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Progrès en Urologie, 2008, Volume 18
Numéro 7, pp.407-485 (juillet 2008)
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Les thérapeutiques ciblées du cancer de vessie localement avancé et/ou métastatique
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| H. Wallerand, G. Robert, J.-C. Bernhard, A. Ravaud, J.-M. Ferrière |
| Article de revue |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 407-417 |
| Targeted therapy for locally advanced and/or metastatic bladder cancer |
Le cancer est une pathologie complexe, caractérisée par une multitude d’anomalies moléculaires et génétiques, affectant la prolifération et la différentiation cellulaire, l’apoptose, ainsi que la mobilité (invasion). Toutes ces altérations représentent autant de cibles potentielles pour le développement de la thérapie ciblée. Ces nouvelles thérapeutiques inhibent la croissance cellulaire et sont qualifiées des cytostatiques en opposition aux chimiothérapies conventionnelles, dites cytotoxiques. L’amélioration de la compréhension de la biologie moléculaire des tumeurs de la vessie a permis de définir les différentes voies de signalisation, impliquées à la fois dans la cancérogenèse, mais aussi dans la progression tumorale et d’isoler, dans ces voies, certaines molécules-clés servant à la fois de marqueurs pronostiques mais aussi de cibles thérapeutiques potentielles. Le cancer de la vessie localement avancé et/ou métastatiques est caractérisé par les altérations des gènes p53 et rétinoblastome (Rb), régulateurs du cycle cellulaire, qui interagissent avec la voie de transduction Ras-mitogen activated protein kinase (MPAK). La surexpression des récepteurs à tyrosine kinase, dont EGFR, VEFGR et HER2/neu, est corrélée à la progression tumorale et l’activation de la voie phosphatidyl-inositol-3 kinase (PI-3K) est impliquée dans l’invasion tumorale et l’inhibition de l’apoptose. L’hétérogénéité moléculaire des tumeurs de la vessie nécessitera l’association de plusieurs molécules permettant un traitement à la carte optimum. De plus, la modulation des voies de signalisation par ces nouvelles molécules permet de restaurer une chimiosensibilté aux médicaments cytotoxiques qui peuvent alors être associées aux traitements ciblés. |
Cancer is a complex disease characterized by a multitude of molecular and genetic abnormalities affecting cell proliferation and differentiation, apoptosis, and mobility (invasion). Each of these alterations represents a potential target for the development of targeted therapy. These new therapies inhibit cell growth and are said to be “cytostatic” in contrast with conventional “cytotoxic” chemotherapy. As a result of a better understanding of the molecular biology of bladder cancers, various signalling pathways involved in both carcinogenesis and tumour progression have been defined, and some of the key molecules in these pathways have been isolated and can be used as prognostic markers and as potential therapeutic targets. Locally advanced, and/or metastatic bladder cancer, is characterized by mutations of the p53 and retinoblastoma (Rb) genes, regulators of the cell cycle, which interact with the Ras-mitogen activated protein kinase (MPAK) transduction pathway. Overexpression of tyrosine kinase receptors, including EGFR, VEFGR and HER2/neu, is correlated with tumour progression and activation of the phosphatidyl-inositol-3 kinase (PI-3K) pathway is involved in tumour invasion and inhibition of apoptosis. Due to their molecular heterogeneity, optimal targeted therapy of bladder cancers will require the combined use of several molecules. Modulation of signalling pathways by these new molecules can restore chemosensitivity to cytotoxic drugs, which can then be associated with targeted therapy. |
| Mots clés : Tumeur de vessie, Anticorps monoclonal, Inhibiteur de protéine kinase, Traitement du cancer, Biologie moléculaire, Voie de signalisation |
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La cystite interstitielle en 2008
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| P. Mouracade, C. Saussine |
| Article de revue |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 418-425 |
| Interstitial cystitis in 2008 |
La cystite interstitielle (CI) est une pathologie de la vessie qui reste largement méconnue du monde médical français. Cette pathologie touche plus les femmes que les hommes. L’étiologie de la CI reste indéterminée. Les différentes études suggèrent que sa physiopathologie est multifactorielle. Le diagnostic de la CI doit être suspecté par le clinicien sur les données de l’interrogatoire. La confirmation de ce diagnostic, qui reste un diagnostic d’élimination repose sur une série d’examens dont le but est d’écarter d’autres pathologies. Aucun test pathognomonique de la CI n’est disponible. La méconnaissance de la physiopathologie rend les traitements empiriques. Un algorithme décisionnel est proposé à la fin de cet article. |
