NUMÉRO 34 - Lundi 4 septembre 2017

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CARRIÈRE PROFESSIONNELLE

 

FAUT-IL OPTER POUR L'OPTAM, LE NOUVEAU SECTEUR « UN ET DEMI » ?

Avec l’entrée en vigueur de la nouvelle convention médicale, les urologues libéraux peuvent désormais souscrire à l’Optam-CO, la nouvelle option de pratique tarifaire maîtrisée qui remplace les contrats d’accès aux soins. Quel intérêt y a-t-il à souscrire à ce nouveau secteur « un et demi », et pourquoi vaut-il mieux le faire avant le 30 septembre ? La réponse avec Didier Legeais, président du SNCUF.

URO News. Qui est concerné par l’Optam-CO et quels sont ses avantages ?

Didier Legeais. L’Optam-CO est un secteur d’exercice conventionnel réservé aux médecins « titrés », qui ont la possibilité de choisir le secteur 2. Avec un bémol : ceux qui se sont installés en secteur 1 après le 1er janvier 2013 ne peuvent pas y souscrire. En choisissant l’Optam-CO, on bénéficie d’une augmentation du tarif opposable (TO) et on fait bénéficier à ses patients d’un meilleur remboursement par les contrats responsables.

Comment se détaille cette augmentation de tarif lorsqu’on adhère à l’Optam ?

DL. Il y a d’abord une augmentation du TO de l’acte (CCAM) et de la consultation (CS + MPC + MCS = 30 €). L’autre augmentation porte sur la lettre-clé K, qui passe de 11,5 % à 20 % avec l’Optam-CO. Prenons l’exemple de la prostatectomie radicale. Avec le K augmenté, on arrive à un tarif opposable de 1063 euros en secteur 2 avec Optam-CO, contre 736 euros en secteur 2 classique. On a donc une différence d’honoraire de 30 à 40 % selon qu’on souscrit ou non à l’option.

Quelles sont les contraintes de l’Optam-CO ?

DL. On souscrit à l’option pour un an renouvelable et, en théorie, on peut en sortir quand on veut. Quand on signe l’Optam-CO, on prend l’engagement d’augmenter la part de patients en TO et de stabiliser ses dépassements d’honoraires. Il faut être en-dessous de la moyenne de ses dépassements (recalculés) sur les trois années précédentes. Avec une subtilité pour les nouveaux installés : ils peuvent choisir la moyenne de leur groupe ou celle des urologues de la région.

Pourquoi est-il conseillé de souscrire avant le 30 septembre 2017 ?

DL. Les syndicats ont signé un accord national avec l’assurance maladie. En adhérant à l’Optam-CO avant le 30 septembre 2017, on bénéficie de la rétroactivité sur l’année écoulée. (Partielle, car l’augmentation du K à 20 % n’est entrée en vigueur qu’au 1er juillet.) On peut bien sûr souscrire après cette date, mais il n’y aura plus de rétroactivité. Il s’agissait de laisser le temps aux délégués d’assurance maladie de rencontrer et d’informer tous les praticiens.

Est-il possible de déterminer simplement si souscrire à l’Optam-CO est intéressant ?

DL. Non, c’est à chacun de voir en fonction de ses pratiques. Globalement, en urologie, l’Optam-CO va probablement augmenter le chiffre d’affaire dans à peu près tous les cas. Mais il faut rencontrer son délégué d’assurance maladie, afin qu’il effectue les calculs au vu de votre pratique.

Quelle est la position officielle du SNCUF sur le sujet ?

DL. Nous sommes dans une position difficile. Quand le chiffre d’affaire augmente de 20 à 40 %, il serait malvenu de cracher dans la soupe. C’est une bouffée d’oxygène attendue depuis des années. Mais connaissant les fluctuations du pouvoir politique, on ne peut qu’attirer l’attention des confrères sur le risque d’une disparition à terme du secteur 2. D’autant que la loi Touraine permet de le faire par simple décret ou dans le PLFSS chaque année.

L’Optam, c’est la fin du secteur 2 ?

DL. Oui, très probablement. L’Optam et l’Optam-CO signent la volonté politique de contrôler la liberté tarifaire, et aussi de faire un cadeau aux complémentaires santé en augmentant la base de remboursement. Alors que le secteur 2 ne coûte rien à l’assurance maladie, on peut estimer que le seul Optam-CO va lui coûter entre 50 et 150 millions d’euros. Et ça c’est choquant. Toute volonté de contrôler la liberté médicale est inquiétante !

Pour consulter en détail les changements induits par une souscription à l’Optam-CO, un document commenté du SNCUF est disponible en ligne.

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