|
|
Progrès en Urologie, 2010, Volume 20
Numéro 1, pp.1-83 (janvier 2010)
Mode d'affichage :
Trier par :
Tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures sporadiques : identification de l'interaction entre l'exposition aux carcinogènes environnementaux et la susceptibilité génétique des individus
|
| P. Colin, P. Koenig, C. Ballereau, V. Phé, N. Berthon, A. Villers, J. Biserte, M. Rouprêt |
| Article de revue |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 1-10 |
| Sporadic upper urinary tract urothelial cell carcinomas: Identification of interaction between toxic carcinogens and individuals genetic susceptibility |
Les tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures (TVES) sont des tumeurs rares. Elles correspondent dans la majorité des cas à des carcinomes urothéliaux sporadiques. De récentes découvertes épidémiologiques et moléculaires ont démontré une susceptibilité particulière des voies excrétrices urinaires supérieures à certains facteurs environnementaux, susceptibles d’être à l’origine du processus de carcinogenèse. Les principaux facteurs exogènes de carcinogenèse urothéliale restent le tabac et l’exposition professionnelle (amines aromatiques, hydrocarbures polycycliques et solvants chlorés). Les TVES liées à la consommation de phénacétine sont en diminution depuis l’interdiction d’utilisation de cet antalgique. L’exposition à l’acide aristolochique (néphropathie des Balkans et aux herbes chinoises) est à l’origine de processus de carcinogenèse spécifique au haut appareil urinaire. Le polymorphisme génique familial de certains systèmes de détoxification expliquerait la répartition géographique particulière en zone d’endémie. L’exposition chronique à l’arsenic constitue le principal facteur de carcinogenèse de TVES identifié à Taiwan dont le mécanisme d’action reste encore discuté aujourd’hui. Enfin, certaines voies enzymatiques de dégradation de carcinogènes environnementaux ont mis en évidence la vulnérabilité génétique de certains individus et leur propension à développer des TVES. |
Upper urinary tract urothelial cell carcinomas (UUT UCC) are rare sporadic tumors. Recent epidemiologic and molecular data have shown a singular susceptibility of UUT UCCs for specific risk factors. The main exogenic factors involved in UUT UCCs carcinogenesis remain tobacco and occupational exposure (aromatic amines, polycyclic hydrocarbures and chlored solvents). Enzymatic variants of detoxification system may be responsible of carcinogenesis with these toxics. Tumors induced by phenacetine consumption are decreasing since it was banned in the 1970s. Also, acid aristolochic exposure (Balkan nephropathy, Chinese Herb nephropathy) has been demonstrated to specifically induce UUT UCCs. Familial genic polymorphism of detoxification system would explain geographic distribution in endemic areas. In Taiwan, chronic arsenic exposition would constitute the main risk factor of UUT UCC. However, theses mechanisms of carcinogenesis remain unclear. The knowledge of UUT UCC development mechanisms implying toxic detoxification systems is still incomplete. To date, there is a growing body of evidence supporting that the interaction between individual genetic susceptibilities and environmental toxic exposure is a key to explain carcinogenesis in the majority of sporadic UUT UCC occurrence. |
| Mots clés : Carcinome urothélial, Bassinet, Uretère, Facteur de risque, Polymorphisme génétique, Acide aristolochique |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Aspects urologiques de l'infection à Polyomavirus
|
| M. Thoulouzan, M. Courtade-Saidi, N. Kamar, L. Bellec, E. Huyghe, M. Soulié, P. Plante |
| Article de revue |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 11-16 |
| Urologic aspects of Polyomavirus infection |
Les virus JC (JCV) et BK (BKV) sont des Polyomavirus humains appartenant à la famille des papovavirus, famille comprenant également le virus Simien 40. Les Polyomavirus humains ont été isolés en 1971 (dans le cerveau pour JCV et l’uretère pour BKV). Leur tropisme est limité et spécifique de quelques tissus (cellules tubulaires rénales, urothélium, lymphocytes B et cellules cérébrales). Les Polyomavirus infectent la majorité de la population humaine, la séroconversion survenant le plus souvent au cours de l’adolescence. La mise en évidence du virus peut être cytologique, anatomopathologique, virologique ou immunologique. La réactivation des Polyomavirus peut aboutir, selon le terrain, à une virurie asymptomatique ou bien entraîner des manifestations cliniques, notamment dans un contexte d’immunodépression sévère. La présence d’un Polyomavirus en dehors de conditions d’immunodépression pose la question de sa signification et de sa gestion thérapeutique. Par ailleurs, la nature ubiquitaire du virus et sa forte association sur des modèles animaux avec le cancer ont laissé supposer que les Polyomavirus jouaient un rôle dans les cancers humains. Dans cet article, nous décrivons la biologie des Polyomavirus humains, passons en revue leurs différents aspects en urologie (bénins et malins) et discutons des modalités thérapeutiques. |