Interstitial cystitis (IC) is a chronic, debilitating condition that is often associated with late diagnosis and a delay in initiation of appropriate IC-specific therapy. The typical patient with interstitial cystitis (IC) is symptomatic for many years and consults multiple physicians before IC is diagnosed. These observations suggest that the clinical presentation of IC is not widely recognized. The resultant underdiagnosis may be explained in part by the nonspecific nature of IC symptoms, such as urinary urgency, frequency, nocturia and pain, as well as by the lack of an objective diagnostic test. Pelvic pain of bladder origin may refer to pain in any location in the pelvis, is affected by the menstrual cycle and flares with sexual intercourse. As a result of variations in disease definition and diagnostic criteria for interstitial cystitis (IC), the performance of epidemiologic studies has been challenging. The true prevalence of IC is much greater than the early studies suggested. Over the last decade, the recognized prevalence of IC has increased and it is consistently greater among women as compared to men. |
| Mots clés : Cystite interstitielle, Glycosaminoglycanes, Test au KCL, Test d'hydrodistension |
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Quelle pratique de la néphrectomie partielle en France ?
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| J.-C. Bernhard, J.-M. Ferriere, M. Crepel, H. Wallerand, L. Bellec, B. Lacroix, D. Lopes, B. Albouy, G. Robert, A. Ravaud, M. Colombel, J. Tostain, C. Pfister, M. Soulie, L. Salomon, A. De La Taille, G. Pasticier, C.C. Abbou, A. Manunta, F. Guille, J.-J. Patard |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 428-434 |
| What is the clinical practice of partial nephrectomy in France? |
Objectif : Décrire la pratique de la néphrectomie partielle (NP) en France et évaluer ses résultats en terme de morbidité et de contrôle carcinologique. Matériel et méthode : Sept centres universitaires français dont la chirurgie rénale conservatrice représentait au minimum 30 % des indications de néphrectomie pour tumeur ont participé à cette étude en incluant de façon la plus exhaustive possible toutes les observations de NP. Pour chaque patient, 70 variables ont été recueillies, visant à caractériser la population intéressée, l’indication et la technique opératoires, la tumeur, les complications per- et postopératoires, le suivi carcinologique et de la fonction rénale. Résultats : Sept cent quarante et une NP, dont 579 pour tumeurs malignes, ont été analysées. La taille tumorale moyenne était de 3,4 ± 2,1 cm (0,1–18) et 20,8 % des tumeurs opérées mesuraient plus de 4 cm. Il s’agissait dans 30,1 % des cas d’une indication de nécessité. Dans 12,2 % des cas la NP était réalisée sous cœlioscopie. La durée opératoire moyenne était de 152 ± 54,2 minutes (55–420). Les taux de complications médicales et chirurgicales étaient respectivement de 15,2 et 14,7 %. Avec un recul moyen de 38 mois, les taux de récidive locale et de décès spécifique étaient respectivement de 3,5 et 4,5 %. Conclusion : La NP a connu ces 20 dernières années un essor progressif dans la pratique chirurgicale française. Les résultats le justifient et doivent conduire l’ensemble de la communauté urologique à la considérer désormais comme le traitement de référence des tumeurs rénales de moins de 4 cm. |
Objective: To describe the practice of partial nephrectomy (PN) in France and assess its results in terms of morbidity and cancer control. Material and method: Seven French University Hospitals in which nephron sparing surgery represents at least 30% of the total number of nephrectomies for renal tumour, participated in this study. All centres included, as exhaustively as possible, all their PN cases. For each patient, 70 variables were harvested in order to characterize the patient population, the indications, the operative technique, the per- and postoperative course and complications, the tumor specificities, the carcinologic control and renal function follow-up. Results: Seven hundred and forty-one PN, of which 579 for malignant tumours were analysed. The mean tumour size was 3.4 ± 2.1 cm (0.1–18) and 20.8% of the tumours were larger than 4 cm. In 30.1% of cases, the indication was imperative. Among the PN, 12.2% were performed laparoscopically. The mean operating time was 151 ± 54.2 min (55–420). The medical and surgical complications rates were respectively 15.2 and 14.7%. At a mean 38 months follow-up, the local recurrence rate was 3.5% and the specific death rate was 4.5%. Conclusion: PN is nowadays getting a more and more widely used technique in France. This expansion is completely justified by its results and urologists must consider nephron sparing surgery as the gold standard treatment for renal tumours measuring less than 4 cm. |
