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Erratum à « Spécificités de la prise en charge par chimiothérapie chez le sujet âgé » [Prog Urol 2009;S3:S100-5]
C. Delbaldo, P. Caillet, D. Pouessel, E. Paillaud, S. Culine
Erratum Prog Urol, 2010, 20, 7, 545
Infarctus mésentérique dans les suites d'une néphrectomie élargie gauche
M. Demesmaeker, V. Argo, A. Tardieu, P. Sebe
Cas clinique Prog Urol, 2010, 20, 7, 542-544

La néphrectomie chez un patient hémodialysé est une intervention fréquente. Les risques de complications vasculaires sont accrus en cas d’insuffisance rénale chronique. Nous rapportons le cas d’un patient ayant eu un infarctus mésentérique dans les suites d’une néphrectomie gauche. La cause de cet infarctus était multifactorielle avec principalement une hypoperfusion splanchnique due à une hypovolémie postopératoire, et une occlusion de la microvascularisation périphérique mésentérique, par un dépôt de cristaux de Kayexalate®.

Mots clés : Néphrectomie, Infarctus mésentérique, Kayexalate, Hémodialysé chronique
Carcinome médullaire du rein : rapport d'une rémission sous gemcitabine-cisplatine et revue des perspectives thérapeutiques
B. Diao, B. Paule, S. Esquivel, C.C. Abbou, L. Salomon, A. De La Taille
Cas clinique Prog Urol, 2010, 20, 7, 538-541

Nous rapportons une observation d’un carcinome médullaire du rein concernant une patiente de 38 ans drépanocytaire hétérozygote. La tomodensitométrie a mis en évidence une masse rénale de 48 mm × 20 mm, hypovascularisée, siégeant au niveau du pôle inférieur du rein gauche, empiétant sur le sinus rénal. Il existait une coulée ganglionnaire latéro-aortique et inter-aorticocave. Une néphrectomie élargie avec curage ganglionnaire lomboaortique a été réalisée. L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire associé à une analyse immuno-histochimique a permis de conclure à un carcinome médullaire du rein classé T1N2R0 (TNM 2002). Une chimiothérapie à base de gemcitabine-cisplatine a été instituée. La masse ganglionnaire résiduelle a régressé après six cycles de chimiothérapie. La tomographie par émissions de positons (TEP) a montré que la masse résiduelle ne fixait pas le traceur radioactif. L’exérèse de la masse ganglionnaire résiduelle a révélé que les ganglions étaient indemnes de tout processus tumoral. La patiente n’avait aucun signe clinique ou radiologique de progression à huit mois de la néphrectomie. Nous discutons des critères diagnostiques et analysons les perspectives thérapeutiques.

Mots clés : Rein, Carcinome médullaire, Gemcitabine, Cisplatine, Paclitaxel, Inhibiteur du protéasome
La circoncision chez le nouveau-né et le nourrisson au bloc opératoire du CHU de Lomé : technique utilisant le Gomco clamp versus technique utilisant uniquement des pinces
K. Gnassingbé, K.G. Akakpo-Numado, T. Anoukoum, B. Songne, D. Lamboni, E.K. Kokoroko, H.A. Tékou
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 532-537

Objectifs : Décrire les différentes techniques utilisées pour la circoncision des nouveau-nés et des nourrissons au bloc opératoire du CHU de Lomé (Togo) et comparer leurs résultats.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective réalisée au bloc opératoire du CHU de Lomé du 15 juin 2007 au 15 décembre 2008, soit une période de 18 mois. Elle a concerné les nouveau-nés et nourrissons circoncis suivant deux techniques : celle utilisant uniquement des pinces (groupe A : n = 138 ; 69 %) et celle utilisant le Gomco clamp (groupe B : n = 62 ; 31 %). Le test Khi2 au seuil 5 % a été utilisé pour l’analyse statistique.
Résultats : Selon la durée de l’intervention, 34 nouveau-nés et nourrissons (24,6 %) ont été circoncis dans un délai de moins de 15 minutes dans le groupe A et 27 (43,5 %) dans le groupe B (p < 0,05). En fonction de l’importance du saignement et selon le type de matériel utilisé, 28 nouveau-nés et nourrissons (20,30 %) avaient beaucoup saigné dans le groupe A et un (1,61 %) dans le groupe B (p < 0,05). Selon les complications postopératoires et en fonction de la technique utilisée, neuf nouveau-nés et nourrissons (9,4 %) avaient des complications postopératoires dans le groupe A et deux (3,2 %) dans le groupe B. La plaie avait cicatrisé dans un délai de moins de six jours chez un nourrisson (0,7 %) dans le groupe A et six (9,7 %) dans le groupe B (p < 0,05). Cent pénis (72,46 %) étaient jugés très satisfaisants dans le groupe A et 55 (88,7 %) dans le groupe B (p < 0,05).
Conclusion : La technique utilisant le Gomco clamp pour la circoncision avait beaucoup plus d’avantages que celle utilisant uniquement les pinces. Elle était beaucoup plus sécurisante pour l’enfant.

