Comité d'Urologie de l'Enfant et de l'Adolescent

Traitement de l’incontinence urinaire féminine non neurologique
2016
- Recommandations
Recommandations pour la pratique clinique : Synthèse des recommandations pour le traitement chirurgical du prolapsus génital non récidivé de la femme par l’AFU, le CNGOF, la SIFUD-PP, la SNFCP et la SCGP
Clinical practice guidelines: Summary of recommendations for first surgical treatment of female pelvic organ prolapse by 5 French academic societies: AFU, CNGOF, SIFUD-PP, SNFCP, and SCGP
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 1-7, suppl. 2

Objectif : Élaborer des recommandations pour la chirurgie du prolapsus génital non récidivé de la femme. Méthode : Revue de la littérature, établissement des niveaux de preuve, relecture externe et gradation des recommandations par l’Association française d’urologie (AFU), le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), la Société interdisciplinaire francophone d’urodynamique et de pelvi-périnéologie (SIFUD-PP), la Société nationale française de coloproctologie (SNFCP) et la Société de chirurgie gynécologique et pelvienne (SCGP). Résultat : Il est utile d’évaluer les symptômes, le retentissement, les attentes de la femme et de décrire le prolapsus avant une chirurgie (grade C). En l’absence de signe urinaire spontané ou masqué, il n’y a aucun argument pour recommander un bilan urodynamique (grade C). Lorsqu’une promontofixation est indiquée, la cœlioscopie est recommandée (grade B). Une préparation digestive avant chirurgie vaginale (grade B) ou abdominale (grade C) n’est pas recommandée. Il n’y a pas d’argument pour une prothèse rectovaginale systématique en prévention de la rectocèle (grade C). La prothèse vésico-vaginale par voie vaginale doit être discutée compte tenu d’un rapport bénéfices/risques incertain à long terme (grade B). La myorraphie des élévateurs ne paraît pas recommandée en première intention pour la cure des rectocèles (grade C). Il n’y a pas d’indication à une prothèse par voie vaginale pour la cure de rectocèle en première intention (grade C). Il n’y a pas de raison de réaliser systématiquement une hystérectomie au cours de la chirurgie (grade C). On peut ne pas traiter l’incontinence d’effort dans le même temps, si la femme est avertie de l’éventualité d’une chirurgie en deux temps (grade C).

Objective: Providing clinical practice guidelines for first surgical treatment of female pelvic organ prolapse. Methods: Systematic literature review, level of evidence rating, external proofreading, and grading of recommendations by 5 French academic societies: Association française d’urologie, Collège national des gynécologues et obstétriciens français, Société interdisciplinaire d’urodynamique et de pelvi-périnéologie, Société nationale française de coloproctologie, and Société de chirurgie gynécologique et pelvienne. Results: It is useful to evaluate symptoms, their impact, women’s expectations, and to describe the prolapse prior to surgery (Grade C). In the absence of any spontaneous or occult urinary sign, there is no reason to perform urodynamics (Grade C). When a sacrocolpopexy is indicated, laparoscopy is recommended (Grade B). A bowel preparation before vaginal (Grade B) or abdominal surgery (Grade C) is not recommended. There is no argument to systematically use a rectovaginal mesh to prevent rectocele (Grade C). The use of a vesicovaginal mesh by vaginal route should be discussed taking into account an uncertain long-term risk-benefit ratio (Grade B). Levator myorrhaphy is not recommended as a first-line rectocele treatment (Grade C). There is no indication for a vaginal mesh as a first-line rectocele treatment (Grade C). There is no reason to systematically perform a hysterectomy during prolapse repair (Grade C). It is possible to not treat stress incontinence at the time of prolapse repair, if the woman is advised of the possibility of a 2-step surgical treatment (Grade C). Clinical practice guidelines.

Mots clés:
Prolapsus génital / traitement chirurgical / Recommandation / Femme
Mots-clés:
Genital prolapse Guidelines Surgical treatment Women
Bilan avant le traitement chirurgical d’un prolapsus génital : Recommandations pour la pratique clinique
Assessment before surgical treatment for pelvic organ prolapse: Clinical practice guidelines
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 8-26, suppl.

Objectif : La question abordée dans ce chapitre de recommandations concerne le bilan clinique et paraclinique à réaliser chez les patientes présentant un prolapsus génital et pour qui une prise en charge chirurgicale a été décidée. Quels sont les examens du bilan clinique à prendre en compte comme facteur de risque d’échec ou de récidive après chirurgie, pour anticiper et évaluer les difficultés chirurgicales possibles, et pour orienter vers une technique chirurgicale préférentielle ?
Matériel et méthodes : Ce travail s’appuie sur une revue systématique de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Sa réalisation a suivi la méthodologie de la Haute autorité de santé (HAS) concernant les recommandations pour la pratique clinique, avec un argumentaire scientifique (accompagné du niveau de preuve, NP) et un grade de recommandation (A, B, C et accord professionnel [AP]).
Résultats : Il convient tout d’abord de décrire le prolapsus, par l’examen clinique, au besoin aidé d’un complément d’imagerie si les données de l’examen clinique sont insuffisantes, ou en cas de discordance entre les signes fonctionnels et les anomalies cliniques constatées, ou de doute sur une pathologie associée. Il convient de rechercher les facteurs de risque de récidive (prolapsus de haut grade) et de complications postopératoires (facteurs de risque d’exposition prothétique ou de difficultés d’abord chirurgical, syndrome douloureux pelvien avec hypersensibilisation) afin d’en informer la patiente et de guider le choix thérapeutique. Les troubles fonctionnels urinaires associés au prolapsus (incontinence urinaire, hyperactivité vésicale, dysurie, infection urinaire, retentissement sur le haut appareil) seront recherchés et évalués par l’interrogatoire et l’examen clinique, ainsi que par une débitmétrie avec mesure du résidu postmictionnel, un examen cytobactériologique des urines (ECBU), et une échographie réno-vésicale. En présence de troubles mictionnels il convient de faire leur évaluation clinique et urodynamique. En l’absence de tout signe urinaire spontané ou masqué, il n’y a à ce jour aucun argument pour recommander un bilan urodynamique de manière systématique. Il convient de rechercher et d’évaluer les symptômes anorectaux associés au prolapsus (syndrome d’intestin irritable, syndrome d’obstruction défécatoire [ODS], incontinence anale). Avant toute chirurgie de prolapsus, il est indispensable de ne pas méconnaître une pathologie utéro-annexielle.
Conclusion : Avant de proposer une cure chirurgicale d’un prolapsus génital de la femme, il convient de faire un bilan clinique et paraclinique visant à décrire le prolapsus (structures anatomiques impliquées, grade), chercher des facteurs de risque de récidive, de difficultés et de complications postopératoires, et apprécier le retentissement ou les symptômes associés au prolapsus (urinaires, anorectaux, gynécologiques, douleurs pelvi-périnéales) afin d’orienter leur évaluation et leur traitement.

Introduction: The issue addressed in this chapter of recommendations is: What is the clinical and para-clinical assessment to achieve in women with genital prolapse and for whom surgical treatment has been decided. What are the clinical elements of the examination that must be taken into account as a risk factor of failure or relapse after surgery, in order to anticipate and evaluate possible surgical difficulties, and to move towards a preferred surgical technique?
Material and methods: This work is based on a systematic review of the literature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) for meta-analyzes, randomized trials, registries, literature reviews, controlled studies and major not controlled studies, published on the subject. Its implementation has followed the methodology of the HAS on the recommendations for clinical practice, with a scientific argument (with the level of evidence, NP) and a recommendation grade (A, B, C, and professional agreement [AP]).
Results: It suits first of all to describe prolapse, by clinical examination, helped, if needed, by a supplement of imagery if clinical examination data are insufficient or in case of discrepancy between the functional signs and clinical anomalies found, or in case of doubt in associated pathology. It suits to look relapse risk factors (high grade prolapse) and postoperative complications risk factors (risk factors for prothetic exposure, surgical approach difficulties, pelvic pain syndrome with hypersensitivity) to inform the patient and guide the therapeutic choice. Urinary functional disorders associated with prolapse (urinary incontinence, overactive bladder, dysuria, urinary tract infection, upper urinary tract impact) will be search and evaluated by interview and clinical examination and by a flowmeter with measurement of the post voiding residue, a urinalysis, and renal-bladder ultrasound. In the presence of voiding disorders, it is appropriate to do their clinical and urodynamic evaluation. In the absence of any spontaneous or hidden urinary sign, there is so far no reason to recommend systematically urodynamic assessment. Anorectal symptoms associated with prolapse (irritable bowel syndrome, obstruction of defecation, fecal incontinence) should be search and evaluated. Before prolapse surgery, it is essential not to ignore gynecologic pathology.
Conclusion: Before proposing a surgical cure of genital prolapse of women, it suits to achieve a clinical and paraclinical assessment to describe prolapse (anatomical structures involved, grade), to look for recurrence, difficulties approach and postoperative complications risk factors, and to appreciate the impact or the symptoms associated with prolapse (urinary, anorectal, gynecological, pelvic-perineal pain) to guide their evaluation and their treatment.

