prostate : étude mono-centrique caribéenne
High-intensity focused ultrasound for locally prostate cancer: An Afro-Caribbean single-center study
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 12, 31, 699-708


Introduction

Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) ont montré leur efficacité dans le traitement des cancers localisés de la prostate. Le but de cette étude prospective est d’en évaluer leurs premiers résultats carcinologiques et fonctionnels au sein d’une population afro-caribéenne.


Matériel et méthodes

De mai 2018 à janvier 2020, 77 patients afro-caribéens ont été inclus. Plusieurs traitements étaient réalisés : total, hémi-ablatif ou focal ; en première intention (groupe I), ou en traitement de rattrapage (groupe II). Des PSA étaient dosés à 2, 6, 9 et 12 mois. Une IRM prostatique et des biopsies consécutives étaient effectuées entre 6 et 9 mois postopératoires. La continence, la dysurie et la fonction érectile étaient évaluées à 6 mois (questionnaires ICS, IPSS et IIEF).


Résultats

Le groupe I incluait 71,2 % des patients, le groupe II, 28,8 %. L’âge médian était de 75,4 ans [IQR 69,6–79,4]. Le suivi médian était de 8,3 mois [IQR 3,5–12,25]. Le PSA médian à l’inclusion était de 7,7ng/ml [IQR 5,5–11,2] dans le groupe I, et de 5,9ng/ml [IQR 4,4–7,9] dans le groupe II. Toutes populations confondues, les biopsies étaient négatives dans 73,5 % des cas ; 14,7 % des biopsies étaient positives en zone traitée et 11,8 % en zone non traitée. Concernant les morbidités, 7,5 % des patients ont développé une incontinence urinaire et le taux de dysfonction érectile était de 13,2 %.


Conclusion

Cette étude marque les débuts de l’expérience de l’HIFU Focal One® dans une population afro-caribéenne. Ce traitement semble sûr et reproductible avec des résultats carcinologiques satisfaisants et une faible morbidité génito-urinaire. Un suivi à plus long terme et un effectif de patients plus important sont nécessaires pour valider ces résultats.


Niveau de preuve

III.


Introduction

High-intensity focused ultrasound (HIFU) has proved to be effective in the treatment of localized prostate cancer. The aim of this prospective study is to assess their first oncological and functional results in an Afro-Caribbean population.


Methods

From May 2018 to January 2020, 77 patients issued from French West Indies were included. Several treatments were carried out: whole-gland treatment hemi or focal ablation; in a primary setting (group I) or a salvage therapy (group II). PSA level was assessed at 2, 6, 9 and 12 months. MpMRI and post HIFU biopsy were performed between 6 and 9 months postoperatively. Continence, urinary end erectile functions were assessed by ICS, IPSS and IIEF scores.


Results

Groupe I included 71.2% patients, group II, 28.8%. The median age was 75.4 years [IQR 69.6–79.4]. The median follow-up was 8.3 months [IQR 3.5–12.25]. At inclusion, PSA was 7.7ng/ml [IQR 5.5–11.2] in group I, and 5.9ng/ml [IQR 4.4–7.9] in group II. In the whole population, there was 73.5% negative biopsies; 14.7% of the biopsies were positive in treated zone and 11.8% in non-treated zone. Regarding morbidities, urinary incontinence appeared in 7.5% and erectile dysfunction rate was 13.2%.


Conclusion

Our study reveals the first experience of HIFU by Focal One® device in an Afro-Caribbean population. It seems to be a safe and reproducible treatment with acceptable oncological results and low genitourinary morbidity. Long term follow-up and a higher number of patients are necessary to validate these results.

Autopsies scientifiques : indications, modalités de demande et de réalisation
Scientific autopsies: Indications, procedures for requesting and carrying out
2021
- médico-légal
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F85


Après le décès inexpliqué d’un patient suite à une néphrectomie élargie, il a été proposé à la famille de rechercher la cause du décès lors d’une autopsie scientifique. À l’aide de ce cas clinique, nous vous proposons de revoir les indications ainsi que les modalités de demande et de réalisation des autopsies scientifiques en France.


After the unexplained death of a patient following an enlarged nephrectomy, the family was asked to investigate the cause of death during a scientific autopsy. Using this clinical case, we suggest that you review the indications as well as the procedures for requesting and performing scientific autopsies in France.

