Quel traitement d’entretien par instillations endovésicales de BCG pour les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle ?

01 mars 2011

Mots clés : Tumeur vessie, BCG, Traitement entretien
Auteurs : Ismaël Galliot, Christian Pfister
Référence : Progrès FMC, 2011, 21, 1, F16-F21
Les instillations endovésicales du bacille de Calmette et Guerin (BCG) après résection endoscopique sont aujourd’hui le traitement de référence des TVNIM de risque intermédiaire et élevé. L’objectif est de prévenir la récidive tumorale et la progression au sein du muscle vésical. Pour une efficacité optimale, un traitement d’attaque suivi d’un traitement d’entretien est fortement recommandé. Le schéma de référence reste actuellement celui du SWOG, consistant en un cycle de trois instillations hebdomadaires à trois et six mois, puis tous les six mois pendant trois années. Cependant, moins de 20 % des patients sont en mesure de recevoir la totalité du traitement en raison des effets secondaires du BCG. Une prophylaxie par Ofloxacine permettrait de réduire de 18,5 % l’incidence des toxicités de grade II et III. De nouvelles modalités sont actuellement en cours d’évaluation, afin d’améliorer la tolérance du traitement d’entretien par instillations endovésicales de BCG. Ainsi, la diminution de dose du BCG (1/3 dose soit 27mg) lors du traitement d’entretien ne semble pas modifier le taux de survie sans récidive et/ou le risque de progression tumorale. En revanche, le nombre suffisant d’instillations endovésicales de BCG pour un traitement d’entretien efficace reste encore à définir.


Introduction

Un carcinome vésical est diagnostiqué ou traité chaque année dans le monde chez 2,7 millions de personnes, cette pathologie occupe en France la septième place, tous cancers confondus (INVSS 2008), et constitue le deuxième cancer urologique après celui de la prostate. Il est aujourd’hui fortement recommandé d’utiliser la dénomination TVNIM pour les tumeurs sans infiltration du muscle vésical et TVIM en cas d’infiltration tumorale du détrusor . Lors du diagnostic initial, 75 à 85 % des tumeurs sont des TVNIM : 60 à 70 % des lésions récidiveront la première année et 10 à 20 % progresseront vers des tumeurs invasives et/ou métastatiques.
Un des principaux mécanismes d’action du bacille de Calmette-Guérin (BCG) repose sur la production de cytokines [2,3]. Celles ci peuvent être liées à l’inflammation comme les interleukines 1, 6 et 8, le TNF alpha ou le GM-CSF. Les cytokines peuvent également intervenir dans la réponse immunitaire (lymphocytes Th1) avec l’interféron gamma et l’interleukine 2 (IL2), provoquant alors une activation des lymphocytes cytotoxiques. Les instillations endovésicales de BCG après résection endoscopique sont aujourd’hui le traitement de référence des TVNIM de risque intermédiaire et élevé . Le traitement d’attaque par BCG repose sur six instillations hebdomadaires suivies de trois instillations hebdomadaires après un arrêt de six semaines, considéré comme le schéma de référence pour le traitement des TVNIM à haut risque. L’objectif étant de prévenir ou de retarder la récidive tumorale et la progression au sein du muscle vésical tout en permettant le contrôle d’un éventuel carcinome in situ (CIS) associé. Le but de cet article est de faire le point sur les indications actuelles d’un traitement d’entretien par BCG dans les TVNIM, le schéma optimal actuellement préconisé et les modalités pratiques de sa réalisation.