| Mots clés : Cancer du rein, Néphron, Chirurgie, Néphrectomie |
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Biopsie percutanée pour tumeurs rénales solides de moins de 4 cm : intérêt ? À propos de 53 cas
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| C. Thuillier, J.-A. Long, O. Lapouge, D. Pasquier, N. Terrier, F. Bocqueraz, J. Cyprien, J.-L. Descotes, J.-J. Rambeaud |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 435-439 |
| Value of percutaneous biopsy for solid renal tumours less than 4 cm in diameter based on a series of 53 cases |
But : Évaluer la fiabilité et l’intérêt de la biopsie percutanée dans le diagnostic des petites tumeurs (inférieures ou égales à 4 cm) rénales tissulaires. Matériel : Cinquante-trois patients ayant eu une biopsie pour tumeur rénale solide inférieure à 4 cm (âge moyen 61 ans). La taille moyenne était de 2,57 cm. Le nombre moyen de carottes était de 1,93. Parmi les patients ayant été opérés (n = 32), une corrélation histologique entre biopsie et pièce d’exérèse a été faite. Résultats : Dans 77 % des cas, la biopsie nous a permis de faire un diagnostic histologique précis : 9/53 étaient des tumeurs bénignes (17 %), 32/53 des cancers (60 %). Douze biopsies étaient ininterprétables (six tissu rénal normal ; six nécrotiques ou morcelées). Dans 13/53 des cas (25 %), la prise en charge a été modifiée : huit tumeurs bénignes, trois tissu rénal normal et deux non conclusif ont été surveillés, sans évolution radiologique. Parmi l’ensemble des patients, 32 ont eu une exérèse chirurgicale : deux tumeurs étaient bénignes ; 27 tumeurs étaient malignes ; trois pièces étaient du tissu rénal normal. Pour toutes les biopsies positives avec un diagnostic de lésion maligne, le grade de Führman était correctement évalué par la biopsie dans 60 % des cas. Un faux négatif des biopsies a été retrouvé. Pour les 41 biopsies interprétables, la sensibilité, la spécificité étaient respectivement de 96 et 100 %. Conclusion : La biopsie dans cette indication, dans notre série, était un examen fiable avec une bonne sensibilité. L’absence de cancer sur la biopsie n’éliminait par formellement une néoplasie. Si aucune prolifération tumorale (bénigne ou maligne) n’était présente sur l’examen, une biopsie itérative ou une exérèse chirurgicale devrait être discutée. |
Objective: To evaluate the reliability and clinical value of percutaneous biopsy in the diagnosis of small solid renal tumours (less or equal to 4 cm). Material: Fifty-three patients underwent biopsy for solid renal tumour less than 4 cm in diameter (mean age: 61 years). The mean diameter was 2.57 cm. The mean number of biopsy cores was 1.93. A histological correlation between biopsy and resection specimen was performed on the 32 operated patients. Results: Biopsy allowed a precise histological diagnosis in 77% of cases: 9/53 benign tumours (17%), 32/53 cancers (60%); 12 biopsies were uninterpretable (normal renal tissue in six cases; necrotic or disrupted tissue in six cases). Management was modified in 13/53 cases (25%): eight benign tumours, three cases of normal renal tissue and two inconclusive cases were followed with no radiological signs of progression. Surgical resection was performed in 32 patients: two tumours were benign; 27 tumours were malignant; three specimens comprised normal renal tissue. For all positive biopsies with a diagnosis of malignant tumour, the Fuhrman grade was correctly evaluated by biopsy in 60% of cases. One false-negative biopsy was observed. For the 41 evaluable biopsies, the sensitivity and specificity were 96 and 100%, respectively. Conclusion: In this series, biopsy was a reliable examination in this indication with good sensitivity. The absence of cancer on biopsy did not formally exclude neoplasm. If no tumour (benign or malignant) is observed on the examination, a repeat biopsy or surgical resection should be considered. |
| Mots clés : Biopsie, Tissu rénal, Carcinome, Tomographie, Aiguille fine |
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L'IRM permet-elle de distinguer les tumeurs urothéliales vésicales superficielles et infiltrantes ?
