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Progrès en Urologie, 2008, Volume 18

Numéro 5, pp.259-329 (mai 2008)

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Place du test urinaire PCA3 pour le diagnostic du cancer de la prostate
V. Vlaeminck-Guillem, A. Ruffion, J. Andre
Article de revue Prog Urol, 2008, 18, 5, 259-265

Le gène PCA3 a été découvert en 1999 sur la base de son expression différentielle entre le cancer et le tissu prostatique non cancéreux. Plusieurs études ont évalué l’intérêt diagnostique dans le cancer de la prostate de la mesure, dans les urines enrichies en cellules prostatiques, du nombre de copies des ARN produits par PCA3. Pour une sensibilité légèrement inférieure à celle du dosage sérique du PSA, la spécificité et les valeurs prédictives positive et négative de ce dosage (test PCA3) apparaissent meilleures. Le test PCA3 apparaît ainsi comme un bon indicateur du résultat des biopsies prostatiques. La mise à disposition d’une trousse commerciale offre l’opportunité d’engager des études à grande échelle pour confirmer les résultats, préciser les indications du test et évaluer son intérêt en économie de la santé. L’un des objectifs est une meilleure sélection des patients qui doivent être orientés vers des biopsies prostatiques.

Mots clés : Cancer de la prostate, Biomarqueur, Diagnostic, Urines, PCA3, Biopsies prostatiques
La pyélonéphrite xanthogranulomateuse : principaux aspects en imagerie
R. Loffroy, O. Varbédian, B. Guiu, A. Delgal, F. Michel, J.-P. Cercueil, D. Krausé
Article de revue Prog Urol, 2008, 18, 5, 266-274

La pyélonéphrite xanthogranulomateuse (PXG) représente une entité de pyélonéphrite chronique relativement rare dont la symptomatologie prend souvent une forme pseudotumorale, ce qui en fait un diagnostic différentiel difficile avec le cancer du rein, d’autant qu’il n’existe pas de signes spécifiques de cette lésion. L’objectif de cet article a été de mettre en exergue les caractéristiques histologiques, cliniques et radiologiques, ainsi que les différents moyens diagnostiques et thérapeutiques de cette affection.

Mots clés : Rein, Pyélonéphrite xanthogranulomateuse, TDM
Carcinome rénal associé à une translocation MiTF/TFE : présentation de six cas chez l'adulte jeune
M.-C. Hintzy, P. Camparo, V. Vasiliu, M. Peyromaure, A. Vieillefond
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 275-280

But : Nous présentons ici six cas d’une tumeur rénale associée à translocation MiTF/TFE et survenant chez des adultes jeunes. Cette tumeur constitue une des entités nouvellement individualisées dans la classification OMS 2004.
Matériels : Six patients ont été identifiés parmi 636 adultes opérés entre 2001 et 2005. Le diagnostic a été effectué par analyse cytogénétique et immunohistochimie (IHC) chez trois patients, par IHC seule chez les trois autres.
Résultats : Il s’agissait de quatre femmes et deux hommes âgés de 28 à 42 ans. La taille moyenne des tumeurs était de 6 cm (3–15 cm). La classification TNM de ces patients était pT1N0 (n = 2), pT2N0 (n = 1), pT3aN + M0 (n = 1), pT3aN + M+ (n = 2). Le suivi moyen était de 32 mois. Un patient M+ est décédé six mois après l’intervention. Deux autres patients pT3 étaient métastatiques. Les patients pT1 ou pT2 étaient en vie sans récidive. L’aspect histologique associait une architecture papillaire typique à de larges cellules éosinophiles et/ou claires. L’IHC montrait une expression de TFE3 (n = 5), ou de TFEB (n = 1). L’analyse cytogénétique a mis en évidence une translocation t(X;1)(p11.2;p34) ou t(X;17)(p11.2;q25) chez deux patients exprimant TFE3 et t(6;11)(p21;q13) chez le patient exprimant TFEB.
Conclusion : Le diagnostic de carcinome associé à translocation MiTF/TFE a pu être réalisé par IHC. Cependant, l’étude cytogénétique sur matériel frais ou congelé a permis de caractériser la translocation et devrait être réalisée pour toute tumeur rénale de l’adulte jeune. Le pronostic était lié au stade. À l’avenir, le diagnostic d’un plus grand nombre de ce type de carcinomes permettra de mieux préciser leur profil anatomoclinique et d’adapter la prise en charge.

