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Rectal injuries during radical perineal prostatectomy.
Lassen PM, Kearse W Jr
Article original Urology, 1995, 45, 266-269
Plaies rectales au cours de la prostatectomie radicale périnéale.

OBJECTIFS : Etudier la survenue des plaies rectales au cours de la prostatectomie radicale par voie périnéale dans une série récente. METHODES : Parmi les 81 patients ayant subi une prostatectomie radicale périnéale, 9 (11%) ont une plaie rectale intéressant toute l'épaisseur du rectum. Tous les 9 avaient reçu une préparation intestinale pré-opératoire, un seul avait reçu un traitement complet de lavage par voie orale. Tous ont reçu une antibiothérapie intra-veineuse prophylactique péri-opératoire. Aucun n'avait eu de chirurgie ou d'irradiation rectale ou périnéale préalable. RESULTATS : Dans la plupart des cas, la plaie est survenue lors de la section du muscle recto-uréthral, mais dans les deux derniers cas, la plaie était due à un écartement inapproprié de la paroi rectale antérieure. Toutes les plaies ont été reconnues et réparées en per-opératoire. Aucun patient n'a eu de complications post-opératoires en rapport avec la plaie. CONCLUSIONS : Les plaies rectales sont significativement plus fréquentes lors des prostatectomies périnéales que lors des prostatectomies rétro-pubiennes. Cependant, si le rectum est correctement préparé, que la plaie est rapidement reconnue et réparée, et que les soins post-opératoires sont appropriés, la grande majorité d'entre elles n'entraîne pas de morbidité.

Mots clés : radical prostatectomy, iatrogenic complication, perineal approach, rectum wound
Lasers in the treatment of benign prostatic hyperplasia.
Gerber GS
Article original Urology, 1995, 45, 193-199
Les lasers pour le traitement de l'hypertrophie prostatique bénigne.

L'utilisation de l'énergie laser pour le traitement des pathologies prostatiques a été rapportée pour la première fois en 1984. Effet physique: la nécrose par coagulation du tissu survient pour des températures de tissu entre 60¡ et 100¡C. Au dessus de 100¡C, la vaporisation des tissus survient. Le laser le plus utilisé est le Nd-YAG, qui a une longueur d'onde de 1064nm et une profondeur de pénétration de 4 à 5mm. TULIP: la sonde laser transuréthrale est placée sous contrôle échographique, puis déplacée pour irradier toute la glande. La plus grande étude (150 patients) rapporte une diminution importante du score des symptômes et une augmentation du débit maximal. Le principal avantage est l'absence de saignement. Le principal inconvénient est la nécessité d'un drainage urinaire prolongé. Les résultats semblent durables de 1à 2 ans. VLAP: la multiplicité des fibres de tir et des protocoles rend l'évaluation des résultats difficile. Les résultats rapportés quant au bénéfice symptomatique et urodynamique sont variables. Les inconvénients et les avantages sont les mêmes que pour le TULIP. VAPORISATION DE CONTACT: peu d'information est disponible. L'avantage de la technique est la création immédiate d'une cavité permettant la levée immédiate de l'obstruction, ce qui permet de réduire la durée de drainage et des signes irritatifs. Les séries publiées sont peu nombreuses. Si le problème technique de la quantité de tissu vaporisable en un temps raisonnable est résolu, cette technique connaîtra certainement un essor important. LASER INTERSTITIEL: les fibres sont placées dans des guides percutanés périnéaux. Les études sont très peu nombreuses. Les résultats semblent prometteurs. Dosimétrie: des puissances variables ont été utilisées, de même que les rythmes d'administration. La combinaison idéale reste à trouver. CONCLUSION: cette technique semble efficace, mais elle est en pleine évolution et devrait connaître des améliorations importantes.

Mots clés : prostate, BPH, laser
Dyeing: a simple method for detecting positive or negative surgical margins.
Noldus J, Huland H
Article original Urology, 1995, 45, 133-135
L'encrage: une méthode simple pour le diagnostic des marges positives après prostatectomie radicale.

Des colorants ont été utilisés sur plus de 150 spécimens de prostatectomie radicale et de nombreux spécimens d'autres cancers pour la détection des marges positives. Ses avantages sont un séchage rapide, la résistance à la préparation histologique et la possibilité de marquer simultanément plusieurs plans, à l'aide de plusieurs couleurs.

