Carcinomes neuroendocrines primitifs de vessie : diagnostic et traitement

16 octobre 2001

Mots clés : Carcinome neuroendocrine, Vessie, Pronostic, Traitement
Auteurs : KARMOUNI T, RIOUX-LECLERCQ N, BENSALAH K, ALVA A, PATARD JJ, GUILLÉ F, LOBEL B
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 590-594
But:Les carcinomes neuroendocrines (CNE) primitifs à petites cellules de la vessie sont des tumeurs rares d'évolution très péjorative qu'il ne faut pas méconnaître. Cette étude a analysé les critères diagnostics et les résultats thérapeutiques obtenus chez 5 patients diagnostiqués consécutivement sur une période de 3 ans. Matériels et méthodes:5 patients (3 hommes et 2 femmes) atteints d'un carcinome neuroendocrine primitif de vessie sont évalués. Nous nous sommes intéressés aux méthodes de diagnostics, aux modalités de thérapeutiques et à la survie. Résultats:Le mode de révélation le plus fréquent a été l'hématurie macroscopique. Toutes les tumeurs sont infiltrantes au moment du diagnostic. 4 patients ont été traités par résection transurétrale de vessie dont 2 avec radio- chimiothérapie adjuvante ; une patiente a bénéficié d'une cystectomie radicale. Les 4 patients ayant bénéficié d'un traitement conservateur (chirurgie seule ou chimiothérapie seule) ont une progression de leur maladie et une durée de survie plus courte, comparativement à la patiente traitée par cystectomie. Conclusion:Les cancers primitifs à petites cellules de la vessie sont rares et de mauvais pronostic. Le traitement doit associer la chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante à la chirurgie pour obtenir de meilleurs résultats.