Urétéroscopie

02 avril 2010

Mots clés : Uretère, Urétéroscopie
Auteurs : Association Française d'Urologie
Référence : Fiches d'information patient, 2010, 4, 4, 1-4
Objectif : l'intervention qui vous est proposée est destinée à :
  • traiter un calcul
  • traiter une tumeur
  • traiter une autre affection
  • réaliser une exploration diagnostique

Quelques notions d’anatomie du système urinaire

Ceci vous permettra de mieux comprendre les explications de votre chirurgien qui a indiqué ce traitement.
Dans votre abdomen (le ventre) se trouve tout le système de fabrication et de stockage de l’urine et les conduits pour son évacuation.
Le schéma ci-contre vous aidera à situer les différentes parties de l’appareil urinaire.
Les reins (R) sont situés en haut et sur l’arrière de l’abdomen. Il existe habituellement un rein à droite et un autre à gauche. Le rein mesure environ 12 cm de haut et contient des cavités (calices) pour recueillir les urines. Ces calices se réunissent pour former le bassinet (B). De là un canal fin, conduit les urines du rein vers la vessie (V) : c’est l’uretère (U). Il mesure environ 20 cm de long. Les deux uretères (droit et gauche) conduisent les urines vers la vessie. La vessie est le réservoir des urines. Les urines s’évacuent de la vessie (miction) par un canal appelé urètre.
L’urétéroscopie permet d'accéder à l'uretère et aux cavités rénales à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.

La maladie

Les calculs urinaires atteignent environ 10 % de la population adulte. Dans certains cas ils peuvent s'éliminer spontanément et ne nécessiter aucun traitement. Néanmoins ils peuvent aussi se compliquer de douleur, d'infections et dans certains cas peuvent altérer la fonction rénale. Une intervention est alors nécessaire.
Les tumeurs des cavités rénales et de l'uretère sont très rares. Elles peuvent être révélées par un saignement dans les urines mais peuvent être également diagnostiquées de façon fortuite. Elles justifient le plus souvent un traitement en milieu urologique.
D'autres affections bénignes ou malignes peuvent atteindre les cavités rénales et l'uretère. Le diagnostic et le traitement de ces affections peut également se faire par une urétéroscopie.

Les options de prise en charge.

Les calculs rénaux et urétéraux peuvent être traités de diverses façons. La lithotritie extracorporelle est un des traitements les plus utilisés. Néanmoins, certains calculs, de par leur taille, leur localisation, leur caractère symptomatique ou les risques qu'ils font courir à votre santé peuvent justifier un traitement par les voies naturelles appelé urétéroscopie.
Les tumeurs des cavités rénales et de l'uretère peuvent faire l'objet de différents traitements par voie endoscopique ou chirurgicale. Les risques évolutifs peuvent justifier la réalisation d'une urétéroscopie.
Certaines affections des cavités rénales et de l'uretère peuvent également faire l'objet de traitements par voie endoscopique.

Principe de l'intervention

L'intervention consiste à introduire dans l'uretère un appareil appelé urétéroscope. Cet instrument optique mesure environ 3 mm de diamètre et permet de travailler sous contrôle de la vue. Il contient un canal de travail à travers lequel divers instruments sont introduits. Certains urétéroscopes sont métalliques et rigides, d'autres sont flexibles. Le choix de l'instrument sera fait par l'urologue en fonction de différents paramètres.

Durée moyenne de séjour

La durée moyenne de séjour est d'environ 48 heures mais peut être modifiée en fonction de la difficulté du geste réalisé.

Description de l'intervention

Préparation

Certains examens ont été préalablement prescrits par votre urologue afin de mieux déterminer le type d'intervention à réaliser. D'autres examens rentrent dans le cadre du bilan préopératoire (analyses de sang, analyse d'urine, éventuelle radiographie).
Comme pour toute intervention, une consultation d'anesthésie est obligatoire.

Intervention

L’intervention est réalisée le plus souvent sous anesthésie générale. L’urétéroscope est introduit par voie naturelle dans la vessie. Il est ensuite introduit dans l'uretère où a été préalablement placé un fil guide. L’urétéroscope peut éventuellement remonter jusqu'aux cavités rénales selon la localisation du calcul ou de la lésion à traiter. Dans certains cas il est nécessaire pour des raisons techniques d’utiliser un instrument complémentaire appelé gaine de travail.
Les calculs urinaires peuvent être extraits directement grâce à des instruments adaptés ou faire l'objet d'une fragmentation préalable par divers procédés tels que le laser ou le lithotripteur balistique.
Les tumeurs de l'uretère et des cavités rénales peuvent faire l'objet d'une biopsie et être détruites par un laser.
Les autres affections de l'uretère et des cavités rénales peuvent être traitées de diverses manières qui vous seront exposées par votre urologue.
Lors de l'intervention l’urologue est amené à s’aider d’un appareil de radioscopie qui lui permet d'effectuer des clichés et de se repérer.
À la fin de l'intervention une sonde peut être laissée en place dans le rein et/ou dans la vessie. Son retrait sera effectué à une date fixée par votre urologue.

Suites habituelles

Un traitement antalgique vous sera éventuellement prescrit en cas de besoin. En l'absence de complications vous pourrez rapidement quitter l'établissement. Votre urologue vous reverra à une date qui vous sera précisée.
Dans certains cas la sonde qui aura été laissée en place dans l'uretère pourra être retirée sous anesthésie locale lors de la consultation. Néanmoins ce type de sonde peut occasionner quelques désagréments, notamment des envies fréquentes d'uriner et des sensations de pesanteur du flanc.
En cas de biopsie d'une tumeur des cavités rénales votre urologue vous communiquera le résultat lors de la consultation.
Dans certains cas il vous sera demandé de réaliser une radiographie avant la consultation de contrôle.

Reprise de l'activité

En l'absence de complications et en fonction du métier que vous exercez elle pourra se faire dans un délai de quelques jours voire quelques semaines.

Risques et complications

Le risque vital est exceptionnel dans ce type d'intervention.

Complications pendant l'intervention

  • Complications rares (moins de 5 % des cas) :
  • Complications exceptionnelles (moins de 0,5 % des cas) :

Complications postopératoires précoces

  • Complications rares (moins de 5 % des cas) :
  • Complications exceptionnelles (moins de 0,5 % des cas) :

Complications postopératoires tardives :

  • Complications rares (moins de 10 % des cas) :
  • Complications exceptionnelles (moins de 0,5 % des cas) :

Suivi postopératoire.

Votre urologue vous reverra à distance de l'intervention. La date du rendez-vous dépendra du type de traitement réalisé. De même certains examens complémentaires seront peut-être demandés pour le jour du rendez-vous.
Le résultat de l'intervention sera évalué et votre urologue vous fera part d'un éventuel traitement complémentaire et les modalités de suivi.
Votre urologue se tient à votre entière disposition pour toute information complémentaire.
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