Questions d'actualité : Foyer minime, foyer suspect et néoplasies intra-épithéliales prostatiques de haut grade. Quelles significations ? Quelles conséquences ?

06 avril 2004

Mots clés : prostate, Cancer, Néoplasie, Diagnostic, PIN, néoplasie intra-épithéliale, Haut grade, bas grade, PSA, protéine P504s, TR
Auteurs : MOLINIÉ V.
Référence : Progrès FMC, 2004, 14, 1, 2-6
Ce qu'il faut retenir :
  • L'utilisation d'un anticorps dirigé contre les cellules prostatiques tumorales comme la p504s qui marque spécifiquement les cellules tumorales doit faire pencher la balance en faveur d'une lésion maligne. Après application d'un cocktail p63/p504s seuls les foyers de prolifération micro-glandulaires avec disparition de la couche des cellules basales (p63 - ) et n'exprimant pas l'AMACR (p504s - ) doivent être considérés comme des foyers suspects.
  • Le diagnostic de cancer avec foyer minime < 1mm, n'est ni lecteur, ni préleveur dépendant, et reste un diagnostic fiable, correspondant généralement à un cancer de volume significatif, qui ne nécessite pas, dès lors que deux pathologistes ont authentifié avec certitude ce diagnostic, de nouvelles biopsies.
  • Les PIN HG n'élèvent pas les taux des PSA, ne modifient pas le toucher rectal, ni l'échostructure de la prostate. La présence d'un taux suspect de PSA, associé à des lésions de PIN HG isolées, est liée à la présence d'un cancer associé non identifié par la première série de biopsies. En cas de PINHG isolée, une nouvelle série de biopsies en sextant sans nouveau dosage des PSA, associée à des biopsies dirigées sur la région où il existait des lésions de PINHG ou sur une zone hypo-échogène, est recommandée dans un délai de trois à six mois.