JC virus (JCV) and BK virus (BKV) are human Polyomaviruses of the papovavirus family, which also includes a simian vacuolating virus 40 (SV40). Human Polyomaviruses were first isolated in 1971 from the brain (JCV) and urine (BKV) of two different patients. Human Polyomaviruses have a limited and specific tissue tropism infecting the renal tubular cells, the urothelium, the B cells and the brain cells. The virus infects the majority of the human population with seroconversion occurring during adolescence. The detection of the virus may be cytological, pathological, virological or immunological. Following a typically subclinical primary infection, Polyomavirus establishes a life-long persistent infection, especially in the urinary tract. BKV is known to reactivate and cause severe disease in immunosuppressed patients. The presence of Polyomavirus outside conditions of immunosuppression raises the question of its meaning and its therapeutic management. Given the ubiquitous nature of the virus and its strong association with cancer in animal models, they may play an etiological role in human malignancies. Here, we describe the biology of human Polyomaviruses, review their non-malignant and malignant potentials, and discuss the therapeutic aspect. |
| Mots clés : Polyomavirus, classification, Humains, Virus BK, pathogénicité, Virus JC, pathogénicité, Néoplasie, virologie, Infections Polyomavirus, traitement médicamenteux |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Le dépistage du cancer de la prostate en 2009 : mise au point du comité de cancérologie de l'Association française d'urologie
|
| M. Peyromaure, P. Beuzeboc, L. Salomon, P. Richaud, P. Coloby, B. Malavaud, X. Rebillard, P. Rischmann, A. Villers, M. Soulie |
| Mise au point |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 17-23 |
| The screening of prostate cancer in 2009: Overview of the oncology committee of the French Urological Association |
Objectif : Analyser l’impact du dépistage sur la mortalité liée au cancer de la prostate et discuter les principales sources de controverse concernant ce dépistage. Méthodes : Une analyse bibliographique a été menée à partir de Medline. Seules les études randomisées concernant l’impact du dépistage du cancer de la prostate sur la mortalité spécifique ont été retenues. Résultats : Deux études randomisées, comparant un groupe d’hommes dépistés et un groupe d’hommes non dépistés, ont été publiées en 2009 avec des résultats contradictoires. L’étude américaine PLCO a inclus 76 693 hommes. Après sept ans de suivi, elle n’a pas relevé de différence significative en termes de mortalité spécifique entre les deux bras : deux décès sur 10 000 dans le bras témoin contre 1,7/10 000 dans le bras dépisté (RR = 1,13 ; IC 95 % : 0,75–1,7). L’étude européenne ERSPC a inclus 182 160 hommes. Après neuf ans de suivi, elle a montré une réduction significative du taux de décès liés au cancer de la prostate de 20 % dans le groupe dépisté (RR = 0,80 ; IC 90 % : 0,65–0,98 ; p = 0,04). Une seconde analyse tenant compte des non-répondeurs et de la pollution du groupe témoin situe à 31 % le bénéfice en termes de mortalité. D’un point de vue méthodologique, l’étude européenne est supérieure à l’étude américaine, dont le groupe témoin a été biaisé par un niveau élevé de contamination (dosages de PSA déjà réalisés avant l’inclusion). Conclusions : Pour la première fois, une étude randomisée à large échelle montre un bénéfice du dépistage du cancer de la prostate sur la mortalité spécifique. Ces conclusions pourraient permettre d’envisager une nouvelle stratégie d’organisation du dépistage du cancer de la prostate. Cependant, des incertitudes persistent en raison du manque de données sur le risque de « surdiagnostic » et sur l’impact économique d’un tel dépistage. |
