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Progrès en Urologie, 2008, Volume 18

La lithiase du haut appareil urinaire

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La lithiase du haut appareil urinaire : Préface
E. Lechevallier, C. Saussine, O. Traxer
Éditorial Prog Urol, 2008, 18, 12, 801
Épidémiologie des lithiases urinaires
M. Daudon, O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 802-814

L’épidémiologie des lithiases reflète le niveau socioéconomique et le degré de médicalisation des populations. Les caractéristiques épidémiologiques de la lithiase urinaire sont en perpétuelle évolution et traduisent les modifications des habitudes nutritionnelles, des conditions sanitaires, des facteurs d’environnement ou de la prévalence des pathologies qui prédisposent au risque de lithiase. Elles révèlent des tendances communes à l’échelle des pays du monde, mais permettent aussi d’extérioriser des liens, parfois méconnus ou sous-estimés, entre la fréquence ou la nature des calculs et des facteurs de risque ou des pathologies particulières dont la prévalence est plus élevée au sein de certains groupes de population comparativement à d’autres. La lithiase fait partie des grandes pathologies comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires ou le diabète dans lesquelles les facteurs d’environnement ont un rôle majeur. L’analyse des données épidémiologiques est donc essentielle pour mieux évaluer les évolutions de la maladie lithiasique et ses relations avec les pathologies ou les facteurs de risque impliqués dans son développement. Le but de cet article a été de faire le point sur l’épidémiologie actuelle de la lithiase urinaire dans le monde et en France.

Mots clés : Calcul, Épidémiologie, Diagnostic, Oxalate, Calcium
La lithogenèse
M. Daudon, O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 815-827

Le terme de lithogenèse regroupe l’ensemble des processus qui conduisent au développement d’un calcul dans les voies urinaires. Le calcul est une agglomération de cristaux liés par une matrice organique. La lithogenèse comporte plusieurs phases qui s’expriment successivement ou simultanément. Certaines étapes, qui concernent les premières étapes de la lithogenèse et que l’on peut désigner sous le terme de cristallogenèse, correspondent à la formation de cristaux à partir de substances initialement dissoutes dans les urines et ne constituent pas en soi un processus pathologique. La pathologie lithiasique proprement dite se définit généralement par la rétention et la croissance des cristaux et agrégats cristallins. Connaître les grandes étapes de la lithogenèse, c’est mieux comprendre les facteurs qui conduisent à la formation des calculs chez un patient donné afin de leur opposer des mesures préventives, diététiques ou thérapeutiques adaptées et donc plus efficaces. Des progrès considérables ont été réalisés au cours des 30 dernières années dans la compréhension des mécanismes de formation des calculs. Certains processus lithogènes restent encore imparfaitement élucidés, comme la formation des plaques de Randall. Le but de cet article a été de faire le point sur les connaissances actuelles sur la lithogenèse urinaire.

Mots clés : Calcul, Cristallisation, Spectrophotométrie, Cristal, Diagnostique, Oxalate, Calcium
Syndrome métabolique et lithiase urinaire. Une notion nouvelle pour l'urologue
O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine, M. Daudon, J.-P. Haymann
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 828-831

Le concept actuel du syndrome métabolique associe une obésité abdominale à des facteurs de risque cardiovasculaires (HTA et anomalies métaboliques). Comparés à un groupe témoin, les individus atteints ont un risque quatre fois supérieur d’accidents cardiovasculaires et sont exposés au risque de survenue d’un diabète. En dehors de la morbidité cardiovasculaire, la survenue d’une maladie lithiasique semble également être rencontrée fréquemment chez ces patients. Il est donc important pour les urologues de reconnaître ce syndrome en consultation afin d’identifier ces patients qui doivent bénéficier d’un suivi médical régulier.

Mots clés : Diabète, Obésité, Lithiase urinaire, Calcul, Hypertension artérielle
Lithiase cystinique : diagnostic et prise en charge thérapeutique
O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 832-836

Les calculs de cystine sont rares et résultent d’une anomalie du transport des acides aminés dibasiques dans le tube proximal. Cette affection héréditaire à transmission autosomique récessive ou incomplètement récessive, selon la forme génétique, se traduit par une fuite urinaire de ces aminoacides, dont la cystine est le moins soluble. Cela conduit à une cristallisation de cystine intratubulaire et dans les voies excrétrices. Sa prise en charge médicochirurgicale est essentielle pour limiter le risque de récidive lithiasique et préserver la fonction rénale du patient. Le but de cet article a été de faire le point sur la prise en charge actuelle d’un patient cystinurique.

