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Progrès FMC, 2006, Volume 16

Numéro 1 (Février 2006)

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Avis d'expert - Faut-il préserver les artères pudendales accessoires au cours de la prostatectomie radicale ?
Stéphane DROUPY, Guy BREAULT
Recommandation Progrès FMC, 2006, 16, 1, 3-6

Il est aujourd'hui clairement établi que les facteurs vasculaires sont fréquemment impliqués dans la survenue de la dysfonction érectile après prostatectomie radicale.
L'insuffisance artérielle parfois associée aux lésions nerveuses de dénervation ou de neurapraxie est responsable de lésions tissulaires rapidement évolutives (fibrose collagène, atrophie musculaire lisse et élastique dès le deuxième mois post-opératoire) qui vont déterminer une insuffisance cavernoveineuse dont les possibilités de récupération sont limitées [8, 18].
Les protocoles thérapeutiques post-opératoires préconisent aujourd'hui une prise en charge pharmacologique (inhibiteur de phosphodièstérase de type V par voie orale ou injections intracaverneuses de Prosta-glandine E1) active et précoce centrée sur la demande du patient.
L'objectif de cette prévention tertiaire est de limiter les conséquences tissulaires en attendant la récupération de la neurapraxie et en favorisant le développement de voies de revascularisation.
La préservation des artères pudendales accessoires par chirurgie ouverte ou laparoscopique doit être tenter en l'absence de risque carcinologique [19, 20].

Cas clinique - Mon premier T.O.T
Emmanuel DELORME
Cas clinique Progrès FMC, 2006, 16, 1, 7-9

La voie transobturatrice de dehors en dedans pour la mise en place de bandelette sous-urétrale se révèle à la lumière de notre expérience avoir une très faible morbidité.
Les résultats initiaux de notre série et d'autres séries montrent une efficacité sur le traitement de l'incontinence comparable entre la voie retropubienne et la voie transobturatrice (6 , 7). La voie transobturatrice serait moins pourvoyeuse de dysurie que la voie retropubienne.
La voie transobturatice de dedans en dehors a été récemment décrite (8). Nous avions initialement abandonné cette voie car les premières dissections faites avec V. Delmas semblaient montrer un risque de lésion neurologique plus important.
La description anatomochirurgicale, comparant les voies transobturatrices, de dehors en dedans et de dedans en dehors (9), est en faveur d'une grande sécurité pour la voie de dehors en dedans. Cela est confirmé par notre expérience clinique.

Questions d'actualité - Modifications histologiques de la prostate normale et cancéreuse après traitement (hormonothérapie et radiothérapie) et leurs conséquences sur l'interprétation du Score de Gleason.
Vincent MOLINIÉ
Recommandation Progrès FMC, 2006, 16, 1, 10-15

Ce qu'il faut retenir :

  • Prévenir le pathologiste de la présence d'un traitement
  • La radiothérapie peut entraîner des atypies cellulaires qui peuvent en imposer pour une tumeur de haut grade
  • L'hormonothérapie entraîne des modifications cellules petites et clarifiées
  • Le score de Gleason n'est pas approprié et doit être relativisé
Le point sur... Cancers urologiques chez les patients transplantés rénaux
G. GUICHARD, H. WALLERAND, H. BITTARD, J.M. CHALOPIN, F. KLEINCLAUSS
Synthèse thématique Progrès FMC, 2006, 16, 1, 16-18

La transplantation rénale est devenue le traitement de choix de l'insuffisance rénale chronique et améliore considérablement la qualité de vie des patients comparée aux méthodes d'épuration extra rénale.
Il n'existe à l'heure actuelle aucun consensus concernant le dépistage des cancers urologiques. Cependant en raison de l'incidence augmentée de ces cancers chez les patients transplantés et de leur gravité accrue, un dépistage annuel systématique des cancers urologiques chez les patients transplantés doit être réalisé et doit comprendre un toucher rectal, une échographie des reins propres et de la vessie, un dosage du PSA et des cytologies urinaires.

Actualité du moment - Les séminomes testiculaires de stade I : traitement adjuvant ou surveillance ?
Bernard PAULE
Recommandation Progrès FMC, 2006, 16, 1, 19-22

Ce qu'il faut retenir :

  • La surveillance, la chimiothérapie et la radiothérapie post orchidectomie constituent 3 options thérapeutiques standards dans les séminomes purs stade I,
  • En raison des complications tardives de la radiothérapie (induction de seconde tumeur), l'observation et la chimiothérapie (carboplatin 1 cycle AUC 7) constituent des alternatives thérapeutiques,
  • Les facteurs prédictifs selon Warde et l'expression du récepteur KIT distinguent des séminomes à faible et à haut risque de récidive,
  • Les stratégies thérapeutiques doivent s'adapter aux critères de risque : surveillance dans les séminomes à faible risque, chimiothérapie dans les séminomes à haut risque et les séminomes atypiques.
Le point sur... Faut-il traiter les kystes rénaux parapyéliques ?
Alain HOULGATTE, Xavier DURAND
Recommandation Progrès FMC, 2006, 16, 1, 25-28

Il est aujourd'hui admis que la pathologie kystique du rein peut être à l'origine de douleur et de complications potentiellement graves développées au dépend du haut appareil urinaire, en particulier pour les 6 % de variétés para pyéliques [2]. Le traitement chirurgical des kystes utilisant une voie d'abord coelioscopique semble être une solution efficace à faible morbidité entre des mains expérimentées, eu égards aux dangers de la dissection intra sinusale de la base kystique. Cette attitude demande à être comparée et validée par des études portant sur de plus larges séries.

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Rédacteur : Urofrance
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