Mots clés : Nouveau-né, Nourrisson, Circoncision, Pinces, Gomco clamp, Lomé
Aspects cliniques et thérapeutiques de la torsion du cordon spermatique : étude de 27 cas
O.R. Bah, M. Roupret, S. Guirassy, A.B. Diallo, M.B. Diallo, F. Richard
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 527-531

Objectif : Décrire les aspects clinique et thérapeutique de la torsion du cordon spermatique.
Patients et méthode : Cette étude rétrospective a été conduite sur une période de 15 ans, allant du 1er juin 1993 au 31 mai 2008 au service d’urologie du CHU de Conakry, Afrique de l’Ouest. Nous avons colligé les dossiers de patients avec torsion du cordon spermatique confirmée à l’intervention avec les données cliniques et thépapeutiques.
Résultats : Au total 27 patients ont été inclus dont 70,3 % avaient moins de 25 ans. La douleur de l’hémibourse homolatérale a été le signe fonctionnel le plus fréquent (96,3 %). Onze patients seulement (40,7 %) ont été reçus avant la sixième heure. La tuméfaction de l’hémibourse, l’ascension testiculaire et le signe de Prehn ont été les signes physiques dominants. Tous les patients ont été opérés. Le nombre de tours de spire variait de un à trois. Vingt-deux testicules (81,5 %) ont été jugés viables et fixés. À 60 mois de recul médian, le volume clinique testiculaire de ces patients était stable dans 20 cas (90,9 %). Les suites opératoires ont été simples dans 96,3 % des cas. La sortie de l’hôpital a été effectuée avant le septième jour dans la majorité des cas (85,2 %).
Conclusion : La torsion du cordon spermatique reste une urgence fonctionnelle qui met en jeu le pronostic du testicule. La seule réponse thérapeutique adaptée demeure l’intervention chirurgicale en urgence.

Mots clés : Torsion, Cordon spermatique, Testicule, Orchidopexie, Urgence
Les ballonnets périurétraux ACT® chez la femme : suivi à moyen terme et aide au positionnement
B. Vayleux, F. Luyckx, S. Thélu, J. Rigaud, O. Bouchot, G. Karam, L. Le Normand
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 520-526

Objectifs : Évaluer rétrospectivement les résultats de l’implantation de ballonnets périurétraux chez la femme et exposer un temps technique complémentaire : la rétrovision du col vésical par cystoscopie souple.
Patientes et méthode : De janvier 2001 à février 2009, des ballonnets périurétraux ACT® ont été implantés par le même opérateur, pour traiter une incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne chez 67 patientes d’âge moyen 70,2 ans. Le suivi moyen était de 24,8 mois (d’un à 89 mois). L’évaluation des résultats fonctionnels était basée sur la recherche de fuites urinaires à la toux et à la poussée abdominale à l’examen clinique, par le questionnaire Urinary Symptom Profile® (USP®) et sur une échelle d’évaluation analogique globale de satisfaction.
Résultats : Près de 90 % des patientes déclaraient une amélioration à au moins une consultation et 60 % (40/67) en fin de suivi, avec un indice de satisfaction de plus de 80 % pour 24 patientes. À l’examen, les fuites à l’effort de toux et de poussée ont disparu chez 58 % des patientes (36/62). Une amélioration du score de l’USP® était objectivée dans 76 % (19/25) des cas. Des complications sont survenues pour 37,3 % des patientes (25) avec un délai moyen de 10,8 mois. Les patientes traitées avec rétrovision auraient moins de complications et moins d’explantations.
Conclusion : S’adressant à une incontinence urinaire de prise en charge complexe, le rapport bénéfice–risque rend cette technique attractive et pourrait représenter une option alternative au sphincter artificiel urinaire (SAU). La rétrovision rendrait le geste chirurgical plus précis et plus sûr.

