L'urologie : un perpétuel renouveau

09 avril 2009

Auteurs : Christian Saussine
Référence : Progrès FMC, 2009, 19, 1, 3
Le sommaire de ce nouveau numéro de Progrès en Urologie - FMC confirme que l’urologie n’est pas une discipline figée. Les évolutions ou révolutions qu’elle a connues ont été nombreuses et peut-être plus que dans d’autres spécialités chirurgicales : cela va du dépistage du cancer de la prostate par le PSA aux nouveaux traitements de la lithiase urinaire (lithotritie extracorporelle, chirurgie percutanée, endoscopie) en passant par le traitement médical de l’insuffisance érectile, les nouveaux traitements de l’incontinence urinaire, le traitement médical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) ou les traitements anti-angiogéniques du cancer du rein. On pourrait citer également des révolutions qui sont partagées avec d’autres spécialités comme la laparoscopie ou la chirurgie avec assistance robotique. Il est donc primordial de rester dans le coup et c’est le rôle de Progrès en Urologie - FMC.
Ainsi Abdel-Rahmène Azzouzi (Angers) nous remet à niveau pour nos connaissances sur le laser qui pointe à nouveau fortement son nez comme un traitement prometteur de l’HBP. Sébastien Beley (Tenon, Paris) nous rafraîchit la mémoire sur les prothèses péniennes que l’on croyait perdues en raison des traitements médicaux de l’insuffisance érectile. Il s’en pose environ 400 par an dans des indications variées et avec le meilleur taux de satisfaction par rapport aux autres traitements. La concurrence est rude pour le traitement du cancer localisé de la prostate et Eddy Valgueblasse et Aurélien Descazeaud (Limoges) nous rappellent fort à propos la morbidité urinaire de la radiothérapie externe et de la curiethérapie. L’urétérorénoscopie arrive en force avec les nouveaux endoscopes numériques et cela va s’accentuer avec la prochaine cotation de l’acte à la CCAM. Olivier Traxer nous explique dans les moindres détails comment repérer un diverticule caliciel avec cet instrument. Il n’est désormais plus possible de prendre en charge les tumeurs de vessie en ignorant l’apport du diagnostic photodynamique. Guillaume Ploussard et Dimitri Vordos (Créteil) nous rappellent le principe de ce procédé et sa place dans les recommandations de l’AFU. Il est aussi nécessaire de revoir ses classiques et grâce à Gilles Karsenty (Marseille), chacun saura faire une poche de Miami lorsqu’il planifie une dérivation urinaire continente. Enfin il est utile de garder un œil sur la vraie vie et Alexandre de la Taille (Créteil) nous rapporte les résultats d’une enquête observationnelle française de 2008 concernant 105 urologues et 2 588 patients avec une HBP symptomatique, montrant que dans un tiers des cas une association thérapeutique a été instaurée.
À vos mirettes et bonne lecture !