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Direct (nontunneled) ureterocolonic reimplantation in association with continent reservoirs.
Helal M, Pow-Sang J, Sanford E, Figueroa E, Lockhart J
Article original J Urol, 1993, 150, 835-837
Réimplantation urétéro-colique directe (non tunnellisée) dans des réservoirs continents.

Cent-quatre-vingt-dix patients ont eu une dérivation urinaire au moyen de la poche de Floride. Les trente premiers uretères ont été réimplantés dans des tunnels sous-muqueux (technique de LeDuc ou de Goodwin) et il y a eu quatre sténoses (13,3%) et un reflux (3,3%). Les uretères ont été réimplantés par suture directe muqueuse à muqueuse pour cent soixante cinq patients (326 uretères) et il y a eu 16 sténoses (4,9%) et 23 reflux (7%). Six méga-uretères ont été plicaturés et réimplantés, et il y a eu 3 sténoses. Parmi les patients porteurs de sténoses anastomotiques, trois ont été suivies d'auto-néphrectomie,et les 20 autres (87%) ont été traitées par dilatation antérograde per-cutanée au ballon et mise en place d'endoprothèse pendant 6 à 8 semaines. Dans ce dernier groupe, 12 unités réno-urétérales (60%) ont guéri, il y a eu trois pyélonephrites imposant la néphrectomie (15%) et cinq réimplantations chirurgicales permettant la stabilisation (25%). Toutes les unités réno-urétérales siège de reflux ont été traitées de manière conservatrice et il n'y a pas eu de détérioration de la fonction du rein. L'incidence des sténoses est plus faible lors des réimplantations directes que lors des réimplantations tunnellisées. La réimplantation directe est plus simple que les autres techniques et est sûre chez l'adulte quand elle est associée avec la création d'un réservoir colique continent de grand volume.

Mots clés : continent external urinary diversion, ureterointestinal implantation
Management of renal cell carcinoma with coexistent renal artery disease.
Campbell SC, Novick AC, Streem SB, Klein EA
Article original J Urol, 1993, 150, 808-813
Traitement du cancer rénal associé à une artériopathie rénale.

La coexistence d'un cancer rénal et d'une artériopathie rénale est rare et pose un problème thérapeutique. De 1969 à 1991, 34 patients ont été traités pour un cancer rénal associé à une artériopathie rénale affectant tout le parenchyme rénal fonctionnel. Ces patients étaient répartis en quatre catégories : rein unique avec cancer rénal et artériopathie (5 patients), cancer rénal bilatéral et artériopathie rénale (5 patients), cancer rénal unilatéral avec artériopathie rénale contro-latérale (13 patients), cancer rénal unilatéral avec artériopathie rénale bilatérale (11 patients). L'athéromatose était la cause la plus fréquente d'artériopathie rénale (30 patients), puis la fibro-dysplasie de la média (2 patients), l'anévrysme de l'artère rénale (1 patient) et une malformation artério-veineuse (1 patient). 23 patients (68%) avaient une insuffisance rénale (créatininémie supérieure ou égale à 1,5 mg/dl) et 11 (32%) avaient une hypertension artérielle. Tous les patients ont subi une excision complète du tissu cancéreux. Trente patients ont subi une chirurgie conservatrice, et les exérèses bilatérales ont été faites en deux temps. Huit patients ont subi une intervention de revascularisation rénale en même temps qu'une néphrectomie totale (2) ou partielle (6). Il n'y a pas eu de décès per-opératoire. Le maintien de la fonction rénale a été satisfaisant chez 33 patients et un patient a dû être dialysé. Après un suivi moyen de 47 mois, 23 patients (68%) étaient vivants sans évidence de cancer, et deux étaient vivants avec récidive du cancer rénal. Trois patients sont morts de cancer rénal métastatique et six sont morts de cause non rapportée au cancer, et étaient indemnes de cancer au moment du décès. La chirurgie conservatrice, occasionnellement associée avec une chirurgie de revascularisation peut permettre d'obtenir de bons résultats dans cette population de patients complexes.

Mots clés : kidney, tumor, renal artery, vascular disease
The effect of recombinant cytokines on bladder cancer cells in vitro
Hawkyard SJ, Jackson AM, Prescott S, James K, Chisholm GD
Article original J Urol, 1993, 150, 514-518
Efficacité in vitro des cytokines recombinantes sur les cellules tumorales de vessie.