De la déclaration des événements indésirables associés aux soins (EIAS) à la solution sécurité patient (SSP) : exemple de la SSP : comment sécuriser le circuit d’un prélèvement réalisé au bloc opératoire ?
From the declaration of adverse events associated with care to the patient safety solution (SSP): Example of SSP: How to secure the circuit of a sample taken in the operating room?
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F65


L’accréditation de la qualité de la pratique professionnelle des médecins et des équipes médicales exerçant en établissements de santé publics ou privés est une démarche nationale volontaire de gestion des risques fondée sur la déclaration et l’analyse des événements indésirables associés aux soins (EIAS), l’élaboration et la mise en œuvre de recommandations et le suivi d’activité de formation et d’évaluation de pratique. Les EIAS déclarés et expertisés sont intégrés dans la base de retour d’expérience (REX). À partie de ces données des retours d’expérience sur des sujets précis sont effectuées et permettent d’élaborer des conseils de bonnes pratiques nommés « solution sécurité patient » (SSP). Nous démontrons l’intérêt des déclarations des EIAS, de leurs analyses et des solutions apportées aux problèmes rencontrés dans le domaine des prélèvements au bloc opératoire.


Accreditation of the quality of professional practice of physicians and medical teams practising in public or private health institution is a voluntary national risk management approach based on the reporting and analysis of adverse events associated with care (AEAC), the development and implementation of recommendations and the follow-up of training and practice assessment activities. Declared and appraised AEAC are integrated into the feedback basis (REX). Based on this data, feedback on specific topics is provided and can be used to develop good practice advice called patient safety solution. We demonstrate the value of AEAC reporting, analysis and solution.

La chirurgie dans le cancer de prostate oligo-métastatique a-t-elle une place dans la prise en charge de nos patients ?
Role of surgery in oligometastatic prostate cancer
2021
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F81


Le cancer de la prostate oligo-métastatique définit un cancer de la prostate associé à un nombre limité de métastase se situant entre la maladie localisée et la maladie disséminée. Récemment, les données issues d’études de fort niveau de preuve ont fait évoluer la prise en charge standard par hormonothérapie, avec l’intérêt d’une intensification du traitement hormonal et le bénéfice prouvé d’un traitement local de la maladie primitive. La place de la chirurgie en tant que traitement local du primitif dans cette situation est encore mal définie mais pourrait seule ou dans le cadre d’une prise en charge multimodale, permettre d’optimiser le contrôle de la maladie et de différer les thérapies systémiques instaurées dans un but palliatif. Des études de forts niveaux de preuves sont attendues mais il semble que la chirurgie ait sa place. La prostatectomie permet dans une population sélectionnée d’optimiser le contrôle local de la maladie. Au stade de la récidive pelvienne le curage ganglionnaire permet d’envisager un traitement dirigé de la récidive localisée. La chirurgie représente ainsi un moyen d’optimiser le contrôle locorégional, le risque de progression à distance, évite la mise en place immédiate d’une thérapie systémique, et potentiellement améliore la survie spécifique et la qualité de vie des patients.


Oligometastatic prostate cancer in an intermediate state between locally confined and widely disseminated prostate cancer, corresponding to disease with metastasis limited in number. Recently, studies have changed the standard management with systemic androgen therapy; intensification of androgen therapy and local treatment of primary disease have proved their benefit. The role of surgery is still undefined, but in a multimodal approach or surgery only could improve disease control and defer systemic therapies. Studies with high levels of evidence are awaited but surgery represent an interesting tool; Radical prostatectomy in a selected population improve local control of the disease, salvage lymph node dissection may be useful to treat localized lymph node recurrence and avoid immediate androgen deprivation therapy. Surgery represent an interesting tool to optimize locoregional control, limit the risk of distant progression, defer androgen deprivation therapy, and potentially improve cancer specific survival and contribute to patient wellbeing.

Les sténoses de l’urètre antérieur chez l’homme : changement de paradigme ! Limiter les traitements endo-urétraux répétés et proposer la reconstruction urétrale par urétroplastie
Male anterior urethral stricture: A paradigm shift! Limit repeated endourethral treatments and suggest urethral reconstruction by urethroplasty
2021
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F90


Introduction

L’objectif de cet article est de faire une mise au point sur la prise en charge des sténoses de l’urètre antérieur de l’homme.


Méthodes

Il s’agit d’un avis d’expert exprimé suite aux récentes recommandations sur les sténoses de l’urètre de l’American Urological Association (AUA) et l’European Association of Urology (EAU).


