| Préface - Recommandations pour le traitement d’une incontinence urinaire féminine non neurologique |
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| Jean-François Hermieu | |
| Éditorial | Prog Urol, 2010, 20, S93, suppl. 2 |
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| Synthèse des recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique |
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| J.-F. Hermieu, S. Conquy, B. Leriche, P. Debodinance, E. Delorme, L. Boccon Gibod, A. Cortesse, A. Vidart, F. Cour, F. Richard, V. Cardot, P. Berlizot, L. Lenormand, E. Ragni, L. Peyrat, R. Yiou, P. Ballanger | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S94-S99, suppl. 2 |
Ces deux dernières décennies ont permis de voir apparaître de nouveaux traitements médicaux ou chirurgicaux révolutionnant la prise en charge de l’incontinence urinaire féminine non neurologique. De nombreuses études souvent prospectives randomisées, avec des reculs suffisants, ont permis de valider les bons choix thérapeutiques en dehors des effets de mode et des pressions commerciales. L’Association Française d’Urologie, par le biais de son Comité d’Urologie et de Pelvipérinéologie de la Femme, propose ses recommandations. Celles-ci ont été établies par un groupe d’experts des spécialités concernées (Urologues, Gynécologues, Rééducateurs), à partir d’une revue de la littérature, mais en tenant compte des pratiques quotidiennes universitaires et libérales. Entre Evidence Base Medicine et réalité du terrain, ces recommandations essayent de proposer des attitudes réalistes et applicables. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement médical ;Traitement chirurgical | |
| Recommandations pour le traitement médicamenteux de l'incontinence urinaire non neurologique féminine |
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| S. Conquy | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S100-S103, suppl. 2 |
S’il n’est pas possible d’agir par des médicaments sur les facteurs anatomiques de l’incontinence, en revanche, une meilleure compréhension de la physiopathologie des troubles mictionnels permet d’envisager le traitement pharmacologique de l’incontinence urinaire féminine. Toutefois, l’analyse de la littérature montre que peu de publications sont méthodologiquement satisfaisantes et surtout comparables. En présence d’une incontinence urinaire d’effort, il faut envisager un traitement hormonal vaginal s’il s’agit d’une patiente présentant une atrophie vaginale pour laquelle une rééducation ou une chirurgie est prévue. L’utilisation des inhibiteurs de la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine ne peut être recommandée actuellement. Il n’y a pas d’indications aux traitements alpha adrénergiques. Dans le cas du traitement de l’incontinence par urgenturie, il faut envisager l’utilisation d’anticholinergiques associés ou non à un traitement hormonal vaginal s’il s’agit d’une patiente présentant une atrophie vaginale. |
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| Mots clés : incontinence urinaire, traitement, anticholinergiques | |
| Recommandations pour la prise en charge rééducative de l'incontinence urinaire non neurologique de la femme |
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| B. Leriche, S. Conquy | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S104-S108, suppl. 2 |
La rééducation périnéale sera prescrite en première intention chez une femme présentant une incontinence urinaire d’effort, en particulier s’il s’agit d’une incontinence urinaire du premier degré sans prolapsus, avec un testing périnéal de mauvaise qualité et/ou une inversion de commande périnéale. Une prescription de 15 séances doit suffire pour évaluer les possibilités d’amélioration de l’incontinence. On prolongera les séances si la patiente a l’impression de progresser avec un résultat encore insuffisant. Sans amélioration, malgré une rééducation bien conduite, on peut se poser la question de la poursuite de la rééducation. Actuellement, les thérapeutes sont maîtres du nombre de séances. Ils sont plus aptes à savoir s’il faut poursuivre les séances. Ils doivent envoyer un rapport au médecin prescripteur. Cette rééducation est du domaine des kinésithérapeutes. Les sages-femmes peuvent prendre en charge le post-partum. Par contre, on sait l’importance de la prise en charge personnelle pour le résultat et le maintien de cette prise en charge. Parfois, il est bon de refaire quelques séances à distance des premières pour vérifier les acquisitions et redonner une nouvelle « impulsion » à la patiente dans sa prise en charge personnelle. Il est impossible de substituer le travail du thérapeute à de l’électrostimulation à domicile. En effet, il faut une prise en charge très globale où le thérapeute a toute sa place. En l’absence d’efficacité démontrée à ce jour, les sondes d’électrostimulation auto-administrées ne sont pas recommandées. Dans l’incontinence par urgenturie, l’approche rééducative sera utilisée parallèlement à la prescription des anticholinergiques avec une prise en charge comportementale et un travail du bio feed-back vésical. On pourra par ailleurs au cours de la séance faire un temps d’électrostimulation à basse fréquence. Une dizaine de séances de départ sont suffisantes. Dans tous les cas, la prise en charge rééducative, doit s’envisager dans une approche multidisciplinaire à intégrer dans une prise en charge médicale et/ou chirurgicale. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Rééducation | |
