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Réparation d'un épispadias compliquée d'un diverticule de l'urètre avec calcul
M. Margi, H. Benhaddou, A. Ammor, M. Abdelhak, R. Oulahyane, M.N. Benhmamouch
Cas clinique Prog Urol, 2010, 20, 2, 158-160

Les diverticules de l’urètre masculin sont des entités cliniques rares. Qu’ils soient congénitaux ou acquis, la symptomatologie clinique est identique. Aucun cas de calcul sur diverticule de l’urètre survenant après réparation d’épispadias n’a été rapporté. Nous rapportons l’observation d’un diverticule de l’urètre, avec calcul, chez un garçon de huit ans étant survenu après réparation d’un épispadias. L’extraction du calcul était associée à la diverticulectomie et l’urétroplastie. À travers cette observation et une revue de la littérature, les auteurs décrivent brièvement les aspects pathologiques et thérapeutiques des diverticules de l’urètre.

Mots clés : Diverticule de l'urètre, Épispadias, Calcul, Enfant
PSA et spironolactone
S. Rybikowski, C. Maurin, J. Deturmeny, V. Delaporte, E. Lechevallier, C. Coulange
Cas clinique Prog Urol, 2010, 20, 2, 154-157

La spironolactone est un diurétique d’épargne potassique. Elle est également utilisée dans le traitement de l’hirsutisme pour son action anti-androgénique. Son utilisation et ses effets chez les patients atteints d’un cancer de la prostate sont moins connus. Nous rapportons le cas d’un homme de 72 ans ayant un cancer de prostate qui a normalisé son PSA au cours d’un traitement d’une ascite par spironolactone. Il s’agit d’une découverte fortuite chez un patient qui avait une récidive biologique d’un cancer de prostate, survenue sept ans après un traitement par hormonoradiothérapie. Neuf mois après la mise en place du traitement par spironolactone, il n’a pas été décelé de signes cliniques ni biologiques de progression.

Mots clés : Spironolactone, Action anti-androgénique, Cancer prostate, Normalisation PSA
Rôle de l'échographie translabiale dans la prise en charge des troubles urinaires du bas appareil compliquant la mise en place d'une bandelette sous-urétrale
P. Mouracade, A. Ej-Jennane, H. Lang, D. Jacqmin, C. Saussine
Urologie de la femme Prog Urol, 2010, 20, 2, 148-153

Objectifs : Des troubles urinaires du bas appareil (TUBA) ont été diagnostiqués à distance de la mise en place d’une bandelette sous-urétrale (BSU). Nous avons évalué l’apport de l’échographie translabiale dans l’incrimination de la BSU dans la genèse de ces troubles.
Matériels et méthode : Les patientes incluses dans l’étude ont consulté pour des TUBA constatés secondairement à la mise en place d’une BSU pour incontinence urinaire à l’effort entre 2000 et 2007. Elles ont eu une évaluation urologique complète associée à la réalisation d’une échographie translabiale, suivie d’une résection de la partie sous-urétrale de la BSU. Les résultats postopératoires ont été évalués par un interrogatoire, une débimétrie, une mesure du résidu postmictionnel, un autoquestionnaire de symptômes et ont été rapportés aux données de l’échographie préopératoire.
Résultats : Trente et une patientes ont subi une résection de la portion sous-urétrale d’une BSU supposée à l’origine de TUBA. L’âge moyen était de 63,1 ± 10,9 ans. Le délai moyen entre la mise en place de la BSU et la résection était de 21,5 ± 16,2 mois. Sept patientes avaient des symptômes obstructifs isolés, 15 patientes avaient des symptômes obstructifs et d’hyperactivité vésicale et neuf patientes avaient des symptômes d’hyperactivité vésicale isolés. À l’échographie translabiale, 26 patientes avaient une anomalie, dont dix de position de la BSU, cinq une déformation de l’urètre par la BSU et 11 les deux combinées. Après résection de la BSU, les symptômes obstructifs ont disparu chez 19 des 22 patientes (86 %) et les symptômes d’hyperactivité vésicale chez 16 des 24 patientes (66 %). En cas d’anomalie de la BSU à l’échographie, la résection de la BSU a fait disparaître les symptômes obstructifs, d’hyperactivité vésicale ou mixte chez 23 des 26 patientes (89 %). En l’absence d’anomalie de la BSU à l’échographie, la résection de la BSU n’a permis la disparition des symptômes chez aucune des cinq patientes (100 %).
Conclusions : L’échographie translabiale était utile pour incriminer la BSU dans la genèse d’une obstruction sous-vésicale et/ou d’une hyperactivité vésicale de novo et décider de la résection de celle-ci.