Résultats

En analysant à long terme le succès des traitements endo-urétraux, celui-ci est faible proche de 30 %, les indications restantes des uretrotomies et dilatations sont les sténoses courtes de l’urètre bulbaire (<2cm) et du méat vierge de traitement. Les dilatations urétrales répétées sont une approche palliative complexifiant la prise en charge et dont les indications sont restreintes. Les sténoses de l’urètre antérieur nécessitent le plus souvent une chirurgie de reconstruction urétrale, car le taux de succès à long terme des urétroplasties est élevé proche de 80 %.


Conclusion

Les sténoses de l’urètre antérieur nécessitent un traitement par urétroplastie dans un grand nombre de cas, ce qui impose un changement important de paradigme et de pratique.


Introduction

The objective of this article is to provide an update on the management of anterior urethral strictures in men.


Methods

This is an expert opinion expressed following recent guidelines on urethral strictures from the American Urological Association (AUA) and the European association of urology (EAU).


Results

The long-term success rate of endourethral treatment is weak close to 30%. The remaining indications for this treatment are short bulbar (<2cm) and meatus strictures. Intermittent urethral dilations are a palliative approach that complicates the disease management, and should be limited. Urethral strictures require frequently reconstruction surgery because the long-term success rate of urethroplasty is high near 80%.


Conclusion

Anterior urethral strictures need an open surgical approach and should be treated by urethroplasty in most cases. This statement requires a major paradigm shift in practices.

Prostatectomie totale : jusqu’à quel âge ?
Radical prostatectomy: Is there an age limit?
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F61


Objectif

Définir la place de la prostatectomie totale dans la stratégie thérapeutique du cancer de la prostate localisé du patient âgé.


Matériel et méthodes

Il s’agit d’une revue non systématique de la littérature faisant le point sur les preuves scientifiques en lien avec la prostatectomie totale et le patient âgé.


Résultats

Au total 17 publications ont été analysées et décrites afin d’établir une mise au point sur le sujet.


Conclusion

Les comorbidités et l’agressivité tumorale doivent être les principales variables justifiant une intervention chirurgicale. Les patients âgés présentent des cancers de prostate plus agressifs et sont souvent sous-traités. L’âge civil, sous réserve d’un bon état général, n’est donc pas une limite à la prostatectomie totale avec des résultats similaires en termes de contrôle carcinologique. Le risque d’incontinence prolongé après la chirurgie est acceptable mais toutefois supérieur à celui d’un patient plus jeune, un candidat à la prostatectomie totale devra donc en être informé.


Objective

To define the role of radical prostatectomy in the elderly therapeutic management of prostate cancer.


Material and Methods

It is a non-systematic review of the literature, resuming scientific evidences on elderly radical prostatectomy.


Results

A total of 17 publications were analyzed and described to clarify the topic.


Conclusion

Tumor aggressiveness and comorbidities should be the main variables to consider for a surgical procedure. Elderly patients present more aggressive prostate cancer and are often under treated. Chronological age, subject to good general condition, is therefore not a limit to radical prostatectomy with similar results in terms of cancer control. The risk of prolonged incontinence after surgery is acceptable, but higher than that of a younger patient; a candidate for total prostatectomy should therefore be informed.

Quel traitement pour le syndrome de la vessie douloureuse/cystite interstitielle en 2021 en France ?
Which treatment for painful bladder syndrome/interstitial cystitis in 2021 in France?
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F69


Introduction

La cystite interstitielle est une pathologie fréquente, caractérisée par une sensation d’inconfort liée à la sphère urinaire, dont la définition et l’éthiopathogénie sont encore débattues.


Matériel et méthode

Nous présentons dans cet article les principaux traitements disponibles en 2021, à partir des recommandations internationales et de l’expérience de notre centre, et proposons un algorithme thérapeutique adapté aux décisions du régulateur français.


Résultats

Les mesures comportementales, les règles hygiénodiététiques et la prise en charge algologique sont à proposer en première intention. Après échec des traitements par voie orale ou intravésicale, la cystoscopie avec hydrodistension sous anesthésie générale est indispensable. Les traitements chirurgicaux tels que la destruction des lésions de Hunner, la neuromodulation sacrée, les injections de toxine botulique et la chirurgie radicale peuvent permettre de soulager efficacement les symptômes.


Conclusion

La prise en charge est fréquemment chronique. Une coopération entre urologue et algologue ainsi qu’une évaluation du rapport bénéfice/risque à chaque étape sont indispensables.


Introduction

Interstitial cystitis is a frequent condition, characterized by a feeling of discomfort related to the urinary sphere. Its definition and etiopathogenesis are still discussed.