Objective: To analyze the impact of screening on prostate cancer (PCa) mortality, and to discuss the main points of controversy regarding this screening. Methods: A bibliographic analysis was made using Medline services (keywords: prostate cancer, screening). Only the randomized studies regarding the impact of PCa screening on specific mortality were taken into account. Results: Two randomized studies, comparing one group of screened men with another group of nonscreened men, were published this year with conflicting results. The American study PLCO included 76,693 men. After a follow-up of 7 years, it did not report a significant difference in terms of specific mortality between both arms: 2/10,000 deaths in the control group versus 1.7/10,000 in the screened arm (RR = 1.13; IC 95%: 0.75–1.7). The European study ERSPC included 182,160 men. After 9 years of follow-up, it showed a significant 20% reduction of specific mortality rate in the screened group (RR = 0.80; IC 90%: 0.65–0.98; p = 0.04). Methodologically, the European study seems to be superior to the American study, in which the control group was biased by a high percentage of preinclusion screening. Conclusions: This is the first time that a large randomized study shows a benefit of PCa screening regarding specific mortality. However, this issue remains to be clarified, due to the lack of data regarding the risk of “overdiagnosis” and the economic impact of screening. |
| Mots clés : Cancer de la prostate, Dépistage, PSA, Diagnostic, Détection |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Le point sur l'utilisation d'estramustine dans le cancer de la prostate métastatique
|
| S. Culine, L. Drouet, J.-C. Eymard, K. Fizazi, G. Gravis, C. Hennequin, S. Oudard, V. Ravery, M. Zerbib |
| Mise au point |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 24-29 |
| Update on the use of estramustin in metastatic prostate cancer |
Au stade de cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, la chimiothérapie vise à soulager le patient et allonger sa survie tout en préservant sa qualité de vie. De nombreuses études ont démontré qu’il est légitime d’associer l’estramustine au docétaxel qui est devenu le traitement de référence dans cette indication : d’une part, grâce à un mécanisme d’action original, l’estramustine possède un effet synergique avec le docétaxel et elle peut interférer avec les mécanismes de résistance ; d’autre part, une méta-analyse a prouvé que son adjonction à une autre chimiothérapie allongeait la survie de manière significative. Le risque thromboembolique déjà significatif chez ces patients est accentué par l’administration d’estramustine et doit être pris en considération de façon efficace pour préserver le rapport bénéfice/risque : évaluation individuelle de la probabilité de thrombose et mise en œuvre d’une prophylaxie qui, dans l’état actuel des données sur thromboses et cancer, devrait reposer sur les héparines de bas poids moléculaire. |
Chemotherapy is indicated in metastatic castration-refractory prostate cancer. It aims at alleviating symptoms and increasing survival, without impairing quality of life. Docetaxel is considered as the reference treatment in this indication. However, several studies demonstrated the relevance of associating estramustin with docetaxel, due to the synergistic effect of the combination and the action of estramustin on resistance mechanisms. Moreover, the addition of estramustin to chemotherapy demonstrated a survival benefit for patients. Thrombotic events are frequent in patients with advanced prostate cancer and estramustine is known to increase the risk. Optimization of treatment requires a thorough assessment of the individual risk in each patient as well as the prescription of an anti-thrombotic prophylaxis, which should be currently based on low molecular weight heparin. |
| Mots clés : Cancer de la prostate métastatique, Docétaxel, Estramustine, Chimiothérapie |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Résultats de l'aspiration cytologique à l'aiguille fine dans le diagnostic des tumeurs solides du rein de nature indéterminée
|
| G. Li, M. Cuilleron, M. Cottier, B. Rambaud, J. Tostain, M. Gigante |
| Article original |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 30-34 |
| Results of fine-needle aspiration cytology (FNAC) in the diagnosis of indeterminate solid renal tumours |
