Éditorial

11 décembre 2010

Auteurs : Jean-Luc Descotes
Référence : Progrès FMC, 2010, 20, 4, F111
Chers collègues, chers amis,
Je vous invite à lire le dernier numéro de Progrès FMC de l’année ; vous y découvrirez une fois de plus, des sujets d’actualité répondant à des questions pratiques de notre activité urologique de tous les jours.
Dans le domaine de la cancérologie, Gaëlle Fromont aborde la problématique de la fiabilité de l’examen extemporané, dans le cadre du diagnostic différentiel entre une tumeur bénigne ou maligne, pour le bilan d’extension ganglionnaire des tumeurs prostatiques et vésicales et pour l’évaluation peropératoire des marges chirurgicales. Elle nous rappelle que cet examen n’a d’intérêt que s’il modifie la prise en charge chirurgicale des patients, et que sa « rentabilité » doit être connue de l’urologue lors de la demande. À titre d’exemple, sa faible fiabilité lors de la recherche de métastases ganglionnaires dans le cancer de la prostate en raison de la méconnaissance des micro-envahissements doit faire limiter l’indication aux ganglions macroscopiquement suspects.
Alors que nous prenons en charge de plus en plus fréquemment le risque fracturaire induit par l’hormonothérapie au long cours, Jean-Philippe Haymann fait le point sur les principes et les indications de l’ostéodensitométrie, un examen dont la prescription et l’analyse ne sont pas toujours évidentes pour l’urologue. Il insiste sur les pièges de cet examen qui conditionnent son interprétation, et les limites de prescription et de remboursement.
Enfin, à l’heure de l’éducation thérapeutique, thématique au cœur des préoccupations du comité de formation continu de l’AFU, l’article de Corinne Gadrat sur « l’annonce et l’autonomie du stomisé urinaire » nous rappelle notre rôle central dans la prise en charge globale et le suivi des patients atteints d’un cancer urologique en particulier vésical, pathologie où les patients ont grandement besoin de nos compétences et de celles d’une équipe paramédicale spécialisée pour améliorer leur qualité de vie.
La technique chirurgicale fait naturellement partie de nos préoccupations quotidiennes. Laurent Salomon dans un article très didactique et une vidéo nous décrit la technique standardisée « en quatre quadrants » qu’il utilise pour la réalisation de l’anastomose urétrovésicale pendant la prostatectomie laparoscopique. À tester pour ceux qui sont en quête d’une gestuelle systématisée.
Idir Ouzaid et Florence Court abordent le traitement des pertes de substance urétrale après le retrait d’une bandelette sous-urétrale. Merci pour leur expertise dans cette situation complexe et souvent difficile à gérer.
Enfin, après le génome, le protéome, le transcriptome, vous découvrirez dans l’article de Jean-Nicolas Cornu et ses co-auteurs, le métabolome olfactif, à la base de travaux de recherche sur le dépistage de certains cancers par des chiens renifleurs…
Bonne lecture