Mots clés : Rein, Tumeur, Translocation, TFE3, TFEB, Immunohistochimie
L'approche lomboscopique dans le traitement des calculs urétéraux lombaires
A. Derouiche, K. Belhaj, N. Garbouj, H. Hentati, M.R. Ben Slama, M. Chebil
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 281-287

Introduction : La chirurgie de la lithiase urétérale par voie lomboscopique est une alternative récente au traitement chirurgical classique. Le but de notre travail a été d’évaluer la place de l’urétérolithotomie sous lomboscopie.
Matériel et méthodes : Nous rapportons 50 lomboscopies pour calcul urétéral lombaire effectuées chez 49 patients entre janvier 2001 et décembre 2006. Les indications étaient un calcul volumineux urétéral lombaire obstructif (> 15 mm) dans 88 % des cas, un échec de la lithotripsie extracorporelle (LEC) dans 6 % des cas et un refus de la LEC dans 6 % des cas.
Résultats : La taille moyenne des calculs était de 17 mm (10–35 mm). Le calcul a été enlevé par voie lomboscopique 46 fois sur 50 (92 %). La durée opératoire moyenne était de 97 minutes (35–170 minutes). Le taux de conversion chirurgicale était de 8 %. Dix patients (20 %) ont eu une fistule urinaire nécessitant le drainage secondaire par une endoprothèse urétérale double J. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 6,8 jours. Aucun cas de sténose urétérale ou de destruction du rein n’a été constaté avec un recul moyen de 32 mois.
Conclusion : L’urétérolithotomie lombaire lomboscopique a été une technique sûre, efficace et peu invasive qui pourrait une alternative à l’urétérolithotomie à ciel ouvert dans la majorité de ses indications actuelles.

Mots clés : Calcul urétéral, Lomboscopie, Urétérolithotomie, Lithotripsie
Risque cardiovasculaire chez les lithiasiques
G. Raynal, K. Achkar, R. El Samad, J.-C. Kikassa, R. Jorest
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 288-291

But : La lithiase urinaire serait associée à plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire (excès en sel et protéines animales, hypertension, syndrome métabolique) ainsi que depuis peu à la survenue d’accidents vasculaires cérébraux. Aussi, nous avons souhaité décrire la fréquence des facteurs de risque et des événements cardiovasculaires antérieurs ou postérieurs à une prise en charge pour calcul.
Méthode : Nous avons colligé rétrospectivement chez des patients nés avant 1956 et pris en charge pour calcul urinaire par traitement instrumental ou chirurgical dans notre établissement en 1994, la fréquence des facteurs de risque cardiovasculaires et la survenue de syndrome coronarien aigu, d’accident vasculaire cérébral ou d’ischémie aiguë de membre inférieur, antérieure ou postérieure au traitement pour calcul.
Résultats : Nous avons obtenu les données concernant 33 patients parmi lesquels nous avons dénombré 12 événements dont cinq antécédents (quatre syndromes coronariens aigus, un accident ischémique cérébral) et sept événements ultérieurs (cinq syndromes coronariens aigus dont un décès, un accident ischémique cérébral, une ischémie aiguë de membre inférieur), survenus en moyenne 5,7 ans après la prise en charge. Ces 33 patients avaient en moyenne plus de deux facteurs de risque.
Conclusion : Cette étude rétrospective d’un effectif faible a mis en évidence une fréquence importante de facteurs de risque et d’accidents cardiovasculaires. Cette corrélation mériterait d’être étudiée plus en avant. La lithiase urinaire pourrait constituer un facteur de risque cardiovasculaire indirect et dépendant des facteurs « classiques », plaidant pour une prise en charge intégrée du lithiasique, comme pour la dysfonction érectile.