Materials and method

In this article, we present the main therapies available in 2021, starting from international guidelines and our own center's experience. We also propose a treatment algorithm adapted to the decisions of the French health regulator.


Results

Diet changes, behavioral modifications and pain management shall be proposed to all patients. After failure of oral or intravesical therapies, a cystoscopy with hydrodistension under general anesthesia is needed. Surgeries like Hunner's lesions destruction, sacral neuromodulation, botulinum toxin injections and radical surgeries regularly allow a sustained relief of the symptoms.


Conclusion

Management of interstitial cystitis often requires a long-term support. A cooperation between urologists and algologists as well as a careful evaluation of the benefit/risk ratio are essential.

Réaction au BCG/BCGite, que faire ?
BCG-related side effects: How to react?
2021
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2021, 3, 31, F76


La BCG-thérapie a permis une amélioration des résultats oncologiques des TVNIM de risque intermédiaire et/ou de haut risque. Cependant, les effets secondaires (ES) sont fréquents et peuvent nuire à l’observance. L’objectif de cet article était de décrire les différents effets secondaires liés aux installations de BCG-thérapie et leur prise en charge. La majorité des ES sont classifiés comme mineurs et nécessitent une simple prescription de paracétamol et d’AINS sans arrêt du BCG. Pour les ES de durée plus importante, une introduction d’un traitement par fluoroquinolones améliore la tolérance et donc l’observance. Pour les ES persistants plus de 7 jours, une corticothérapie est indiquée. Dans de très rares cas, une BCGite peut apparaître, imposant une prise en charge en urgence, des mesures réanimatoires, et un traitement antituberculeux prolongé.


BCG therapy has improved the oncological outcomes of intermediate and high risk non-muscle invasive bladder cancer. However, side effects (SE) are common and may interfere with treatment observance. The aim of this article was to describe the various side effects associated with BCG therapy and their management. The majority of SE are classified as minor and require a simple prescription of acetaminophen and NSAIDs without any BCG interruption. For longer duration SE, fluoroquinolone improves tolerance and therefore observance. For SE lasting for more than 7 days, corticosteroid therapy is indicated. In very rare cases, BCG sepsis may occur and require emergency care, resuscitation measures, and prolonged antituberculosis treatment.

Évaluation de l’effet de la densité d’énergie délivrée lors d’une photovaporisation prostatique laser : étude rétrospective monocentrique
Assessment of energy density during laser photoselective vaporisation of the prostate: A retrospective monocentric study
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 584-590


Introduction

La photo-vaporisation sélective de la prostate (PVP) par le laser Greenlight XPS®-180W (AMS, San José, USA) est une option dans le traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). L’objectif de notre travail était d’étudier les effets de la densité d’énergie délivrée pour la vaporisation prostatique sur les résultats postopératoires et le taux de PSA total sérique.


Patients et méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été conduite dans le service d’urologie des hôpitaux civils de Colmar, chez des patients avec une HBP symptomatique, traités par PVP, entre janvier 2016 et janvier 2019. Nous avons réparti les patients en deux groupes selon la densité d’énergie délivrée rapportée au volume prostatique mesuré en préopératoire : faible densité (<4kJ/mL) et haute densité (>4kJ/mL). L’évaluation a porté sur la survenue de complications postopératoires, l’évolution du taux de PSA total sérique et les résultats fonctionnels (score IPSS, score de qualité de vie liée aux symptômes urinaires, débit urinaire maximal et résidu post-mictionnel) avec un recul minimal de 6 mois.


Résultats

Au total, 215 patients ont été inclus avec un suivi médian de 25 mois. Une densité énergétique élevée était associée à un volume glandulaire moins important. La diminution du PSA Total postopératoire était supérieure dans le groupe de haute énergie (41 % vs 28 %, p =0,03). Il n’existait pas de différence significative selon la densité d’énergie délivrée concernant les complications per- et postopératoires et les résultats fonctionnels. Le taux de réintervention était comparable dans les deux groupes.


Conclusion

Les complications postopératoires et les résultats fonctionnels de la PVP avec le laser Greenlight XPS-180W sont comparables en fonction de la densité d’énergie délivrée. La diminution plus importante du PSA total postopératoire pour une densité d’énergie élevée pourrait néanmoins évoquer une destruction tissulaire de meilleure qualité.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Greenlight XPS-180W® (AMS, San José, USA) photoselective vaporisation of the prostate (PVP) is considered as an alternative to transurethral resection of the prostate. The objective of this study was to assess the effect of energy density applied on adenoma during PVP treatment for benign prostate hyperplasia (BPH) on postoperative outcomes.