Les auteurs rapportent l'étude in vitro du pouvoir antiprolifératif et modulateur de l'interferon gamma, du TNF (tumor necrosis factor) alpha, de l'interleukine 1 alpha, de l'interleukine 2 et du GMCSF (granulocyte macrophage colony stimulating factor) sur le système majeur d'histocompatibilité de classe 2 des cellules cancéreuses de vessie. Les effets ont été évalués par un immunomarquage en fluorescence indirecte à l'aide d'anticorps monoclonaux, par cytométrie en flux et par incorporation de thymidine tritiée. L'interferon gama est apparu à la fois comme un puissant inducteur et stimulateur des antigènes de classe 2. Le TNF alpha n'a eu qu'un effet stimulateur en augmentant l'expression des antigènes de classe 2 seulement sur les cellules qui en exprimaient initialement. Les interleukines 1 et 2, ainsi que le GMCSF n'ont pas eu d'effet sur l'expression des antigènes de classe 2. L'interferon gama et le TNF alpha ont eu une action antiproliférative efficace sur les cellules cancéreuses de vessie particulièrement pour celles de bas grade (G1 et G2). L'interleukine 1 alpha n'a pas eu d'effet sur la prolifération cellulaire. L'interleukine 2 et le GMCSF ont eu une effet stimulateur sur la prolifération des cellules tumorales de grade 1.

Mots clés : bladder, invasive transitional cell carcinoma, immunotherapy, cytokines
Evaluation of multiple drug resistance in human bladder cancer cell lines
Shinohara N, Liebert M, Wedemeyer G, Chang JHC, Grossman HB
Article original J Urol, 1993, 150, 505-509
Evaluation de la résistance multidrogues (MDR) dans des lignées humaines de cancer vésical.

Nous avons évalué la MDR dans les lignées de cancer vésical d'origine humaine UM-UC-2, UM-UC-6, UM-UC-9 et dans la sous-lignée UM-UC-6dox obtenue par exposition in vitro à la doxorubicine. Nous avons comparé le profil de la MDR dans ces lignées avec celui de la lignée cellulaire de cancer rénal d'origine humaine UM-UC-3. UM-UC-2 était la lignée la plus sensible à la fois à la doxorubicine et à l'etoposide, tandis que UM-UC-6, UM-UC-9 et UM-UC-3 présentaient une résistance à la doxorubicine respectivement 1,5-, 2,1- et 5,4 fois supérieure. Ces trois dernières lignées étaient également plus résistantes à l'etoposide que UM-UC-2. L'addition de Verapamil à la concentration de 10 micromoles réduisait la résistance de UM-UC-6 et UM-UC-6dox mais pas de UM-UC-9. Dans un modèle de traitement intra-vésical de courte durée par le Vérapamil, celui-ci augmentait la sensibilité à la doxorubicine de UM-UC-6dox mais pas celle de UM-UC-6. Cet effet sur les cellules UM-UC-6dox était accru par la poursuite du traitement par verapamil après arrêt de la doxorubicine. L'analyse par western-blot utilisant un anticorps polyclonal de lapin anti glycoprotéine P humaine a montré une augmentation nette de la quantité de glycoprotéine P dans les cellules résistantes comparées à UM-UC-2. L'expression de la glycoprotéine P était grossièrement proportionnelle au degré de résistance à la doxorubicine et à l'etoposide, mais pas constamment corrélée avec la diminution de la résistance en présence de vérapamil. Ces résultats suggèrent que la MDR est un phénomène important dans les tumeurs de vessie qui pourrait mettre en jeu plusieurs voies parallèles dans les cancers de vessie chez l'homme.

Mots clés : bladder, invasive transitional cell carcinoma, chemo-resistance
Tubularized neourethra following radical retropubic prostatectomy
Steiner MS, Burnett AL, Brooks JD, Brendler CB, Stutzman RE, Carter HB
Article original J Urol, 1993, 150, 407-410
Néourèthre tubulisé après prostatectomie rétropubienne.

Cette étude porte sur 69 patients consécutifs ayant subi une prostatectomie radicale rétropubienne pour cancer de prostate localisé, avec réalisation d'un néourèthre tubulisé de 1,5 cm à partir d'un lambeau de paroi vésicale antérieure. La continence post opératoire définie par l'absence de port de garnitures a été appréciée à 3 mois chez tous les patients et à 6 mois pour 45/69. Le groupe contrôlé était constitué de 45 patients qui avaient subi une prostatectomie rétropubienne sans tubularisation de la paroi vésicale antérieure et suivi pendant 6 mois. A 3 mois, 38/69 (55%) des patients étaient continents dans le groupe néourèthre contre 14/45 (31%) dans le groupe contrôle (p<0,03). A 6 mois, 39/45 (87%) étaient continents dans le groupe néourèthre contre 21/45 (47%)dans le groupe contrôle (p<0,01). Le néourethre serait responsable d'une augmentation des résistances à l'écoulement dans la portion présphinctérienne, et permettrait ainsi une continence plus précoce après prostatectomie rétropubienne.