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| X. Tillou, E. Grardel, M. Fourmarier, T. Bernasconi, M. Demailly, F. Hakami, F. Saint, J. Petit |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 440-444 |
| Can MRI be used to distinguish between superficial and invasive transitional cell bladder cancer? |
Objectif : Évaluer la sensibilité et la spécificité de l’IRM pour distinguer les tumeurs urothéliales vésicales superficielles et infiltrantes. Matériel et méthodes : Soixante patients (52 hommes et huit femmes), d’âge moyen 66,8 ans, ont bénéficié entre mai 2002 et novembre 2005, d’une IRM vésicale pour une première tumeur de vessie diagnostiquée par endoscopie, suivie d’une résection endoscopique de tumeur de vessie avec examen anatomopathologique. Le suivi des patients pour lesquels il existait une discordance entre IRM et analyse histologique a été analysé. Résultats : La stadification de 49 tumeurs de vessie (40 superficielles et neuf infiltrantes) était concordante entre imagerie et anatomopathologie. Dix tumeurs vues infiltrantes à l’IRM étaient superficielles à l’analyse histologique et parmi elles, six ont récidivé sur la cicatrice de résection à un ou trois mois. La sensibilité de l’IRM était de 80 % pour une spécificité de 90 %. La valeur prédictive positive de cet examen était de 97,5 %. Conclusion : L’IRM a été un examen fiable pour affirmer le caractère superficiel des tumeurs de vessie. Lorsque l’IRM et l’analyse histologique d’une résection de tumeur de vessie étaient discordantes, une résection de second look était souhaitable pour traiter une maladie résiduelle présente dans notre série dans 60 % des cas. |
Objective: To determine the sensitivity and specificity of MRI to distinguish between superficial and invasive transitional cell bladder cancer. Material and methods: Sixty patients (52 men and eight women) with a mean age of 66.8 years were assessed by bladder MRI between May 2002 and November 2005 for a primary bladder cancer diagnosed by endoscopy, followed by transurethral resection and histological examination of the bladder cancer. Patients presenting a discordance between MRI findings and histological examination were analysed. Results: Imaging and pathology staging was concordant for 49 bladder cancers (40 superficial and nine invasive). Ten tumours considered to be invasive on MRI were superficial on histological examination and six of them relapsed at the resection scar at one or three months. The sensitivity of MRI was 80% for a specificity of 90% and a positive predictive value of 97.5%. Conclusion: MRI is a reliable examination to confirm the superficial nature of bladder cancer. When MRI and histological examination of a bladder cancer resection specimen are discordant, second look surgery is recommended to treat residual disease, which was present in 60% of cases in the present series. |
| Mots clés : Carcinome urothélial de la vessie, IRM |
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Les cancers de vessie au Sénégal : particularités épidémiologiques, cliniques et histologiques
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| B. Diao, T. Amath, B. Fall, P.A. Fall, M.J. Diémé, N.N. Steevy, A.K. Ndoye, M. Ba, V. Mendes, B.A. Diagne |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 445-448 |
| Bladder cancers in Senegal: Epidemiological, clinical and histological features |
But : Présenter les particularités épidémiologiques, cliniques et histologiques du cancer de la vessie au Sénégal. Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective colligeant tous les cancers de vessie confirmés par l’histologie de 1950 à 2005. Cette étude a été réalisée au CHU Aristide-Le-Dantec de Dakar, centre de référence national de tous les cancers. Résultats : Quatre cent vingt-huit cancers de vessie ont été enregistrés. L’incidence du cancer de la vessie était de 2,5 % de l’ensemble des cancers. L’âge moyen des patients était de 45,5 ans avec des extrêmes de 12 et 86 ans. La sex-ratio était de 1,25. La plupart des patients avaient consulté pour des troubles mictionnels irritatifs (94,5 %) ou une hématurie (88 %). Le type histologique prédominant était le carcinome épidermoïde (50,70 %). Des œufs de Schistosoma haematobium étaient retrouvés chez 29,2 % des patients. Conclusion : Le cancer de la vessie au Sénégal est un cancer de l’adulte jeune. Le type histologique prédominant est le carcinome épidermoïde. |