Methods

A single-centre retrospective study has been conducted in the department of Urology of Colmar Hospital, in patients with symptomatic BPH, treated by PVP, between January 2016 and January 2019. Patients were stratified into two groups according to energy delivered and prostate volume as determined preoperatively: Low density (<4kJ/mL) and high density (>4kJ/mL). Perioperative complications, PSA evolution and functional outcomes (International Prostate Symptom Score, quality of life, maximum urinary flow rate, post-void residual urine volume) were compared with a minimal delay of 6 months. The retreatment rate was similar in the two groups.


Results

A total of 215 patients were included with median follow-up of 25 months. High energy density was associated with less glandular volume. There were no statistically significant differences between the two groups concerning the perioperative complications and the functional outcomes. The postoperative reduction of the PSA level was more significant in the high-energy group (41% vs. 28%, P =0.03).


Conclusion

The perioperative complications and functional outcomes of PVP with Greenlight XPS-180W® laser are equivalent depending on the energy density delivered. The greater decrease in postoperative PSA for high-energy density could nevertheless suggest better quality tissue destruction.


Level of proof

3.

Fistules urétéro-artérielles : six nouveaux cas et revue systématique de la littérature
Uretero-arterial fistula: Six new cases and systematic review of the literature
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 605-617




 

Les internes et les patients bénéficient d’une simulation chirurgicale sur modèle vivant porcin, peut-on considérer cela comme éthique ?
Residents and patients benefit from surgical simulation on a live porcine model, could we consider it as ethical?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 618-626




 

Longues sténoses urétérales: les alternatives à la sonde JJ au long cours
Management of long ureteral stenosis: Alternatives to indwelling ureteral stents
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 598-604




 

Recommandations du Comité d’Infectiologie de l’AFU sur la prévention, le diagnostic et le traitement des infections sur matériel endo-urétéral
Recommendations of the AFU Infectious Diseases Committee on the prevention, diagnosis and treatment of infections of endo-ureteral equipment
2021
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 557-575
       

Réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie extra-péritonéale laparoscopique robot-assistée pour sténose anastomotique post-prostatectomie radicale
Urethro-vesical anastomosis reconstruction using extra-peritoneal robot-assisted laparoscopy for anastomotic stenosis after radical prostatectomy
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 591-597


Introduction

La sténose d’anastomose urétro-vésicale dans les suites d’une prostatectomie totale est une complication rare. Elle toucherait entre 1 et 5 % des patients. Les traitements endoscopiques font partie de la prise en charge de première ligne. Cependant, certains patients récidivent après urétrotomies, justifiant une prise en charge radicale.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, en centre hospitalo-universitaire, revenant sur l’expérience d’un chirurgien. Les patients présentaient une sténose urétro-vésicale dans les suites d’une prostatectomie totale. Chaque patient a eu au moins un traitement endoscopique. L’intervention consistait en une résection circonférentielle de la sténose suivie d’une nouvelle anastomose, réalisée en tissu sain. Nous avons analysé les résultats en termes de récidive symptomatique et de continence.


Résultats

Entre avril 2013 et mai 2020, 8 patients ont bénéficié de cette intervention. La moitié des patients avaient antérieurement bénéficié de radio-hormonothérapie de rattrapage. L’âge médian était de 70 ans (64–76). La durée opératoire moyenne était de 109minutes (60–180) et les pertes sanguines de 120cc (50–250). Un patient a présenté une complication postopératoire précoce, à type de fistule vésico-pubienne. La durée moyenne d’hospitalisation était de 4,6jours (3–8). Une récidive unique est survenue à 8,25 mois (6–11) chez la moitié des patients, traités par une urétrotomie, sans nouvelle récidive au décours. Tous ces patients présentaient un antécédent de radiothérapie. Cinq patients ont présenté une incontinence, justifiant la pose d’un sphincter artificiel pour trois d’entre eux, dont un avait un antécédent de radiothérapie, permettant une bonne continence. La suivi moyen était de 24,25 mois (1–66).


Conclusion

La réfection d’anastomose urétro-vésicale par voie robotique pré-péritonéale fait partie des traitements radicaux des sténoses anastomotiques. Cette reconstruction, est à haut risque d’incontinence, justifiant une information préopératoire.


Niveau de preuve

III.


Introduction

Urethro-vesical anastomosis stenosis following radical prostatectomy is a rare complication but represents a challenging situation. While the first-line treatment is endoscopic, recurrences after urethrotomies require a radical approach. We present the updated results of our patient's cohort treated by pure robotic anastomosis refection.


