Les derniers articles publiés

Recherche simple dans la base documentaire

Les 10 derniers articles publiés dans la base Urofrance

L’existence d’emboles vasculaires tumoraux doit être mentionnée sur le compte rendu anatomopathologique après exérèse d’une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure
M. Rouprêt
Commentaire à… Prog Urol, 2012, 22, 6, 363-364
Carcinosarcome du bassinet sur rein en fer à cheval : à propos d’un cas
F. Coz, B. Vivaldi, N. Zambrano, A. Domenech, G. Schiappacasse, Y. Retamal, C. Maurin
Cas clinique Prog Urol, 2012, 22, 6, 360-362

Le carcinosarcome du bassinet est une tumeur rarissime. Son développement au sein d’un rein en fer à cheval rend sa découverte encore plus exceptionnelle. Notre article rapporte le premier cas connu dans la littérature de carcinosarcome du bassinet sur rein en fer à cheval découvert lors d’un bilan d’hématurie macroscopique.

Mots clés : Carcinosarcome, Rein en fer à cheval, Pronostic
Implantation asynchrone d’une prothèse pénienne (AMS 700) chez des patients avec un sphincter urinaire artificiel (AMS 800) : quels sont les résultats fonctionnels de l’AMS 1500 ?
L. Alechinsky, V. Phé, D.R. Yates, V. Bourgade, J. Parra, F. Richard, E. Chartier-Kastler, M.-O. Bitker, M. Rouprêt
Article original Prog Urol, 2012, 22, 6, 354-359

Objectif : Rapporter les résultats fonctionnels et la morbidité après double implantation asynchrone d’un sphincter urinaire artificiel (SAU) puis d’une prothèse pénienne gonflable (PPG).
Patients et méthodes : Parmi les 250 patients pris en charge dans notre service entre 2000 et 2011 pour la mise en place d’un SAU, nous avons sélectionné rétrospectivement les patients ayant eu l’implantation d’une PPG. Les données suivantes ont été relevées : âge, étiologie de l’incontinence urinaire (IU) et de la dysfonction érectile (DE) et traitements antérieurs de l’IU et de la DE, date de l’implantation du SAU et de la PPG, délai entre les deux implants. Pour l’évaluation des résultats, nous avons comparé le pad-test et le nombre de protections avant et après le SAU, ainsi que le score IIEF5 avant et après la PPG. Les patients étaient revus à trois, six et 12 mois puis annuellement.
Résultats : Au total, cinq patients ont été inclus. L’âge médian était de 69 ans. La médiane de suivi après PPG a été de 22,6 mois et le délai entre les deux implants a été de 50 mois. L’étiologie de l’IU et de la DE était dans quatre cas sur cinq une chirurgie prostatique. Une continence complète et sans fuite a été constatée chez trois patients et le score IIEF5 est passé de 6,6 en préopératoire à 22,2 pour quatre patients. Un patient a eu une érosion urétrale au niveau de la manchette du SAU six mois après l’implantation de la PPG. Ce dernier a donc été explanté mais est resté continent en gonflant à moitié les cylindres caverneux de la PPG.
Conclusion : L’utilisation combinée de ces deux implants permettait d’offrir une solution thérapeutique acceptable et une réponse adaptée à la souffrance fonctionnelle de certains patients, qui avaient tenté toutes les étapes thérapeutiques préalables sans succès.

Mots clés : Prostatectomie, Incontinence urinaire, Impuissance, Chirurgie, Urologie, Prothèse pénienne, Sphincter urinaire artificiel
Traduction en langue française et validation linguistique de l’auto-questionnaire Bladder Cancer Index évaluant la qualité de vie dans les tumeurs de vessie
N. Gaunez, S. Larré, C. Pirès, B. Doré, J. Wei, C. Pfister, J. Irani
Article original Prog Urol, 2012, 22, 6, 350-353