Objective: To present the epidemiological, clinical and histological profile of the bladder cancer in Senegal. Material and method: The authors conducted a retrospective study based on registries and clinical data of patients admitted for bladder cancer confirmed by the histology at the university hospital Aristide-Le-Dantec of Dakar. Results: Four hundred and twenty-eight bladder cancers were recorded. The incidence of the bladder cancer was 2.5% of the whole of cancers. The mean age of the patients was 45.5 years (range 12–86 years). The sex-ratio was 1.25. The majority of the patients consulted for low urinary tract symptoms (94.5%) and hematuria (88%).The prevalent histological type was squamous cell carcinoma (50.70%). Conclusion: The bladder cancer in Senegal is a cancer of the young adult. The prevalent histological type is squamous cell carcinoma. |
| Mots clés : Cancer de vessie, Adulte jeune, Carcinome épidermoïde |
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Étude prospective des résultats cliniques et urodynamiques des injections intradétrusoriennes de toxine botulique dans le traitement de l'hyperactivité détrusorienne neurogène
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| Y. Bentaleb, E. Castel-Lacanal, F. Sallusto, X. De Boissezon, B. Malavaud, P. Marque, P. Rischmann, X. Gamé |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 449-455 |
| Prospective study of the clinical and urodynamic results of intradetrusor botulinum toxin injections for the treatment of neurogenic overactive bladder |
Objectif : Évaluer l’efficacité clinique et urodynamique et la durée d’efficacité des injections intradétrusoriennes de toxine botulique A (TBA) chez des patients ayant une hyperactivité détrusorienne d’origine neurologique réfractaire aux traitements anticholinergiques. Patients et méthodes : Entre 2004 et 2005, 33 patients (19 hommes et 14 femmes), ayant une hyperactivité détrusorienne neurogène ont été traités par des injections intradétrusoriennes de 300 U de TBA (Botox®) en 30 points. Tous les patients étaient en échec, intolérants ou avaient des contre-indications, aux traitements anticholinergiques. Tous les patients urinaient par autosondages. Résultats : À six semaines des injections de TBA, le taux de succès était de 75,8 %, d’amélioration de 12,1 % et d’échec de 9,1 %. Le nombre moyen d’autosondages sur 24 heures était significativement diminué (6,37 versus 5,2, p = 0,02), le volume mictionnel maximal augmenté (321,68 ml versus 536,25 ml, p = 0,002), le nombre moyen de fuites par 24 heures diminué (7,39 versus 0,03, p < 0,0001), la proportion de patients ayant des fuites diminué (66,66 % versus 6,04 %, p < 0,0001), la capacité cystomanométrique maximale moyenne augmentée (286,75 ml versus 554,16 ml, p = 0,002) et la pression maximale intravésicale moyenne diminuée (54,8 cm H2O versus 5,3 cm H2O, p < 0,0001). Après injections, 87,8 % des patients n’avaient plus de contractions non inhibées. La médiane de durée d’efficacité clinique était de 7,03 mois. À 12 mois, les injections étaient toujours efficaces cliniquement chez 21,2 % des patients. Conclusion : Les injections intradétrusoriennes de TBA ont été un traitement efficace et bien toléré de l’hyperactivité vésicale neurogène. Leur efficacité clinique a persisté plus de 12 mois dans plus de 20 % des cas. |
Objective: To evaluate the clinical and urodynamic efficacy and duration of efficacy of intradetrusor botulinum toxin A (BTA) injections in patients with neurogenic overactive bladder refractory to anticholinergic therapy. Patients and methods: Between 2004 and 2005, 33 patients (19 men and 14 women), with neurogenic overactive bladder were treated by intradetrusor injections of 300 U of BTA (Botox®) in 30 points. All patients were refractory to, intolerant of or presented contraindications to anticholinergic therapy. All patients voided by intermittent self-catheterization. Results: Six weeks after BTA injections, the success rate was 75.8%, with improvement in 12.1% of cases