Intérêt du traitement d’entretien

La méta-analyse de Sylvester publiée en 2002, faisant la synthèse de 24 essais comparant résection endoscopique seule versus résection plus instillations de BCG ou autre agent intravésical, a démontré que les instillations endo-vésicales de BCG permettaient de réduire le risque de progression tumorale à condition qu’un traitement d’entretien soit instauré . Par ailleurs, Böhle et al. en analysant 11 études comparatives (1421 patients ayant une TVNIM traités par BCG et 1328 traités par Mitomycine C) ont observé que le BCG était d’autant plus supérieur à la Mitomycine C pour la prévention des récidives tumorales, qu’un traitement d’entretien avait été proposé . Cependant, la toxicité des instillations de BCG était supérieure à celle de la chimiothérapie endo-vésicale, mais sans différence significative pour les groupes avec ou sans traitement d’entretien. Dans une autre méta-analyse réalisée par les mêmes auteurs, le BCG a également prouvé sa supériorité sur la Mitomycine C dans la diminution du risque de progression avec infiltration du muscle vésical, à condition qu’il existe un traitement d’entretien associé .
Les récentes données de l’essai EORTC 30 911 suggèrent que le BCG est supérieur à la chimiothérapie pour le traitement des TVNIM de risque intermédiaire concernant le délai d’apparition de la première récidive tumorale, mais aussi en termes de survie globale et spécifique. Cependant, l’avantage à long terme du BCG par rapport à la chimiothérapie reste controversé compte-tenu de son plus grand risque de toxicité et de la moins bonne tolérance des instillations . La modification du grade cellulaire (OMS 2004) devrait permettre de mieux identifier, parmi le groupe hétérogène des TVNIM de risque intermédiaire, les patients nécessitant uniquement un traitement par Mitomycine C, de ceux dont le risque évolutif plus péjoratif justifierait le recours à une BCG-thérapie. En revanche, pour les patients présentant une TVNIM de haut risque, surtout lorsqu’il existe un CIS associé, un traitement d’entretien par BCG à l’issue du traitement d’induction est fortement recommandé . Devant l’absence de consensus sur les modalités de ce traitement d’entretien, différents schémas ont été proposés ces dernières années. Seule l’étude randomisée du South West Oncology Group (SWOG) a clairement démontré un avantage du traitement d’entretien en termes de survie sans récidive et de progression tumorale. Le protocole utilisé consistait en six instillations hebdomadaires pour le traitement d’induction, suivies ou non de trois instillations hebdomadaires à trois, six, 12, 18, 24, 30 et 36 mois. Lamm et al. ont ainsi observé une différence significative de survie sans récidive (p<0,0001) entre les bras avec ou sans traitement d’entretien, avec respectivement une médiane de 76,8 mois versus 35,7 mois . Compte tenu de son efficacité démontrée sur une large cohorte (550 patients) et dans une analyse randomisée, ce schéma de traitement d’entretien est actuellement le plus utilisé. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que seulement 16 % des patients ont pu recevoir la totalité des 27 instillations de 81mg de BCG sur trois ans. Saint et al. ont rapporté des résultats similaires chez 72 patients en utilisant le même protocole d’entretien. Après un suivi médian de 24 mois, les taux de récidive et de progression tumorale étaient respectivement de 12,5 % et 2,6 %, avec un arrêt en cours de traitement observé pour 81 % des patients en raison de la toxicité du BCG .