Mots clés : Lithiase urinaire, Hypertension artérielle, Facteurs de risque
Qualité de vie après cystectomie : enquête nationale de l'Association française d'urologie (AFU), la Fédération des stomisés de France (FSF) et de l'Association française des entérostomathérapeutes (AFET) chez des patients ayant eu une dérivation urinaire cutanée non continente ou un remplacement vésical orthotopique
N. Mottet, C. Castagnola, P. Rischmann, M. Deixonne, M. Guyot, P. Coloby, P. Mangin
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 292-298

Objectif : Étude multicentrique nationale par autoquestionnaires spécifiques de la qualité de vie chez les patients porteurs d’une dérivation urinaire cutanée non continente (DCNC) type Bricker ou d’un remplacement vésical orthotopique (RVO).
Matériel et méthode : Les questionnaires ont été distribués par l’intermédiaire de trois associations (FSF, AFU, AFET). Ils comprenaient des questions générales et des questions spécifiques au montage réalisé. Un score de gêne a été réalisé.
Résultats : Entre septembre 2003 et mars 2004, à partir de 5739 questionnaires, 909 ont été retournés et 877 analysés : 738 DCNC, 139 RVO. Les deux populations différaient lors de l’étude (DCNC : 69 % d’hommes âgés de 70 ans ; RVO : 95,7 % d’hommes âgés de 64 ans). Le délai moyen depuis l’intervention était de sept ans. Quatre-vingt-quatorze pour cent des patients avec DCNC et 93 % des patients avec RVO étaient très satisfaits ou satisfaits de leur montage, malgré des scores de gêne, respectivement de 5,2 ± 3,7 et de 3,1 ± 3,6. Il n’existait une relation entre ce score et la satisfaction (Wilcoxon : p < 0,0001) que pour les patients ayant une DCNC. Ce score était significativement lié à la présence de fuites d’urine dans les deux types de montages. Les fuites étaient fréquentes (16,1 % des DCNC) et 78 % avaient peur d’en avoir, principalement dues à l’appareillage. Pour 18,1 % des RVO, les fuites diurnes étaient fréquentes, 40 % des patients portaient au moins une protection. Parmi les patients ayant eu une néovessie, 82,6 % avaient des fuites nocturnes perturbant le sommeil chez 31,9 % d’entre eux. Les troubles sexuels étaient très fréquents, ainsi que les troubles du transit (40 %). La prise en charge stomathérapeutique était insuffisante pour les DCNC et exceptionnelle après remplacement de vessie.
Conclusion : La cystectomie altère de nombreux aspects de la vie des patients que la dérivation, soit cutanée par stomie non continente ou par remplacement de vessie orthotopique. Finalement, les patients l’acceptent et s’adaptent à leur nouvelle façon de vivre.

Mots clés : Cancer de la vessie, Qualité de vie, Stomie non continente, Vessie
« Big PSA » et prostatectomie totale : survie spécifique et globale à dix ans
A. Paul, M. Fourmarier, C. Cordonnier, J. Petit, J. Petit, F. Saint
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 299-303

Introduction : La prostatectomie radicale n’est actuellement pas une recommandation thérapeutique pour les patients présentant un PSA préopératoire supérieur à 40 ng/ml.
Objectifs : Évaluer à long terme la survie spécifique et globale de patients opérés malgré un PSA supérieur à 40 ng/ml et décrire les traitements complémentaires associés au geste chirurgical.
Matériels : De 1988 à 1998, 32 patients consécutifs d’âge moyen 65 ans (46–73) ont eu une prostatectomie radicale rétropubienne. Les examens complémentaires préopératoires (scanner abdominopelvien, scintigraphie osseuse) étaient tous interprétés comme normaux. Tous les patients ont eu un curage ganglionnaire. La progression était définie par un PSA supérieur ou égal à 0,2 ng/ml ou par l’apparition de métastases.
Résultats : Le suivi moyen était de 117 mois (2–177). Six patients étaient vivants sans progression, parmi lesquels cinq avaient eu une radiothérapie adjuvante. Douze patients étaient vivants avec une progression biologique après traitement de deuxième ou de troisième ligne. Trois patients étaient décédés de leur cancer et 12 d’une autre cause. À dix ans de suivi moyen, la survie spécifique des patients opérés pour « Big PSA » était de 80  % et la survie globale était de 56  % dont 18,7  % sans progression.
Conclusion : Sous couvert d’une sélection rigoureuse, la prostatectomie radicale pour « Big PSA » +/− associée à une radiothérapie complémentaire peut permettre un contrôle carcinologique satisfaisant à dix ans pour près de 20  % des malades N0M0.