Mots clés : Bandelette sous-urétrale, TUBA, Hyperactivité vésicale, Obstruction sous-vésicale
Le kyste hydatique du rein chez l'enfant : étude rétrospective de dix cas
M. Margi, T. Benjelloul, A. Cherkaoui, M. Abdelhak, R. Oulahyane, M.N. Benhmamouch
Urologie pédiatrique Prog Urol, 2010, 20, 2, 144-147

Introduction : Le kyste hydatique du rein (KHR) est une pathologie rare chez l’enfant. Cette localisation occupe la troisième place après le foie et le poumon.
Matériel : Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de dix cas de KHR colligés entre 1990 et 2008 au service de chirurgie pédiatrique « A » de l’hôpital d’enfants de Rabat.
Résultats : L’âge moyen de nos patients était de neuf ans (4–15 ans). Le tableau clinique était représenté par les douleurs lombaires (7 cas) et/ou une masse abdominale (6 cas). L’échographie avait permis de suspecter la nature hydatique dans huit cas. Dans tous les cas, la résection du dôme saillant était suffisante.
Conclusion : À la lumière de ces dix KHR, nous devons insister sur l’intérêt de l’échographie dans le diagnostic du KHR et le traitement chirurgical conservateur.

Mots clés : Kyste hydatique, Rein, Enfant
Prise en charge de la lithiase sur rein transplanté
J. Poullain, J.-M. Devevey, C. Mousson, F. Michel
Article original Prog Urol, 2010, 20, 2, 138-143

Introduction : La présence de calculs dans le rein transplanté est une situation rare mais non exceptionnelle (0,20–3 %). Leur prise en charge est complexe : abstention, surveillance ou chirurgie ? L’objectif de cette étude était de préciser la conduite à tenir devant un calcul du transplant.
Méthode : Une étude rétrospective menée sur 420 transplantations rénales réalisées au CHU de Dijon entre 1990 et 2005 mettait en évidence neuf cas de calculs du transplant rénal. Parmi les facteurs favorisants lithiasiques, on notait pour six cas une obstruction à l’écoulement des urines et pour trois cas une hyperparathyroïdie.
Résultats : Une surveillance était réalisée pour cinq de ces transplants dont le diamètre des calculs n’excédait pas 5 mm. Deux d’entre eux étaient en rejet chronique sans diurèse résiduelle. Un calcul caliciel de 13 mm a été traité par lithotritie extra corporelle. Deux néphrolithotomies percutanées ont été réalisées. L’une pour un calcul pyélique de 20 mm, l’autre pour trois calculs dont un de 12 mm. Et un calcul pyélique de 20 mm a été enlevé par pyélotomie dans le même temps de la réfection de l’anastomose urétérodigestive sur Bricker. Parallèlement, tous les facteurs favorisant ont été corrigés. Avec un suivi moyen de 33,4 mois, tous les transplants étaient sans calcul résiduel et avec une fonction rénale stable, excepté pour les deux cas en rejet chronique.
Conclusion : La prise en charge des calculs du transplant était similaire à celle d’un rein unique natif avec une efficacité comparable.

Mots clés : Rein, Transplantation, Calcul, Traitement
Facteurs prédictifs et résultats carcinologiques à long terme des patients n'ayant plus de tumeur résiduelle (stade pT0) sur la pièce de cystectomie totale réalisée pour cancer de vessie
M. Hitier, L. Marconnet, F. Luyckx, J. Branchereau, G. Braud, G. Karam, O. Bouchot, J. Rigaud
Article original Prog Urol, 2010, 20, 2, 130-137