| Recommandations pour le traitement palliatif de l'incontinence urinaire non neurologique de la femme |
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| S. Conquy, B. Leriche | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S109-S111, suppl. 2 |
Les palliatifs absorbants se sont beaucoup améliorés ces dernières années tant en efficacité qu’en confort, mais il persiste un problème de coût pour les patientes. Ils ne peuvent se concevoir que de façon très ponctuelle en attendant l’efficacité d’un traitement curatif ou plus durablement si aucune autre prise en charge n’est envisageable. On s’efforcera toujours de choisir le modèle adapté à l’importance des fuites et à la conformation de la patiente. De nombreux traitements palliatifs non absorbants ont fait l’objet de publications concernant souvent un effectif réduit. Ils se regroupent en 3 types : extra-urétral occlusif, intra-urétral obstructif et intravaginal de support. L’utilisation de pessaire ou d’autres dispositifs vaginaux peut être proposée, en particulier lorsqu’il existe un prolapsus associé. Ceux-ci peuvent être utilisés lorsque les fuites sont très occasionnelles (sport, etc.) ou chez les femmes ne pouvant avoir aucun autre traitement. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Palliatifs, Protections, Pessaire | |
| Recommandations pour le traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort de la femme par bandelettes sous-urétrales |
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| J.-F. Hermieu, P. Debodinance | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S112-S131, suppl. 2 |
La mise en place d’une bandelette sous-urétrale est aujourd’hui la technique de référence de cure de l’incontinence urinaire d’effort féminine. L’utilisation de bandelettes constituées exclusivement de polypropylène monofi lament tricoté est recommandée à l’exclusion de tout autre matériau. Le marquage NF est le garant de la réalisation d’études précliniques et cliniques avant commercialisation. La biocompatibilité du matériau ne doit pas faire oublier son caractère synthétique et la nécessité de respecter les règles d’asepsie propres à l’implantation d’une prothèse. La bandelette peut être mise en place par voie rétropubienne ou transobturatrice. Ces deux voies d’abord conduisent au même taux de succès mais la morbidité paraît plus importante pour la voie rétro-pubienne (plaie vésicale, dysurie, impériosités de novo). Le type d’anesthésie n’a pas d’infl uence sur les résultats postopératoires. L’incontinence urinaire mixte, la faible mobilité urétrale, l’obésité, l’âge élevé, le désir de futures grossesses sont des situations ne contre-indiquant pas la pose de bandelettes sous-urétrales mais pouvant altérer la qualité des résultats. Une évaluation rigoureuse du bénéfice/risque et une information loyale des patientes doivent être entreprises dans ces situations. Faute d’études cliniques suffi santes prouvant leur effi cacité et leur innocuité, les mini-bandelettes ne peuvent, à ce jour, être recommandées pour traiter une incontinence urinaire d’effort féminine. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Chirurgie, Bandelette sous-urétrale, TVT, TOT | |
| Recommandations concernant la prise en charge des complications des bandelettes sous-urétrales |
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| E. Delorme, J.-F. Hermieu | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S132-S142, suppl. 2 |
Les complications des bandelettes sous-urétrales sont rares mais variées. Les complications opératoires sont le plus souvent la conséquence d’une faute technique chirurgicale. La cystoscopie peropératoire est obligatoire lors de la pose d’une bandelette rétro-pubienne pour diagnostiquer en peropératoire une transfixion vésicale. Les complications fonctionnelles sont les plus fréquentes. Elles nécessitent une véritable stratégie diagnostique avant de proposer un traitement adapté. Le premier examen doit être une exploration urétrovésicale endoscopique pour éliminer une transfixion vésicourétrale par la bandelette sous-urétrale. La rétention aiguë postopératoire relève le plus souvent d’une détente chirurgicale de la bandelette sous-urétrale pendant la période postopératoire immédiate. La dysurie est d’autant plus réversible qu’elle est traitée précocement par section ou ablation de bandelettes sousurétrales. L’urgenturie de novo a de multiples étiologies : infection, obstruction urétrale, plus rarement cystocèle, idiopathique. Devant une incontinence d’effort récidivante après bandelettes sous-urétrales, la prise en charge dépendra de l’anamnèse, du bilan clinique et urodynamique. Le traitement pourra concerner la bandelette (deuxième bandelette sousurétrale, plicature de la bandelette sous-urétrale), il faudra cependant évoquer assez tôt une autre alternative thérapeutique (sphincter artificiel, ballons ACT…). L’utilisation recommandée de bandelettes sous-urétrales en polypropylène monofilament tricoté larges mailles a réduit considérablement le risque de complications infectieuses liées au matériel prothétique. En cas d’érosion vaginale, il faut éliminer une infection de prothèse qui impose l’ablation totale de celle-ci. L’érosion simple peut être traitée par résection partielle de la bandelette exposée et suture vaginale. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Chirurgie, Bandelette sous-urétrale, TVT, TOT: Complications | |