Objectif : Évaluer les résultats de la cytoaspiration à l’aiguille fine dans le diagnostic des tumeurs rénales solides indéterminées par l’imagerie. Matériel et méthode : De févier 2003 à février 2009, 60 cytoaspirations ont été effectuées chez 20 femmes et 40 hommes d’âge moyen 62,0 ± 14,2 ans présentant une masse solide du rein de diagnostic ambigu à l’imagerie. La taille moyenne des tumeurs était de 3,4 ± 2,8 cm. Les cytoaspirations étaient réalisées à l’aiguille 22 G sous contrôle tomodensitométrique (n = 39) ou échographique (n = 21). Les lames étaient colorées par la technique de Papanicolaou et lues par un seul cytologiste entraîné n’ayant pas connaissance du contexte clinicoradiologique. Les réponses pouvaient être : malin, bénin, suspect ou non significatif. Une caractérisation du sous-type de cancer du rein pouvait être ajoutée par le cytologiste. Résultats : Vingt et une cytoaspirations (35 %) ne révélaient qu’un prélèvement non significatif et 39 (65 %) un matériel cellulaire analysable. Pour les 39 prélèvements avec cellularité analysable, la spécificité en faveur de la bénignité ou de la malignité était de 89,7 %. La proportion de prélèvements non significatifs était identique pour les tumeurs de moins de 2 cm (38,4 %) et celles de 2–4 cm (38,8 %) (p = 1,000, Fisher's exact test). L’identification des sous-types de cancers ne s’est avérée fiable que pour l’adénocarcinome à cellules conventionnelles. Aucune complication n’a été observée. Conclusion : La cytoaspiration à l’aiguille fine reste une technique auxiliaire dans le diagnostic des masses rénales solides de nature radiologique indéterminée. Simple et peu traumatisante, elle présente dans notre expérience une spécificité élevée mais une sensibilité insuffisante. Elle reste complémentaire de la biopsie qui demeure la référence des prélèvements percutanés. |
Objective: To evaluate the accuracy of fine-needle aspiration cytology for the diagnosis of imaging indeterminate solid renal tumours. Materials and methods: From February 2003 to February 2009, 60 cytoaspirations have been performed to 20 female and 40 male patients (average age: 62.0 ± 14.2 years) with an indeterminate solid renal mass by imaging. The average tumour size was 3.4 ± 2.8 cm. The cytoaspiration was performed through a 22 Gauge needle under CT (n = 39) or US (n = 21) guidance. Papanicolaou staining was used. All slides were examined by one experienced cytologist without any clinicoradiological information. The results were given as malignant, benign, suspect or non significant. A classification of subtypes of renal cancer might be added by the cytologist. Results: Twenty-one cytoaspirations (35%) were non significant while 39 (65%) showed cells of interest. Among these 39 cellular cytoaspirations, the specificity for malignancy or benignity was 89.7%. The proportion of non-significant samples was the same in tumors lesser than 2 cm (38.4%) as in tumors 2–4 cm (38.8%) (p = 1.000, Fisher's exact test). Subtype identification was only reliable for clear cell carcinomas. No complication was observed. Conclusion: The fine-needle aspiration cytology is an auxiliary technique for the diagnosis of indeterminate solid renal tumours. This simple and mini-invasive technique had a high specificity but a low sensitivity in our experience. Fine-needle aspiration is complementary to core biopsy which remains the gold standard of percutaneous sampling. |
| Mots clés : Aspiration, Cytologie, Diagnostic, Tumeur rénale |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Validation externe du modèle pronostique de l'University of Los Angeles Integrated Staging System (UISS) dans le cancer du rein localisé : étude monocentrique
|
| C. Onea, P. Mouracade, H. Roman, B. Wagner, C. Saussine, D. Jacqmin, H. Lang |
| Article original |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 35-39 |
| External validation of the University of Los Angeles Integrated Staging System (UISS) in localized renal cell carcinoma: Single center study |
Objectif : Validation externe du modèle pronostique de l’University of Los Angeles Integrated Staging System (UISS) sur une série monocentrique de patients opérés d’un carcinome à cellules rénales. Matériel et méthode : Un total de 443 patients opérés d’un carcinome à cellules rénales dans le service d’urologie du CHU de Strasbourg entre janvier 1989 et décembre 2000 ont été évalués selon l’algorithme histopronostique de l’UISS, qui comporte le stade TNM, le grade de Fuhrman et le statut clinique Eastern Cooperative Oncology Group Performance status (ECOG-PS). Deux groupes ont été créés : un groupe de 362 patients avec une maladie localisée (N0M0) et un autre groupe de 81 patients avec une forme métastatique selon UISS (N+ ou M+). Résultats : L’UISS a classé les patients avec un carcinome rénal non métastatique en trois groupes à risque, avec des différences significatives de survie à cinq ans (p < 0,0001). La survie à cinq ans a été de 75, 61 et 29 % pour les risques bas, intermédiaires et haut, respectivement. Pour les patients avec un carcinome rénal métastatique, il n’y avait pas de différence significative de survie à cinq ans (p = 0,092), avec des taux de survie de 18, 9 et 12 % pour les risques bas, intermédiaires et haut, respectivement. Conclusion : Cette étude a validé l’utilisation de l’UISS chez les patients présentant un carcinome à cellules rénales non métastatiques dans notre service et nous a qualifié ainsi pour participer à des essais cliniques basés sur ce modèle. Concernant les malades métastatiques, l’UISS n’a pas été validé, à cause de petit nombre des patients métastatiques, mais aussi du manque d’homogénéité des traitements administrés. |
