Le quotidien de l'urologue se nourrit de multidisciplinarité

14 décembre 2008

Auteurs : Vincent Ravery
Référence : Progrès FMC, 2008, 18, 3, 3
Fidèle à ses choix éditoriaux, Progrès en Urologie - FMC a choisi d’évoquer des sujets très pratiques tout en satisfaisant aux exigences d’une actualisation des connaissances sur les différents thèmes abordés, par la revue systématique des données les plus récentes de la littérature nationale et internationale.
Le lecteur aura une attention toute particulière à l’article de revue sur « les pesticides et le cancer de prostate » réalisé par l’équipe de Pascal Blanchet à Pointe-à-Pitre, qui rappelle que s’il existe de fortes présomptions de responsabilité des pesticides dans l’apparition du cancer prostatique, l’hypothèse n’a pas été formellement démontrée.
Raphaël Briffaux (Poitiers) rappelle les modalités de l’antibioprophylaxie encadrant les biopsies prostatiques.
Il faut retenir que les fluoroquinolones sont le standard, que le délai d’administration se situe entre une heure et deux heures avant le geste et qu’il n’y a pas lieu de prolonger l’administration au-delà de la dose unique recommandée.
Jean-Philippe Haymann précise que la présence d’au moins trois des critères de définition du syndrome métabolique place le patient à un risque élevé de développer des calculs urinaires et que la lutte contre la sédentarité, l’activité physique régulière et les règles diététiques permettent la prévention de la maladie lithiasique.
L’équipe d’urologie de l’Hôpital d’Instruction des Armées du Val-de-Grâce rappelle la place de la chirurgie conservatrice dans les tumeurs germinales du testicule, qui implique outre la résection de la tumeur, la réalisation de biopsies péri-tumorales, qui, si elles montrent la présence de néoplasie germinale intra-tubulaire, indiquent une radiothérapie scrotale prophylactique qui ne semble pas compromettre la production de testostérone.
Sur un plan très pratique, Michel Hérody, néphrologue à l’Hôpital d’Instruction des Armées du Val-de-Grâce, fait un point très utile sur la prise en charge du syndrome de lever d’obstacle après traitement d’une anurie obstructive.
Enfin, Patrick Raibaut, médecin-rééducateur, rappelle l’intérêt de l’auto-sondage chez les patients rétentionnistes et notamment chez les patients neurologiques. Il en expose également les avantages et les limites.
Ce numéro de Progrès en Urologie - FMC répond certainement aux attentes du lecteur soucieux de poursuivre sa formation urologique de façon pratique et multidisciplinaire.