Mots clés : prostate, tumor, radical prostatectomy, urethroplasty
Deoxyribonucleic acid ploidy of core biopsies and metastatic lymph nodes of prostate cancer patients: impact on time to progression.
Van den Ouden D, Tribukait B, Blom JHM, Fossa SD, Kurth KH, Ten Kate FJW, Heiden T, Wang N, Schroder FH, and the EORTC
Article original J Urol, 1993, 150, 400-406
Rôle pronostique de la ploidie cellulaire de biopsies de prostate et de métastases ganglionnaires sur le temps de progression.

La ploïdie cellulaire de biopsies prostatiques et ganglionnaires a été étudiée rétrospectivement chez 98 patients porteurs de cancer de prostate cliniquement localisé mais avec métastase ganglionnaire (T1: 1, T2: 29, T3: 55, T4: 2) et qui n'ont pas eu de prostatectomie. Si le rôle pronostique de la ploïdie cellulaire mesurée sur une pièce de prostatectomie radicale est bien connu, les biopsies de prostate ou de ganglions métastatiques ont été rarement étudiées. Parmi les 98 patients, 87 étaient évaluables pour la mesure de la ploïdie: 45 (52%) étaient diploïdes, 13 (15%) tétraploïdes et 29 (33%) aneuploïdes. La ploïdie de la tumeur primitive ou des métastases ganglionnaires est corrélée à la fois au nombre et à la rapidité de progression locale. Il existe également une corrélation entre le pourcentage de cellules en phase S ou S + G2 et le délai de survenue d'une progression.La plupart de ces patients font partie d'un protocole de l'EORTC étudiant de manière prospective et randomisée l'efficacité d'un traitement d'emblée par rapport à un traitement différé en cas de cancer de prostate localisé mais N+. Cette étude est actuellement en cours mais les résultats préliminaires montrent qu'une hormonothérapie d'emblée permet un intervalle de progression significativement plus long. Une analyse statitistique par régression selon le modèle de Cox a montré que hormonothérapie d'emblée est un facteur de bon pronostic plus important que la ploïdie. Le stade TNM et le grade histopronostic ne sont pas corrélés à la rapidité de progression locale. CONCLUSION : La mesure de la ploïdie cellulaire qui est possible par cytométrie en flux sur des biopsies fixées de prostate ou de matériel ganglionnaire permet une bonne approche pronostique du cancer de prostate.

Mots clés : prostate, tumor, ploidy, lymph node metastasis, tumor growth
Staging pelvic lymphadenectomy for prostate cancer: a comparison of laparoscopic and open techniques.
Kerbl K, Clayman RV, Petros JA, Chandhoke PS, Gill IS
Article original J Urol, 1993, 150, 396-399
Curage ganglionnaire pour cancer de prostate : comparaison entre la laparoscopie et la chirurgie conventionnelle.

Les auteurs rapportent une étude rétrospective menée entre 1990 et 1992 qui compare la morbidité et les suites post opératoires de leurs 30 premiers curages laparoscopiques à 16 patients opérés dans le même temps à ciel ouvert. La durée moyenne de la dissection laparoscopique a été de 199,4 min contre 102,4 min en chirurgie à ciel ouvert, cependant les pertes sanguines ont été moindres en cas de laparoscopie. Le reprise de l'alimentation a été possible en moyenne 0,63 jours après la laparoscopie contre 2,87 jours après chirurgie conventionnelle. De même la laparoscopie s'est avérée supérieure à la chirurgie à ciel ouvert pour la consommation d'antalgiques (1,55 versus 47 mg de morphine), la durée moyenne d'hospitalisation (1,7 versus 5,37 jours), la reprise d'activités usuelles (4,94 versus 42,9 jours) et la reprise complète d'activité (10,8 versus 65,5 jours). Cependant l'incidence des complications était de 13% en cas de laparoscopie contre 0% en chirurgie conventionnelle. Toutes les complications ont été rencontrées au début de l'expérience parmi les 12 premiers patients. Les complications ont été: perforation vésicale (2 cas), hématome pelvien (1 cas), collection pelvienne (1 cas), fistule digestive apparue au 5 ème mois post opératoire et après radiothérapie pelvienne (1 cas), emphysème sous cutané (1 cas), oedème scrotal (2 cas), hématome scrotal (1 cas) et rétention d'urine (1 cas). Par ailleurs le coût moyen d'un curage coelioscopique bilatéral a été estimé à 10277 dollars contre 8220 dollars en chirurgie conventionnelle.