Objective: To assess the ability of the University of Los Angeles Integrated Staging System (UISS) to stratify patients with a renal cell carcinoma (RCC) in one single French centre. Patients and methods: Four hundred and forty-three patients operated for a RCC in the Urological Department of Strasbourg University Hospital between January 1989 and December 2000 were classified according to the UISS, which combines TNM stage, Fuhrman grade and Eastern cooperative oncology group performance status. Two groups were created: 362 patients with localized and 81 patients with metastatic RCC. Results: The UISS stratified the localized RCC into three different risk groups (p < 0.0001). The 5-year survival rates were 75, 61 and 29% for low-, intermediate- and high-risk groups, respectively. For the metastatic RCC, the UISS couldn’t well discriminate (p = 0.092), with the 5-year survival rates of 18, 9 and 12% for low-, intermediate- and high-risk groups, respectively. Conclusion: This study validates the UISS for predicting survival in patients with localised RCC in our centre and, therefore, qualifies us to participate in clinical trials using this model. In metastatic RCC, the UISS was less accurate due to the small number of patients and the heterogeneity of treatments. |
| Mots clés : UISS, Cancer du rein, Survie, Pronostic |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Analyse monocentrique et rétrospective des complications vasculaires de la transplantation rénale sur cinq années
|
| C. Sambuis, F. Dugardin, S. Barbier, L. Sibert, D. Plissonnier, P. Grise, F. Quidu, C. Pfister |
| Article original |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 40-48 |
| Retrospective analysis of vascular complications in renal allograft after five years: Single center study |
Introduction : L’objectif de ce travail était d’apprécier la fréquence et la prise en charge des différentes complications vasculaires lors de l’activité de transplantation rénale. Patients et méthodes : Étude rétrospective des patients transplantés rénaux de 2001 à 2006 dans notre centre hospitalo-universitaire. Nous avons recensé les caractéristiques de la population de donneurs et receveurs, du déroulement du prélèvement multi-organes (PMO) et de la transplantation, afin d’étudier les complications vasculaires et leurs conséquences. Les donneurs vivants ont été exclus. Résultats : Cent soixante-dix-neuf dossiers ont été analysés avec un suivi moyen de 40 mois. Soixante-douze patients transplantés avaient eu au moins une complication vasculaire, dont 32 cas de sténose de l’artère du transplant, 28 cas d’hématome dont sept drainés chirurgicalement, quatre cas de thrombose artérielle, deux cas de thrombose veineuse et une dissection artérielle. L’analyse de notre série a mis en évidence que le tabagisme (p = 0,043) était un facteur de risque des donneurs et la néphropathie glomérulaire (p = 0,0185), les coagulopathies (p = 0,0165) et l’hémodialyse (p = 0,02) étaient des facteurs de risques vasculaires pour le receveur. Les transplants présentant des artères multiples (p = 0,03) et un patch aortique calcifié (p = 0,0274) seraient plus à risque de complications postopératoires. Nos résultats démontraient que le remplissage postopératoire (p = 0,011), l’héparinothérapie (p = 0,0085), l’immunosuppression (p = 0,0478), voire l’utilisation d’amines vasopressives en peropératoire (p = 0,086) seraient également impliqués dans l’incidence des complications vasculaires. Conclusion : La sélection des donneurs était indispensable pour la qualité des transplants, sans négliger la préservation de l’état artériel et le dépistage des coagulopathies des receveurs afin de diminuer la morbidité de la transplantation rénale. La coordination des équipes médicales impliquées était nécessaire pour optimiser les temps d’ischémie, minimiser les risques de complications vasculaires et améliorer la survie du transplant et du patient. |
