Bases anatomiques des algies périnéales

20 janvier 2007

Mots clés : algie, périnée, anatomie
Auteurs : R. ROBERT, J.J. LABAT, O. HAMEL, M. KHALFALLAH, V. ROUALDES, T. RIANT
Référence : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 9-14
La connaissance des voies de la douleur guide le thérapeute pour la prise en charge des patients douloureux. Il faut tout d'abord identifier ce qui est une douleur pelvienne et ce qui est une douleur périnéale. C'est relativement facile lorsque seul le périnée est douloureux .
Après avoir éliminé une pathologie tumorale par exemple, la responsabilité du nerf pudendal doit être évoquée. Devant un tableau typique de douleurs positionnelles (en position assise), l'examen neurologique étant normal, on évoque un syndrome canalaire.
L'EMG peut aider lorsqu'il retrouve une augmentation de la latence distale. Associées au traitement médical des douleurs neuropathiques, les infiltrations constituent un test diagnostique et une arme thérapeutique. La diffusion des douleurs dans le pelvis et /ou dans les membres inférieurs fait évoquer une réaction musculaire réflexe ou une participation végétative.
Les douleurs pelviennes doivent faire rechercher une pathologie dont le traitement peut être spécifique (kyste de l'ovaire, endométriose, cystite interstitielle, vestibulite vulvaire, etc) .
Si aucune cause n'est retrouvée, il faut se résoudre à traiter la douleur en tant que telle. Les neurostimulations, les blocs pluri étagés sont guidés par la distribution des fibres orthosympathiques. Le traitement peut être la destruction de ces voies en restant le moins agressif possible.
Les rameaux communicants sont une cible encore à l'étude. Leur destruction n'entraine a priori aucune conséquence ni somatique ni végétative. Leur infiltration radioguidée commence à se codifier. L'important est de penser à un processus neurologique comme cause de la douleur et d'arrêter de sacrifier chirurgicalement des organes qui ne sont que des victimes, alors à double titre.