Mots clés : Cancer de prostate, Prostatectomie, PSA, Survie
Prostatectomie radicale avec conservation du col vésical : marges chirurgicales et continence urinaire
F. Arroua, H. Toledano, S. Gaillet, A. Saïdi, X. Breton, V. Delaporte, L. Daniel, E. Lechevallier, C. Coulange
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 304-310

Objectif : Évaluer les résultats carcinologiques et fonctionnels de la prostatectomie radicale avec préservation du col vésical dans le traitement du cancer de prostate localisé.
Matériel et méthode : De janvier 2000 à mars 2006, 194 patients consécutifs ont subi une prostatectomie radicale rétropubienne ouverte pour cancer de prostate localisé. Le col vésical a pu être techniquement conservé chez 180 patients (93 %). L’âge moyen des 180 patients était de 63,2 ± 6,1 ans. La moyenne du PSA préopératoire était de 9,38 ± 6 ng/ml. Les 180 patients se répartissaient selon la classification pronostique de d’Amico en risque faible : 52,2 %, intermédiaire : 37,8 % et élevé : 10 %. Les pièces opératoires ont été analysées par le même anatomopathologiste selon la technique de Stanford. La marge chirurgicale positive a été définie comme du tissu tumoral au contact de l’encre de la pièce opératoire. Pour les résultats fonctionnels, les patients ont été classés en trois catégories : continent sans protection, incontinent à l’effort, incontinent total. La continence a été évaluée à j10, un mois, six mois, un, deux, trois, quatre et cinq ans. Le suivi moyen a été de 44 ± 25 mois.
Résultats : Sur les 180 pièces opératoires, il y a eu 64 (35,6 %) marges chirurgicales positives et 112 (62,2 %) pT3. Il n’y a eu aucune marge positive au col, ni isolée, ni associée à une autre localisation de marge. À j10 et un mois, 71 % des patients étaient continents, 85 % à six mois et 89 % à un an. Il y a eu deux sténoses anastomotiques (1,2 %).
Conclusion : La conservation du col vésical lors la prostatectomie radicale rétropubienne ouverte permet une continence précoce dans plus de 70 % des cas, sans augmenter le risque de marge chirurgicale positive.

Mots clés : Cancer de prostate localisé, Prostatectomie rétropubienne, Conservation du col vésical, Incontinence urinaire, Marges chirurgicales
Description et résultat d'une étude prospective portant sur une nouvelle méthode de kinésithérapie dans la prise en charge de l'incontinence urinaire postprostatectomie
R. Cheminal, C. Hotton, E. Delorme, G. Trackoen, J. Pasquale, J.- L. Mege
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 311-317

