A l'écoute des spécialistes : Prise en charge d'un patient sous anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires devant avoir une résection transuréthrale de prostate (RTUP).

06 avril 2004

Mots clés : Anticoagulants, Antiagrégants plaquettaires, AVK, héparines, RTUP, Résection Transuréthrale de Prostate, interruption
Auteurs : BECQ-KAYAL M-C.
Référence : Progrès FMC, 2004, 14, 1, 14-18
Ce qu'il faut retenir :
  • La mortalité de la RTUP, quoique inférieure à 0,5% dans le premier mois post-opératoire, est en rapport dans 70% des cas avec une complication cardiovasculaire.
  • Un délai de 1 et 3 mois après la pose des stents coronaires est recommandé pour la réalisation d'une chirurgie non urgente nécessitant une brève interruption des AAP (antiagrégants plaquettaires).
  • Aucun test d'exploration de l'hémostase primaire comme le temps de saignement ne présente de valeur prédictive du risque hémorragique pour un patient sous AAP.
  • Pour l'aspirine, la ticlodipine, le clopidrogel, la durée de l'interruption est en pratique courante de 10 jours.
  • Après discussion collégiale avec le prescripteur de l'anticoagulant ou AAP, le patient doit être informé des modalités et des risques de modifications de son traitement.
  • L'interruption des AVK peut donner lieu à un rebond d'hypercoagulabilité principalement dans les accidents thromboemboliques veineux ou artériels récents (datant de moins d'un mois).
  • Un INR inférieur ou égal à 1,5 est compatible avec une RTUP sans augmentation du risque hémorragique.
  • Les recommandations concernant les anticoagulants et/ou les AAP doivent être appliquées pour la réalisation des biopsies sous anesthésie locale.