Mots-clés:
Recommendations for clinical practice Genital prolapse Clinical evaluation Urodynamics Imaging Gynecological checkup
Traitement du prolapsus génital par promontofixation laparoscopique : recommandations pour la pratique clinique
Laparoscopic sacrocolpopexy for pelvic organ prolapse: guidelines for clinical practice
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 27-37, suppl. 2

Introduction : La promontofixation par laparotomie (PFL) a démontré son efficacité dans le traitement du prolapsus sur un grand nombre de patientes et avec un recul important. La technique laparoscopique reproduit les mêmes temps opératoires avec une morbidité réduite et bénéficie depuis peu du développement de l’assistance robotique. De nombreuses variantes techniques se sont développées autour de cette intervention et rendent parfois difficile l’analyse des résultats. L’objectif de cet article est d’établir des recommandations pratiques à partir des données de la littérature sur les différents aspects techniques opératoires.
Méthodes : Ce travail s’appuie sur une revue exhaustive de la littérature concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Les recommandations ont été élaborées par un groupe de travail multidisciplinaire puis relues et amendées par un groupe de relecteurs également multidisciplinaire (urologues, gynécologues, gastro-entérologues et chirurgiens). La méthodologie suit au mieux les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) avec un argumentaire scientifique pour chaque question (accompagnée du niveau de preuve [NP] et les recommandations, gradées (A, B, C et accord d’experts) et validées à l’issue de la phase de relecture.
Résultats : Lors d’une cure de prolapsus génito-urinaire par promontofixation associant hystéro- et vaginopexie antérieure, il n’y a pas d’argument pour mettre systématiquement une prothèse postérieure inter-rectovaginale en prévention du risque de rectocèle secondaire (grade C). En l’absence de colpocèle postérieure, le bénéfice apporté par la prothèse postérieure n’est, en effet, pas établi (NP3). Le traitement par mise en place d’une prothèse (postérieure) des rectocèles, élytrocèles et entérocèles est mal évalué (NP3), il n’est donc pas possible de se prononcer sur leurs résultats dans ces indications (accord professionnel [AP]). Les indications consensuelles de la rectopexie ventrale laparoscopique sont représentées par le prolapsus du rectum symptomatique (grade C), dont les résultats anatomiques et fonctionnels sont les mieux évalués (NP3). Il n’existe aucune donnée comparative de qualité qui permette de conclure sur le mode et le type de fixation des prothèses de promontofixation. Nous ne pouvons que rapporter les usages les plus courants sans autre conclusion. La fixation de la prothèse antérieure à l’isthme utérin et à la paroi vaginale antérieure est faite le plus souvent à l’aide de fils et au promontoire à l’aide de fils non résorbables. La grande majorité des auteurs conseille d’effectuer une péritonisation des prothèses pour limiter le risque d’occlusion postopératoire. Il est recommandé d’utiliser des prothèses non résorbables de type I (polypropylène macroporeux) ou de type III (polyester) et de ne plus utiliser les prothèses de type II (polytétrafluoroéthylène [PTFE], silicone) (grade C) en raison d’un taux élevé d’érosion prothétique en utilisant ces matériaux : PTFE (9 %) ou silicone (19 %) (NP3). En raison de résultats anatomiques inférieurs à court et moyen termes (NP2), l’utilisation de prothèses biologiques n’est pas recommandée (grade B). Les résultats anatomiques et fonctionnels ne sont pas différents entre laparotomie et cœlioscopie (NP1), mais la comparaison des résultats à long terme entre les deux voies n’est pas établie. La cœlioscopie permet une réduction des pertes sanguines, de la durée d’hospitalisation et de convalescence (NP1), et la gravité des complications postopératoires est supérieure en laparotomie. La voie cœlioscopique est donc recommandée lorsqu’une promontofixation est indiquée (grade B). Lors de la promontofixation cœlioscopique, il n’a pas été montré de différence de résultats anatomique, et fonctionnel, que l’on ait recours ou non à une assistance robotique (NP2). Cette dernière n’améliore pas les suites postopératoires et ne diminue pas le taux de complications par rapport à la cœlioscopie (NP3). Il ne peut donc être actuellement recommandé l’assistance robotique par rapport à la cœlioscopie classique lors de la réalisation d’une promontofixation (grade B).
Conclusion : La technique de promontofixation utilisant des prothèses non résorbables permet de traiter les prolapsus des organes pelviens avec des bons résultats, avec peu de complications y compris en termes d’exposition et d’infection de prothèses. Elle est considérée à ce titre comme la technique chirurgicale de référence à laquelle toutes les autres techniques de correction des prolapsus devraient se comparer. Il paraît donc important d’établir des recommandations claires sur les nombreuses variantes techniques opératoires qui se sont développées autour de cette intervention.

Introduction: Open sacrocolpopexy have demonstrated its efficiency in surgical treatment of pelvic organ prolapse with an important backward on a large number of patients. Laparoscopic sacrocolpopexy reproduced the same surgical technique with reduced morbidity and may benefits from the recent development of robotic. Numerous technical variants have been developped around the original procedure but results seems not ever equivalent. Our objectives are to establish practical recommendations issues from the data of the litterature on the various technical aspects of this technique.
Methods: This work leans on an exhaustive lecture of the literature concerning meta analyses, randomized tries, registers, controlled studies and the largest non controlled studies published on the subject. Recommendations were developed by a multidisciplinary workgroup then reread and amended by an also multidisciplinary group of proofreaders (urologists, gynecologists, gastroenterologists and surgeons). The methodology follows at best the recommendations of the HAS with a scientific argument for every question (accompanied with the level of proof, NP) and the recommendations, the officers (In, B, C and agreement of experts) and validated at the end of the phase of review.
Results: Surgical treatment of uro-genital prolapse by abdominal route classically associated hystero and anterior vaginopexy on the sacral ligament with a synthethic mesh. There are no argument to systematically associated a posterior vaginopexy to prevent secondary rectocele (level C). The consensual indication of laparoscopic rectopexy is represented by symptomatic rectal prolapse, the anatomical and functional results of which are the best estimated (level C).
The surgical treatment of rectocele, elytrocele and enterocele with a posterior vaginopexy is not well estimated (level 3). Thus, it is not possible to conclude on the results of a posterior vaginal fixation with a mesh in these indications (AP). In the absence of colpocèle, the interest brought by the posterior vaginal mesh is not established (level 3).
There is no comparative studies which allows to conclude on the type and mode of fixation of the prostheses of sacrocolpopexy. We would only report the most common practices without other conclusion. The anterior mesh is usually fixed upper on the anterior part of uterus cervix and lower on the anterior vaginal wall. These fixations are most of the time made by suture and on the promontory with non absorbable suture. The great majority of the authors recommend to make a peritonisation of prostheses to limit the risk of post-operative occlusion.
It is now recommended to use only 2 kind of not absorbable prostheses: type I (macroporous polypropylene) or type III (polyester) and not to use any more prostheses type II (PTFE, Silicone) (level C) because of a high rate of mesh erosion: PTFE (9 %) or Silicone (19%) (level 3). Biological prostheses are no more recommended, because of short and medium-term lower anatomical results (level B).
Anatomical and functional results are not stastistically differents between laparotomy and coelioscopy (NP1) but the comparison of tong-term results between both ways is not yet established. Coelioscopy allows significant reduction of blood losses, hospital stay and return to normal activity (level 1). Furthemore, there is a higher level of post-operative complications in laparotomy (level 1). When sacrocolpopexy is indicated, coelioscopy is thus recommended (level B).
During coelioscopic sacrocolpopexy, anatomical and functional result have not shown any significance difference when using or no a robotics assistance but real randomised studies does not exist (level 2). In comparison to coelioscopy, robotic seems not to improve post-operative consequences and not to decrease the rate of complications of sacrocolpopexy (level 3). Robotic assistance cannot be yet recommended when a coelioscopic sacrocolpopexy is indicated (rank B).
Concusion: Sacrocolpopexy using not absorbable meshes allows to cure pelvic organ prolapses with very good results with few complications in terms of prothetic exposure and infection and thus is now considered as the referent prothetic surgical technique in this indication. Thus, it seems very important to establish clear recommendations on the numerous operating technical variants which developed around the original technique.