Introduction: The aim of this study was to evaluate frequency and management of vascular complications in renal allograft. Patients and methods: We performed retrospective analysis of patients who underwent renal allograft from 2001 to 2006 at our university hospital center. In order to access peri- and postoperative vascular complications, data were also obtained from donors and receivers, as well as organ procurement and renal transplant procedure. Results: One hundred and seventy-nine files were analyzed with a median follow-up of 40 months, mean age of donors was 40.4 ± 11.2 years and 46.01 ± 10.6 years for receivers. Seventy-two allograft patients had at least one vascular complication, with 32 cases of renal arterial stenosis, 28 cases of hematoma with surgical exploration required in seven cases, four cases of arterial thrombosis, two cases of venous thrombosis and one arterial dissection. Our series underlines that tobacco abuse in donors is a risk factor for vascular complication (p = 0.043), as well as glomerular nephropathy (p = 0.0185), coagulopathy (p = 0.0165) and hemodialysis (p = 0.02) are risk factors for receivers. Multiple arteries in renal allograft (p = 0.03) and calcification on aortic patch (p = 0.0274) would present a greater risk of postoperative complications. Our results demonstrate that the following parameters i.e., postoperative transfusion (p = 0.011), heparin therapy (p = 0.0085), immunosuppression (p = 0.0478), and peri-operative aminovasopressive drugs (p = 0.086) could also be implicated in vascular complication occurrence. Conclusion: A careful selection of donors remains a major factor for renal allograft quality, however arterial evaluation and coagulopathy detection in receivers must also be performed prior to transplantation procedure. A multidisciplinary approach (nephrologist, urologist, anesthesist) will optimize vascular ischemia delay and also reduce early and late vascular complications, which could have possible consequences on renal allograft and patient survival. |
| Mots clés : Transplantation rénale, Complications vasculaires, Facteurs de risque |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Évaluation fonctionnelle de la néovessie iléale détubulée orthotopique en Z avec cinq ans de recul minimum
|
| M. Demesmaeker, T. Lebret, L. Yonneau, J.-M. Hervé, H. Botto |
| Article original |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 49-55 |
| Functional evaluation of the orthotopic Z-shaped ileal detubulated neobladder with a minimal 5-year follow-up |
But : Étudier et évaluer le fonctionnement des néovessies orthotopiques en « Z » à long terme et la qualité de vie des patients ayant ce type de remplacement. Matériel et méthode : À partir de 162 dossiers de patients ayant eu une cystoprostatectomie totale pour cancer de vessie suivi d’un remplacement orthotopique type Z avec un recul de cinq ans minimum, 40 patients (recul moyen de 113 mois) habitant dans le département ont été convoqués pour un entretien et ont constitué la population cible de ce travail. Un examen physique, un Pad test et un entretien spécifique ont permis d’évaluer la continence tandis que trois questionnaires validés ont permis d’apprécier la qualité de vie. Résultats : La continence était satisfaisante pour 82 % des patients de jour et 55 % la nuit. Il existait une corrélation négative significative entre l’âge au moment de la cystoprostatectomie et la continence diurne. Leur qualité de vie était bonne à long terme. Conclusion : Les résultats fonctionnels à long terme de la néovessie iléale détubulée en Z sont satisfaisants. Elle permet, tout en respectant le schéma corporel, une bonne qualité mictionnelle ainsi qu’une qualité de vie satisfaisante chez les patients nécessitant une cystoprostatectomie totale pour cancer. |
Objective: Study and evaluate the orthotopic Z-shaped neobladder in the long term and life quality of patients bearing this type of replacement. Methods: Based on 162 medical records of patients who have undergone total cystoprostatectomy and orthotopic Z-shaped replacement because of bladder cancer with a minimal 5-year follow-up. Forty patients (113-month average follow-up) residing in the region were notified for a clinical consultation and were the basis for the target population of this study. A physical examination, a Pad test and a specific consultation allowed for continence evaluation whereas three validated surveys allowed for life quality appreciation. Results: Continence was satisfactory for 82% of the patients during the day and 55% during the night. There was a significant negative correlation between a patient's age at the time of the cystoprostatectomy and diurnal continence. Life quality was estimated as good in the long term. Conclusion: The functional results of the Z-shaped ileal detubulated neobladder in the long term are satisfactory. It allows for good urination quality and satisfactory quality of life for patients subject to total cystoprostatectomy because of cancer as well as body schema's conservation. |