But : Évaluation prospective de l’efficacité à court, moyen et long terme de la technique « concept ABDO-MG® » dans le traitement rééducatif de l’incontinence urinaire après prostatectomie radicale (par laparotomie ou par voie cœlioscopique).
Méthodologie : Cinquante-trois patients ayant cliniquement une incontinence urinaire (incontinence d’effort pure, incontinence par urgenterie, incontinence urinaire mixte) ont participé à l’étude. Le traitement rééducatif, commencé six semaines avant l’opération, persévéré en postopératoire immédiat, s’est poursuivi à domicile et au cabinet du kinésithérapeute pendant une durée de trois à 12 mois jusqu’à la disparition ou la tolérance d’une incontinence urinaire considérée comme minime et acceptable. Les exercices ont été effectués selon le protocole défini par l’auteur du concept, c’est-à-dire un travail d’expiration dans un embout spécifique (appelé « embout son ») et le couplage avec un électroneurostimulateur abdominal dont le courant est déclenché et maintenu par le son du souffle du patient dans l’embout son. L’efficacité du concept a été confirmée par une étude comparative avant prise en charge rééducative, au cours, puis à la fin du traitement. Le suivi a été triple : une évaluation par EFR permettant de relever, pour chaque souffle, la courbe débit/volume et le VEMS/s, un testing abdominal clinique avec surveillance du mouvement abdominal sur le plan vertical et horizontal pendant un effort de toux et un pad test, effectué quotidiennement par le patient à domicile, appréciant la quantité des fuites urinaires nocturnes et diurnes en rapport avec l’activité de chaque patient.
Résultats : Les résultats ont été encourageants et significatifs. L’amélioration de la courbe débit/volume et du VEMS/s a varié entre 1,4436 et 1,1209 L. Le testing abdominal a mis en évidence une évolution positive constante de la correction de l’incompétence abdominale à l’effort (testing amélioré d’un point sur une graduation négative de −1 à −3). Le « pad test à domicile » a mis en évidence un résultat significatif de la quasi-disparition des fuites passant de près de 800 cc à quelques gouttes en fin de traitement. Le résultat subjectif a été marqué par l’amélioration des différents dysfonctionnements sous le couvert d’une incompétence abdominale majorée par l’acte chirurgical abdominal.
Conclusion : Cette étude prospective est la première à apporter un travail d’évaluation concernant la valeur motrice abdominale et la relation existant entre la poussée expiratoire et la protection pelvipérinéale.

Mots clés : Prostatectomie radicale, Incontinence urinaire, Sangle abdominale, Synergie abdominopérinéale expiratoire, Concept ABDO-MG®
Cancer de l'urètre féminin, à propos de trois cas et revue de la littérature
F. Thibault, A. Mouton, M. Sibony, O. Cussenot, P. Sebe, B. Gattegno, P. Thibault, F. Haab
Article original Prog Urol, 2008, 18, 5, 318-322

Objectif : Dresser un panorama des différentes formes cliniques du cancer de l’urètre chez la femme à partir de trois cas cliniques et faire une mise au point sur les recommandations de prise en charge correspondantes.
Méthode : Nous rapportons ici trois cas de cancer de l’urètre féminin. Le cas 1 est un carcinome épidermoïde apparue chez une patiente de 56 ans sans antécédent. Le cas 2 était une tumeur urothéliale développée dans un diverticule urétral chez une patiente de 60 ans, tabagique. Le cas 3 était une patiente de 69 ans qui avait un carcinome urothélial invasif.
Résultats : Le cas 1 a subi une urétrectomie segmentaire, il n’y a pas eu de traitement complémentaire, l’évolution a été favorable. Le cas 2 a subi une pelvectomie antérieure, il n’y a pas eu de traitement complémentaire. La patiente a récidivé sous forme d’une carcinose péritonéale à deux ans et est décédée. Le cas 3 a été traité initialement par une pelvectomie antérieure puis par une association radio-chimiothérapie après récidive locale. L’évolution a été favorable.
Conclusion : Les présentations cliniques et les formes histologiques du cancer de l’urètre chez la femme sont nombreuses. Les lésions distales localisées peuvent être traitées par une résection circonférentielle simple. Le traitement des autres lésions associe pelvectomie antérieure et radio-chimiothérapie à base de sels de platine ou M–VAC. Les facteurs pronostiques les plus importants de ces tumeurs sont leur taille, leur type histologique, leur localisation et l’existence d’une extension ganglionnaire pelvienne.

Mots clés : Tumeur de l'urètre, Carcinome épidermoïde, Radiothérapie, Chimiothérapie

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Rédacteur : Urofrance
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