and failure in 9.1% of cases. The mean number of self-catheterizations per 24 h was significantly decreased (6.37 versus 5.2, P = 0.02), the maximum voiding volume was increased (321.68 ml versus 536.25 ml, P = 0.002), the mean number of episodes of incontinence per 24 h was decreased (7.39 versus 0.03, P < 0.0001), the proportion of patients with incontinence was decreased (66.66% versus 6.04%, P < 0.0001), the mean maximum cystomanometric capacity was increased (286.75 ml versus 554.16 ml, P = 0.002) and the mean maximum intravesical pressure was decreased (54.8 cm H2O versus 5.3 cm H2O, P < 0.0001). After BTA injections, 87.8 % of patients no longer experienced uninhibited contractions. The median duration of clinical efficacy was 7.03 months. At 12 months, injections were still effective clinically in 21.2 % of patients. Conclusion: Intradetrusor BTA injections are an effective and well tolerated treatment for neurogenic overactive bladder. Their clinical efficacy persisted for more than 12 months in more than 20% of cases. |
| Mots clés : Toxine botulique, Vessie neurologique, Incontinence, Hyperactivité détrusorienne neurogène |
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Les douleurs périnéo-scrotales après soutènement urétral prothétique type InVance® : étude anatomique sur cadavres
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| C. Sénéchal, K. Limani, C. Djeffal, A. Paul, F. Saint, J. Petit |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 456-461 |
| Perineoscrotal pain after InVance® suburethral sling: Cadavre anatomical study |
Objectif : Nous avons recherché l’origine anatomique aux douleurs périnéo-scrotales prolongées après soutènement urétral prothétique à fixation trans-osseuse type InVance® pour incontinence urinaire après chirurgie prostatique afin de proposer des conseils techniques pour en réduire la fréquence. Matériel et méthode : Nous avons disséqué trois cadavres formolés masculins et analysé la littérature relative à l’anatomie périnéale et aux complications de la technique chirurgicale. Résultats : Les dissections sur cadavres ont permis de mettre en évidence l’origine, le trajet et la terminaison du nerf périnéal, branche du nerf pudendal issu des racines sacrées S2-S3-S4. Sa branche superficielle, accompagnée de sa vascularisation, est responsable de l’innervation sensitive de la partie antérieure du périnée et de la face postérieure du scrotum. Ce trajet se situe dans la zone de dissection latérale vers les branches ischiopubiennes. Les lésions potentielles de ce nerf peuvent relever de la coagulation du pédicule vasculaire, de l’étirement pendant la dissection latérale vers les branches ischiopubiennes, ou de la lésion de ses anastomoses avec le rameau scrotal du nerf cutané latéral de la cuisse lors de l’exposition des sites d’implantation des vis ischiopubiennes. Conclusion : Le traumatisme du nerf périnéal superficiel est vraisemblablement responsable des algies périnéo-scrotales après chirurgie périnéale type InVance®. Il est donc important de réduire ce traumatisme opératoire en prenant contact avec le muscle bulbo-urétral avant de disséquer latéralement et en limitant la coagulation. |
Objective: The authors investigated the anatomical basis for prolonged perineoscrotal pain after InVance® bone-anchored male sling for the treatment of urinary incontinence after prostatic surgery in order to propose technical advice to reduce the frequency of this complication. Material and method: The authors dissected three formalin-preserved male cadavres and reviewed the literature on perineal anatomy and complications of the surgical technique. Results: Cadavre dissections demonstrated the origin, course and termination of the perineal nerve, a branch of the pudendal nerve derived from the S2-S3-S4 sacral nerve roots. Its superficial branch, accompanied by its blood supply, ensures sensory innervation of the anterior part of the perineum and posterior surface of the scrotum. This branch is situated in the zone of lateral dissection towards ischiopubic rami. Potential lesions of this nerve could be due to coagulation of the vascular pedicle, stretching during lateral dissection towards ischiopubic rami, or damage to its anastomoses with the scrotal branch of the lateral cutaneous nerve of the thigh during exposure of the sites of implantation of ischiopubic screws. Conclusion: Trauma to the superficial perineal nerve is probably responsible for perineoscrotal pain after InVance® perineal surgery. This operative trauma must therefore be reduced by identifying the bulbourethral muscle before dissecting laterally and by limiting the use of coagulation. |