| Mots clés : Néovessie orthotopique en Z, Continence, Qualité de vie, Long terme, Cancer de vessie, Continence |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Le cancer de la prostate en France en 2001 : état des pratiques et facteurs associés à la réalisation d'une prostatectomie totale
|
| J. Jegu, B. Tretarre, M. Velten, A.-V. Guizard, A. Danzon, A. Buemi, M. Colonna, A.-M. Kadi-Hanifi, O. Ganry, F. Molinie, S. Bara, X. Rebillard, P. Grosclaude |
| Article original |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 56-64 |
| Prostate cancer management and factors associated with radical prostatectomy in France in 2001 |
Introduction : Le cancer de la prostate était le cancer le plus fréquent en France en 2005 et constituait la seconde cause de décès par cancer chez l’homme. Cette étude a permis de faire un état des lieux des caractéristiques cliniques des patients atteints d’un cancer de la prostate en France en 2001 et de focaliser l’analyse sur l’étude de la prise en charge thérapeutique des stades de cancer localisés. Patients et méthodes : Au total, 2181 cas de cancer de la prostate diagnostiqués en 2001 en provenance de 11 départements français couverts par un registre général ont été analysés. Une étude descriptive des caractéristiques cliniques des patients a été réalisée. Les paramètres étudiés comportaient l’âge, le département de résidence, le stade TNM, la valeur de PSA, le score de Gleason, le groupe pronostique de D’Amico, l’index de comorbidités de Charlson et les modalités initiales de traitement. Pour les cancers localisés, une analyse multivariée par régression logistique a permis d’identifier les facteurs associés à la réalisation d’une prostatectomie totale. Résultats : La proportion de patients ayant un cancer de la prostate localisé (T1 ou T2) atteignait 86,6 %. Le recours aux thérapeutiques curatives invasives (prostatectomie totale et radiothérapie) s’élevait à 58,4 % des cas pour les cancers localisés. D’importantes variations de prise en charge ont été constatées entre les départements. Le choix de la réalisation d’une prostatectomie totale était associé à l’âge au diagnostic, au groupe pronostic de D’Amico ainsi qu’à la présence de comorbidités. Conclusions : La plupart des cancers de la prostate diagnostiqués en France en 2001 étaient de stade localisé et ont souvent fait l’objet d’une prise en charge thérapeutique invasive. Les conséquences de ces pratiques sont à déterminer compte tenu de la faible évolutivité de nombreux cancers de la prostate et de la fréquence des effets indésirables liés aux traitements invasifs. |
Introduction: Prostate cancer was the most common cancer in men in France in 2005, and the second cause of male death from cancer. In this study, we analyzed clinical characteristics of patients with prostate cancer diagnosed in France in 2001 with a focus on therapeutic management of localized prostate cancers. Patients and methods: A total of 2181 cases of prostate cancer diagnosed in 2001 from 11 French counties covered by a cancer registry were analyzed. A descriptive study of the clinical characteristics of patients was performed. Parameters studied included age, county, TNM stage, PSA value, Gleason score, D’Amico prognostic group, Charlson's comorbidity index and initial treatment modalities. For localized cancers, multivariate logistic regression analysis identified factors associated with radical prostatectomy. Results: The proportion of localized prostate cancer (T1 or T2) was 86.6 %. The use of invasive curative treatment (radical prostatectomy and radiotherapy) was 58.4 % for localized cancers. Significant differences in therapeutic management were found between counties. Radical prostatectomy was associated with age at diagnosis, D’Amico prognostic group and the presence of comorbidities. Conclusions: Most of prostate cancers diagnosed in France in 2001 were clinically localized and were treated by invasive therapy. The consequences of these practices remain to be determined given the limited evolution of many prostate cancers and the frequency of adverse events related to invasive treatments. |