| Recommandations concernant les indications de la chirurgie conventionnelle de l'incontinence d'urine d'effort de la femme (colposuspension, soutènement aponévrotique du col) |
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| L. Boccon Gibod, J.-F. Hermieu | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S143-S145, suppl. 2 |
L’équivalence des résultats fonctionnels des bandelettes sous-urétrales et des colposuspensions à ciel ouvert et la morbidité supérieure des colposuspensions font que les indications de la chirurgie traditionnelle correspondent aux contre-indications des bandelettes sous-urétrales : il ne semble ne plus guère y avoir d’indications au soutènement du col vésical par bandelette aponévrotique; la prudence recommande de donner la préférence à la colposuspension lorsque le résultat fonctionnel de la pose d’une bandelette sous-urétrale risque d’être compromis soit du fait d’anomalies de la trophicité vaginale, soit du fait d’une intervention réparatrice antérieure portant sur l’urètre : diverticule sous-urétral, fistule urétrovaginale. La colposuspension laparoscopique n’est pas recommandée pour traiter une incontinence urinaire d’effort de la femme. Le recours à cette technique peut éventuellement se justifier si d’autres gestes laparoscopiques sont nécessaires. Cette technique doit être réalisée par un chirurgien expérimenté, formé à cette voie d’abord. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Chirurgie, Colposuspension, Frondes sous-cervicales | |
| Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par injections péri-urétrales |
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| A. Cortesse | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S146-S149, suppl. 2 |
Actuellement, il n’y a aucune donnée dans la littérature qui permette de recommander les injections péri-urétrales en traitement de première intention. Cependant, certains auteurs soulignent que les techniques d’injection péri-urétrales peuvent être utilisées en raison du bon rapport risque/bénéfice chez les patientes fragiles, chez les patientes déjà opérées et chez celles qui ne souhaitent pas de chirurgie. Le choix de cette option doit être fait sur les bases de l’efficacité, de la sécurité et du désir de la patiente. Le choix du produit reste basé sur les considérations de sécurité, la facilité d’utilisation, le prix et les préférences de l’urologue. Dans tous les cas, l’efficacité diminue avec le temps et des injections répétées sont souvent nécessaires pour maintenir un résultat satisfaisant. Les injectables sont un choix possible en première intention chez les patientes très âgées et chez les patientes qui ne souhaitent pas de chirurgie. Après échec du traitement chirurgical, et/ou s’il existe une insuffisance sphinctérienne, les injections péri-urétrales peuvent être une alternative à une nouvelle chirurgie en sachant que les résultats sont nettement inférieurs aux ballons ou au sphincter. En cas d’urètre fixé par des interventions antérieures, l’injection péri-urétrale n’a pas d’indication. |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Injections péri-urétrales | |
| Recommandations pour le traitement de l'incontinence urinaire féminine non neurologique par ballons péri-urétraux |
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| A. Vidart, F. Cour | |
| Recommandation | Prog Urol, 2010, 20, S150-S154, suppl. 2 |
Une nouvelle technique mini-invasive employant un matériel implantable ajustable a été développée récemment : les ballons ajustables péri-urétraux. Initialement conçus par Uromedica, Inc., Plymouth, MN, États-Unis, ils sont commercialisés en France actuellement par Medtronic (Minneapolis, MN, United States) sous le nom d’ACT® pour « Adjustable Continence Therapy ». En l’état actuel de la littérature, les ballons ACT® chez la femme se doivent d’être une technique de recours. Ils ne peuvent être implantés que chez des patientes présentant une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne sans hypermobilité urétrale (manoeuvres de soutènement négatives), en échec d’autres thérapeutiques ou lorsque la pose d’un SUA est contre-indiquée ou refusée par la patiente (HAS). |
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| Mots clés : Incontinence urinaire, Traitement, Chirurgie, Ballonnets péri-urétraux, ACT | |