Mots clés : prostate, tumor, pelvic lymph node dissection, open surgery, laparoscopic surgery
The neuroendocrine cell population of the human prostate gland
Cohen RJ, Glezeerson G, Taylor LF, Grundle HAJ, Naude JH
Article original J Urol, 1993, 150, 365-368
Population cellulaire neuro-endocrine dans la prostate humaine.

La présence de cellules neuro-endocrines a été rapportée dans 50% de tous les adénocarcinomes prostatiques. La présence de ces cellules semble jouer un facteur pronostique. La distribution des cellules neuro-endocrines dans la prostate normale, à tous les stages de développement, n'a pas été étudiée. Nous avons défini la distribution de cette population cellulaire et décrit 4 variantes morphocellulaires. Les cellules neuro-endocrines de la zone périphérique semblent répondre à des facteurs présents à la naissance et à la puberté, alors que ceux présents dans les glandes péri-uréthrales et les canalicules prostatiques ne sont pas influencés par ce ou ces facteurs. On pense que ce facteur pourrait être le niveau des androgènes circulants. La présence de au moins deux populations fonctionnellement distinctes de cellules neuro-endocrines soulève l'hypothèse de deux origines embryonnaires différentes. Cette étude a permis d'étudier la distribution des cellules produisant de la calcitonine mais a échoué à détecter la présence de cellules produisant de la somatostatine.

Mots clés : prostate, histology
Absence of urethral strictures with suprapubic urinary drainage during extracorporeal circulation
Buchholz NP, Riehmann M, Gasser TC
Article original J Urol, 1993, 150, 337-339
Absence de sténose uréthrale après drainage urinaire par cathéter suspubien pendant la circulation extra-corporelle.

Les sténoses uréthrales après intervention cardiologique avec circulation extra-corporelle (CEC) ne sont pas rares. Leur étiologie n'est pas claire. L'ischémie et la pression de la sonde de Foley peuvent créer des lésions conduisant ultérieurement à la sténose uréthrale. Nous avons revu rétrospectivement 300 patients ayant subi une intervention à coeur ouvert. Dans le groupe 1, la vessie avait été drainée par sonde de Foley pendant la CEC, et par un cathéter sus-pubien dans le groupe 2. Dix des 152 patients du groupe 1 ont eu une sténose uréthrale (6,6%), alors qu'aucun des 148 patients du groupe 2 n'a eu de sténose. L'utilisation du cathéter sus-pubien pour drainer les urines pendant la CEC réduit considérablement le risque de sténose uréthrale post-opératoire.

Mots clés : urethra, stenosis, catheter, iatrogenic complication
Kidney preserving surgery in renal cell tumors: indications, techniques and results in 152 patients.
Moll V, Becht E, Ziegler M
Article original J Urol, 1993, 150, 319-323
Chirurgie conservatrice du rein dans les tumeurs rénales : indications techniques et résultats chez 152 patients.

Entre 1975 et 1991, 142 patients porteurs de cancer rénal et 10 patients porteurs d'oncocytome ont subi au total 164 interventions conservatrices. Les indications pour la chirurgie conservatrice étaient impératives (groupe 1 : 47 patients) pour les patients avec un rein unique, une insuffisance rénale, ou une tumeur bilatérale. Parmi les patients avec de petites tumeurs ou des tumeurs périphériques et un rein controlatéral sain, 105 ont été sélectionnés pour une chirurgie conservatrice (groupe 2). La plupart des interventions ont été faites soit sans ischémie (24%) ou avec ischémie chaude (69%). Chez certains patients du groupe 1 l'hypothermie a été obtenue par perfusion in situ (5%) ou par chirurgie ex-vivo et autotransplantation (2%). Le taux de complications était de 15% pour le groupe 1 et de 9,5% pour le groupe 2. Dans le groupe 1, trois patients sont morts de cancer, cinq sont vivants avec métastases et deux ont eu une récidive locale. Aucun patient du groupe 2 n'a eu ni récidive ni métastase. Le taux de survie spécifique des patients ayant subi une chirurgie conservatrice pour cancer du rein était comparable à celui d'un groupe contrôle ayant subi une néphrectomie radicale. Etant donné le caractère fiable et l'efficacité de la chirurgie conservatrice du rein pour le cancer du rein, celle-ci devrait être pratiquée plus souvent, même chez des patients à rein controlatéral sain.

Mots clés : kidney, tumor, partial nephrectomy, organ-sparing surgery

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Rédacteur : Urofrance
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