Editorial

09 avril 2009

Mots clés : éditorial
Auteurs : Pr Laurent Guy
Référence : Progrès FMC, 2009, 19, 3, F79
Comme à chaque fois, Progrès en Urologie – FMC fait une mise au point très pratique sur des sujets variés qui intéressent la pratique quotidienne de l’urologue. Les différents sujets abordés sont le reflet de la grande diversité de notre spécialité et de son évolution permanente.
Sur le plan de l’infectiologie, les nouvelles recommandations concernant la prise en charge des cystites aiguës simples, élaborées par l’AFSSAPS et l’AFU, sont portées à la connaissance de l’ensemble de la communauté urologique. Il en ressort que la prise en charge des cystites aiguës simples de la femme doit être identique quels que soient son âge et son statut hormonal. Elle repose sur un traitement par fosfomycine trométamol en dose unique, en première intention. En deuxième intention, seront indiqués la nitrofurantoïne pendant 5 jours ou une fluoroquinolone en dose unique ou pendant 3 jours. L’épargne des fluoroquinolones doit être recherchée.
Guillaume Ploussard et Alexandre de la Taille font le point sur le test urinaire PCA3 en pratique clinique, qui représente un sujet d’actualité relatif au dépistage du cancer de la prostate. Sur un plan très pratique, Alexis Puichaud, du CHU de Poitiers, analyse les différents éléments susceptibles d’améliorer la tolérance des sondes JJ. Les sondes en silicone pourraient en effet être mieux tolérées et la position de la sonde avec un bon enroulement de la boucle distale serait un élément important quant à l’amélioration de la tolérance.
Dans le domaine de l’andrologie et dans la rubrique « Truc et astuce », l’équipe de Lyon-Sud, de manière très pratique, expose les données actuelles de la prise en charge de la maladie de La Peyronnie. En matière de transplantation, Marc-Olivier Timsit, de l’équipe de Necker, fait le point sur des indications et des résultats de la bi-transplantation rénale. L’objectif primaire de cette prise en charge consiste à lutter contre la pénurie d’organes. Les résultats des bi-transplantations sont comparables aux mono-transplantations en ce qui concerne la survie du greffon, mais semblent être associés à un risque plus important de complications médicales et chirurgicales.
Deux articles sont résolument tournés vers le futur avec d’une part les nouvelles pistes de la chirurgie robotique en urologie et d’autre part, les futures applications de la toxine botulinique en urologie en dehors des vessies hyperactives des patients neurologiques.
Les sujets variés des différents articles de ce numéro devraient permettre à chacun de trouver des thèmes d’intérêt.
Bonne lecture à tous.