Mots clés : prostate, tumor, radical prostatectomy, pathology, histoprognosis
OA-519 (fatty acid synthase) as an independent predictor of pathologic state in adenocarcinoma of the prostate
Epstein JI, Carmichael M, Partin AW
Article original Urology, 1995, 45, 81-86
OA -519 (Acide gras synthétase): un facteur prédictif du stade pathologique des adénocarcinomes de prostate.

OBJECTIFS : Améliorer la prévision du stade pathologique au delà des possibilités du score de Gleason. METHODE : Les auteurs ont étudié l'expression tissulaire dans le cancer prostatique d'un marqueur relativement nouveau, l'onco-antigène OA-519. Etant donné que le score de Gleason est un des facteurs prédictifs les plus puissants, l'étude a été restreinte à 66 pièces opératoires de différents stades et de grade 6 ou 7. La coloration par immuno-histochimie de l'expression du OA-519 a été évaluée par un système de cotation combinée de 0 à 8, prenant en compte l'intensité et le pourcentage de la coloration. de plus un score d'intensité basé sur l'existence ou non de zones intensément colorées a été utilisé. RESULTATS : L'expression de OA-519 dans le cancer prostatique était un facteur hautement prédictif pour séparer les formes avec envahissement séminal ou ganglionnaire des formes plus limitées. Le score de Gleason 6 vs 7 était également un facteur prédictif. dans une analyse de régression multifactorielle, ces deux facteurs étaient indépendants (p=0,0004). CONCLUSIONS : OA-519 a permis de prévoir correctement le stade pathologique sur des pièces de prostatectomie radicale et est en cours d'évaluation sur du matériel de biopsie afin d'en apprécier l'applicabilité clinique. OA-519 semble un marqueur prometteur et est un des rares qui apporte une information supplémentaire par rapport au Gleason.

Mots clés : prostate, tumor, tumor marker, histoprognosis, staging
Prediction of prostate cancer volume using prostate-specific antigen levels, transrectal ultrasound, and systematic sextant biopsies.
Terris MK, Haney DJ, Johnstone IM, McNeal JE, Stamey TA
Article original Urology, 1995, 45, 75-80
Prévision du volume de cancer prostatique avec les taux de PSA, l'échographie transrectale et les six biopsies systématiques.

OBJECTIFS : Le taux de PSA, l'échographie transrectale et les six biopsies systématiques ont montré leurs limites quant à la prévision du volume de cancer prostatique. Combinées, ces variables pourraient permettre une meilleure évaluation du volume et du pronostic. METHODES : 124 patients ont été évalués avant prostatectomie radicale. Une analyse de régression multiple et une analyse de régression séparée ont été menées pour tester ces paramètres vis à vis de la prévision du volume cancéreux. RESULTATS : Les volumes cancéreux calculés et les volumes réels sur les pièces étaient corrélés avec un coefficient R2 de 0,76. L'appartenance du cancer à la classe des cancers de mauvais pronostic (plus de 12cc) ou à celle des cancers non significatifs cliniquement (moins de 1cc) était évaluée avec un taux d'erreur respectivement de 5,3% et 10%. CONCLUSIONS : La formule de prédiction du volume de cancer prostatique était corrélée au volume réel chez 92 patients mais était inadéquate pour prévoir individuellement le volume tumoral. Les formules permettant de prévoir l'appartenance des cancers à des Çintervalles de volumeÈ semblent prometteuses et pourraient être utiles chez les patients pour lesquels l'appréciation de l'étendue de la maladie n'est pas claire.

Mots clés : prostate, tumor, PSA, transrectal ultrasonography, biopsy
Management of small unilateral renal cell carcinomas: radical versus nephron-sparing surgery
Butler BP, Novik AC, Miller DP, Campbell SA, Licht MR
Article original Urology, 1995, 45, 34-41
Traitement des petits cancers rénaux unilatéraux: chirurgie radicale ou conservatrice?