Material and methods

This is a retrospective, single-center study focusing on one surgeon's experience. Patients presented an urethro-vesical stricture following a radical prostatectomy. Each patient received at least one endoscopic treatment. The procedure consisted of a circumferential resection of the stenosis, followed by a re-anastomosis with well-vascularized tissue. We reviewed the outcomes in terms of symptomatic recurrences and continence after the reconstructive surgery.


Results

From April 2013 to May 2020, 8 patients underwent this procedure. Half of the patients had previously been treated with salvage radio-hormonotherapy. The median age was 70 years (64–76). The mean operative time was 109minutes (60–180) and blood loss was 120cc (50–250). One patient had an early postoperative complication, with vesico-pubic fistula. The average length of stay was 4.6 days (3–8). Mean follow-up was 24.25 months (1–66). Half of the patients experienced a recurrence at a median time of 8.25 months (6–11) after surgery. Five patients experienced incontinence of which 3 required an artificial urinary sphincter implantation.


Conclusion

Extra-peritoneal robot-assisted urethro-vesical reconstruction is feasible and safe to manage bladder neck stricture after radical prostatectomy. The risk of postoperative incontinence is high, justifying preoperative information.


Level of evidence

III.

Robotique en urologie : une avancée à tout prix ?
Robot-assisted surgical procedures in urology: An advance at any cost?
2021
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 555-556




 

Suivi à long terme des carcinomes à cellules rénales T1a traités par radiofréquence percutanée
Long-term follow-up of renal cell carcinomas T1a treated by percutaneous radiofrequency
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 10, 31, 576-583


But

Évaluer les résultats oncologiques et fonctionnels à long terme du traitement ablatif des tumeurs malignes du rein T1a par radiofréquence (RF) percutanée.


Matériels et méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients traités pour carcinomes à cellules rénales (CCR) T1a par radiofréquence, dans notre centre, de 2005 à 2009. Tous les patients ont eu une biopsie tumorale avant le traitement. Le critère de jugement principal était la récidive locale. Au total 44 CCR chez 41 patients consécutifs ont été traités (1 patient avait 3 tumeurs synchrones et 1 patient avait 2 tumeurs), soient 26 CCR à cellules claires, 13 CCR papillaires et 5 CCR chromophobes. L’âge médian au diagnostic était de 70 ans [48–82]. Le score ASA (American Society of Anesthesiologists) médian était de 2[1–3] et le débit de filtration glomérulaire (DFG) médian était de 64mL/min [26–109]. Le grade de Furhman était défini pour 39 tumeurs (CCR à cellules claires et CCR papillaires), dont 82 % étaient de grade 1-2. La taille tumorale médiane était de 20mm [11–40], et le RENAL score médian était de 4 [4–6]. Les complications étaient évaluées selon la classification Clavien-Dindo. La survie globale, la survie sans récidive et la survie sans métastases ont été calculées selon la méthode de Kaplan-Meier.


Résultats

Le suivi médian était de 90,5 mois [17,8–145,3]. Trois (7 %) récidives locales ont été rapportées dans un délai médian de 26 mois [12–93]. Toutes ont été traitées par une 2e RF. La survie globale à 10 ans était de 70 % (IC95 % [56–85]). La survie sans récidive à 10 ans était de 72 % (IC95 % : [57–88]). La survie sans métastase à 10 ans était de 87 % (IC 95 % [74–97]). Le DFG médian à la date des dernières nouvelles était de 51mL/min [16–98] (p =0,05). Il y avait 5 (11,3 %) complications Clavien-Dindo 1-2 et aucune complication grade>2.


Conclusion

La radiofréquence percutanée pour les CCR T1a est une alternative thérapeutique, caractérisée par une morbidité faible, des résultats oncologiques et fonctionnels à long terme satisfaisants mais un risque de retraitement de 7 %.


Niveau de preuve

3.


Objective

To evaluate the long-term oncological and functional results of the ablative treatment of T1a kidney malignancies by percutaneous radiofrequency (RF).