Mots-clés:
Genital prolapse Guidelines Surgical treatment Sacral colpopexy
Une interposition prothétique synthétique inter-vésico-vaginale implantée par voie vaginale diminue-t-elle le risque de récidive de cystocèle ? Recommandations pour la pratique clinique
Is the use of synthetic mesh by vaginal route decrease the risk of cystocele recurrence? Clinical practice guidelines
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 38-46, suppl. 2

Introduction : L’utilisation d’une prothèse de renfort inter-vésico-vaginale a été largement employée pour tenter de diminuer les risques de récidive de prolapsus pour le traitement chirurgical des cystocèles par voie vaginale. Des complications spécifiques, notamment à type d’érosion, ont conduit à des études randomisées comparant les chirurgies par voie vaginale avec et sans utilisation de prothèse.
Méthodes : Ce travail s’appuie sur une revue systématique de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Sa réalisation a suivi la méthodologie de la Haute autorité de santé (HAS) concernant les recommandations pour la pratique clinique, avec un argumentaire scientifique (accompagné du niveau de preuve [NP]) et un grade recommandation (A, B, C et accord professionnel [AP]).
Résultats : L’utilisation de prothèse synthétique inter-vésico-vaginale améliore le résultat anatomique par rapport à la chirurgie autologue pour le traitement de la cystocèle (NP1). Cependant, il n’y a pas de différence sur le résultat fonctionnel et on note une augmentation du nombre de réinterventions liées aux complications spécifiques, notamment d’érosions vaginales.
Conclusion : Si l’utilisation de prothèse synthétique inter-vésico-vaginale améliore le résultat anatomique par rapport à la chirurgie autologue pour le traitement de la cystocèle (NP1), l’absence de différence sur le résultat fonctionnel et l’augmentation du nombre de réinterventions liées aux complications spécifiques, notamment d’érosions vaginales, ne plaident pas en faveur de l’utilisation systématique de prothèse dans la cure de cystocèle non récidivée de la femme. Elle doit être discutée au cas par cas compte tenu d’un rapport bénéfices/risques incertain à long terme (grade B). Il convient d’étayer son utilisation par des études complémentaires centrées sur des populations spécifiques à risque de récidive.

Introduction: The use of prosthetic surgery by vaginal route has been widely used to try to reduce the risk of prolapse recurrence in the surgical treatment of vaginal cystoceles. Specific complications including type of erosion have led to randomized studies comparing surgery by vaginal route with and without use of Mesh.
Method: This work is based on a systematic review of the literature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane database of systemactic reviews, EMBASE) for meta-analyzes, randomized trials, registries, literature reviews, controlled studies and major not controlled studies, published on the subject. Its implementation has followed the methodology of the HAS on the recommendations for clinical practice, with a scientific argument (with the level of evidence, NP) and a recommendation grade (A, B, C, and professional agreement (AP)).
Results: The use of inter-vesicovaginal synthetic mesh improves the anatomical result compared to the autologous surgery for the treatment of cystocele (NP1). However, there is no difference in the functional outcome and there is an increase in the number of reoperations related to specific complications, including vaginal erosions.
Conclusion: If the use of inter-vesicovaginal synthetic mesh improves the anatomical result compared to the autologous surgery for the treatment of cystocele (NP1), no difference in functional outcome and the increased number of related reoperations specific complications including vaginal erosions, do not argue for the systematic use of mesh in the treatment of primary cystocele. It must be discussed case by case basis taking into account a risk-benefit uncertain at long-term (grade B). Its use should be supported by additional studies focused on specific populations at risk of recurrence.

Mots-clés:
Pelvic organ prolapse Cystocele Vaginal surgery Synthetic mesh Guidelines
Traitement par voie basse des colpocèles postérieures : recommandations pour la pratique clinique
Vaginal surgery and transanal approach for posterior vaginal wall prolapse: Guidelines for clinical practice
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 47-60, suppl. 2

Objectif : Ce travail est une synthèse des techniques chirurgicales proposées dans la cure des colpocèles postérieures par voie basse dans le but de chaque technique.
Matériel et méthodes : Ce travail s’est appuyé sur une revue exhaustive de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane library, Cochrane database of systemactic reviews, Embase) ayant concerné les méta-analyses, essais randomisés, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet.
Résultats : Les colpocèles postérieures sont représentées par les rectocèles moyennes et basses et par les atteintes sus-lévatoriennes, hautes, ou élytrocèles. La symptomatologie associée est fréquemment des troubles anorectaux, nécessitant une évaluation préopératoire précise, du fait de leur prévalence élevée dans la population féminine, afin de corréler au mieux le prolapsus postérieur avec ces troubles avant de poser une indication opératoire. Pour les rectocèles moyennes traitées par voie basse, la réparation du fascia rectovaginal, sans myorraphie des releveurs, est recommandée. Elle est supérieure à la voie transanale dans cette indication. L’utilisation des prothèses biologiques pour la cure des rectocèles par voie vaginale n’est pas recommandée. Du fait de leur évaluation insuffisante et de leur morbidité, les prothèses synthétiques par voie vaginale ne sont pas indiquées pour la cure d’une rectocèle en première intention. La périnéorraphie superficielle ne doit être proposée que dans les rectocèles basses symptomatiques.
La promontofixation est préconisée pour la cure des élytrocèles, en sachant que la suspension du dôme vaginal non prothétique par voie vaginale garde une place en fonction de l’âge de la patiente, de ses comorbidités et des gestes associés.
Conclusion : Seuls les prolapsus postérieurs symptomatiques sont éligibles à une réparation par voie vaginale. L’évaluation de la fonction anorectale peut être nécessaire avant de poser l’indication opératoire, car l’aggravation postopératoire des troubles anorectaux préexistants ou l’apparition de novo d’une incontinence anale sont susceptibles d’entraîner une altération importante de la qualité de vie de ces patientes, dans cette chirurgie fonctionnelle.

Objective: The aim was to review the safety and efficacy of surgery for posterior vaginal wall prolapse by vaginal route, in order to identify a therapeutic algorithm based on benefit/risk evaluation of each surgical procedure.
Material and methods: We performed a review of the litterature published up to september 2015 (PubMed, Medline, Cochrane library, Cochrane database of systemactic reviews) according to the HAS methodology. Level evidence (1 to 4) was determined for each study as well as evidence based recommendations (A, B, C or professional agreement).
Results: Posterior vaginal wall prolapse include mid and low rectoceles and high, beyond levator ani, defects (vaginal vault prolapse, enterocele). Patients with these prolapses frequently complain of bowel symptoms. Due to their high incidence in women, these symptoms require a careful evaluation before surgery in order to correlate them to the prolapse. Repair of the rectovaginal fascia without levatorplasty is recommended in mid rectoceles by vaginal route. The transvaginal approach is superior to the transanal approach for repair of posterior wall prolapse. Biological grafts are not recommended. Due to the lack of evaluation and to the morbidity of polypropylene meshes, there is no indication for their use in the first line surgical procedure of posterior compartment prolapse in the transvaginal approach. Superficial colpoperineorraphy must be proposed only in the symptomatic low rectoceles. Sacrocolpopexy is the procedure of choice for vaginal vault prolapse, but there is still a place for non-prothetic vault suspension by vaginal route according to the age of patients, comorbidities and associated surgical procedures.
Conclusions: Surgical option by vaginal route must be proposed only in symptomatic posterior vaginal wall prolapse. An anorectal evaluation can be required before surgery to avoid worsening of preoperative symptoms or a de novo fecal incontinence, which can lead to a dramatic impairment of patients’ quality of life in this functional surgery.

Mots-clés:
Posterior vaginal wall prolapse Rectocele Enterocele Vaginal vault prolapse Vaginal mesh Transanal resection
Chirurgie d’occlusion vaginale (colpocléisis) pour prolapsus génital : recommandations pour la pratique clinique
Colpocleisis: guidelines for clinical practice
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 61-72, suppl. 2

Introduction : La technique de colpocléisis demeurant largement utilisé, nous avons souhaité réaliser une revue de la littérature pour évaluer ses résultats et émettre des recommandations concernant cette procédure.
Méthodes : Il s’agit d’une revue exhaustive de la littérature concernant le colpocléisis dans la cure de prolapsus, établissement de niveaux de preuve (NP) et de grades de recommandation selon la méthodologie des recommandations pour la pratique clinique.
Résultats : A court terme, le colpocléisis est associé à une efficacité objective de 98 % (NP3) et à une efficacité subjective de 93 % (NP3). Une amélioration des symptômes (génitaux, urinaires et anorectaux) est observée, de même qu’une amélioration de la qualité de vie (NP4) et de l’image corporelle (NP3) pour une grande majorité des patientes. À moyen terme (1 à 3 ans), 85 à 100 % des patientes se déclarent satisfaites ou très satisfaites (NP3). À moyen et long termes, 5 % des patientes regrettent d’avoir fait cette intervention (NP4). Le colpocléisis est associé à moins de complications par rapport aux autres techniques par voie vaginale chez les femmes de plus de 80 ans (NP2).
Conclusion : Les techniques d’occlusion vaginale (colpocléisis) sont une option envisageable pour le traitement du prolapsus chez les femmes ne souhaitant plus avoir de rapports sexuels par le vagin (grade C). Avant de « laisser en place » un utérus et de faire une fermeture vaginale qui rendra toute exploration utérine compliquée, il convient d’évaluer le risque de pathologie endométriale (grade C).

Objective: To provide clinical practice guidelines (CPGs) based on the best evidence available (level of evidence (LE)), concerning colpocleisis as a surgical treatment of pelvic organ prolapse.
Methods: This article concern a systematically review of the literature concerning colpocleisis (obliterative surgery).
Results: At short term follow-up, colpocleisis is associated with an anatomical success rate of 98 % (LE3) and a subjective success rate of 93% (LE3). A decrease in genital, urinary and anorectal symptoms and an enhancement of quality of life are observed in most women following colpocleisis (LE4). At mid-term (1 to 3 years) follow-up, patients’ satisfaction (“satisfied” or “very satisfied” ranges from 85 to 100% (LE3)). At long-term follow-up, regret rate (women who regret having had the surgery) is 5% (LE4). In women over 80 years old, colpocleisis is associated with a decrease in per- and post-operative complication rates when compare to other surgical techniques used for pelvic organ prolapse surgery (LE2).
Conclusion: Colpocleisis is a valid surgical option for elderly patients with pelvic organ prolapse surgery, and who are definitely permanently sexually inactive (Grade C).