| Mots clés : InVance®, Anatomie, Nerf périnéal, Douleurs, Dysesthésies |
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Prise en charge des sténoses périanastomotiques compliquant les abords vasculaires pour hémodialyse
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| B. Long, F. Bruyere, P. Lermusiaux, T. Culty, J.-M. Boutin, B. Artru, J. Pengloan, L. Turmel-Rodrigues, Y. Lanson, O. Haillot |
| Article original |
Prog Urol, 2008, 18, 7, 462-469 |
| Management of perianastomotic stenoses complicating vascular accesses for haemodialysis |
But : Les sténoses périanastomotiques (SPA) compliquant les fistules artérioveineuses (FAV) natives de l’avant-bras peuvent être traitées par angioplastie ou par chirurgie. Le but de notre étude a été de rapporter les taux de perméabilité primaire (PP) et primaire assistée (PPA) de la chirurgie et de l’angioplastie de ces sténoses. Le but secondaire a été de rechercher des facteurs pouvant influencer les taux de perméabilité de ces réinterventions. Matériel et méthodes : Soixante-treize malades traités pour une SPA ont été inclus de manière rétrospective entre janvier 1999 et décembre 2005 sur deux centres (Tours, Le Mans). L’âge moyen était de 65 ans. Les SPA étaient traitées par chirurgie (n = 21) ou par angioplastie (ATL) (n = 52). Les deux groupes étaient comparables. Le suivi moyen était de 39 mois pour le groupe ATL et de 49 mois pour le groupe chirurgie (p = 0,088). Résultats : La PP a été de 71 ± 10 % pour la chirurgie et de 41 ± 6 % pour l’angioplastie (p < 0,0175). Il n’y avait pas de différence (p = 0,462) de PPA entre angioplastie (92 ± 4 %) et chirurgie (95 ± 4 %). Dans le groupe endovasculaire, la localisation de la sténose sur l’anastomose était un facteur de risque de récidive précoce (IC 95 % compris 0,006 et 0,392, avec p = 0,047). Conclusion : Nos résultats suggèrent que le traitement des sténoses anastomotiques doit faire appel à la chirurgie plutôt qu’à l’angioplastie. Angioplastie et chirurgie donnent des taux de perméabilité identiques dans les autres types de sténoses périanastomotique au prix de réinterventions plus fréquentes pour l’angioplastie. |
Objective: Perianastomotic stenoses (PAS) complicating native arteriovenous fistulas (AVF) of the forearm can be treated by angioplasty or surgery. The objective of this study was to report primary patency (PP) and primary assisted patency (PAP) rates of surgery and angioplasty of these stenoses. The secondary objective was to identify factors influencing the patency rates of these reoperations. Material and methods: Seventy-three patients with a mean age, 65 years were treated for PAS between January 1999 and December 2005 in two centres (Tours and Le Mans), which were retrospectively included. PAS were treated by surgery (n = 21) or angioplasty (n = 52). The two groups were comparable. The mean follow-up was 39 months for the angioplasty group and 49 months for the surgery group (p = 0.088). Results: The PP rate was 71 ± 10% for surgery and 41 ± 6% for angioplasty (p < 0.0175). The PAP rate was not significantly different (p = 0.462) between angioplasty (92 ± 4%) and surgery (95 ± 4%). In the endovascular group, the site of stenosis on the anastomosis was a risk factor for early recurrence (95% CI between 0.006 and 0.392; p = 0.047). Conclusion: These results suggest that anastomotic stenoses should be treated surgically rather than by angioplasty. Angioplasty and surgery give identical patency rates in other types of perianastomotic stenoses at the cost of a higher reoperation rate for angioplasty. |
| Mots clés : Défaillance rénale chronique, Anastomose artérioveineuse chirurgicale, Angioplastie transluminale, Artériopathies oblitérantes, Dialyse rénale |
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