Toxicité du BCG

Les effets secondaires des instillations endovésicales de BCG demeurent fréquents et très variés, pouvant aller du tableau classique de « cystite » observée dans 90 % des cas à la BCGite systémique rare, mais parfois mortelle. Entre ces deux tableaux cliniques extrêmes, différentes manifestations plus ou moins sévères d’atteinte locorégionale peuvent se rencontrer : pyélonéphrite ou abcès du rein, orchi-épididymite ou prostatite granulomateuse. Une classification des effets indésirables de la BCG thérapie a été mise au point par l’OMS (Genève, 1979), selon le type d’effet indésirable, sa sévérité et sa durée. Quatre groupes ont été définis (I, II, III et IV) en différenciant le caractère local (A) ou général (B) de l’effet indésirable observé. En pratique, les instillations endo-vésicales de BCG sont le plus souvent responsables d’effets secondaires indésirables locaux de classe I et II, comme la pollakiurie (14–46 %), la dysurie (14–46 %), les brûlures mictionnelles, la notion d’une hématurie micro ou macroscopique (11–19 %) . Une prophylaxie par ofloxacine pourrait permettre de diminuer l’incidence de ces différents effets indésirables, sans modifier le risque de récidive ou de progression tumorale. Ainsi, Colombel et al. ont rapporté que la prise de 200mg d’Ofloxacine au minimum six heures après chaque instillation de BCG permettait de réduire de 18,5 % l’incidence des effets secondaires de classe II et III. Dans la même étude, il existait une meilleure compliance au traitement endo-vésical dans le bras avec Ofloxacine : 80,7 % des patients ayant reçu la prophylaxie par quinolones avaient pu recevoir la totalité du traitement d’attaque par BCG, versus 65,5 % dans le bras sans antibioprophylaxie .
La prostatite granulomateuse (PG) est une entité anatomopathologique allant de la simple atteinte histologique asymptomatique de la glande prostatique à la forme plus grave (effet secondaire de classe III) survenant dans un contexte fébrile voire à de rares cas de prostatite chronique. Son tableau clinique est souvent peu spécifique, avec des troubles urinaires du bas appareil à type de pollakiurie, dysurie (voire même rétention aiguë d’urine), avec parfois une pyurie et/ou une hématurie évoluant dans un contexte fébrile. Le diagnostic est le plus souvent retenu devant un faisceau d’arguments anamnestiques, physiques et biologiques [14,15]. Aucun traitement n’est nécessaire en cas de découverte histologique fortuite d’une PG asymptomatique et il est possible de poursuivre les instillations intravésicales de BCG. En revanche, lorsqu’il existe une prostatite symptomatique, l’arrêt définitif du BCG est fortement conseillé et une bithérapie antituberculeuse à base de INH et Rifampicine est même recommandée pour une durée de trois mois. La prise en charge ultérieure de ces patients va poser un problème lorsqu’il existe la persistance d’une élévation du PSA faisant suspecter un carcinome prostatique sous-jacent. Cette élévation du PSA survient chez 40 % des patients au cours de la BCG thérapie, en particulier au-delà de la seconde année d’un traitement d’entretien, mais est habituellement transitoire. La persistance d’une élévation du PSA au-delà de trois mois après les instillations endo-vésicales de BCG implique de rechercher un carcinome prostatique par des biopsies échoguidées . Paradoxalement, il est intéressant de noter que les répercussions du traitement d’entretien par BCG ne semblent pas modifier la qualité de vie des patients. Koga et al. ont observé des scores de qualité de vie mesurés par l’échelle EORTC QOL-C30 équivalents qu’un traitement d’entretien par BCG soit ou non délivré .


Quelles alternatives au schéma de Lamm ?