Mots-clés:
Genital prolapse Surgical treatment Colpocleisis Guidelines
L’hystérectomie modifie-t-elle les résultats anatomiques et fonctionnels de la cure de prolapsus ? : Recommandations pour la pratique clinique
Does hysterectomy modifies the anatomical and functional outcomes of prolapse surgery?: Clinical Practice Guidelines
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 73-88, suppl. 2

Objectif : Élaborer des recommandations sur l’intérêt ou non de l’hystérectomie concomitante à la cure de prolapsus sur résultats anatomiques et fonctionnels, et selon la voie d’abord, suivant le matériel prothétique.
Matériel et méthodes : Revue exhaustive de la littérature concernant l’hystérectomie ou la conservation utérine dans la cure de prolapsus, établissement de niveaux de preuve (NP) et de grades de recommandation selon la méthodologie des recommandations pour la pratique clinique.
Résultats : Dans le traitement par voie basse, l’hystéropexie par sacrospinofixation (SSF) est une technique aussi efficace que l’hystérectomie avec suspension de l’apex dans les séries rétrospectives et dans une étude prospective randomisée (NP2) avec diminution de la durée opératoire, de la durée d’hospitalisation, du temps de convalescence et du temps de retour aux activités (NP2). Cependant, nous retrouvons une seule étude prospective avec des résultats contradictoires où le taux de récidive après conservation utérine est significativement augmenté par rapport à l’hystérectomie et suspension du fond. L’hystérectomie pendant la cure de prolapsus par voie basse, avec prothèse destinée à traiter l’étage moyen, ne semble pas modifier les résultats anatomiques (NP2). En cas de cure de prolapsus par voie basse avec prothèse, il n’existe pas d’arguments suffisants dans la littérature pour accorder un effet protecteur d’érosion prothétique à la conservation utérine (NP3). Dans le traitement par voie haute, par promontofixation, l’hystérectomie élève la durée opératoire (NP1), les pertes sanguines (NP1). La conservation utérine n’expose pas à un risque de récidive plus important sur l’étage moyen (NP2) et ne semble pas non plus réduire le taux de cystocèle secondaire (NP2). En cas de promontofixation, une hystérectomie totale concomitante augmente le risque d’érosion prothétique (NP3). En cas d’indication d’hystérectomie lors de la promontofixation, une hystérectomie subtotale est recommandée (grade C) à condition d’une absence de pathologie cervicale (accord d’experts). Il n’existe pas à ce jour de preuves suffisantes dans la littérature pour affirmer que la conservation utérine améliorerait la fonction sexuelle (NP3).
Conclusion : Il n’est pas nécessaire de réaliser une hystérectomie de principe pour espérer améliorer le résultat anatomique dans la chirurgie du prolapsus, quel que soit l’abord (grade B).

Objective: Provide guidelines for clinical practice concerning hysterectomy during surgical treatment of pelvic organ prolaps, with or without mesh.
Methods: Systematically review of the literature concerning anatomical and functionnal results of uterine conservation or hysterectomie during surgical treatment of pelvic organ prolaps.
Results: Sacrospinous hysteropexy is as effective as vaginal hysterectomy and repair in retrospective comparative studies and in a meta-analysis with reduced operating time, blood loss and recovery time (NP2). However, in a single RCT there was a higher recurrence rate associated with sacrospinous hysteropexy compared with vaginal hysterectomy. Sacrospinous hysteropexy with mesh augmentation of the anterior compartment was as effective as hysterectomy and mesh augmentation (NP2), with no significant difference in the rate of mesh exposure between the groups (NP3). Sacral hysteropexy is as effective as sacral colpopexy and hysterectomy in anatomical outcomes; however, the sacral colpopexy and hysterectomy were associated with increase operating time and blood loss (NP1). Performing hysterectomy at sacral colpopexy was associated with a higher risk of mesh exposure compared with sacral colpopexy without hysterectomy (NP3). There is no sufficient data in the literature to affirm that the uterine conservation improve sexual function (NP3).
Conclusion: While uterine preservation is a viable option for the surgical management of uterine prolapse the evidence on safety and efficacy is currently lacking.

Mots-clés:
Uterine prolapse Hysterectomy Vaginal prolapse Mesh Sacrocolpopexy Pelvic organ prolapse Cystocele Rectocele Apical prolapse Sacral hysteropexy Sacrospinous hysteropexy
Traitement de l’incontinence urinaire associée au prolapsus génital : Recommandations pour la pratique clinique
Treatment of Urinary incontinence associated with genital prolapse: Clinical practrice guidelines
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 89-97, suppl. 2

Objectif : Prolapsus et incontinence urinaire sont fréquemment associés. L’incontinence urinaire à l’effort (IUE) patente ou avérée est définie par une fuite d’urine survenant à la toux ou au Valsalva, en l’absence de toute manœuvre de réduction du prolapsus. L’incontinence urinaire masquée se traduit par une fuite d’urine survenant lors de la réduction du prolapsus au cours de l’examen clinique chez une patiente ne décrivant pas de symptômes d’incontinence à l’état basal. L’objet de ce chapitre est de réfléchir à la question de la prise en charge systématique ou non d’une IUE, patente ou masquée, lors de la cure d’un prolapsus des organes pelviens par voie haute ou par voie basse.
Matériel et méthodes : Ce travail s’appuie sur une revue systématique de la littérature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane Database of Systemactic Reviews, EMBASE) concernant les méta-analyses, essais randomisés, registres, revues de la littérature, études contrôlées et grandes études non contrôlées publiés sur le sujet. Sa réalisation a suivi la méthodologie de la Haute Autorité de Santé (HAS) concernant les recommandations pour la pratique clinique, avec un argumentaire scientifique (accompagné du niveau de preuve, NP) et un grade de recommandation (A, B, C et accord professionnel, AP).
Résultats : En cas d’IUE patente, la cure concomitante du prolapsus et de l’IUE réduit le risque d’IUE postopératoire. Cependant le traitement isolé du prolapsus permet de traiter jusqu’à 30 % des IUE préopératoires. Le traitement concomitant de l’IUE expose à une morbidité spécifique d’hyperactivité vésicale et de dysurie.
La présence d’une IUE masquée représente un risque d’IUE postopératoire, mais il n’existe pas de test clinique ou urodynamique permettant de prédire de manière individuelle le risque d’IUE postopératoire. Par ailleurs, le traitement isolé du prolapsus permet de traiter jusqu’à 60 % des IUE masquées. Le traitement concomitant de l’IUE masquée expose donc là aussi à un surtraitement et à une morbidité spécifique d’hyperactivité vésicale et de dysurie.
Conclusion : En cas d’IUE, patente ou masquée, le traitement concomitant de l’IUE et du prolapsus réduit le risque d’IUE postopératoire mais expose à une morbidité spécifique de dysurie et d’hyperactivité vésicale (NP3). Le traitement isolé du prolapsus permet souvent à lui seul de traiter une IUE préopératoire. On peut proposer de ne pas traiter l’IUE, qu’elle soit patente ou masquée, dans le même temps à condition de prévenir les patientes de l’éventualité d’une chirurgie en deux temps (grade C).

Introduction: Prolapse and urinary incontinence are frequently associated. Patente (or proven) stress urinary incontinence (SUI) is defined by a leakage of urine that occurs with coughing or Valsalva, in the absence of any prolapse reduction manipulation. Masked urinary incontinence results in leakage of urine occurring during reduction of prolapse during the clinical examination in a patient who does not describe incontinence symptoms at baseline. The purpose of this chapter is to consider on the issue of systematic support or not of urinary incontinence, patent or hidden, during the cure of pelvic organs prolapse by abdominal or vaginal approach.
Material and methods: This work is based on an systematic review of the literature (PubMed, Medline, Cochrane Library, Cochrane database of systematic reviews, EMBASE) for meta-analyzes, randomized trials, registries, literature reviews, controlled studies and major not controlled studies, published on the subject. Its implementation has followed the methodology of the HAS on the recommendations for clinical practice, with a scientific argument (with the level of evidence, NP) and a recommendation grade (A, B, C, and professional agreement).
Results: In case of patent IUE, concomitant treatment of prolapse and SUI reduces the risk of postoperative SUI. However, the isolated treatment of prolapse can treat up to 30% of preoperative SUI. Concomitant treatment of SUI exposed to a specific overactive bladder and dysuria morbidity.
The presence of a hidden IUE represents a risk of postoperative SUI, but there is no clinical or urodynamic test to predict individually the risk of postoperative SUI. Moreover, the isolated treatment of prolapse can treat up to 60% of the masked SUI. Concomitant treatment of the hidden IUE therefore exposes again to overtreatment and a specific overactive bladder and dysuria morbidity.
Conclusion: In case of overt or hidden urinary incontinence, concomitant treatment of SUI and prolapse reduces the risk of postoperative SUI but exposes to a specific overactive bladder and dysuria morbidity (NP3). The isolated treatment of prolapse often allows itself to treat preoperative SUI. We can suggest not to treat SUI (whether patent or hidden) at the same time, providing that women are informed of the possibility of 2 stages surgery (Grade C).

