Les effets secondaires génito-urinaires de la curiethérapie pour cancer de la prostate localisé (2ème partie)

04 avril 2005

Mots clés : effets secondaires, Curiethérapie, Cancer de la prostate localisé
Auteurs : Rodolphe THURET, C. HENNEQUIN, F. DESGRANDCHAMPS
Référence : Progrès FMC, 2005, 15, 1, 3-5
Le cancer de la prostate est actuellement en France le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 50 ans. Son incidence est en constante augmentation et se fait essentiellement au profit des formes localisées.
Il est maintenant prouvé que la curiethérapie, pour des patients ayant de bons facteurs pronostiques (Gleason inférieur ou égal à 6, PSA inférieur ou égal à 10 ng/ml et cancer cliniquement localisé), obtient les mêmes résultats de survie sans récidive biologique que ses deux aînées. Ses effets secondaires doivent donc être connus de l'urologue et du radiothérapeute pour orienter et aider son patient dans le choix du traitement curateur adéquat. Le recul de nombreuses séries de curiethérapie prostatique permet actuellement d'en avoir une idée assez précise, afin de pouvoir les comparer à ceux des autres thérapeutiques proposées et d'expliquer au patient avant traitement leurs possibilités de prise en charge.
L'intensité des effets secondaires étant corrélée à la qualité de mise en place des implants radioactifs, le challenge des années futures sera d'optimiser la réalisation de cette technique, notamment par le biais de dosimétries per-opératoires plus performantes.