Mots clés : Génétique, Cystinurie, Lithiase urinaire, Enfant
Anatomie morphologique de la voie excrétrice supérieure intrarénale : considérations anatomiques appliquées à l'endo-urologie
P. Sebe, O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 837-840

La voie excrétrice supérieure est une entité anatomique paire, divisée en voie excrétrice supérieure intrarénale (VESI) : calices et pelvis rénal (ou pyélon), et extrarénale : l’uretère. L’exploration endoscopique de la VESI peut se faire par un abord percutané ou rétrograde. Dans les années 1980, l’essor de la chirurgie percutanée avait relancé les travaux anatomiques sur la VESI et notamment, sur ses rapports avec la vascularisation intrarénale, source de complications hémorragiques. Depuis plus de 20 ans, l’exploration de la VESI par urétérorénoscopie souple (URS) est devenue une technique de choix, qui permet un accès rétrograde direct. Les deux principales contraintes anatomiques pour l’endoscopie rétrograde de la VESI sont son orientation et sa disposition dans l’espace. L’objectif de cette mise au point a été de décrire la morphologie et l’orientation de la VESI en position anatomique normale appliquée à l’endo-urologie.

Mots clés : Anatomie, Rein, Pyélon, Voie excrétrice
Les recommandations ou guidelines de la lithiase urinaire
C. Saussine, E. Lechevallier, O. Traxer
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 841-843

La chronologie des recommandations concernant la lithiase urinaire publiée dans la littérature internationale est rappelée. Ces recommandations sont illustrées par celles du comité lithiase de l’Association française d’urologie sur le traitement des calculs du rein et de l’uretère.

Mots clés : Lithiase urinaire, Recommandations
Physiopathologie de la colique néphrétique
X. Carpentier, O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 844-848

Les coliques néphrétiques, de par leur fréquence et leur traitement dans les services d’urgences, représentent un enjeu de santé publique. Les mécanismes physiopathologiques du syndrome douloureux que représente la colique néphrétique aiguë sont maintenant connus. La survenue de la colique néphrétique s’explique par l’augmentation de la pression intrapyélique au moment de la phase initiale liée à l’obstacle urétéral avec synthèse rénale de prostaglandine E2. Les modifications hémodynamiques intrarénales vont entraîner initialement une augmentation du flux sanguin. Puis, le débit sanguin va chuter au-delà d’une heure, alors que la sécrétion urinaire ne diminue qu’au-delà de cinq heures. Les bases du traitement pharmacologique découlent de ces constatations physiopathologiques. L’utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des morphiniques et, plus récemment, des inhibiteurs calciques et des alpha-bloquants permet d’intervenir en amont de l’obstacle en modulant la production d’urines et au niveau du site de l’obstacle. Une bonne compréhension du mécanisme et des facteurs impliqués dans la colique néphrétique permet de proposer des traitements mieux adaptés et donc plus efficaces pour diminuer la pression intrapyélique, réduire l’inflammation et soulager le patient.

Mots clés : Lithiase urinaire, Colique néphrétique, Endoscopie
Bilan métabolique d'un patient lithiasique. Le rôle de l'urologue
O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 849-856

En 2007, la lithiase urinaire est de siège rénal, oxalocalcique dans 80 % des cas et touche environ deux hommes pour une femme entre 20 et 60 ans. La lithiase rénale est une maladie des civilisations d’abondance. Son incidence est en augmentation constante dans les pays industrialisés et sa prévalence en France est estimée à 10 %. Si la prise en charge urologique des calculs urinaires s’est considérablement modernisée avec la disparition de la chirurgie à ciel ouvert, elle n’a pas pour autant permis de prévenir la récidive lithiasique. Les concepts du traitement médical et de la prévention de la lithiase rénale ont été précisés depuis près de 20 ans. Le but ultime de cette prise en charge médicale est de stabiliser l’évolution de la maladie lithiasique et de prévenir les récidives. Elle repose sur une enquête étiologique systématique et indispensable pour chaque patient lithiasique dès le premier épisode et nécessite une synthèse des données cliniques, radiologiques et biologiques centrée sur l’analyse du calcul. Le but de cet article a été de définir une approche simplifiée pour l’urologue pour réaliser l’évaluation métabolique des patients lithiasiques.

Mots clés : Lithiase rénale, Métabolisme, Calcium, Urine
Diététique et lithiase rénale. Le rôle de l'urologue
O. Traxer, E. Lechevallier, C. Saussine
Rapports Prog Urol, 2008, 18, 12, 857-862

Depuis 20 ans, les concepts du traitement médical et de la prévention de la lithiase rénale se sont considérablement modifiés. Ils reposent sur une enquête étiologique systématique et indispensable pour chaque patient lithiasique. Elle comprend l’analyse du calcul et la recherche des facteurs de risque lithogène à partir des données cliniques, radiologiques et biologiques. La nature des calculs en France s’est complètement modifiée depuis 100 ans avec aujourd’hui une prédominance de la lithiase oxalo-calcique. Ce sont les modifications des habitudes alimentaires qui expliquent ces changements de nature des calculs. L’enquête diététique représente ainsi un moment important de l’enquête étiologique et la mise en place des règles hygiénodiététiques est essentielle pour prévenir le risque de récidive lithiasique. La mise en évidence des facteurs de risques de la lithiase rénale permet d’instaurer les mesures de réajustement diététique et au besoin un traitement médicamenteux. Le but de cet article a été de faire le point sur les facteurs diététiques impliqués dans la lithogenèse urinaire et d’exposer les principes de base des règles diététiques.

Mots clés : Lithiase rénale, Calcium, Eau, Protéine, Sel

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Rédacteur : Urofrance
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