Mots-clés:
Pelvic organ prolapse Surgical treatment Urinary incontinence Guidelines
Existe-t-il des critères de choix entre les voies abdominale et vaginale dans la cure du prolapsus génital ?
Are there selection criteria between abdominal approach and vaginal route for genital prolapse surgical management?
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 98-104, suppl. 2

Introduction : L’éternel débat voie haute/voie basse pour la cure du prolapsus génital reste toujours passionnel. L’étude de la littérature disponible peut étayer une réflexion multidisciplinaire à partir de nos pratiques quotidiennes spécialisées.
Objectif : Il s’agit d’un travail de réflexion après étude des données de la littérature, dans le but de définir des critères de choix entre les voies abdominale et vaginale dans le traitement chirurgical du prolapsus génito-urinaire.
Matériel et méthodes : Ce travail s’appuie sur une revue exhaustive de la littérature sur la comparaison des résultats anatomiques et fonctionnels du traitement chirurgical du prolapsus vaginal par voie vaginale ou abdominale, établissement de niveaux de preuve (NP) et de grades de recommandation selon la méthodologie des recommandations pour la pratique clinique.
Résultats : Ce travail s’est heurté à la pauvreté de la littérature, avec peu d’études comparatives prospectives randomisées publiées. Dans ces études, il y avait de nombreuses limitations : petits effectifs, absence de description des sous-populations, pluralité des techniques. De plus, elles ont comparé la voie vaginale à la promontofixation par voie abdominale ouverte, alors qu’actuellement la promontofixation laparoscopique est recommandée. Dans la seule étude prospective randomisée comparative entre la voie vaginale et la promontofixation laparoscopique publiée, la réparation par voie vaginale a été réalisée avec une prothèse dont la commercialisation a été suspendue.
Conclusion : La pauvreté des études randomisées disponibles rend impossible l’élaboration de recommandations sur ce sujet, selon les critères de la Haute Autorité de Santé (HAS). Néanmoins, des critères de choix pour chacune de ces voies d’abord et techniques chirurgicales ont été dégagés par des avis d’experts.

Introduction: The never ending debate over the surgical approach of genital prolapse repair (abdominal versus vaginal route) is as passionate as ever. The available literature may support a multidisciplinary analysis of our expert daily practice.
Objective: Our purpose was to define selection criteria for surgical approach between abdominal and vaginal route in the management of genital prolapse by reviewing the literature.
Material and methods: Systematically review of the literature concerning comparative anatomical and functionnal results of surgery of pelvic organ prolaps by vaginal or abdominal route.
Results: We were confronted to the lack of data in the literature, with few prospective randomized comparative studies. Many limitations were identified such as small populations in the studies, no description of sub-population, multiplicity of surgical procedures. Moreover, vaginal route was compared to sacral colpopexy by open abdominal approach, whereas laparoscopic sacrocolpopexy is now recommended. Only one prospective randomized comparative trial assessed laparoscopic sacrocolpopexy and vaginal approach, in which was used a mesh withdrawn from the market.
Conclusion: The lack of available randomized trials makes it impossible to define HAS compliant guidelines on this topic. However, selection criteria for each surgical approach and technique were drawn from experts’ advices.

Mots-clés:
Pelvic organ prolapse Sacrocolpopexy Mesh Vaginal surgery
Annexe 1 : Classification de Baden-Walker et POP-Q de ICS
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 26, 07, 105-109, suppl. 2
ANNEXE 1 : Classification de Baden-Walker et POP-Q de l’ICS Classification de Baden-Walker   Classification POP-Q de l’ICS Figure 1 : Grille type pour enregistrer la description quantitative du prolapsus [6]  
Numéro 2HS, pp. 1-109 (juillet 2016) : Recommandations du CUROPF pour la pratique clinique : recommandations pour le traitement chirurgical du prolapsus génital non récidivé de la femme
2016
- Recommandations
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par ballons péri-urétraux
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S150-S154, suppl. 2

Une nouvelle technique mini-invasive employant un matériel implantable ajustable a été développée récemment : les ballons ajustables péri-urétraux. Initialement conçus par Uromedica, Inc., Plymouth, MN, États-Unis, ils sont commercialisés en France actuellement par Medtronic (Minneapolis, MN, United States) sous le nom d’ACT® pour « Adjustable Continence Therapy ». En l’état actuel de la littérature, les ballons ACT® chez la femme se doivent d’être une technique de recours.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Ballonnets péri-urétraux / ACT
Préface - Recommandations pour le traitement d’une incontinence urinaire féminine non neurologique
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S93, suppl. 2
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par le sphincter artificiel urinaire
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S155-S160, suppl. 2

L’indication d’implantation de sphincter artificiel urinaire chez la femme repose sur plusieurs paramètres : sévérité de l’incontinence, insuffisance sphinctérienne avec manoeuvres de soutien uréthral négative, notion de récidive post-chirurgicale de l’incontinence, absence de contre-indication. La qualité de l’évaluation clinique et urodynamique préopératoire est indispensable.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Sphincter artificiel / AMS 800
Synthèse des recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S94-S99, suppl. 2

Ces deux dernières décennies ont permis de voir apparaître de nouveaux traitements médicaux ou chirurgicaux révolutionnant la prise en charge de l’incontinence urinaire féminine non neurologique. De nombreuses études souvent prospectives randomisées, avec des reculs suffisants, ont permis de valider les bons choix thérapeutiques en dehors des effets de mode et des pressions commerciales. L’Association Française d’Urologie, par le biais de son Comité d’Urologie et de Pelvipérinéologie de la Femme, propose ses recommandations.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement médical ;Traitement chirurgical
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine par hyperactivité vésicale idiopathique réfractaire par neuromodulation sacrée
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S161-S169, suppl. 2

Un cadre réglementaire précis doit être respecté pour l’utilisation de la neuromodulation des racines sacrées pour le traitement de l’incontinence urinaire féminine par hyperactivité vésicale. Il n’est pas recommandé d’effectuer un test de neuromodulation des racines sacrées pour la prise en charge de l’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale si un traitement par rééducation ou un traitement par anticholinergique n’a pas été essayé, à moins qu’une contre-indication interdise l’utilisation de ces traitements.

Mots clés:
incontinence urinaire / hyperactivité vésicale / urgenturie / Traitement / Chirurgie
Recommandations pour le traitement médicamenteux de l'incontinence urinaire non neurologique féminine
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S100-S103, suppl. 2

S’il n’est pas possible d’agir par des médicaments sur les facteurs anatomiques de l’incontinence, en revanche, une meilleure compréhension de la physiopathologie des troubles mictionnels permet d’envisager le traitement pharmacologique de l’incontinence urinaire féminine. Toutefois, l’analyse de la littérature montre que peu de publications sont méthodologiquement satisfaisantes et surtout comparables.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / anticholinergiques
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine par hyperactivité vésicale idiopathique réfractaire par la toxine botulique A
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S170-S173, suppl. 2

Les données actuelles de la littérature montrent un intérêt certain de la toxine botulique A dans l’arsenal thérapeutique de l’hyperactivité vésicale non neurologique. Toutefois, on ne peut pas recommander dans la pratique courante l’utilisation de la toxine botulique dans le traitement de l’incontinence par hyperactivité vésicale non neurologique.

Mots clés:
Toxine botulique A / Incontinence / Hyperactivité détrusorienne idiopathique
Recommandations pour la prise en charge rééducative de l'incontinence urinaire non neurologique de la femme
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S104-S108, suppl. 2

La rééducation périnéale sera prescrite en première intention chez une femme présentant une incontinence urinaire d’effort, en particulier s’il s’agit d’une incontinence urinaire du premier degré sans prolapsus, avec un testing périnéal de mauvaise qualité et/ou une inversion de commande périnéale. Une prescription de 15 séances doit suffire pour évaluer les possibilités d’amélioration de l’incontinence. On prolongera les séances si la patiente a l’impression de progresser avec un résultat encore insuffisant.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Rééducation
Recommandations concernant la thérapie cellulaire pour l'incontinence urinaire
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S174-S176, suppl. 2

Plusieurs essais cliniques de thérapie cellulaire ont été conduits récemment dans le cadre de l’incontinence urinaire. Les procédés de préparation cellulaire et les critères d’inclusion étaient différents dans chaque étude. La faisabilité de cette technologie semble cependant acquise. Il reste à préciser les indications du traitement et les effets à long terme. La thérapie cellulaire de l’incontinence urinaire ne se conçoit pour l’instant que dans le cadre d’un essai clinique.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Thérapie cellulaire
Recommandations pour le traitement palliatif de l'incontinence urinaire non neurologique de la femme
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S109-S111, suppl. 2