OBJECTIFS : Le traitement des petits cancers rénaux unilatéraux est controversé. Cette étude a été entreprise pour comparer l'efficacité de la chirurgie conservatrice et de la chirurgie radicale dans de tels cas. METHODES : Les patients porteurs d'un cancer rénal unique, de moins de 4cm, localisé, unilatéral, sporadique ont été recherché dans le registre de l'institution. De 1975 à 1992, 88 patients répondant à ces critères ont subi soit une néphrectomie radicale (n=42), soit une chirurgie conservatrice (n=46). Le suivi post-opératoire moyen a été de 49± 29 mois. RESULTATS : Les deux groupes étaient équilibrés en terme d'âge, de sexe, de fonction rénale, de diabète, d'HTA, de taille, de siège et de stade de tumeur. Tous les patients dans les deux groupes avaient des tumeurs de stade précoce. Il n'y avait pas de différence entre les deux groupes concernant la durée de séjour post opératoire, la nécessité de transfusion, ou la fréquence des complications chirurgicales. Il n'y avait pas de différence de créatininémie moyenne pré et post-opératoire pour les patients dans le groupe opéré par chirurgie conservatrice. La créatininémie post-opératoire était significativement plus élevée que la créatininémie pré-opératoire chez les patients opérés par néphrectomie radicale (p<0,001). Un seul patient dans chaque groupe a fait une récidive de cancer rénal. La survie spécifique à 5 ans pour les patients opérés par chirurgie conservatrice ou radicale était respectivement de 100% et 97%. CONCLUSIONS. La chirurgie radicale et la chirurgie conservatrice permettent toutes les deux un traitement curatif efficace et sur pour les patients porteurs d'un petit cancer rénal unique, localisé et unilatéral. L'avantage à long terme de la chirurgie conservatrice dans ces indications n'est pas établi.

Mots clés : kidney, tumor, radical nephrectomy, partial nephrectomy, organ-sparing surgery
Making the most out of six systematic sextant biopsies
Stamey TA
Point de vue, interview Urology, 1995, 45, 2-12
Utiliser les 6 biopsies prostatiques systématiques au mieux.

Même entre des mains entraînées, les lésions hypo-échogènes à l'échographie ne sont des cancers que dans un cas sur trois. 20% des cancers de la zone périphérique ne sont pas palpables et 8% des cancers palpables sont iso-échogènes. Les cancers de moins de 0,5cc et de moins de 1cc respectivement chez des hommes de 65 et 72 ans sont trop petits pour être traités. Pouvons nous estimer le volume des cancers prostatiques avant le traitement? Des algorithmes utilisant le PSA, le volume échographique des différentes zones de la prostate, la quantité de cancer sur les biopsies permettent une bonne appréciation des volumes, en particulier <1cc et >12cc. Entre 4 et 12cc, zone cruciale pour le pronostic après prostatectomie radicale, des améliorations sont nécessaires. Les biopsies permettent par ailleurs une estimation correcte du pourcentage de lésions grade 4 ou 5 de Gleason dans la prostate (sensibilité 62%, spécificité 98%). Le score de Gleason a été modifié par McNeal afin de renforcer la valeur pronostique défavorable d'une grande quantité de tumeur grade 4 ou 5. Il est utile de mesurer sur les carottes la longueur des composantes tumorales. Cancers non significatifs: à l'heure du ÇPSA généraliséÈ, la plupart des porteurs de Çtrop petitsÈ cancers se situe chez les patients à TR normal, échographie normale et PSA?4ng-ml (Hybritech). Mais, selon l'âge, certains patients porteurs de cancers palpables T2a. Cancers de la zone de transition: la présence de tissu fibromusculaire autour de cette zone limite l'extension des cancers, en particulier le long des filets nerveux et des canaux éjaculateurs. Le TR est normal; les biopsies sont douloureuses. Le pronostic des cancers y est meilleur même pour des volumes importants.

Mots clés : prostate, tumor, biopsy, histoprognosis, Gleason's score
Intravesical application of oxybutynine: mode of action in controlling detrusor hyperreflexia. Preliminary results.
Madersbacher H, Knoll M
Article original Eur Urol, 1995, 28, 340-344
Traitement de l'hyperactivité vésicale par oxybutynine intra-vésicale: étude du mode d'action.