Materials and methods

Monocentric retrospective study including all patients treated for renal cell carcinoma (RCC) T1a by radiofrequency, in our center, from 2005 to 2009. All patients had a tumor biopsy before treatment. The primary endpoint was local recurrence. A total of 44 RCCs in 41 consecutive patients were treated (1 patient had 3 synchronous tumors and 1 patient had 2 tumors). There were 26 clear cell RCCs, 13 papillary RCCs and 5 chromophobe RCCs. The median age at diagnosis was 70 years [48–82]. The median American Society of Anesthesiologists (ASA) score was 2 [1–3] and the median glomerular filtration rate (GFR) was 64mL/min [26–109]. Furhman grade was defined for 39 tumors (Clear cell RCC and papillary RCC), of which 82% were grade 1-2. The median tumor size was 20mm [11–40], and the median RENAL score was 4 [4–6]. Complications were assessed according to the Clavien-Dindo classification. Overall survival, recurrence-free survival and metastasis-free survival were calculated using the Kaplan-Meier method.


Results

Median follow-up was 90.5 months [17.8-145.3]. Three (7%) local recurrences were reported within a median of 26 months [12–93]. All were treated by a 2nd RF. The overall 10-year survival was 70% (95% CI [56–85]). The 10-year recurrence-free survival was 72% (95% CI [57–88]). The 10-year metastasis-free survival was 87% (95% CI [74–97]). The median GFR on the date of the last news was 51mL/min [16–98] (P =0.05). Post-RFA complications consisted in 5 (11.3%) Clavien-Dindo 1-2 complications. No high grade (Clavien ≥3).


Conclusion

Percutaneous radiofrequency for RCC T1a is an alternative. It appears to be safe with low morbidity, satisfaying long-term oncological and functional results, but a risk of reprocessing of 7%.


Level of evidence

3.

Effets secondaires du mirabegron 50 mg versus placebo : revue systématique et méta-analyse
Adverse events associated with mirabegron 50 mg versus placebo: A systematic review and meta-analysis
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 11, 31, 627-633




 

Implantation de prothèse pénienne : un seul centre 25 ans d’expérience
Penile prosthesis implantation: A single center 25 years of experience
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 11, 31, 663-670




 

Les réflexes urétraux : revue de la littérature
Urethral reflexes: A review
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 11, 31, 651-662


Introduction

Le complexe urètro-sphinctérien intervient non seulement dans le maintien de la continence urinaire notamment à l’effort, mais aussi dans le déroulement harmonieux de la miction. L’urètre n’est en effet pas un simple canal d’évacuation passif des urines depuis la vessie jusqu’au méat urétral puisque ses capacités résistives et ses possibilités de modulation du réflexe mictionnel dépendent de son rôle réflexe soit en tant qu’afférent sensoriel, soit comme effecteur neuro-musculaire. Il participe également à de nombreux réflexes génito-sexuels et ano-rectaux.


Matériel et méthode

Cette revue de la littérature décrit les différents réflexes de l’urètre en tant qu’afférent sensoriel ou effecteur neuro-musculaire. L’ensemble des articles référencés dans cette revue a été obtenu à partir des articles indexés sur Pubmed, en utilisant les mots clés : « urethral reflexes », « bladder reflex », « urination reflex », « intravaginal, vaginal » « anorectal, sphincter » « storage and voiding » « urethral reflexes, « sneezing, cough reflexe ». D’autres articles ont été choisis à travers des références des articles issus de la première recherche. Seuls les articles en anglais et français ont été sélectionnés. Les articles concernaient des expérimentations animales et humaines.


Résultats

Huit cent soixante-quatre articles référencés ont été retrouvés et 75 inclus, décrivant les différents réflexes médiés par l’urètre que ce dernier se comporte comme afférent sensoriel ou effecteur mécanique. Nous avons différencié les données connues chez l’homme et chez l’animal.


Conclusion

L’urètre est une structure anatomique complexe permettant, via de nombreux mécanismes réflexes, d’assurer une continence urinaire. Il se comporte alors comme effecteur en permettant une modulation des résistances urètro-sphinctériennes en fonction de l’intensité des efforts ou du degré de réplétion vésicale. Pendant la miction, la coordination entre la vessie et l’urètre est médiée par des voies réflexes organisées au niveau cérébral, médullaire et lombo-sacrée. Le contrôle de la miction elle-même est assuré en partie par la ré-afférentation sensitive à point de départ urétral. Nombre de ces réflexes sont imparfaitement décrits. Enfin, l’urètre peut intervenir dans des boucles réflexes de la continence anale et de certaines fonctions génito- sexuelles.


Introduction

The urethrosphincter complex is involved not only in maintaining urinary continence, particularly during effort, but also for the achievement of a complete and effective micturition. Indeed, the urethra is not a simple passive channel for the evacuation of urine from the bladder to the urethral meatus, since its resistive capacities and its possibilities of modulation of the micturition reflex depend on its reflex role either as a sensory afferent or as a neuro-muscular effector. It also participates in many genito-sexual and ano-rectal réflexes.