Les palliatifs absorbants se sont beaucoup améliorés ces dernières années tant en efficacité qu’en confort, mais il persiste un problème de coût pour les patientes. Ils ne peuvent se concevoir que de façon très ponctuelle en attendant l’efficacité d’un traitement curatif ou plus durablement si aucune autre prise en charge n’est envisageable. On s’efforcera toujours de choisir le modèle adapté à l’importance des fuites et à la conformation de la patiente.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Palliatifs / Protections / Pessaire
Traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique : arbre décisionnel
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S177-S180, suppl. 2

La physiopathologie de l’incontinence urinaire de la femme est complexe. Sa compréhension est essentielle pour orienter les choix thérapeutiques à proposer aux patientes. En cas d’incontinence urinaire par urgence, la prise en charge initiale est avant tout conservatrice basée sur les traitements médicaux et la rééducation.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Arbre décisionnel
Recommandations pour le traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort de la femme par bandelettes sous-urétrales
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S112-S131, suppl. 2

La mise en place d’une bandelette sous-urétrale est aujourd’hui la technique de référence de cure de l’incontinence urinaire d’effort féminine. L’utilisation de bandelettes constituées exclusivement de polypropylène monofi lament tricoté est recommandée à l’exclusion de tout autre matériau. Le marquage NF est le garant de la réalisation d’études précliniques et cliniques avant commercialisation. La biocompatibilité du matériau ne doit pas faire oublier son caractère synthétique et la nécessité de respecter les règles d’asepsie propres à l’implantation d’une prothèse.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Bandelette sous-urétrale / TVT
Recommandations concernant la prise en charge des complications des bandelettes sous-urétrales
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S132-S142, suppl. 2

Les complications des bandelettes sous-urétrales sont rares mais variées. Les complications opératoires sont le plus souvent la conséquence d’une faute technique chirurgicale. La cystoscopie peropératoire est obligatoire lors de la pose d’une bandelette rétro-pubienne pour diagnostiquer en peropératoire une transfixion vésicale. Les complications fonctionnelles sont les plus fréquentes. Elles nécessitent une véritable stratégie diagnostique avant de proposer un traitement adapté.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / Bandelette sous-urétrale / TVT
Recommandations concernant les indications de la chirurgie conventionnelle de l'incontinence d'urine d'effort de la femme (colposuspension, soutènement aponévrotique du col)
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S143-S145, suppl. 2

L’équivalence des résultats fonctionnels des bandelettes sous-urétrales et des colposuspensions à ciel ouvert et la morbidité supérieure des colposuspensions font que les indications de la chirurgie traditionnelle correspondent aux contre-indications des bandelettes sous-urétrales : il ne semble ne plus guère y avoir d’indications au soutènement du col vésical par bandelette aponévrotique; la prudence recommande de donner la préférence à la colposuspension lorsque le résultat fonctionnel de la pose d’une bandelette sous-urétrale risque d’être compromis soit du fait d’anomal

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Chirurgie / colposuspension / Frondes sous-cervicales
Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par injections péri-urétrales
2010
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, S146-S149, suppl. 2

Actuellement, il n’y a aucune donnée dans la littérature qui permette de recommander les injections péri-urétrales en traitement de première intention. Cependant, certains auteurs soulignent que les techniques d’injection péri-urétrales peuvent être utilisées en raison du bon rapport risque/bénéfice chez les patientes fragiles, chez les patientes déjà opérées et chez celles qui ne souhaitent pas de chirurgie. Le choix de cette option doit être fait sur les bases de l’efficacité, de la sécurité et du désir de la patiente.

Mots clés:
incontinence urinaire / Traitement / Injections péri-urétrales
Recommandations pour l'utilisation du calendrier mictionnel et des questionnaires de symptômes ou de qualité de vie dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for the use of voiding diaries and symptom or quality of life questionnaires in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1252

L'utilisation d'un calendrier mictionnel est recommandée pour l'évaluation d'une incontinence urinaire.
Pour standardiser l'interrogatoire et pour préciser le type d'incontinence urinaire, l'utilisation d'un questionnaire de symptômes validé en français est recommandée.
L'évaluation du retentissement de cette incontinence par un questionnaire de qualité de vie est recommandée.
L'utilisation des questionnaires en pratique courante nécessite de limiter les questions afin qu'ils soient rapidements remplis par la patiente et interprétés facilement par le thérapeute. En pratique quotidienne il est recommandé d'utiliser le questionnaire auto-administré UPS® ou à défaut le questionnaire MHU auquel il faut ajouter l'évaluation sur le retentissement de l'incontinence sur la qualité de vie en utilisant l'échelle visuelle de la question 5 de l'ICIQ.
Dans le domaine de la recherche, il est possible d'utiliser des questionnaires plus longs et ciblés sur les symptômes évalués sans oublier les symptômes susceptibles d'être induits par le traitement
PS : Les annexes sont accessibles sur le document PDF