BUTS : Plusieurs études ont clairement établi l'intérêt de la voie intra-vésicale directe pour l'administration d'oxybutinine. Par rapport à l'administration per os, cette technique permet de diminuer nettement les effets secondaires sans diminuer l'efficacité du traitement. Cependant, le mode d'action et en particulier la pharmacocinétique de l'oxybutinine administrée par voie intra-vésicale directe est mal connue. Le but de cette étude a été de comparer les deux modes d'administration en mesurant le taux de principe actif réellement absorbé et de comprendre pourquoi les effets secondaires semblaient diminués lors de l'administration intravésicale directe. PATIENTS ET METHODES : 6 patients ont été inclus dans cette étude prospective. Tous avaient une hyperactivité vésicale d'origine neurologique. Dans un premier temps, les patients ont reçu 5mg d'oxybutinine intra-vésicale dissout dans 30cm3 d'eau et une semaine plus tard, les mêmes patients ont reçu un comprimé de 5mg d'oxybutinine per os. L'oxybutininémie a été mesurée à 1,2,3 et 6 heures après l'administration du médicament dans les deux groupes. L'efficacité était mesurée par examen urodynamique 20mn et 2H après la prise du médicament. RESULTATS : Le pic plasmatique d'oxybutinine est apparu plus tardivement et a été moins élevé lorsque l'administration a été faite par voie intra-vésicale (groupe 1 voie intra-vésicale: pic 1 ng-ml apparu à la 3ème heure, l'oxybutininémie étant dosée encore à 8ng-ml à la 6ème heure); (groupe 2 oxybutinine per os: pic 21ng-ml à la 1ère heure avec une oxybutininémie de 2ng-ml à la 6ème heure). L'étude cystomanométrique a permis de confirmer que l'efficacité de l'oxybutinine est directement corrélée à son degré de résorption systémique. CONCLUSION : Cette étude pharmacocinétique confirme l'intérêt de l'administration intra-vésicale directe de l'oxybutinine, tant qu'en ce qui concerne l'efficacité que la tolérance.

Mots clés : bladder, instability, anticholinergic
Prolonged bladder distension: experience in the treatment of detrusor overactivity and interstitial cystitis.
Mac Cahy PJ, Styles RA
Article original Eur Urol, 1995, 28, 325-327
Résultats de la distension vésicale prolongée comme traitement de l'instabilité vésicale ou de la cystite interstitielle.

La distension vésicale prolongée est un traitement qui a été recommandé pour tenter de diminuer les symptômes en rapport avec une instabilité vésicale ou une cystite interstitielle. Les auteurs ont revu leur expérience qui a porté sur 45 patients. PATIENTS ET METHODES : 45 patients (34 femmes, 11 hommes) âgés de 45 ans en moyenne (18 à 78 ans) consultant pour des symptômes d'instabilité vésicale ou atteints de cystite interstitielle ont été traités par distension vésicale prolongée. Après réalisation d'une cystoscopie, un cathéter équipé d'un ballon de dilatation a été introduit dans la vessie. Celui-ci a été gonflé à 3 ou 4 reprises pendant des périodes de 30mn environ avec une pression équivalente à la pression artérielle systolique. Les données de l'examen urodynamique per et post-opératoire ont été revues, un questionnaire pour évaluation des symptômes a été envoyé à tous les patients, 7 à 28 mois après le traitement. RESULTATS : Dans le groupe instabilité vésicale, seul 1 patient sur 29 a eu une amélioration symptomatique prolongée. Parmi les patients avec cystite interstitielle 6-7 ont noté une amélioration post-opératoire immédiate qui s'est maintenue chez 3 d'entre-eux. Le taux de complication était de 20% (10-31): défaut mécanique du ballon (2 cas), rupture du ballon (4 cas), douleurs sus-pubiennes prolongées (2 cas) rupture extra-péritonéale de la vessie (1 cas). 75 % des patients ont retourné le questionnaire avec un taux de satisfaction après traitement de 27%. CONCLUSION : La distension vésicale prolongée est un traitement sans effet sur l'instabilité vésicale. Sa place dans le traitement et la prise en charge des cystites interstitielles reste controversée et une simple hydrodistension vésicale doit être préférée.

Mots clés : bladder, instability, interstitial cystitis, bladder overdistension
Effects of bladder capacity and height of fluid bag on intravesical pressure during transurethral resection of the prostate.
Ekengren J, Zhang W, Hahn RG
Technique chirurgicale Eur Urol, 1995, 27, 26-30

We studied the intravesical pressure profile and the fluid absorption in 30 men undergoing transurethral resection of the prostate with the irrigating fluid bags placed 55-60, 70-75, 80-85 or 90-100 cm above the operating table. The maximum intravesical pressure, but not the mean pressure or the period of time during which there was excessive pressure (> 2 kPa), increased when the fluid bags were placed higher. The urologist consistently reached about half the possible maximum pressure as indicated by the bag height at the end of each intermittent filling of the bladder. A large bladder capacity promoted lower maximum and mean pressures and shortened the period of excessive intravesical pressure. However, neither bag height nor bladder capacity correlated with the absorption of irrigating fluid.

Mots clés : transurethral resection, prostate, transurethral resection syndrome, iatrogenic complication

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Rédacteur : Urofrance
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