Mots clés : Incontinence urinaire, Ballonnets ajustables, Rétrovision
Sacrospinofixation mini-invasive avec le dispositif CAPIO® : étude anatomique
I. Ouzaid, S. Ben Rhouma, R. de Tayrac, P. Costa, M. Prudhomme, V. Delmas
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 515-519

Objectif : Étudier les risques anatomiques lors de la sacrospinofixation en utilisant le système mini-invasif CAPIO®.
Sujets et méthodes : Sept cadavres de sexe féminin ont eu une sacrospinofixation par le dispositif mini-invasif CAPIO® en position gynécologique puis disséqués par voie abdominale. La sacrospinofixation a été faite après une colpotomie postérieure médiane et une dissection des fosses pararectales. La dissection abdominale était faite dans la région du ligament sacro-épineux. Les distances entres les points de sutures et les différents éléments vasculonerveux adjacents au ligament étaient mesurés.
Résultats : Treize ligaments était exploitables pour l’étude. Ils mesuraient (±DS) en moyenne 51 ± 9,2 mm de long et 23,5 ± 5,7 mm de large au niveau de la fixation. Il n’y avait pas de lésion rectale. L’implantation de l’aiguille était profonde (ligament) dans huit (57 %) et moyenne (muscle) dans cinq (39 %) des cas respectivement. L’épine ischiatique était à 21,6 (intervalle : 13–30). Le nerf et l’artère pudendaux étaient situés respectivement à 16,1 mm (intervalle : 4–32) et 20 mm (intervalle : 12–37) de l’aiguille.
Conclusion : La sacrospinofixation mini-invasive par le système CAPIO® était reproductible avec des risques anatomiques bas. Cependant, la fixation doit être à 20 mm médialement par rapport à l’épine ischiatique pour minimiser le risque neurologique.

Mots clés : Prolapsus génital, Sacrospinofixation, Mini-invasif
Valeur prédictive de l'inflammation prostatique asymptomatique dans la survenue du cancer de la prostate
B. Molimard, P. Camparo, F.-R. Desfemmes, X. Durand, R. Haus, E. Deligne, A. Houlgatte, E. Compérat
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 508-514

But : Le rôle de l’inflammation dans la carcinogénèse prostatique n’est pas encore totalement élucidé. Le but de cette étude était d’étudier si l’existence de lésions inflammatoires au sein d’une première série de biopsie prostatique (BP) était un facteur de risque de survenue d’un cancer de la prostate (CaP).
Patients et méthodes : Dans cette étude rétrospective, nous avons sélectionné 220 patients ayant subi des BP multiples dans notre service et dont la première série a été réalisée entre 2000 et 2005. Les lames de cette première série biopsique ont été analysées par deux pathologistes spécialisés en uropathologie en simple insu. Les critères histologiques suivants ont été analysés : existence d’inflammation aiguë/chronique et focale/diffuse, atrophie, PIN de haut grade, ASAP. Ces données ont été rapportées au suivi des patients, les taux d’incidence (TI) de CaP pour les différents indicateurs relevés sur les BP ont été comparés (test du Chi2) et un risque relatif a été estimé.
Résultats : Deux cent un patients ont été inclus, avec un suivi médian de 2,1 ans (42 jours à 8,9 ans, délai entre la première et la dernière série de BP). Cent vingt-six patients (62,7 %) avaient des lésions inflammatoires (groupe inflammatoire -GI-) à la première série de biopsie, 97 patients ont déclaré un CaP (48,3 %) dans le suivi dont 58 du GI. Les TI de CaP n’étaient pas significativement différents entre les patients appartenant au GI ou pas (RR = 0,9, p = 0,6).
Conclusion : Les lésions inflammatoires prostatiques ne constituaient pas des lésions histologiques précancéreuses. Ces données rejoignent celles de la littérature scientifique récente.