The use of a voiding diary is recommended for the evaluation of urinary incontinence.
The use of a validated French symptom questionnaire is recommended to standardize the clinical interview and to define the type of urinary incontinence.
Evaluation of the impact of incontinence by quality of life questionnaire is recommended.
For use in routine clinical practice, questionnaires must comprise a limited number of questions so that they can be completed rapidly by the patient and easily interpreted by the therapist. In everyday practice, it is recommended to use the UPS® self-administered questionnaire, otherwise the MHU urinary disability questionnaire, which must be combined with evaluation of the impact of incontinence on quality of life by using the visual analogue scale of question 5 of the ICIQ.
Longer questionnaires specifically targeting the symptoms evaluated can be used in the field of research without neglecting symptoms that can be induced by treatment.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / questionnaires symptômes / calendrier mictionnel
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Symptoms questionnaires / diary
Recommandations pour la pratique de l'examen urodynamique dans l'exploration d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for urodynamic examination in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1264
  • Indications du bilan urodynamique chez la femme
    • L'examen urodynamique n'est pas utile pour le diagnostic d'une incontinence urinaire féminine qui demeure un diagnostic clinique
    • Avant toute chirurgie d'une incontinence urinaire d'effort pure, l'évaluation de la vidange vésicale par la mesure du débit maximum et du résidu post-mictionnel est recommandée. En présence d'une incontinence urinaire d'effort pure sans autre symptôme clinique associé, un bilan urodynamique complet n'est pas obligatoire mais permet d'aider à établir un pronostic et à informer la patiente sur son fonctionnement vésico-sphinctérien.
    • Un examen urodynamique complet est par contre recommandé pour explorer une incontinence urinaire complexe ou compliquée, et ce principalement en cas :
      • D'antécédents de chirurgie de l'incontinence urinaire
      • D'association à des urgenturies avec ou sans fuite
      • D'incontinence urinaire sévère
      • D'anomalies mictionnelles
      • De test à la toux négatif
      • De réduction de la capacité vésicale
      • De suspicion d'obstruction ou d'hypocontractilité vésicale
      • D'échec d'un traitement de première ligne
  • Préparation de la patiente
    • Une information complète de la patiente sur le déroulement de l'examen et ses conséquences éventuelles est préconisée. Il est conseillé à la patiente de se présenter avec un besoin normal d'uriner
    • Le bilan urodynamique ne doit pas être réalisé en cas d'infection urinaire non traitée
    • L'antibioprophylaxie n'est pas recommandée.
  • Débitmétrie
    • Le débitmètre doit être étalonné régulièrement et installé dans une pièce calme
    • La débitmétrie est réalisée, si possible, avant la cystomanométrie, avec un besoin normal d'uriner
    • Il faut conseiller à la patiente d'uriner normalement sans effort de poussée en se détendant le plus possible
    • Il faut s'assurer, lors de la miction, que la totalité du jet tombe dans le débitmètre.
    • Les paramètres enregistrés sont principalement le Qmax (exprimé en ml/s), le volume uriné (exprimé en ml), l'aspect de la courbe. L'examen doit être interprété manuellement sans tenir compte de l'interprétation automatique.
  • Recommandations sur le matériel nécessaire à la cystomanométrie
    • Une configuration à 3 têtes de pression peut être recommandée
    • Le remplissage vésical doit être effectué par un liquide stérile, le remplissage au gaz n'étant plus recommandé. Ce remplissage est idéalement réalisé par une pompe assurant un débit suffisamment lent pour ne pas modifier le comportement vésical (< 50 ml/min). Il est indispensable de connaître et de vérifier le volume infusé dans la vessie. Lorsqu'une pompe à galets est choisie, la tubulure de remplissage utilisée doit être adaptée à la pompe.
    • Des capteurs à eau ou électroniques peuvent être utilisés pour mesurer la pression vésicale. Les cathéters à ballonnets remplis à l'air semblent de bonne précision pour effectuer une mesure dans une enceinte manométrique (lors de la cystomanométrie) mais pas dans une cavité virtuelle telle que l'urètre (lors de la profilométrie).
    • La mesure de la pression abdominale est recommandée. Elle peut se faire par cathéter perfusé ou au mieux par sonde à ballonnet placée en intra-rectal.
  • Recommandations sur les conditions de réalisation de la cystomanométrie
    • Le matériel doit être régulièrement étalonné.
    • La vacuité vésicale est vérifiée avant de débuter la cystomanométrie
    • La mise à zéro des capteurs est effectuée au niveau de l'extrémité supérieure de la symphyse pubienne pour les capteurs perfusés, à la pression atmosphérique pour les capteurs électroniques et à air.
    • Les tubulures sont correctement connectées sans coude, bulle ou fuite.
    • Le choix de la sonde utilisée doit dépendre de ses caractéristiques techniques et en particulier de sa perte de charge.
    • Après une à deux minutes de remplissage, une toux de contrôle s'assure d'une élévation de pression de même amplitude pour la pression vésicale et abdominale.
    • Les paramètres enregistrés sont la pression détrusorienne de base, la perception du besoin, l'activité détrusorienne, la capacité et la compliance vésicale. La mesure de la pression vésicale pendant la miction permet de vérifier que la vessie est contractile ou non, d'apprécier une obstruction en cas de débit mictionnel faible avec une forte pression vésicale, de dépister des efforts de poussée abdominale. Il est important de se mettre dans de bonnes conditions pour obtenir une miction de qualité.
    • En cas de résultats incohérents, un nouveau remplissage est nécessaire après avoir vérifié le montage.
  • Mesure et interprétation de la pression urétrale
    • Afin d'effectuer une mesure correcte de la pression urétrale, il est recommandé :
      • De définir les normes utilisées
      • D'utiliser un calibre du cathéter < 12 CH
      • D'effectuer une mesure circonférentielle
      • D'utiliser un cathéter perfusé à 2 ml/min
      • De choisir une vitesse de retrait du cathéter de 1 mm/s
      • De réaliser l'examen en position couchée ou assise, vessie semi-pleine, prolapsus réduits
      • De répéter les mesures
    • L'interprétation d'une profilométrie urétrale nécessite de considérer les éléments suivants :
      • La longueur fonctionnelle urétrale n'est ni un critère diagnostique, ni un critère pronostique de l'incontinence urinaire.
      • La pression urétrale ne peut être considérée comme un test utile pour diagnostiquer une incontinence urinaire féminine. Elle est, par contre, en association avec des critères cliniques, un élément pronostique des résultats des techniques de cure chirurgicale d'incontinence urinaire d'effort féminine.
      • La mesure du ratio de transmission des pressions vésicales à l'urètre n'est ni un critère diagnostique, ni un critère pronostique de l'incontinence urinaire.
  • Divers
    • VLPP
      Le VLPP est un examen difficile à réaliser et à interpréter dont les résultats doivent toujours être corrélés à la clinique et aux autres paramètres d'évaluation de la fonction sphinctérienne. La pratique du VLPP ne peut être recommandée en pratique clinique quotidienne
    • Vidéourodynamique
      L'intérêt d'une étude couplée vidéo-urodynamique par rapport à des examens séparés consécutifs ne paraît pas évident. La pratique d'études vidéourodynamiques ne peut être recommandée en pratique clinique quotidienne
    • Examen urodynamique ambulatoire
      En raison des artefacts qu'il induit et de ses difficultés d'interprétation, l'examen urodynamique ambulatoire n'est pas recommandé en pratique clinique quotidienne.
  • Indications for urodynamic assessment in women
    • Urodynamic assessment is not useful for the diagnosis of female urinary incontinence which remains a clinical diagnosis.
    • Before any form of surgery for pure stress urinary incontinence, evaluation of bladder emptying by determination of maximum flow rate and residual urine is recommended. In the presence of pure stress urinary incontinence with no other associated clinical symptoms, a complete urodynamic assessment is not mandatory, but can be helpful to define the prognosis and inform the patient about her vesicosphincteric function.
    • On the other hand, a complete urodynamic assessment is recommended to investigate complex or complicated urinary incontinence, mainly in the case of:
      • History of surgery for urinary incontinence
      • Urgency with or without urine leakage
      • Severe urinary incontinence
      • Voiding abnormalities
      • Negative cough test
      • Decreased bladder capacity
      • Suspected obstruction or decreased bladder contractility
      • Failure of first-line treatment
  • Patient preparation
    • The patient should be thoroughly informed about the examination procedure and its possible consequences. The patient should be advised to attend the examination with a normal desire to urinate.
    • Urodynamic assessment must not be performed in the presence of untreated urinary tract infection.
    • Antibiotic prophylaxis is not recommended.
  • Uroflowmetry
    • The flowmeter must be regularly calibrated and must be installed in a quiet room.
    • Whenever possible, uroflowmetry should be performed before cystometry with a normal desire to urinate.
    • The patient should be advised to urinate normally without straining and by staying as relaxed as possible.
    • During voiding, all of the stream must enter the flowmeter.
    • The main parameters recorded are Qmax (expressed in ml/s), the voided volume (expressed in ml), and the appearance of the curve. The examination must be interpreted manually without taking into account the automated interpretation.
  • Guidelines concerning cystometry equipment
    • A three pressure line configuration is recommended
    • Bladder filling must be performed with a sterile liquid; filling with gas is no longer recommended. Bladder filling is ideally performed by a pump ensuring a sufficiently slow flow rate to avoid modifying bladder behaviour (< 50 ml/min). It is essential to determine and check the volume infused into the bladder. When a peristaltic pump is used, the bladder filling catheter must be adapted to the pump.
    • Water or electronic transducers can be used to measure bladder pressure. Balloon catheters filled with air appear to be sufficiently precise to perform pressure measurements in a manometric chamber (during cystometry) but not in a virtual cavity such as the urethra (during the urethral pressure profile).
    • Measurement of abdominal pressure is recommended, either via the infusion catheter or preferably by a rectal balloon catheter.
  • Guidelines on the practical conditions of cystometry
    • The equipment must be regularly calibrated.
    • Make sure that the bladder is empty before starting cystometry.
    • Transducers are zeroed at the superior extremity of the pubic symphysis for infused transducers and at atmospheric pressure for electronic and air transducers.
    • Tubings must be correctly connected without kinks, bubbles or leaks.
    • The catheter must be selected according to its technical characteristics, particularly its pressure loss.
    • After filling for one or two minutes, the patient is asked to cough to ensure a similar increase in both abdominal pressure and bladder pressure.
    • The following parameters are recorded: baseline detrusor pressure, first desire to void, detrusor activity, bladder capacity and bladder compliance. Measurement of bladder pressure during voiding is used to confirm whether or not the bladder is contractile, assess obstruction in the case of low urine flow rate with high bladder pressure, and detect abdominal straining. Good test conditions must be ensured in order to obtain good quality voiding.
    • In the case of incoherent results, the bladder should be re-filled after checking the equipment.
  • Measurement and interpretation of urethral pressure
    To obtain a reliable measurement of urethral pressure, it is recommended to:
    • Define the normal values used.
    • Use a catheter smaller than 12 F.
    • Perform a circumferential measurement.
    • Use a catheter with an infusion rate of 2 ml/min.
    • Remove the catheter at a rate of 1 mm/s.
    • Perform the examination in the seating or supine position with a half-full bladder after reducing any prolapse.
    • Repeat the measurements.
  • The following elements must be taken into account when interpreting an urethral pressure profile:
    • The functional urethral length is neither a diagnostic criterion nor a prognostic criterion of urinary incontinence.
    • The urethral pressure profile cannot be considered to be a useful test for the diagnosis of female urinary incontinence. However, in combination with clinical criteria, it is predictive of the results of female stress urinary incontinence surgical repair techniques.
    • The pressure transmission ratio is neither a diagnostic criterion nor a prognostic criterion of urinary incontinence.
Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / bilan urodynamique / recommandations
Mots-clés:
Female urinary incontinence / urodynamics / Guidelines
Recommandations pour la pratique de l'imagerie dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for imaging in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1285

Imagerie
Indications de l'imagerie
En dehors de l'évaluation échographique du résidu post-mictionnel, le recours aux examens radiologiques n'est pas recommandé dans l'évaluation initiale d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Cystographie
La réalisation d'une cystographie n'est pas recommandée pour évaluer une incontinence urinaire à l'effort, par urgence ou mixte, non compliquée de première intention.
La réalisation d'une cystographie peut être recommandée en cas d'incontinence urinaire. complexe, compliquée ou récidivée, de discordance entre la clinique et le bilan urodynamique ou en cas de prolapsus associé. Dans ce cas il convient de préférer une colpocystodéfécographie voire une IRM dynamique.
Echographie de l'appareil urinaire
La réalisation d'une échographie n'est pas recommandée pour l'évaluation initiale d'une incontinence urinaire d'effort pure ou d'un prolapsus génital
La réalisation d'une échographie en évitant une hyperdiurèse et après une miction spontanée, est recommandée pour l'étude du résidu-post-mictionnel et pour évaluer une bandelette sous-urétrale compliquée
L'échographie est un test optionnel en cas d'incontinence urinaire complexe ou récidivée, de discordance entre clinique et bilan urodynamique ou en cas de prolapsus.
IRM pelvienne
La réalisation d'une IRM dynamique n'est actuellement pas recommandée pour l'évaluation initiale d'une incontinence urinaire.