| Mots clés : Cancer de la prostate, Cancer de la prostate/traitement, Épidémiologie, Registres, France |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
Évaluation des pratiques des médecins généralistes du Maine et Loire concernant l'hypertrophie bénigne de la prostate
|
| P. Bigot, F. Vannier, M. Orsat, S. Lebdai, J.-F. Huez, S. Fanello, A.-R. Azzouzi |
| Article original |
Prog Urol, 2010, 20, 1, 65-70 |
| Diagnostic and therapeutic management of the benign prostatic hyperplasia by the General Practitioners in the Maine-et-Loire |
Objectif : Connaître la prise en charge diagnostique et thérapeutique de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) par les médecins généralistes (MG) du Maine et Loire. Patients et méthodes : Entre mars et juin 2008, un questionnaire évaluant les pratiques dans la prise en charge de l’HBP a été adressé aux 686 MG du département. Résultats : Parmi les 171 MG ayant répondu, 24 % étaient des femmes. 35,1, 34,5 et 30,4 % exerçaient en milieu urbain, semi-urbain et rural. Dix-sept et demi pour cent, 29,2 et 53,2 % exerçaient depuis moins de dix ans, de dix à 20 ans et plus de 20 ans. L’interrogatoire, le toucher rectal (TR) et le dosage des prostatic specific antigen (PSA) étaient utilisés par plus de 90 % des MG alors que l’échographie et l’international prostatic score symptom (IPSS) l’étaient par 69,6 % et 15,2 %. La phytothérapie, les alpha-bloquants et les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase étaient prescrits par 85,4, 95,3 et 53,8 % des MG. Quatre-vingt-seize et demi pour cent des MG avaient recours à l’urologue après échec du traitement de première intention. Il n’y avait pas de différence en fonction du milieu d’exercice. Les femmes réalisaient moins de TR (p < 0,0001) et adressaient plus les patients aux urologues (p = 0,0197). Enfin, 88,9 % des MG souhaitaient recevoir une formation sur les dernières recommandations. Conclusion : Les attitudes en soins primaires dans le traitement de l’HBP n’ont pas été conformes aux recommandations. L’absence de consensus entre les différentes recommandations, les avancées récentes dans le traitement de l’HBP et les modifications aussi bien démographiques que du mode d’exercice des MG ont pu participer à ce décalage. Les urologues par l’intermédiaire de l’Association française d’urologie pourraient rétablir le lien entre recommandations et pratiques par l’intermédiaire de recommandations claires et adaptées diffusées au cours de séances de formation médicale continue. |
Aim: To assess the diagnosis and therapeutic management of the benign prostatic hyperplasia (BPH) by the general practitioners (GPs) in the Maine-et-Loire. Patient and methods: A questionnaire evaluating the management of BPH was sent to the 686 GPs of the Maine-et-Loire between March and June 2008. Results: One hundred and seventy-one GPs answered. Among them 24% were women, 35.1% worked in urban areas, 34.5% worked in semi-urban areas and 30.4% worked in rural areas. 17.5 % had been working less than 10 years, 29.2% had been working between 10 and 20 years and 53.2% had been working more than 20 years. The medical interview, the digital rectal examination (DRE) and the assay of the prostatic serum antigen (PSA) were performed by more than 90% of the GPs whereas the ultrasound scan and the international prostatic score symptom (IPSS) were respectively used by only 15,2 and 69,6% of them. Phytotherapy, alphablockers and inhibitors of 5 alpha reductase were respectively prescribed by 85.4, 95.3 and 53.8% of the GPs. 96.5% of the GPs addressed the patient to a urologist after the failure of the first line treatment. There were no differences according to the working environment. Women performed less DRE (p < 0.0001) and sent more patients to urologist than men (p = 0.0197). Finally, 88.9% of the GPs were interested in having an update on the last recommendations. Conclusion: The GPs diagnosed BPH and initiated the first line treatment. In case of failure, they sent the patients to a urologist. Their primary treatment management was not really in adequation with the recommendations. The recent therapeutic innovations may explain this discordance between the clinical practice and the recommendations. It is noteworthy that most of the GPs who answered this survey were keen in having an update on the recent advances in the BPH management. |
| Mots clés : Hypertrophie bénigne de prostate, Dépistage, Traitement médical, Médecine générale, Évaluation des pratiques, Maine et Loire |
Afficher le résumé en français en anglais Masquer le résumé
Voir le texte intégral en français
Télécharger le document au format PDF |
|