Les principes d'utilisation du PSA et de ses dérivés dans la détection du cancer de la prostate

30 juillet 2002

Mots clés : prostate, Cancer, PSA
Auteurs : Ravery V.
Référence : Progrès FMC, 2002, 12, 1, 17-19
Ce qu'il faut retenir
  • Le dépistage de masse du cancer de la prostate n'est pas recommandé.
  • Le diagnostic précoce du cancer de la prostate doit être fait chez tout nouveau consultant de plus de 50 ans.
  • Cet âge doit être abaissé à 45 ans en cas de facteurs de risque :
    • Antécédents familiaux multiples
    • Origine afro-antillaise
  • Ce diagnostic précoce individuel se fait par le dosage du PSA total.
  • Dès que le PSA total est au-dessus de la normalité du Laboratoire, il s'agit d'une indication à la réalisation de biopsies prostatiques.
  • Même lorsque la prostate est de gros volume, une augmentation du PSA, au-dessus de la normalité du Laboratoire, doit être considérée comme suspecte et indiquer la réalisation de biopsies.
  • Entre 4 et 10 ng/ml, environ 25% des patients ont un cancer de la prostate.
  • Le dosage du PSA libre et/ou du PSA complexé n'est pas recommandé de première intention.
  • Le dosage de ces dérivés du PSA peut être utile :
    • En cas de persistance d'un PSA total au-dessus de la normalité du Laboratoire après une première série de biopsies négatives.
    • Pour optimiser le diagnostic de cancer de la prostate pour les patients ayant un PSA total peu élevé, situé entre 2 et 4 ng/ml.
    • Dans le cadre d'un dépistage de masse comme il existe dans certains pays : Etats-Unis, Tyrol Autrichien...
    • Si le nombre prévisible de biopsies inutiles est très élevé à la suite d'un dosage isolé de PSA total.