But : Traduction et validation linguistique en langue française du questionnaire Bladder Cancer Index (BCI) validé sur le plan méthodologique aux États-Unis et utilisé dans les pays anglophones pour évaluer l’impact des différents traitements des tumeurs de vessie sur la qualité de vie des patients.
Matériel et méthodes : La traduction et la validation du questionnaire se sont déroulées en cinq étapes successives : l’obtention de l’autorisation de la part des auteurs de traduire et d’utiliser le questionnaire en langue française, la traduction du BCI de l’anglais au français par deux urologues, la validation de cette traduction par un comité pluridisciplinaire, et la soumission de la version française corrigée à une société de traduction professionnelle (Nagpal, Paris), pour s’assurer de l’absence de distorsion entre les deux questionnaires lors de la traduction inverse français-anglais. La validation qualitative du document définitif à été testée dans une étude pilote par six patients atteints d’une tumeur de vessie (1 femme et 5 hommes).
Résultats : La version définitive utilisée auprès d’une population pilote française et suivie d’une évaluation qualitative a confirmé sa compréhension aisée et l’absence de difficulté de remplissage.
Conclusion : Cette version du questionnaire BCI – jointe à l’article – permettra aux chercheurs auprès d’une population française d’utiliser un outil de mesure de l’impact des différents traitements des tumeurs de vessie sur la qualité de vie des patients.

Mots clés : Tumeurs de Vessie, Tolérance traitement, Questionnaire, Qualité de vie, France
Place de la pulpectomie bilatérale dans la suppression androgénique pour cancer de la prostate
B. Fall, K. Tengue, Y. Sow, A. Sarr, A. Thiam, S. Mohamed, B. Diao, P.A. Fall, A.K. Ndoye, M. Ba, B.A. Diagne
Article original Prog Urol, 2012, 22, 6, 344-349

Buts : Rapporter les résultats carcinologiques et la morbidité de la pulpectomie bilatérale et identifier les facteurs qui font que cette méthode de suppression androgénique (SA) est la plus utilisée dans notre pays.
Patients et méthodes : Nous avons effectué une étude prospective entre janvier 2008 et juin 2010 (30 mois) au service d’urologie-andrologie de l’hôpital Aristide Le-Dantec (Dakar). Elle colligeait 84 cas de cancers de la prostate traités par pulpectomie bilatérale sous anesthésie locale.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 72,17 ± 12,48 ans (53–91). Le taux de PSA médian était de 101 ng/mL (12,18–9990). Le taux de patients chez lesquels une métastase a été objectivée était de 75 % des cas. Le score de Gleason était supérieur à 7 chez 40 patients (47,6 %). Trois mois après pulpectomie, une amélioration du performance status a été notée chez 76 patients (90,4 %). Les douleurs osseuses avaient significativement diminué d’intensité ou disparu dans 65,3 % des cas (32/49). Une récupération complète du déficit moteur des membres inférieurs a été observée dans 50 % des cas (7/14). Le taux de PSA avait diminué chez 57 des 76 patients en vie. Il était alors en moyenne de 72 ± 11,7 ng/mL (3,8–2433). À six mois, parmi les 53 patients en rétention d’urine, 18 avaient repris des mictions spontanées complètes. Le taux de PSA était inférieur à 4 ng/mL dans 33,8 % (22/65) des cas et compris entre 4 et 10 ng/mL dans 52,3 % (34/65) des cas. À 12 mois, la médiane du PSA nadir était de 0,76 ng/mL (0,002–8,17) et 57,4 % des 54 patients en vie avaient un taux de PSA nadir inférieur à 2 ng/mL. La durée moyenne du suivi était de 11,08 ± 10,34 mois (1–30 mois). Une ré-ascension du taux de PSA était apparue chez 17 patients (20,2 %) après une survie sans progression moyenne de 10,5 mois (6–25). Les survies globales cumulées à six, 12 et 24 mois étaient respectivement de 77,3 %, 64,3 % et 52,3 %. Le coût global de la pulpectomie était de 50 000 FCFA (76 €). La morbidité spécifique à la pulpectomie était de deux cas (2,4 %) de suppuration de la plaie opératoire.
Conclusion : La pulpectomie bilatérale était une méthode de SA efficace, immédiate et de faible morbidité. Son coût modique fait qu’elle était toujours la méthode de SA la plus utilisée dans notre pays.