Material and method

This review of the literature describes the various reflexes of the urethra as a sensory stimulus or a neuromuscular effector. All articles referenced in this review were obtained from articles indexed on Pubmed-Medline, using the keywords: “urethral reflexes; “reflex bladder”; “urination reflex”; “intravaginal; vaginal”; “anorectal; sphincter”; “Storage and voiding”; “reflexes sneezing”; “cough reflex”. Other articles were selected through references of the articles issued from the first research. Only articles in English and French have been selected. The articles concerned animal and human experiments.


Results

Eight hundred and sixty-four referenced articles were founded and a total of 75 articles were included, describing the various reflexes mediated by the urethra acting as a sensory afferent or mechanical effector. We differentiated the known data in humans and animals.


Conclusion

The urethra is a complex anatomical structure ensuring, through numerous reflex mechanisms, urinary continence. Urethral resistances are modulated during efforts and depends on the bladder capacity and the intensity of the efforts. During micturition, the coordination between the bladder and the urethra is mediated by reflex pathways organized at the cerebral, spinal and lumbosacral levels. The modulation of the micturition in term of efficacy and velocity, is due in part, to the re-afferentation of the spinal reflex by continuous stimulus of the urethral canal. Many of these reflexes are imperfectly described. Finally, the urethra is implicated in reflex loops of anal continence and sexual functions.

Utilisation du LASER vaginal pour le traitement des pathologies génito-urinaires : revue systématique de la littérature et position du CUROPF
Vaginal LASER therapy for genito-urinary disorders: A systematic review and statement from the Committee for Female Urology and Pelviperineology of the French Association of Urology
2021
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 11, 31, 634-650


Introduction

Le traitement par LASER vaginal est une option thérapeutique d’utilisation croissante en urogynécologie, mais son intérêt reste débattu. L’objectif de cette revue était d’établir les données de la littérature et d’en produire une analyse critique.


Méthodes

Une revue systématique de la littérature a été conduite jusque mars 2020 en utilisant les bases de données PubMed, Medline, Cochrane et Embase, pour identifier les études ayant utilisé le LASER dans le domaine de l’urogynécologie.


Résultats

Quarante études ont été inclues dans l’analyse (8 concernant le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), 19 pour l’incontinence urinaire à l’effort (IUE), 3 pour l’hyperactivité vésicale (HAV), 7 pour le prolapsus génital (POP), 3 pour d’autres indications). Les données étaient hétérogènes, de niveau de preuve faible à très faible. Une minorité était comparative, et seules trois étaient randomisées. Les données étaient en faveur d’une efficacité modeste du LASER dans le traitement du SGUM, de l’incontinence, de l’HAV et du prolapsus à court terme sur les symptômes, la satisfaction et la qualité de vie. Peu d’effets secondaires ont été rapportés. Cependant, des risques de biais méthodologiques majeurs ont été notés concernant l’évaluation de l’efficacité et de la sécurité. Aucune étude n’était disponible à long terme.


Conclusions

Bien que le LASER semble montrer des résultats encourageants, le niveau de preuve de son efficacité et de sa sécurité d’emploi (notamment à long terme) était faible. Des études de meilleure qualité apparaissaient donc nécessaires, avant une hypothétique recommandation de son utilisation hors du champ de la recherche clinique.


Introduction

Vaginal LASER therapy is increasingly used in the field of urogynecology, but several points remain unclear. Our goal was to produce a systematic review of available evidence and provide a critical appraisal of available data.


Methods

A systematic review until march 2020 was conducted using PubMed/MEDLINE, Cochrane and Embase databases. All studies about vaginal LASER use in the field of urogynecology were included.


Results

Forty studies have been included (8 for genitourinary syndrome of menopause, 19 for stress urinary incontinence, 3 for overactive bladder, 7 for urogenital prolapse, 3 for other indications). Data were heterogeneous, and level of evidence was weak or very weak. Few studies were comparative, and only 3 were randomized). Mild improvement of symptoms and quality of life and limited satisfaction were seen for genitourinary syndrome, stress urinary incontinence, overactive bladder and prolapse. Few adverse events were reported. However, major methodological biases were noted regarding efficacy and safety evaluation. No long-term results were available.


Conclusions

While Vaginal LASER therapy seem to provide encouraging results, the level of evidence supporting its use was weak, especially regarding long-term outcomes. Studies of better quality are warranted before any recommendation can be made. Current use should be limited to clinical research.