Mots clés : Cancer de la prostate, Inflammation, Asymptomatique, Proliferative inflammatory atrophy, PIN de haut grade, Biopsie, PSA
Épidémiologie des patients neurologiques dans une population de transplantés rénaux
N. Mingat, N. Kamar, J. Guillotreau, D. Ribes, F. Sallusto, O. Cointault, B. Malavaud, L. Rostaing, P. Rischmann, D. Durand, X. Gamé
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 503-507

Objectifs : Le but de cette étude était de décrire l’épidémiologie des patients ayant une vessie neurologique dans une population de transplantés rénaux.
Patients et méthodes : Dans une population de 1286 patients transplantés rénaux entre 1993 et 2008, les patients ayant développé une insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) secondaire à des troubles vésicosphinctériens d’origine neurologique ont été identifiés.
Résultats : Trente-trois patients, 26 hommes et sept femmes d’âge moyen 46,9 ± 12,4 ans lors de la transplantation ont été identifiés. Les pathologies neurologiques étaient un dysraphisme spinal dans 39,4 % des cas, un traumatisme crânien dans 18,2 % des cas, un accident vasculaire cérébral dans 15,2 % des cas, une lésion médullaire dans 12,2 %, une myélite dans 6,0 % des cas, une encéphalopathie congénitale dans 6,0 % des cas et un syndrome de Hinmann dans 3,0 % des cas. La durée moyenne de la maladie neurologique à la mise en dialyse était de 21,7 ± 11,9 ans.
Conclusion : La prévalence des patients ayant des troubles vésicosphinctériens d’origine neurologique dans la population des transplantés rénaux était faible, mesurée à 2,6 % dans notre population. Les pathologies neurologiques les plus fréquemment en cause étaient les dysraphismes spinaux et les traumatisés crâniens. La mise en dialyse survenaient après une évolution moyenne de la maladie neurologique de 21 ans chez des patients âgés en moyenne de 37,8 ans.

Mots clés : Neuro-urologie, Transplantation rénale, Insuffisance rénale, Vessie neurologique
Phéochromocytome et défaillance cardiaque : une indication exceptionnelle de surrénalectomie en urgence ou semi-urgence
J. Vandwalle, R. Spie, G. Jarry, V. Agaesse, J. Petit, F. Saint
Article original Prog Urol, 2010, 20, 7, 498-502

Objectif : Était de rapporter la nécessité de réaliser une surrénalectomie en urgence chez les patients ayant un phéochromocytome responsable d’un choc cardiogénique ou d’une défaillance cardiaque grave. Nous avons voulu effectuer une mise au point pratique concernant ces formes cliniques rares et gravissimes.
Patients et méthodes : Entre 1998 et 2009, nous avons réalisé 119 surrénalectomies dans le service d’urologie du CHU d’Amiens. Parmi ces dossiers, seuls 19 étaient motivés par un phéochromocytome. Nous avons rapporté trois observations ayant nécessité une prise en charge chirurgicale urgente ou semi-urgente. Dans ces trois cas, les patients étaient en état de défaillance cardiaque lors de la prise en charge.
Résultats : L’âge des patients était de 36, 41 et 67 ans. Le délai entre les premiers signes de choc et la chirurgie était de zéro, sept et 19 jours. Le premier diagnostic évoqué a été pour les trois observations une myocardite virale. Le diagnostic de phéochromocytome a été posé dans un second temps sur l’association des images de la tomodensitométrie (TDM) abdominale et sur l’augmentation des dérivés méthoxylés plasmatiques et urinaires. Deux patients sur trois avaient une altération de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FE) sévère. Un retour rapide à la normale était observé après chirurgie.
Conclusion : La difficulté de cette présentation clinique rare du phéochromocytome était d’en faire le diagnostic en urgence car elle est souvent confondue avec une myocardite virale. En cas de méconnaissance du diagnostic, l’évolution a été souvent létale. Les données de la littérature font proposer la surrénalectomie en urgence comme le traitement de référence compte tenu du risque vital.

Mots clés : Phéochromocytome, Défaillance cardiaque, Urgence chirurgicale

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Rédacteur : Urofrance
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