Le schéma de Lamm et al. demeure aujourd’hui encore le traitement d’entretien de référence pour les instillations endovésicales de BCG. Cependant, n’oublions pas que l’ensemble des 27 instillations n’était possible que chez 16 % des patients en raison des effets secondaires . C’est la raison pour laquelle Harry Herr discutait dans un éditorial l’intérêt ou non du traitement d’entretien par BCG, en s’appuyant sur les résultats discordants de la littérature observés pour le risque de progression tumorale selon la présence ou non d’un traitement d’entretien et le risque de récidive tumorale selon la présence ou non d’un traitement d’entretien . D’autres auteurs ont ainsi proposé de nouveaux schémas thérapeutiques avec réduction de la dose de BCG et/ou espacement des instillations endovésicales, afin de réduire les effets secondaires du BCG sans en modifier l’efficacité.
Tableau 1 : Étude de la progression tumorale en fonction de l’absence ou la présence d’un traitement d’entretien par instillations endovésicales de BCG.
Études Nombre patients Type et dose de BCG Protocole d’entretien Induction seule Induction+maintenance Suivi moyen p
Badalament et al. 93 Frappier 120mg 1/mois pendant 24 mois 9/46 12/47 32 mois ns
Hudson et al. 42 Pasteur 120mg 1/3 mois pendant 2 ans 6/21 5/21 17 mois ns
Tachibana et al. 44 * * 6/22 6/22 30 mois ns
Akaza et al. 107 Tokio 80mg ½ dose/mois pendant 1 an 5/55 5/52 48 mois ns
Lamm et al. 384 Connaught 81mg 3 instillations hebdomadaires a 3, 6, 12, 18, 24, 30 et 36 mois 102/192 87/192 41 mois 0,04
Palou et al. 126 Connaught 81mg 6 hebdomadaires tous les 6 mois pendant 2 ans 2/61 3/65 77 mois ns
Koga et al. 53 Tokio 80mg 1/3 mois pendant 1 an 1/27 0/24 28 mois ns
Total 849 131/424 (30,9 %) 118/423 (27,9 %) 0,34
* : donnée non disponible.
Tableau 2 : Étude de la récidive tumorale en fonction de l’absence ou la présence d’un traitement d’entretien par instillations endovésicales de BCG.
Études Nombre patients Type et dose de BCG Protocole d’entretien Induction seule Induction+maintenance Suivi moyen p
Badalament et al. 93 Frappier 120mg 1/mois pendant 24 mois 37/46 35/47 32 mois ns
Hudson et al. 42 Pasteur 120mg 1/3 mois pendant 2 ans 15/21 16/21 16 mois ns
Akaza et al. 107 Tokio 80mg ½ dose/mois pendant 1 an 41/55 40/52 36 mois ns
Lamm et al. 384 Connaught 81mg 3 instillations hebdomadaires a 3, 6, 12, 18, 24, 30 et 36 mois 50/192 84/192 90 mois <0,001
Palou et al. 126 Connaught 81mg 6 hebdomadaires tous les 6 mois pendant 2 ans 45/61 55/65 79 mois ns
Koga et al. 53 Tokio 80mg 1/3 mois pendant 1 an 20/27 23/24 28 mois ns
Total 849 208/424 (49,1 %) 253/423 (59,8 %) 0,13
Dès 1992, l’équipe de Morales a étudié la réduction de dose de 120 à 60mg, le taux de survie sans récidive était respectivement de 67 % et 37 %, avec une meilleure tolérance lorsque la dose était diminuée . En 1995, Pagano et al. ont comparé chez 183 patients les doses de 75 et 150mg, avec un taux de progression tumorale identique dans les deux groupes . Plus récemment, nos collègues espagnols ont rapporté leurs résultats chez 500 patients présentant une TVNIM avec un suivi moyen de 69 mois : 252 patients avaient reçu une dose standard de 81mg de BCG et 247 patients une dose réduite de 27mg par instillation. Avec un taux de survie sans récidive, respectivement de 72 % et 69 % et un taux de progression tumorale, respectivement de 11,5 % et 13,3 %, il n’a pas été noté de différence statistiquement significative entre les deux groupes. En revanche, la toxicité était diminuée dans le groupe avec un tiers de dose de BCG. Après analyse des différents sous-groupes, il est important de noter que les auteurs recommandaient une dose standard de BCG pour les patients avec une TVNIM de haut risque et/ou multifocale, en réservant la diminution du BCG à tiers de dose aux patients ayant une TVNIM de risque intermédiaire et pour le traitement d’entretien . Enfin, dans une étude comparant le BCG à la dose de 27mg ou 13,5mg et la Mitomycine C, Ojea et al. concluaient pour une population de TVNIM de risque intermédiaire que la dose de 27mg était la dose minimale effective permettant d’être plus efficace que la Mitomycine C .