Mots clés : Cancer de la prostate, Suppression androgénique, Pulpectomie bilatérale
Suivi au long terme des patients transplantés rénaux ayant un dysraphisme spinal
O. Abbo, N. Mingat, M. Roumiguié, J.-B. Beauval, B. Bordier, F. Sallusto, B. Malavaud, L. Rostaing, P. Rischmann, N. Kamar, X. Gamé
Article original Prog Urol, 2012, 22, 6, 339-343

Objectifs : Le but de cette étude était d’évaluer les résultats à long terme de la transplantation rénale chez les patients ayant un dysraphisme spinal responsable de troubles vésico-sphinctériens.
Patients et méthodes : Entre 1993 et 2010, 18 transplantations rénales cadavériques ont été réalisées chez 16 patients de plus de 15 ans ayant un dysraphisme spinal responsable de troubles vésico-sphinctériens.
Résultats : Les patients ont été dialysés en moyenne à l’âge de 27,4 ans et ont été transplantés à 32,2 ans. Le taux de survie du premier transplant était de 93,75 % à un an et 63,3 % à cinq et dix ans. Pour un suivi moyen de 6,67 ans, 11 premiers transplants sur 16 étaient fonctionnels (68,75 %). La médiane de survie des premiers transplants dans cette population était de 13,52 ans. Au terme du suivi, 13 transplants sur 18 étaient fonctionnels (72,2 %). La créatinémie moyenne était de 123,9 mmol/l avec le débit de filtration glomérulaire moyen évalué par la formule du MDRD simplifiée de 67 ml/min/1,73 m2 pour les 13 greffons fonctionnels. Avant la greffe, 66 % des patients avaient eu une prise en charge neuro-urologique contre 100 % après celle-ci.
Conclusion : La transplantation rénale dans le cadre d’un dysraphisme spinal est une prise en charge réalisable sans particularités. Ces patients représentaient moins de 1 % de la cohorte totale des patients transplantés avec un taux de survie du greffon de 63,3 % à cinq et dix ans. La médiane de survie du premier transplant était 13,52 ans.

Mots clés : Neuro-urologie, Transplantation rénale, Insuffisance rénale, Vessie neurologique, Spina bifida
Rôle pronostique des emboles vasculaires tumoraux dans les tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures : analyse rétrospective monocentrique
P. Colin, M. Verhasselt-Crinquette, A. Ouzzane, R. Yakoubi, C. Bouchery, S. Debrock, J.-C. Fantoni, A. Villers, X. Leroy
Article original Prog Urol, 2012, 22, 6, 331-338

Objectif : Analyser l’impact pronostique des emboles vasculaires tumoraux (EVT) en cas de tumeur des voies excrétrices urinaires supérieures (TVEUS).
Patients et méthodes : Étude rétrospective d’une population de 83 patients consécutifs ayant une TVEUS traités chirurgicalement entre janvier 1998 et octobre 2008. L’intérêt pronostique des facteurs histopathologiques (stade, grade, EVT, carcinome in situ [CIS], architecture tumorale, localisation, envahissement ganglionnaire et statut des marges chirurgicales) était évalué, en analyse uni- et multivariée par régression selon le modèle de Cox. Les survies spécifiques (SSP), sans récidive (SSR) et sans métastase (SSM) étaient calculées selon la méthode de Kaplan-Meier et le test de Log-Rank.
Résultats : Des EVT étaient observés chez 26,5 % des patients après relecture histopathologique. Les SSP, SSR et SSM à deux ans étaient de 93 %, 76 % et 96 %, respectivement sans EVT, comparées à 40 %, 13 % et 38 % en cas d’EVT (p < 0,001). En analyse univariée, le stade pathologique, les EVT et le statut des marges étaient des facteurs prédictifs de SSP (p < 0,05). Le stade pathologique, les EVT et le statut des marges chirurgicales étaient des facteurs prédictifs de SSR (p < 0,05). Les EVT, l’architecture tumorale et le statut des marges chirurgicales étaient prédictifs de la SSM (p < 0,05). Les EVT étaient le seul facteur prédictif indépendant en analyse multivariée pour l’ensemble des survies (p = 0,002 ; 0,002 et 0,001 respectivement pour les SSP, SSR et SSM).
Conclusion : Les EVT étaient un facteur pronostique péjoratif en cas de TVEUS. Ce critère doit être systématiquement recherché et figurer sur le compte rendu anatomopathologique.