Imaging
Indications for imaging
Apart from ultrasound assessment of post-voiding residual urine, radiological examinations are not recommended for the initial work-up of non-neurological female urinary incontinence.
Cystography
Cystography is not recommended as a first-line examination to evaluate uncomplicated stress, urge or mixed urinary incontinence.
Cystography may be recommended in the case of complex, complicated or relapsing urinary incontinence, discordance between clinical findings and urodynamic assessment or in the presence of associated prolapse, in which case colpocystodefecography or even dynamic MRI should be preferred.
Urinary tract ultrasound
Ultrasound is not recommended for the initial work-up of pure stress urinary incontinence or genital prolapse
Ultrasound without forced diuresis and after a spontaneous void, is recommended for the assessment of post-voiding residual urine and to assess complicated suburethral tape.
Ultrasound is an optional examination in the case of complex or relapsing urinary incontinence, discordance between clinical findings and urodynamic assessment or in the presence of prolapse.
Pelvic MRI
Dynamic MRI is not currently recommended for the initial work-up of urinary incontinence.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / recommandations / imagerie
Mots-clés:
Female urinary incontinence / imaging / Guidelines
Recommandations pour la pratique des explorations endoscopiques, biologiques, et électrophysiologiques dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Endoscopic, laboratory and electrophysiological examinations in the investigation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1297

Urétrocystoscopie

  • L'urétro-cystoscopie n'est pas recommandée dans le bilan initial d'une incontinence urinaire en dehors des circonstances suivantes :
    • Hématurie micro ou macroscopique nécessitant la recherche d'une tumeur associée surtout en présence de facteurs de risque de tumeur urothéliale (intoxication tabagique, profession exposée)
    • Signes irritatifs vésicaux en l'absence d'infection urinaire
    • Présence de douleurs vésicales ou pelviennes inexpliquées.
    • Infections urinaires récidivantes
    • Discordance entre symptomatologie et bilan urodynamique, ce dernier ne reproduisant pas les symptômes décrits par la patiente.
    • Bilan d'un échec, d'une récidive ou d'une complication de chirurgie de l' incontinence urinaire,
    • Suspicion de fistule uro-génitale

Contrôle de la stérilité des urines

  • Le contrôle de la stérilité des urines est recommandé dans les indications suivantes :
    • Patiente présentant une incontinence urinaire par impériosité ou mixte
    • Patiente âgée ou qui porte régulièrement des protections à cause de son incontinence urinaire, quelle que soit le type de l'incontinence urinaire
    • Avant la réalisation d'un bilan urodynamique ou d'une cystoscopie
    • Ce contrôle peut être réalisé par bandelette urinaire ou par examen cytobactériologique des urines.

Cytologie urinaire

  • La réalisation d'une cytologie urinaire :
    • n'est pas recommandée dans le bilan d'une incontinence urinaire d'effort pure.
    • est, par contre recommandée en présence de signes irritatifs vésicaux en l'absence d'infection urinaire, d'hématurie microscopique, de facteurs de risque de tumeur vésicale (intoxication tabagique, profession exposée).
    • doit être réalisée sur des urines concentrées par un urocytopathologiste.

Explorations électrophysiologiques périnéales

  • Les explorations électrophysiogiques périnéales ne sont pas recommandées dans l'évaluation d'une incontinence urinaire féminine non neurologique.

Cystourethroscopy

  • Cystourethroscopy is not recommended in the initial work-up of urinary incontinence except in the following circumstances:
    • Microscopic or macroscopic haematuria requiring screening for an associated tumour especially in the presence of risk factors for urothelial tumour (smoking, occupational exposure).
    • Signs of bladder irritation in the absence of urinary tract infection.
    • Unexplained bladder or pelvic pain.
    • Recurrent urinary tract infections.
    • Discordance between clinical features and urodynamic assessment, which fails to reproduce the symptoms described by the patient.
    • Work-up of a failure, recurrence or complication of urinary incontinence surgery.
    • Suspected urogenital fistula.

Test for sterile urine

  • A test for sterile urine is recommended in the following situations:
    • Woman with urge or mixed urinary incontinence.
    • Elderly woman who regularly uses pads for urinary incontinence, regardless of the type of urinary incontinence.
    • Before performing a urodynamic assessment or cystoscopy.
    • This test can be performed by urine dipsticks or urine culture.

Urine cytology

  • Urine cytology:
    • is not recommended in the assessment of pure urinary stress incontinence.
    • but is recommended in the presence of signs of bladder irritation in the absence of urinary tract infection, microscopic haematuria, risk factors for bladder tumour (smoking, occupational exposure).
    • and must be performed on concentrated urine by a urocytopathologist.

Perineal electrophysiological studies

  • Perineal electrophysiological studies are not recommended in the investigation of non-neurological female urinary incontinence.
Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / cystoscopie / électrophysiologie / recommandations
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Guidelines / Cystoscopy / Electrophysiology
Synthèse des recommandations pour l'exploration d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1239
I. Interrogatoire et examen clinique Le diagnostic d'une incontinence urinaire féminine est clinique. Interrogatoire

• Il doit être précis et orienté. Il permet d'apprécier de façon subjective les antécédents, les circonstances déclenchantes, l'abondance des fuites.

• Il est recommandé de classer le type d'incontinence urinaire : incontinence urinaire d'effort, par urgenturie ou mixte.

Mots clés:
incontinence urinaire de la femme / examen clinique / recommandations
Recommandations pour l'évaluation clinique d'une incontinence urinaire féminine non neurologique
Guidelines for clinical evaluation of non-neurological female urinary incontinence
2008
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1242

Le diagnostic d'une incontinence urinaire féminine est clinique.
Interrogatoire

  • Il doit être précis et orienté. Il permet d'apprécier de façon subjective les antécédents, les circonstances déclenchantes, l'abondance des fuites.
  • Il est recommandé de classer le type d'incontinence urinaire : incontinence urinaire d'effort, par urgenturie ou mixte.
  • Les autres troubles mictionnels doivent être notifiés, dysurie, pollakiurie, syndrome douloureux. Ces troubles peuvent être consignés sur un catalogue mictionnel d'au moins 2 jours qui est recommandé dans l'exploration d'une incontinence urinaire féminine.
  • L'interrogatoire recherche également les troubles ano-rectaux (incontinence anale et troubles du transit), éventuellement associés.

Examen clinique

  • L'examen vessie pleine et le test à la toux pour visualiser la fuite et sa correction par les manoeuvres de soutènement du col vésical (manoeuvre de Bonney) et de l'urètre (Manoeuvre de Soutènement Urétral : MSU) sont recommandés dans l'exploration d'une incontinence urinaire féminine,
  • Le Q-tip test n'est pas recommandé pour mesurer l'hypermobilité urétrale.
  • La réalisation d'un pad-test n'est pas recommandée dans l'évaluation d'une incontinence d'effort prouvée. Elle est recommandée pour confirmer une incontinence urinaire non diagnostiquée cliniquement ou dans les essais cliniques évaluant un traitement de l'incontinence urinaire.
  • La recherche d'un prolapsus associé par la manoeuvre des valves et l'évaluation du testing périnéal sont recommandées dans l'examen clinique de toute incontinence. En cas de prolapsus associé à une incontinence urinaire, il faut utiliser la classification de Baden et Walker ou la classification Pop-Q proposée par l'ICS (International Continence Society). La classification de l'ICS a le mérite d'être objective et reproductible mais est compliquée et peut être réservée aux études cliniques. En pratique clinique courante la classification de Baden et Walker en 4 stades est suffisante.

The diagnosis of female urinary incontinence is clinical.
Clinical interview

  • It must be precise and guided. It allows subjective assessment of the patient's history, triggering factors, volume of urine leakage.
  • It is recommended to classify the type of urinary incontinence: stress, urge or mixed urinary incontinence.
  • Other voiding disorders must be noted: dysuria, frequency, pain. These disorders can be recorded on a voiding diary kept for at least 2 days, which is recommended in the investigation of female urinary incontinence.
  • The clinical interview also looks for any associated anorectal disorders (anal incontinence and altered bowel habit).

Clinical examination

  • The full bladder examination and the cough test to confirm urine leakage and correction of the leakage by bladder neck support (Bonney test) and urethral support are recommended in the investigation of female urinary incontinence,
  • The Q-tip test is not recommended to measure urethral hypermobility.
  • A pad-test is not recommended in the evaluation of documented stress incontinence, but is recommended to confirm urinary incontinence not diagnosed clinically or in clinical trials evaluating a treatment for urinary incontinence.
  • A Valsalva manoeuvre to detect associated prolapse and perineal muscle testing are recommended as part of the clinical examination of all cases of incontinence. In the case of prolapse associated with urinary incontinence, the Baden-Walker classification or the Pop-Q classification proposed by the ICS (International Continence Society) should be used. The ICS classification has the advantage of being objective and reproducible, but is complicated and may be reserved for clinical trials. In routine clinical practice, the 4-stage Baden-Walker classification is sufficient.
Mots clés:
incontinence urinaire féminine / recommandations / examen clinique
Mots-clés:
Urinary incontinence / Guidelines / Clinical examination
L'urologue et la grossesse
2007
- Réf : Comité d'urologie de la femme (CUROPF), 2006, 1
Mots clés:
grossesse / urologie
Compte rendu du forum du Comité d'Urologie et de Périnéologie de la Femme
2002
- Réf : Progrès FMC, 2001, 19
Mots clés:
cystocèle / bandelette sous uréthrale