Objectif : Le but de notre étude a été d’évaluer les facteurs prédictifs et les résultats carcinologiques à long terme des patients opérés d’une cystectomie totale pour cancer de la vessie et dont le résultat histologique final ne mettait plus en évidence de tumeur résiduelle.
Patients et méthodes : De 1988 à 2002, 192 patients ont eu une cystectomie totale pour tumeur de vessie. Aucune tumeur résiduelle (pT0) sur la pièce de cystectomie n’a été mise en évidence chez 22 patients (11,5 %). Aucun patient n’avait de métastase à distance ou d’atteinte ganglionnaire lors du bilan initial.
Résultats : Les facteurs prédictifs d’avoir une absence de tumeur résiduelle sur la pièce de cystectomie (pT0) ont été un antécédent de chimiothérapie néo-adjuvante (p = 0,0079), un délai entre la résection de vessie et la cystectomie supérieur à 12 semaines (p = 0,0014) et une résection de vessie initiale jugée complète (p = 0,0036). Le suivi moyen de ces 22 patients a été de 70 ± 46 mois. Lors de ce suivi, deux patients (9 %) ont eu une récidive pelvienne et dix patients sont décédés dont un d’une évolution de son cancer de la vessie. Les survies globale, spécifique et sans récidive à cinq ans ont été de 75 %, 100 % et 94 %, respectivement. Nous avons mis en évidence une meilleur survie spécifique (p = 0,0007) et sans récidive (p < 0,0001) chez les patients n’ayant plus de tumeur sur la pièce de cystectomie (pT0) par rapport aux patients ayant une tumeur résiduelle (pT+) mais sans différence sur la survie globale (p = 0,0574).
Conclusion : L’absence de tumeur résiduelle (pT0) sur une pièce de cystectomie totale pour cancer de la vessie a été un bon facteur pronostique sur la survie à long terme même si des évolutions tumorales ont été observées. Un geste de résection complet et une chimiothérapie néo-adjuvante ont joué un rôle bénéfique probable sur le devenir de ces patients.

Mots clés : Cancer, Vessie, PT0, Survie
IRM et cancer prostatique : mesure de la cinétique du gadolinium avec un système CAD
J.-L. Sauvain, P. Palascak, W. Gomez, N. Nader, J.-M. Bremon, P. Bloqueau, L. Jung, P. Maniere, R. Papavero, P. Rhomer
Article original Prog Urol, 2010, 20, 2, 121-129

But : Évaluer au niveau de la prostate périphérique (ZP) et transitionnelle (ZT) les zones présentant des modifications du paramètre Kep (rapport des échanges entre compartiment vasculaire et espace extravasculaire extracellulaire du gadolinium) dans le bilan préopératoire des cancers au décours de l’IRM dynamique de perfusion.
Méthodes : Quarante-deux patients (âge moyen 63 ans, PSA moyen : 8,9 ng/ml) ayant un cancer prostatique ont subi, avant réalisation d’une prostatectomie radicale, une IRM dynamique (1,5T) avec injection de gadolinium. Une mesure informatisée du paramètre pharmacodynamique Kep a été réalisée avec un logiciel d’aide au diagnostic (CAD) : les foyers de voxels ayant un Kep pathologique ont été comparés avec les résultas histologiques de la prostatectomie radicale. La localisation et l’extension locale des différents foyers cancéreux ont été évaluées. Une comparaison avec les résultats de l’imagerie T2 et T1 dynamiques sans utilisation du CAD a été effectuée.
Résultats : Parmi les 504 secteurs explorés (12 secteurs par prostate), 178 comportaient un foyer cancéreux et 116 avaient un foyer de voxels avec un Kep pathologique. La recherche automatique avec le logiciel d’un foyer de voxels avec un paramètre Kep supérieur à 2,2 par minute pour détecter un foyer cancéreux avait une sensibilité par secteur moindre que la lecture sans CAD (69 % au niveau de la ZP et 58 % au niveau de la ZT contre respectivement, 85 et 66 % (p < 0,01) mais apparaissait plus spécifique : 98 % au niveau de la ZP et 95 % au niveau de la ZT contre respectivement, 80 et 82 % (p < 0,01). Seize cancers étaient classés pT2, 10 pT2 R+ et 16 pT3. Le CAD avait une fiabilité supérieure (74 %) à l’imagerie T2 (60 %) pour rechercher une extension extracapsulaire (EEP) ou un risque de marges positives : un foyer de voxels avec un Kep élevé au contact de la capsule existait dans 86 % des EEP et 60 % des marges positives.
Conclusion : Le système CAD permettait une lecture informatisée quantitative de l’IRM dynamique et localisait avec une bonne spécificité les foyers cancéreux. Un foyer de voxels avec un Kep élevé au contact de la capsule augmentait le risque d’une extension extraprostatique ou d’une marge positive lors de la prostatectomie radicale.

Mots clés : IRM, Prostate, Cancer, Diagnostic, Quantification
Prostatectomie radicale laparoscopique chez la personne âgée (> 75 ans) : résultats carcinologiques et fonctionnels
E. Xylinas, G. Ploussard, A. Paul, N. Gillion, D. Vordos, A. Hoznek, A. De La Taille, C.-C. Abbou, L. Salomon
Article original Prog Urol, 2010, 20, 2, 116-120