Mots clés : Uretère, Pyélon, Carcinome urothélial, Emboles vasculaires tumoraux
La radiothérapie hypofractionnée dans le traitement du cancer de prostate : irradier moins pour traiter plus
R. Boissier, E. Gross
Mise au point Prog Urol, 2012, 22, 6, 326-330

Le principe de l’hypofractionnement en radiothérapie est de délivrer une dose plus élevée par séance et de réduire la durée de traitement. Dans le cas particulier du cancer de prostate, un protocole hypofractionné permet de délivrer une dose radiobiologique équivalente identique, voire plus élevée qu’un schéma standard d’irradiation. L’hypofractionnement est présenté comme une solution pour améliorer l’accès au soin (moins de temps de traitement par patient, plus de patients traités par machine) tout en augmentant la qualité du soin : meilleur contrôle carcinologique, moins de radiotoxicité. L’objectif de cet article est de faire une mise au point sur la radiothérapie hypofractionnée en première intention dans le traitement du cancer localisé de prostate. On dénombre trois études sur de larges cohortes, comparant schémas standards à 1,8–2 Gy/séance et schémas hypofractionnés (2,5–3 Gy/séance). Les résultats carcinologiques nettement inférieurs des deux premières études comparatives par rapport à l’étude de phase I/II de la Cleveland clinique étaient dus à un sous dosage des schémas hypofractionnés. Les doses biologiques équivalentes administrées étaient inférieures aux doses totales actuellement recommandées et inférieures aux doses théoriques, calculées sur les bases d’une évaluation erronée de la radiosensibilité du cancer de prostate. Dans l’étude comparative d’Arcangeli, le taux de survie sans récidive à quatre ans (82 %) était significativement à l’avantage du groupe hypofractionné, tout en réduisant la durée de traitement de trois semaines. Quatre études comparatives ont rapporté des toxicités aiguës, tardives, gastro-intestinales (GI) et génito-urinaires (GU) acceptables, voire inférieures avec un schéma hypofractionné. L’hypofractionnement est potentiellement l’avenir de la radiothérapie dans le traitement du cancer localisé de prostate grâce à l’innovation technologique, mais pour autant ne constitue actuellement pas un standard.

Mots clés : Hypofractionnement, Radiothérapie hypofractionnée, Cancer de prostate, Radiobiologie, Ratio α/β, Fractionnement
La neuromodulation des racines sacrées dans le traitement de la double incontinence : revue comparée de la littérature
R. Caremel, P. Grise, A.-M. Leroi
Article de revue Prog Urol, 2012, 22, 6, 318-325

Contexte : L’association d’une incontinence urinaire (IU) et fécale (IF), définissant la double incontinence (DI), est fréquente. En effet, la prévalence de l’IF chez les femmes ayant une IU varie entre 9 et 30 % et inversement 40 % des patients consultant pour IF ont également une IU. L’efficacité de la neuromodulation des racines sacrées (NMS) dans le traitement respectif de l’IU par impériosité (IUI) et de l’IF après échec des traitements conservateurs a été démontrée.
Objectif : Étudier la place de la NMS dans le traitement de la DI.
Patients et méthodes : Une revue de la littérature internationale a été réalisée prenant en compte les articles originaux sur le sujet, sélectionnés par le moteur de recherche PubMed. Les mots clés utilisés étaient : sacral neuromodulation, fecal incontinence, urinary incontinence, double incontinence, epidemiology.
Résultats : Sept études cliniques ont été répertoriées (120 patients) dont deux d’un niveau de preuve 2. Le pourcentage de patients ayant une DI améliorée à la fois sur l’IU et l’IF variait entre 32 % et 75 %.
Conclusion : Cette revue de la littérature rapporte l’efficacité de la NMS sur l’IU et l’IF dans cette population de patients ayant une DI. Son principal avantage serait de traiter deux incontinences par un seul et même traitement. La recherche de facteurs prédictifs de succès doit être désormais entreprise.

Mots clés : Neuromodulation des racines sacrées, Double incontinence, Incontinence urinaire, Incontinence fécale, Épidémiologie
Rédacteur : Urofrance
Réalisation : Axoïde
Valide HTML 5  Valide CSS  Optimisé pour Firefox  Construit avec Typo3