Aujourd’hui, le nombre total des instillations endovésicales reste discuté. Si un schéma d’entretien par BCG d’au minimum une année reste recommandé selon les Guidelines de l’EAU ou de l’AUA, certaines équipes ont proposé de modifier la durée du traitement. Ainsi, dans une étude rétrospective sur 111 patients, l’équipe de Québec a suggéré que le bénéfice du traitement d’entretien pourrait être significatif après seulement trois cycles de trois instillations hebdomadaires (réalisés au troisième, sixième et 12e mois). Decobert et al. rapportait une diminution significative du risque de récidive tumorale chez les patients ayant reçu au moins trois cycles de BCG d’entretien, versus un simple schéma d’induction par BCG (p=0,0034). De plus, l’administration de quatre cycles ou plus lors du schéma d’entretien de BCG ne semblait pas modifier la survie sans récidive à trois ans, mais en revanche il était observé une bien meilleure tolérance au traitement .
Enfin, Takeda et al. ont évalué la réalisation de façon discontinue ou l’interruption des instillations endovésicales de BCG, à une ou plusieurs reprises en raison de la survenue d’effets secondaires. Dans cette étude rétrospective menée sur 145 patients, il existait une augmentation de la récidive tumorale mais sans modification significative du risque de progression et d’infiltration du muscle vésical avec un suivi moyen de cinq ans .
En France, un PHRC enregistré sous le nom « URO-BCG-4 » a été mis en place il y a quelques années impliquant différents centres hospitalo-universitaires (Rouen, Caen, Nantes, Amiens, Lille, Besançon, Lyon, Clermont-Ferrand, Poitiers, Reims, Bordeaux, Toulouse). Dans cette étude clinique, le protocole d’entretien d’instillations endo-vésicales de BCG proposé, avec une dose uniforme de 27mg par instillation de BCG (souche Connaught), comportait deux bras de traitement avec randomisation :
  • groupe I : trois instillations hebdomadaires à trois mois, six mois, puis tous les six mois (soit 12e mois, 18e mois, 24e mois, 30e mois et 36e mois).
  • groupe II : deux instillations hebdomadaires à trois mois, six mois, puis tous les trois mois (soit neuvième mois, 12e mois, 15e mois, 18e mois, 21e mois, 24e mois, 27e mois, 30e mois, 33e mois et 36e mois).
L’objectif principal étant d’évaluer l’efficacité des instillations endo-vésicales en traitement d’entretien selon deux schémas thérapeutiques différents (sept cures de troisinstillations, soit 21 instillations et 12 cures de deux instillations, soit 24 instillations) sur l’évolution d’une tumeur vésicale : récidive tumorale et risque de progression musculaire. Un second objectif de l’étude étant l’évaluation, selon la classification OMS, de la gravité des effets indésirables observés dans chacun des bras thérapeutiques (à trois mois, six mois, 12 mois, 18 mois et 24 mois). Enfin, il a été envisagé une étude ancillaire sur la valeur pronostique du dosage de la leucocyturie et du PSA total, sur la valeur prédictive de réponse thérapeutique de l’expression de certains haplotypes du gène N-Ramp. L’inclusion des derniers patients a pris fin au printemps dernier, l’analyse statistique est actuellement en cours et les résultats préliminaires de cette étude multicentrique française, soutenue par le Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU), devraient être présentés dans les prochains mois.
Les points essentiels à retenir
  • Le schéma d’entretien du SWOG est actuellement le plus utilisé, car il s’agit d’une étude randomisée sur une large cohorte (550 patients) ayant fait la preuve de son efficacité.
  • Mais les 27 instillations sur trois ans sont possibles dans moins de 20 % des cas en raison des effets secondaires observés amenant un arrêt du traitement d’entretien.
  • Une prophylaxie par Ofloxacine au minimum six heures après chaque instillation de BCG permettait de réduire de 18,5 % l’incidence des effets secondaires de classe II et III.
  • La diminution de dose du BCG (un tiers dose soit 27mg) lors du traitement d’entretien ne semble pas modifier le taux de survie sans récidive et le risque de progression tumorale.
  • Le nombre suffisant d’instillations de BCG pour un traitement d’entretien efficace reste encore à définir.
Conclusion
Les instillations endovésicales de BCG constituent le traitement de référence des TVNIM de haut risque, avec une supériorité sur la mitomycine C à condition d’utiliser un protocole d’entretien. Si le schéma de 27 instillations de 81mg sur trois ans, proposé par Lamm (étude du SWOG), a fait la preuve de son efficacité sur le risque de récidive tumorale et d’infiltration du muscle vésical, sa mauvaise tolérance est souvent responsable d’un arrêt prématuré du traitement d’entretien. Actuellement, de nouveaux schémas thérapeutiques sont proposés avec réduction de la dose de BCG (27mg) et/ou espacement des instillations endovésicales : leur évaluation est indispensable afin de réduire les effets secondaires du BCG sans en modifier l’efficacité.


Conflit d’intérêt

C. P : Expert pour le Board Sanofi Pasteur.