Urétrocystoscopie chez l'homme

20 septembre 2012

Mots clés : Uretrocystoscopie, Urètre, Vessie
Auteurs : Association Française d'Urologie
Référence : Fiches d'information patient, 2012, 5, 2, 1-2

Cette fiche d’information, rédigée par l’Association Française d’Urologie, est destinée aux patients ainsi qu’aux usagers du système de santé.

Remise lors de votre consultation d’urologie avant de pratiquer un acte à visée diagnostique ou thérapeutique, elle est destinée à vous aider à mieux comprendre l’information délivrée par votre Urologue. Il vous a expliqué la maladie dont vous souffrez ou dont il doit faire le diagnostic. Il vous a exposé les différentes modalités et alternatives de prise en charge et de traitement et les conséquences prévisibles en cas de refus de l’acte proposé.

Vous sont exposées ici les raisons de l’acte que va pratiquer votre urologue, son déroulement, les conséquences habituelles et les risques fréquents ou graves normalement prévisibles. Les conditions du suivi après examen ou intervention sont aussi précisées.

Ce document, complémentaire de l’information orale que vous avez reçue, vous permet donc le délai de réflexion nécessaire et une prise de décision partagée avec votre urologue.

Vous allez avoir une uréthrocystoscopie. Cet examen consiste à examiner l’urètre et la vessie par voie naturelle (endo-urétrale).

La vessie et l’urètre

La vessie est le réservoir dans lequel l’urine provenant des reins est stockée avant d’être évacuée lors de la miction.

L’urètre est le canal par lequel l’urine est expulsée de la vessie.

Figure 1. Anatomie

Anatomie

Pourquoi cet examen ?

La cystoscopie est pratiquée :

  • Soit pour aider au diagnostic de troubles urinaires.

  • Soit dans le cadre du suivi d’une tumeur de la vessie.

Technique de l’examen

Cet examen est habituellement réalisé en unité de soins externes/endoscopie. Il s’effectue après vérification de l’absence d’infection urinaire.

Une anesthésie locale est réalisée par injection dans l’urètre d’un gel lubrifiant anesthésiant.

Le cystoscope est un tube mince, flexible (fibroscope) ou rigide avec un système de fibres ou de lentilles optiques relié à une source lumineuse.

Le fibroscope est introduit dans la vessie par le canal de l’urètre ; le passage de l’appareil peut être ressenti au niveau du sphincter et de la prostate malgré l’effet de l’anesthésie locale.

Suites et risques

Après la cystoscopie, vous pouvez avoir pendant quelques heures des besoins pressants d’uriner et une sensation de brûlures en urinant. En cas de persistance de ces troubles, vous devez prendre contact avec votre médecin traitant ou votre urologue.

Dans la majorité des cas, l’examen qui vous est proposé se déroule sans complication. Les complications de cet examen sont possibles, mais rares :

  • Saignement urinaire transitoire.

  • Infection urinaire, qui nécessite une consultation médicale pour prescription d’une analyse d’urine et mise en route d’un traitement anti-infectieux. La fièvre relève de l’urgence et d’une consultation auprès de votre médecin traitant, de votre urologue ou du service des urgences.

Votre urologue se tient à votre disposition pour tout renseignement.