Objectif : L’incidence du cancer de la prostate est en forte augmentation du fait, d’une part, du vieillissement de la population et, d’autre part, de l’utilisation du taux de PSA. Après 75 ans, il n’y a pas de règle absolue mais la morbidité compétitive augmente et rend le bénéfice de la chirurgie plus discutable par rapport aux autres alternatives thérapeutiques. En réalité, la plupart des urologues ne proposent pas la prostatectomie radicale (PR) aux patients de plus de 70 ans. Nous présentons les résultats carcinologiques et fonctionnels de notre série de patients âgés de plus de 75 ans et ayant eu une PR laparoscopique.
Méthode : De 2000 à 2007, 22 patients âgés de 75 ans et plus ont été traités par PR pour un cancer de la prostate localisé selon la classification TNM 2002. Les survies, globale, spécifique et sans récidive biologique, ont été analysées selon la méthode de Kaplan-Meier. La récidive biologique était définie par une seule valeur postopératoire du PSA supérieur à 0,2 ng/ml. Une valeur de p < 0,05 était considérée comme statistiquement significative. Un patient était considéré comme continent en l’absence d’utilisation de protection. La fonction érectile normale était considérée comme une érection permettant un rapport sexuel avec ou sans prise de traitement par IPDE-5.
Résultats : L’âge moyen des patients au moment de la chirurgie était de 76,5 ans (75–81). Le PSA moyen était de 10,77 ng/ml (5–30). Le score American Society of Anesthesiologists (ASA) moyen était de 2 (2–3). Cinq patients (23 %) présentaient une tumeur localement avancée sur l’analyse anatomopathologique. Les marges chirurgicales étaient positives sur trois pièces opératoires (14 %). Avec un suivi moyen de 42 mois, aucun patient n’est décédé, cinq ont eu une récidive biologique et sont traités de manière adjuvante. À 12 mois postopératoires, 82 % des patients étaient continents (zéro protection), 36 % des patients avait une érection permettant un rapport sexuel avec ou sans prise de IPDE-5.
Conclusion : La PR par voie laparoscopique peut être proposée chez les patients de plus de 75 ans sélectionnés. Les complications postopératoires semblaient minimes et les résultats fonctionnels et carcinologiques satisfaisants.

Mots clés : Prostatectomie radicale, Âge>75 ans, Laparoscopie
Cancer de la prostate et hormonothérapie : indications thérapeutiques de première ligne
L. Boccon-Gibod, P. Richaud, P. Coloby, C. Coulange, S. Culine, J.-L. Davin, M. Soulié, M. Zerbib
Mise au point Prog Urol, 2010, 20, 2, 109-115

La place de l’hormonothérapie dans la stratégie thérapeutique du cancer de la prostate a évolué au cours du temps. Indiquée de façon indiscutable dans les cancers métastatiques et en cas d’envahissement ganglionnaire, elle est aussi utilisée dans les tumeurs localement avancées et à haut risque, combinée à la radiothérapie, mais les modalités d’association (néoadjuvante, concomitante et/ou adjuvante) restent à discuter au cas par cas en fonction du stade de la tumeur et du niveau de risque représenté essentiellement par le score de Gleason, la valeur et la cinétique du PSA. L’hormonothérapie est aussi indiquée en cas de récidive biologique de type systémique, notamment quand le temps de doublement du PSA est inférieur à 12 mois. Elle repose le plus souvent sur l’utilisation des analogues de la GnRH auxquels sont associés en début de traitement des anti-androgènes de façon à obtenir un blocage androgénique complet. Enfin, l’orientation se fait progressivement vers des traitements intermittents qui ont récemment montré la preuve de leur efficacité à condition de respecter des conditions de prescription et de suivi rigoureuses.

Mots clés : Cancer de la prostate, Hormonothérapie, Analogues GnRH, Association hormonothérapie/radiothérapie, Traitement intermittent
Recommandations de bonnes pratiques cliniques : l'antibioprophylaxie en chirurgie urologique, par le Comité d'infectiologie de l'association française d'urologie (CIAFU)
F. Bruyère, A. Sotto, L. Escaravage, G. Cariou, J.-P. Mignard, P. Coloby, A. Hoznek, L. Bernard, J.-P. Boiteux, M. Thibault, C.-J. Soussy, H. Bugel
Recommandation Prog Urol, 2010, 20, 2, 101-108

En urologie, la prescription de l’antibioprophylaxie chirurgicale suit les recommandations de la SFAR 1999. Aucune mise à jour n’a été réalisée depuis. Néanmoins, la progression des résistances des germes aux antibiotiques et l’arrivée de nouvelles techniques chirurgicales nous imposent une actualisation de ces recommandations. Nous présentons ici les recommandations du comité d’infectiologie de l’AFU sur l’antibioprophylaxie en urologie.

Mots clés : Infection, Antibioprophylaxis, Chirurgie

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Rédacteur : Urofrance
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