Du calcul au nodule…

06 juillet 2013

Auteurs : S. Larré
Référence : Progrès FMC, 2013, 23, 2, F33
Cette nouvelle parution de progrès FMC aborde comme à son accoutumée divers sujets urologiques avec une dimension pratique et actualisée des connaissances. Dans ce numéro une partie rapportée par de jeunes urologues dynamiques est consacrée aux messages principaux issus du dernier congrès de l’EAU qui permettront à ceux n’ayant pu y assister de profiter des messages principaux en ce qui concerne la chirurgie pelvipérinéale, l’hypertrophie et le cancer prostatique, les tumeurs urothéliales, les tumeurs du rein et les lithiases.
La mise au point du professeur Saussine sur la prise en charge de la colique néphrétique chez la femme enceinte est riche d’enseignements. Le traitement médical doit être privilégié et en cas de doute diagnostique après échographie et après avoir discuté les avantages et inconvénients avec les obstétriciens, il faut se souvenir que le scanner à faible dose est une option très performante pour les calculs de plus de 3mm chez les femmes non obèses. Cela nous rappelle que le scanner à faible dose devrait être utilisé plus régulièrement pour le diagnostic et surtout la surveillance de la maladie lithiasique. Lorsque le drainage devient incontournable, il est important de se souvenir que l’hypercalciurie physiologique lors de la grossesse associée aux autres modifications de la composition de l’urine est responsable d’une calcification très rapide des sondes JJ qui devront être changée toutes les quatre à huit semaines. Le traitement du calcul doit être reporté au post-partum.
L’article des docteurs Delavierre et Kerdraon fait le point sur la conduite à tenir devant la découverte fortuite d’un nodule testiculaire lors d’un bilan d’hypofertilité. Ces nodules sont trois fois sur quatre bénins. Dans un souci d’épargne testiculaire une simple surveillance pour des lésions de moins de 5mm, stable en taille, non vascularisée et aux marqueurs tumoraux normaux peut être envisagée. Pour des lésions un peu plus grosses (moins d’un cm) une exploration éventuellement associée à un prélèvement de spermatozoïdes est une option raisonnable, l’examen extemporané de la lésion ayant une grande valeur prédictive positive. Au-delà, la chirurgie partielle ne sera réservée qu’aux situations classiques (moins de 2cm et 30 % du volume du testicule, bilatérales ou sur testicule unique).
Enfin le docteur Neuzillet et le sous-comité vessie du comité de cancérologie de l’AFU vient nous rappeler les règles d’utilisation et de prévention des effets secondaires de la BCG thérapie. Il nous rappelle l’importance d’un sondage atraumatique et du rôle majeur de l’antibiothérapie dans la gestion des effets secondaire. L’ajout d’ofloxacine six heures et 18heures après l’instillation permet d’en réduire les effets secondaires et particulièrement adapté aux patients ayant des effets secondaires de classe II (ceux durant de 48heures à 7j). Il nous rappelle aussi qu’un patient ayant toujours des symptômes au bout d’une semaine (classe III) relève selon la sévérité symptôme au minimum d’une antibiothérapie par ofloxacine, voire dans les cas les plus sévères l’association d’une corticothérapie intraveineuse et d’une trithérapie antituberculeuse.
Bonne lecture.